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samedi, août 29, 2026
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Tennis – Coupe Davis : Madagascar monte en Groupe IV

Après trois ans de patience et de sacrifices, les « Akomba » ont enfin brisé la malédiction du Groupe V. À Brazzaville, entre blessures, délestages et incertitudes, l’équipe malgache de tennis a trouvé dans la solidarité et l’audace la force de s’élever. Leur montée en Groupe IV n’est pas seulement une victoire sportive : c’est une renaissance collective, portée par cinq générations unies sous le même maillot.

Après trois années passées dans l’ombre du Groupe V, l’équipe nationale masculine de tennis de Madagascar a enfin retrouvé la lumière. À Brazzaville, du 22 au 25 juillet, les « Akomba » ont signé une campagne héroïque, ponctuée de victoires contre la Mauritanie (3-0), l’Éthiopie (3-0) et surtout le Gabon (2-1), décrochant ainsi leur ticket pour le Groupe IV. Mais derrière les scores, il y a une histoire profondément humaine. Celle d’un capitaine, Rija Rajaobelina, qui avoue avoir écrit à sa femme la veille du tournoi : « Tacha, j’ai peur. » Rare confidence d’un homme habitué à encaisser les coups. Car cette montée n’a rien d’un hasard : elle est le fruit de trois mois de doutes, de blessures, de passeports refusés, de délestages et même de clés perdues. Autour de lui, cinq générations de joueurs se sont relayées : Antso Rakotondramanga, 39 ans, légende vivante du tennis malgache ; Lucas Andriamasilalao, fidèle pilier ; Valentin Rakotondrasoa, 20 ans, champion de Madagascar ; et le benjamin Tovonirina, 18 ans, symbole du tennis local. Chacun a porté sa part de fragilité et de force ; chacun a accepté les sacrifices pour que le collectif survive. 

Le double décisif contre le Gabon restera comme un condensé de cette aventure : un premier set perdu, un tie-break arraché dans la douleur, puis un troisième set renversé grâce à l’audace et à la solidarité. Quand la dernière balle est tombée, les larmes ont coulé. « Nous avions enfin sorti Madagascar de ce maudit Groupe V », souffle le capitaine. Cette victoire dépasse les cinq hommes sur le court. Elle appartient à toute une famille : joueurs, dirigeants, diaspora, supporters. Elle est un rappel que le tennis malgache, malgré ses moyens limités, peut encore écrire des pages d’histoire. Et, dans ce souffle collectif, Madagascar retrouve des couleurs, une identité et une fierté.

Heriniaina Samson

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