
Les coopératives de taxis-be opérant à Antananarivo annoncent une possible suspension de leurs activités ce mardi. Une décision qui pourrait perturber le transport urbain dans la capitale si elle est confirmée. Selon les représentants du secteur, ce mouvement fait suite au retour des contrôles et des sanctions appliqués par la Direction des Transports urbains et de la Mobilité urbaine (DTMU) ainsi que par la police municipale. Les transporteurs estiment que certaines sanctions et immobilisations de véhicules effectuées à Anosipatrana seraient jugées excessives.
Réaction des autorités. Les coopératives indiquent qu’une concertation est en cours et qu’une démarche pourrait être engagée auprès des autorités communales, notamment le Président de la délégation spéciale (PDS), afin d’obtenir des éclaircissements et des solutions. Plusieurs lignes de la capitale seraient concernées par ce mouvement, touchant une large partie du réseau de transport urbain. Les transporteurs appellent à l’unité du secteur et demandent une révision des modalités d’application des contrôles et des sanctions. Aucune réaction officielle des autorités municipales n’a encore été communiquée. La situation reste évolutive. De leur côté, les présidents des coopératives de la capitale ont tenu à préciser que cette décision n’émanait pas de leurs instances, mais proviendrait plutôt d’une initiative isolée des chauffeurs et des receveurs. Une position confirmée par le président de l’UCTS (Union des Coopératives de Transport Suburbain). À l’issue d’une réunion d’urgence pour examiner la situation, les dirigeants des coopératives ont sollicité une audience auprès du PDS (Président de la délégation spéciale) de la Commune urbaine d’Antananarivo. Une requête à laquelle le PDS a répondu favorablement : une table ronde est ainsi prévue demain entre les deux parties. Reste désormais à attendre les conclusions de cette rencontre, qui détermineront l’évolution de la situation et le maintien ou non de ce mot d’ordre de grève.
Nadia R.


