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lundi, août 31, 2026
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Yoseikan Budo : Kyoshi Mochizuki partage son héritage à Madagascar

Lors de la formation animée par Kyoshi Mochizuki au dojo Akka Ivandry.

L’expert Kyoshi Mochizuki a été de passage dans le pays cette semaine. 6e dan en Yoseikan Budo, il a partagé ses expériences avec les instructeurs malgaches dans la capitale.

L’expert international Kyoshi Mochizuki, 6e dan en Yoseikan Budo, a marqué son passage à Antananarivo cette semaine en animant une série d’échanges et de formations au dojo Akka Ivandry. Fils du fondateur du Yoseikan Budo, maître Hiroo Mochizuki, et petit-fils du légendaire Minoru Mochizuki, pionnier des arts martiaux japonais, Kyoshi a transmis son savoir et sa passion à une soixantaine d’instructeurs et de pratiquants malgaches. Pour la grande famille du Yoseikan Budo à Madagascar, cette rencontre fut un moment empreint d’émotion et de reconnaissance. L’invité de marque a souligné le lien historique entre le Japon et la Grande île, né dès les années 1970, quand son père enseignait en Europe à des élèves devenus aujourd’hui les formateurs du Yoseikan malgache. « Venir à Madagascar, c’est comme retrouver une famille. Cela fait des décennies que nous travaillons ensemble. Le but est de continuer à former les cadres d’aujourd’hui et de demain, et d’actualiser une discipline en constante évolution », a déclaré Kyoshi Mochizuki.

Une grande étape

Le Yoseikan Budo, fruit d’une synthèse entre tradition et modernité, puise dans l’héritage des arts ancestraux du Japon : judo, aïkido, kendo, karaté, tout en intégrant les apports des sports de combat contemporains, comme la boxe française et la boxe thaïlandaise. Cette ouverture, selon Kyoshi, permet à la discipline « d’évoluer à travers les rencontres et les échanges, car chaque opposition est une leçon ». Pour maître Hugues Raharimanantsoa, disciple de Hiroo Mochizuki dans les années 1970, cette visite redonne un souffle nouveau au Yoseikan malgache. « Son objectif principal est d’aider les instructeurs à se perfectionner pour que la discipline puisse grandir sur l’île », a noté ce pionnier du karaté malgache. Depuis la création de l’association Yoseikan Madagascar en 1979, la discipline est désormais reconnue comme branche affiliée à la Fédération malgache de karaté, une étape importante même si les ressources matérielles restent limitées. Quatre clubs actifs opèrent aujourd’hui dans la capitale, certains instructeurs se déplaçant en région pour enseigner. « Le programme à venir s’annonce ambitieux : former davantage d’entraîneurs, renforcer le niveau technique des pratiquants et consolider l’identité du Yoseikan Budo Madagascar », a conclu maître Hugues Raharimanantsoa. Kyoshi Mochizuki a quitté hier la Grande île avec un message d’unité et de persévérance : continuer à mêler respect des traditions et esprit d’ouverture, pour que l’art des Mochizuki continue de rayonner dans le pays.

Manjato Razafy

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