Le sort de l’adolescent de 14 ans était déjà scellé lorsque ses ravisseurs réclamaient encore une rançon de 15 millions d’ariary à sa famille. Six personnes ont été arrêtées dans cette affaire, qui a profondément bouleversé le district de Tsiroanomandidy.
Le 23 juillet dernier, un adolescent de 14 ans a été enlevé avant d’être assassiné à Betsingafy, dans le fokontany d’Andranomavokely, commune rurale de Belobaka, district de Tsiroanomandidy. Ce jour-là, le jeune garçon accompagnait ses parents aux travaux de repiquage du riz. Pendant que ces derniers étaient occupés dans les rizières, il s’était éloigné pour déterrer des vers destinés à nourrir les volailles. À la tombée de la nuit, il restait introuvable malgré les recherches entreprises par sa famille. Peu après sa disparition, les parents ont reçu un SMS leur annonçant que leur fils était retenu en captivité. Les ravisseurs exigeaient le paiement d’une rançon de 15 millions d’ariary, réclamant un premier versement d’un million d’ariary dès le samedi suivant, le solde devant être réglé dans la semaine. L’enquête menée par la gendarmerie a connu une avancée décisive le 2 août. Alertés par des habitants au sujet du comportement suspect d’un individu, les gendarmes de Belobaka ont procédé à son interpellation. Au cours de son audition, le suspect, apparenté à la famille de la victime, aurait reconnu son implication dans l’enlèvement. Il aurait également révélé que l’adolescent avait été tué le jour même de sa disparition, alors que les demandes de rançon adressées à ses parents continuaient afin de leur soutirer de l’argent. Le mis en cause a ensuite conduit les enquêteurs jusqu’à l’endroit où le corps de la victime avait été enterré. Les investigations se sont poursuivies et ont permis l’arrestation de cinq autres personnes soupçonnées d’avoir participé à cette affaire. Au total, six suspects ont été interpellés. Selon les premiers éléments de l’enquête, quatre d’entre eux sont originaires du même village que la famille endeuillée. Craignant des actes de vindicte populaire, la gendarmerie a confié la procédure au GAPJ de Bongolava, qui poursuit les investigations. Les six suspects devraient être déférés devant le parquet compétent à l’issue de leur garde à vue afin de répondre des faits qui leur sont reprochés.
T.M.


