Discret depuis le mois de mars dernier, Tojo Ravalomanana a fait une réapparition remarquée sur la scène publique de la Capitale. L’opinion se rappelle que le Conseil d’État, statuant sur le recours introduit par le candidat du parti Tiako i Madagasikara (TIM) à la mairie d’Antananarivo, avait annulé l’ensemble des voix obtenues par la candidate Harilala Ramanantsoa. Une décision judiciaire lourde de conséquences, qui a conduit à l’installation d’une Délégation spéciale (PDS) à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo, dans l’attente de nouvelles joutes électorales.
Depuis son retrait de la scène politique après les élections, selon des confidences recueillies, Tojo Ravalomanana s’est préparé avec rigueur en se formant en management à l’étranger. Merci dernier, il a fait un retour public hautement symbolique aux côtés de son père, l’ancien président Marc Ravalomanana, lors d’un cocktail de l’ambassadeur de l’Union européenne à Madagascar. Ce retour a relancé les commentaires dans les coulisses politiques d’Antananarivo, d’autant que ses contacts renouvelés avec des diplomates et des représentants internationaux s’inscrivent dans une nouvelle démarche stratégique. Parallèlement, les observateurs s’interrogent sur la date des municipales partielles pour clore la transition de la Délégation spéciale, aucun calendrier officiel n’ayant encore été dévoilé par le pouvoir.
Julien R.


