Le communiqué du Conseil des Ministres (CM) et celui du Groupement Pétrolier de Madagascar (GPM) diffèrent dans leur … essence même.
Un démenti par essence
Si le CM et le GPM sont unanimes à reconnaître les impacts de la guerre au Moyen-Orient sur l’approvisionnement en carburants, ils ne carburent pas de la même manière. Selon le communiqué de la Présidence de la Refondation de la République, « on vit dans une crise profonde à cause des dysfonctionnements dans l’approvisionnement en carburants dans l’ensemble de l’île ». D’où la proclamation de l’état d’urgence énergétique sur toute l’étendue du Territoire. « Ces perturbations globales, limitées et temporaires n’affectent en aucun cas la sécurité globale de l’approvisionnement », précise le GPM. Et ce, dans un communiqué qui est un démenti par essence et par son sens. Une manière pour les Pétroliers d’exprimer leur désaccord par rapport à la proclamation de l’état d’urgence énergétique pour une durée de 15 jours puisque « plusieurs arrivages sont d’ores et déjà programmés ». Le premier navire transportant 64 500 métriques tonnes, incluant 22 000 m3 de SP95 est attendu le 13 avril c’est-à-dire dans 3 jours. Soit une semaine avant l’expiration de l’état d’urgence sanitaire qui donne au régime en place le pouvoir de procéder à des réquisitions sur les carburants tant du point de vue volumes qu’en matière de prix. Ce sont justement les prochains prix à la pompe qui inquiètent les automobilistes ainsi que les conducteurs de deux-roues. Au point de constituer des réserves dans la limite de leur pouvoir d’achat respectif sans toujours penser aux risques encourus par le stockage de carburant qui est dangereux par … essence.
R.O


