
Un véritable chaos de circulation a paralysé le cœur d’Antananarivo dès l’aube. Le lancement officiel des travaux d’aménagement du projet « PIAA 2 » (Programme intégré d’assainissement d’Antananarivo, phase II) sur deux artères clés de la capitale a transformé les axes habituels en d’immenses parkings à ciel ouvert. D’un côté, la coupure totale de la voie reliant le ministère de la Santé publique à Befelatanina, en direction de Fort Voyrons, contraint les usagers venant de Mahamasina à contourner par Ankadilalana et Fiadanana. De l’autre, la neutralisation progressive des tronçons névralgiques d’Analakely — notamment l’avenue de l’Indépendance entre « Honey » et « Air Madagascar », ainsi que les rues Andriamasinavalona et Radama — finit d’étrangler la circulation au centre-ville. Planifiés pour durer jusqu’au 16 janvier 2027, ces aménagements, de nuit comme de jour, démarrent dans un contexte de tensions extrêmes.
Fêtes
La situation est d’autant plus critique que ce coup d’envoi coïncide avec les préparatifs intensifs des fêtes de fin d’année. Période commerciale majeure par excellence, elle attire traditionnellement vers la capitale les commerçants venus des provinces pour s’approvisionner et faire tourner le commerce de gros. Coincés durant des heures dans des files ininterrompues, transporteurs, commerçants ambulants, travailleurs et automobilistes partagent le même désarroi face aux retards considérables enregistrés dès le premier jour. Entre impératifs d’embellissement urbain et paralysie économique des ménages, le quotidien des Tananariviens s’annonce particulièrement rude jusqu’au début de l’année prochaine.
Narindra Rakotobe


