La répartition des campus universitaires ne fait pas l’unanimité. Les étudiants issus des associations de la Sofia et de la SAVA dénoncent ce qu’ils considèrent comme un partage inéquitable des infrastructures universitaires. Une contestation qui a pris une tournure mouvementée ce matin.
Vers 9h30, des jets de pierres ont troublé le calme au sein de l’UNA. Les membres des associations Tesomia et SAVA-U ont ainsi exprimé leur mécontentement, faisant de la pierre le moyen d’expression de leur colère. Le bilan fait état d’une bonne dizaine d’étudiants grièvement blessés. Face à la tension, les autorités académiques et locales se sont rendues sur place pour tenter de ramener le calme. Les membres des deux associations, quant à eux, ont maintenu leur revendication, notamment l’équité dans la répartition des campus.
#Trois mois plutôt…
Selon l’un d’entre eux, une réunion s’est tenue le 23 juillet dernier à l’initiative des quinze associations estudiantines, dans l’optique de trouver une solution permettant de rétablir la cité afin d’accueillir les nouveaux bacheliers dans de meilleures conditions. Toutefois, la résolution adoptée à l’issue de cette rencontre n’aurait pas répondu aux attentes de Tesomia et de SAVA-U. Le désaccord, visiblement loin d’être dissipé, a débouché hier sur une nouvelle montée de tension. Pendant ce temps, les responsables du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) gardent, jusqu’ici, le silence.
#Toujours en guerre !
Depuis le 25 septembre 2025, l’Université d’Antsiranana (UNA), ce cerveau de la cité du Pain de Sucre, semble avoir troqué les amphithéâtres contre des champs de bataille. De « Miala Rajoelina ! » à la guerre des chambres, sans oublier les querelles entre étudiants et habitants du quartier de Lazaret, les pierres ont trop souvent pris le dessus sur la raison. Pourtant, en juillet dernier, les gardiens de la tradition avaient procédé à un rituel de purification, dans l’espoir d’apaiser les tensions. Mais les vieilles rancœurs résistent aux rites : la fièvre n’est toujours pas retombée. À force de frustrations accumulées et d’angoisses nourries par les incertitudes, la colère semble avoir gagné du terrain chez ceux qui sont censés incarner les cadres de demain.
Iss Heridiny




