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mercredi, septembre 2, 2026
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Sud de Madagascar : Situation nutritionnelle critique à Amboasary Atsimo et Ikongo

L’IPC 2026 appelle à une mobilisation urgente et coordonnée afin de prévenir une aggravation de la crise et de renforcer la réponse humanitaire dans les zones les plus touchées.

Entre sécheresse, pauvreté et recul de l’aide humanitaire, des milliers de personnes, notamment des enfants, font face à une crise qui pourrait s’aggraver durant la période de soudure. L’IPC, publié le 9 septembre 2025 et couvrant la période de mai 2025 à avril 2026, tire la sonnette d’alarme.

La situation nutritionnelle dans le Sud et le Sud-Est de Madagascar atteint un niveau particulièrement préoccupant. C’est ce qu’on peut apprendre des dernières conclusions de l’analyse IPC de l’insécurité alimentaire aiguë et de la malnutrition aiguë publiée au mois de septembre 2025. En effet, ce rapport de référence, qui évalue la gravité de la malnutrition selon une classification internationale, place les districts d’Amboasary Atsimo et d’Ikongo en phase 4, dite « critique », pour la période de projection allant de février à avril 2026. Une période qui coïncide avec la soudure, traditionnellement marquée par une raréfaction des ressources alimentaires et un pic saisonnier de la malnutrition.

Grave

À Amboasary Atsimo, les données du rapport mettent en évidence une dégradation rapide des conditions de vie. La sécheresse prolongée attendue, combinée à la hausse des prix des denrées et à la diminution de l’aide humanitaire, fragilise fortement les ménages. L’IPC souligne également un accès limité aux soins et à l’eau potable, ce qui favorise la propagation des maladies hydriques.

Vulnérable

Par ailleurs, à Ikongo, déjà classé en phase critique lors de la précédente projection, la situation reste alarmante. Le rapport insiste sur l’enclavement du district, qui entrave l’accès aux services de base et complique les interventions. La résurgence du paludisme et des infections respiratoires, couplée à l’insuffisance des infrastructures sanitaires, contribue à maintenir des niveaux de malnutrition aiguë particulièrement élevés, notamment chez les jeunes enfants. La situation ne se résumerait pas à ces deux districts, mais concernerait plus largement le Grand Sud et le Grand Sud-Est. Ce, à cause de la combinaison de facteurs climatiques, économiques et sanitaires qui accentue la vulnérabilité des populations.

José Belalahy

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