
La célébration conjointe de la « Journée internationale des tortues marines » et de la « Journée internationale des mangroves », à Analalava, dans la région Sofia, remet en lumière l’importance stratégique des écosystèmes côtiers malgaches.
Madagascar se trouve au cœur des enjeux internationaux de conservation. En effet, cinq des espèces de tortues marines recensées dans le monde – la tortue verte, la tortue caouanne, la tortue imbriquée, la tortue luth et la tortue olivâtre, sur les sept existantes (avec la tortue de Kemp et la tortue à dos plat) – fréquentent ses eaux. C’est ce qui a été annoncé en marge de la double célébration de journées internationales organisée récemment à Analalava, région Sofia. Le pays constitue ainsi un territoire particulièrement important pour leur conservation dans l’océan Indien. Ses vastes zones côtières, ses récifs, ses herbiers marins, ses plages de ponte et ses mangroves constituent des habitats essentiels à différentes étapes de leur cycle de vie.
Sous pression. Cette richesse reste toutefois fragile. Les tortues marines sont confrontées à plusieurs menaces, parmi lesquelles les captures accidentelles dans les engins de pêche, le braconnage, la dégradation des sites de ponte et des habitats marins, ainsi que la pollution, notamment plastique. Le changement climatique ajoute une pression supplémentaire sur ces espèces, en modifiant les conditions des habitats et des plages de ponte. La protection des tortues passe ainsi aussi par celle des mangroves, qui servent de zones d’abri et de croissance à de nombreuses espèces marines et contribuent à la protection du littoral. Des enjeux soulevés durant la célébration conjointe à Analalava.
José Belalahy




