
La Grande île s’apprête à franchir une étape historique dans le monde du taekwondo ITF. Après les championnats de Madagascar dans quelques semaines, la Grande île accueillera pour la première fois le championnat d’Afrique zone Sud en novembre prochain. Une compétition qui réunira quatre nations et qui marque la montée en puissance du taekwondo malgache sur la scène internationale.
Le tatami malgache s’apprête à vibrer au rythme continental. À l’occasion des championnats d’Analamanga, clôturés samedi dernier à l’espace Fihantana Ambohimangakely, une annonce majeure a été faite : Madagascar sera l’hôte du championnat d’Afrique zone Sud les 7 et 8 novembre prochains. Une première historique pour la Grande île, qui accueillera l’Afrique du Sud, le Mozambique et le Zimbabwe aux côtés de sa propre sélection nationale. « Les équipes nationales sont déjà prêtes depuis la saison dernière. Le prochain championnat de Madagascar servira à confirmer les athlètes qui représenteront le pays lors de cette compétition internationale », explique Tafita Rakotoarisoa, Directeur technique national. Il précise également que ce rendez-vous continental sera doublé de l’élection du bureau de la zone Sud, où Madagascar présentera un candidat à la présidence.
Sur le plan local, la compétition régionale a permis de mesurer les forces en présence. Six clubs ont pris part au tournoi d’Analamanga, réunissant 52 athlètes. Le collège privé La Joie TKD ITF s’est imposé en maître avec 15 médailles d’or, dont huit en Matsogi (combat) et sept en Tul. Derrière, AJSL 1 a décroché 13 titres, tandis que HDB Mahitsy complète le podium avec six médailles d’or. Au-delà des chiffres, l’événement a constitué une étape clé pour la sélection d’Analamanga en vue du championnat national. « Les deux premiers de chaque catégorie seront qualifiés pour le sommet national. Notre objectif est clair : conserver la première place d’Analamanga », souligne Sahondra Rakotoarisoa, présidente de la ligue régionale. Le soutien institutionnel n’a pas manqué. La cheffe de région, Clémence Raharinirina, marraine de la ligue, a réaffirmé son appui.
De son côté, le président de la commission malgache de taekwondo ITF, Miora Andrianjaka, a mis en avant l’usage d’un système d’arbitrage électronique de dernière génération. « Nous sommes les seuls dans la région à disposer de cet outil, garantissant des résultats fiables et transparents. Cela nous permet d’être prêts à accueillir des compétitions internationales », a-t-il déclaré. Avec cette annonce, Madagascar ne se contente pas d’organiser une compétition régionale : il s’affirme comme un acteur incontournable du taekwondo ITF africain, prêt à conjuguer performance sportive et rayonnement institutionnel.
Heriniaina Samson




