
À Toamasina, le nom de Mickaelys Kamy Ndiamahazo, dit Kamy, revient avec insistance ces derniers jours. Ni policier ni gendarme, mais civil connu pour ses investigations, il aurait contribué à faire avancer, à pas de géant, plusieurs affaires sensibles. Vendredi dernier, un opérateur du nom de Julien René a été abattu froidement par son chauffeur, Noel Sabrino. La famille du défunt a fait appel à Kamy pour l’aider à retrouver le criminel. Lui, journaliste de fond, a utilisé ses ressources relationnelles et a disposé de pistes sérieuses. Son travail, en étroite collaboration avec les forces de l’ordre de la ville, a porté ses fruits. Le suspect a finalement été arrêté samedi soir près de l’hôpital Kely. Deux jours plus tard, le journaliste a de nouveau fait parler de lui après une publication dénonçant un réseau de faux agents menant de fausses perquisitions chez des opérateurs économiques à Vohitsara. La bande de malfrats utilisait des voitures de luxe, dont une Dodge Ram et une Toyota Sequoia.
Une opération conjointe de la police et de la gendarmerie locales a permis l’arrestation de trois suspects, placés sous mandat de dépôt, tandis que deux autres restent recherchés. À Tamatave, certains estiment que les révélations de Mickaelys Kamy Ndiamahazo dérangent, mais contribuent aussi à lutter contre l’insécurité et les réseaux criminels qui ciblent les opérateurs économiques de la ville. Il a été surnommé le député Facebook de Tamatave, car ses publications deviennent une courroie de transmission entre les citoyens, surtout ceux qui ont besoin d’aide. Ces derniers temps, ses actions dépassent largement la viralité sur les réseaux sociaux : il devient une interface nécessaire pour démonter les réseaux criminels.
D.R




