
Le 21 mars, à l’heure où le monde célèbre la poésie, le cercle Sandratra a, une fois de plus, donné rendez-vous aux amoureux des mots au CGM. La 14ᵉ édition de Zarafanahy n’a pas simplement eu lieu, elle a vibré.
Dès 15 heures, les voix se sont élevées, portant avec elles des fragments d’âme, des éclats de vie, des silences habités. Car ici, il ne s’agissait pas seulement de déclamer, mais de se rencontrer. Se reconnaître. Se transmettre. Sur scène, les horizons se croisaient : des plumes issues d’associations comme Havatsa Upem, avec Ramoravelona Itsipika, Madagaslam représenté par Tata An’ala, mais aussi des voix libres, indépendantes, telles que Hasina Ratera et Ariela’Fanoitra. À leurs côtés, les antennes régionales de Sandratra ont répondu présentes — de Maevatanana à Toamasina, en passant par Antsirabe, Tsiroanomandidy, Amparafaravola et Antananarivo.
Chaque passage était une couleur. Chaque texte, une respiration. Et dans cette mosaïque d’expressions, une certitude s’imposait : la poésie malgache est vivante. Intensément. Mars, décrété mois de la poésie par Sandratra, trouve ici tout son sens. Et en coïncidant avec la Journée mondiale de la poésie, Zarafanahy n’a pas seulement célébré un art, il l’a incarné. Sans barrière, sans ticket d’entrée, mais avec une richesse infinie, l’événement a ouvert ses portes à tous. Et ceux qui y étaient repartent avec quelque chose de plus — peut-être un mot, une image, ou simplement une émotion qui refuse de s’éteindre. Au fond, Zarafanahy, ce n’est pas qu’un événement, c’est un souffle.
Recueillis par Iss Heridiny


