
L’avenir énergétique de Madagascar s’est invité à Cape Town. La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) a pris part à l’Africa Energy Forum 2026, organisé du 16 au 19 juin en Afrique du Sud.
Un rendez-vous stratégique pour le secteur énergétique africain, mais aussi une vitrine importante. C’est ainsi que le projet hydroélectrique Volobe Amont considère l’Africa Energy Forum 2026 auquel il participe cette semaine. Placée sous le thème « Building Africa’s Industrialised Future », cette édition a réuni des représentants institutionnels, investisseurs, bailleurs, industriels, développeurs de projets et partenaires techniques autour d’un même enjeu : comment accélérer l’accès à l’énergie pour soutenir l’industrialisation du continent. Pour la CGHV, appelée à jouer un rôle majeur dans la production d’une énergie fiable, renouvelable et compétitive à Madagascar, la participation à ce forum intervient à une étape importante du développement de Volobe Amont, dont la concrétisation dépend autant de la solidité technique du projet que de la qualité des partenariats mobilisés. La présence de deux actionnaires de la CGHV, AXIAN et Africa50, parmi les sponsors de l’événement, a donné une portée particulière à cette participation. Elle traduit un alignement stratégique autour d’un projet structurant, mais aussi la volonté de maintenir le dialogue avec les partenaires financiers et institutionnels. En marge du forum, une réunion stratégique a d’ailleurs réuni le ministre de l’Énergie et des Hydrocarbures, les actionnaires du projet et les représentants de la CGHV. Un temps fort destiné à faire avancer les prochaines étapes et à consolider l’engagement des différentes parties prenantes.
Indispensable
Volobe Amont s’inscrit dans un contexte où la disponibilité de l’énergie reste l’un des principaux freins au développement économique et industriel. Situé sur le fleuve Ivondro, dans la région Atsinanana, le projet prévoit une capacité installée de 120 MW, pour une production annuelle estimée à 750 GWh. À terme, il ambitionne de contribuer à l’accès à l’électricité pour plus de 360 000 foyers, soit environ 2 millions de personnes. Au-delà de la production électrique, le projet est également présenté comme un levier de développement socio-économique pour les territoires concernés, à travers les infrastructures associées, les opportunités locales et les actions d’accompagnement prévues. Pour la CGHV, l’Africa Energy Forum a aussi permis d’échanger avec d’autres développeurs hydroélectriques africains sur des sujets clés : structuration des projets, gestion des risques, financement, dialogue avec les communautés, exigences environnementales et sociales, construction et exploitation. « Sans une énergie suffisante, aucun développement industriel pérenne n’est envisageable », souligne Enick Razafindrakoto, directrice de la communication et des relations externes de la CGHV. Un message qui résume l’enjeu : faire de Volobe Amont non seulement un projet énergétique, mais un catalyseur de croissance pour Madagascar.
Antsa R.


