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samedi, octobre 17, 2026
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Sendra Nirina Rajaonarison : « Un réseau mafieux au sein du ministère »

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La ministre de l’Éducation nationale, Sendra Nirina Rajaonarison, a fait hier des déclarations fermes sur la situation au sein de son département, lors de la troisième rencontre avec les syndicats et associations du ministère. Elle a notamment dénoncé la volonté de remettre en place des systèmes qui, selon elle, ont déjà échoué. « Ce qui affecte ce ministère, c’est la volonté de remettre en place des systèmes qui ont déjà échoué. Il existe même un réseau mafieux. Y a-t-il réellement de l’attachement au ministère ou s’agit-il de faire de la politique pour obtenir des postes ? », a-t-elle déclaré. Elle a souligné que le ministère doit être préservé des pratiques qui pourraient nuire à son fonctionnement.

Conseillers techniques

Concernant les conseillers techniques (CT), 16 travaillent actuellement auprès de la ministre, dont certains issus de la GenZ. Elle précise que ces derniers travaillent bénévolement à ses côtés. Elle a mis en garde contre l’utilisation de son nom par les CT ou par toute autre personne à des fins de corruption. Sendra Nirina Rajaonarison affirme ne mandater personne pour agir en son nom. Lorsqu’une démarche nécessite l’intervention d’un Dircab, d’un CT ou de toute autre personne, c’est elle-même qui appelle directement l’intéressé. Elle insiste ainsi sur le fait que personne ne doit utiliser son nom pour demander de l’argent ou intervenir dans une affaire.

Doléances

Cette troisième rencontre fait suite à deux précédentes réunions. La première avait été consacrée aux problèmes constatés et aux propositions de chacun, tandis que la deuxième avait porté sur la situation au sein du ministère. Les échanges d’hier ont permis de poursuivre les discussions sur les difficultés rencontrées et les améliorations à apporter. La ministre a assuré que le MEN reste ouvert aux doléances et aux propositions. Des Assises sont également envisagées prochainement. Elle a par ailleurs appelé les participants à éviter les provocations et les attaques personnelles, tout en rappelant que les problèmes liés à la gestion peuvent être soulevés.

Nadia R

Madagascar – États-Unis : Consolidation de 160 ans de partenariat

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Près de 160 ans de relations diplomatiques et une volonté inébranlable de passer à la vitesse supérieure. La ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a accordé une audience au chargé d’affaires américain par intérim, Tom Bevan. Une rencontre au sommet qui s’inscrit dans le cadre du renforcement continu de la coopération bilatérale entre Antananarivo et Washington. Au menu des échanges, plusieurs axes prioritaires ont été passés en revue. Les deux diplomates ont notamment fait le point sur le secteur de la santé, un domaine clé dans lequel l’appui américain reste fort significatif, ainsi que sur le développement dynamique des échanges commerciaux entre les deux nations. La lutte contre la criminalité transfrontalière a également occupé une place centrale dans les discussions, traduisant la détermination partagée à sécuriser la région et à préserver les intérêts communs.

Actuellement aux commandes de la représentation américaine en qualité de chargé d’affaires a.i., Tom Bevan assurera cette mission jusqu’à l’arrivée officielle du nouvel ambassadeur des États-Unis. Il ne quittera pas la Grande Île pour autant : le diplomate prendra par la suite les fonctions de chef adjoint de mission pour un mandat de trois ans. Un signal fort de continuité. Cette entrevue bilatérale réaffirme ainsi la solidité des liens historiques entre Madagascar et les États-Unis. En se tournant vers l’avenir, les deux pays affichent leur ambition de bâtir un partenariat encore plus robuste et mutuellement bénéfique.

Recueillis par Julien R.

Cybercriminalité : Les députés font machine arrière sur le projet de loi

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Les députés ont reporté l’examen et la prise de décision concernant le projet de loi n°042/2026 relatif à la lutte contre la cybercriminalité à une date ultérieure.
Les députés ont reporté l’examen et la prise de décision concernant le projet de loi n°042/2026 relatif à la lutte contre la cybercriminalité à une date ultérieure.

Face aux vives contestations et aux alertes sur ses dérives liberticides, l’Assemblée nationale a finalement retiré l’examen du sulfureux projet de loi sur la cybercriminalité.

C’est un répit de taille pour les défenseurs des libertés numériques. Alors que le débat fait rage sur les réseaux sociaux et au sein de la société malgache, l’Assemblée nationale a officiellement décidé de prendre le temps nécessaire avant d’examiner le projet de loi n°042/2026 relatif à la lutte contre la cybercriminalité. Ce texte ultrasensible, qui figurait pourtant à l’ordre du jour de la deuxième session parlementaire extraordinaire, a finalement été retiré in extremis, hier. Le président de l’institution, Siteny Randrianasoloniaiko, l’a confirmé devant les parlementaires : « À la demande de la commission, l’examen et la prise de décision concernant le projet de loi n°042/2026 relatif à la lutte contre la cybercriminalité sont reportés à une date ultérieure », a-t-il soutenu. Une modification de l’ordre du jour validée par un vote à main levée des députés présents dans l’hémicycle.

Liberticides

Il faut dire que ce texte a suscité une vive incompréhension et s’est heurté à l’opposition frontale d’une grande partie de l’opinion publique. La dernière charge en date est venue de Transparency International Initiative Madagascar (TIIM), qui a décortiqué, dans un rapport cinglant, les multiples « zones grises » du projet de loi. Si le TIIM salue des avancées indéniables, telles que la protection renforcée des enfants en ligne, la sanction de la sextorsion et du cyberharcèlement, ou encore la lutte contre les escroqueries numériques, l’organisation pointe du doigt des dérives liberticides majeures. Parmi les points d’achoppement les plus décriés figure l’article 75, qui instaure une surveillance d’État sans véritable garde-fou. L’UPIN (Unité de protection et d’investigation numérique) disposerait ainsi d’un accès technique direct et permanent aux données des opérateurs télécoms et des fournisseurs d’accès à Internet, tandis que le contrôle du magistrat n’interviendrait qu’a posteriori, dans les vingt-quatre heures. Une porte ouverte aux interceptions en temps réel sans mandat judiciaire préalable. L’article 53 sur la censure express suscite également l’émoi. Il permet de bloquer ou de retirer en urgence un contenu jugé « manifestement illicite » sur simple réquisition policière validée par le procureur, sans procès ni recours suspensif rapide. Face à la menace d’amendes administratives colossales oscillant entre 100 et 500 millions d’ariary, les prestataires et hébergeurs se résoudront inévitablement à censurer préventivement au moindre signalement.

Troisième session extraordinaire

Le texte menace également la confidentialité des correspondances et le journalisme d’investigation. L’article 63 érige en délit, punissable de un à cinq ans de prison, le refus de remettre une clé de déchiffrement pour des applications comme Signal ou WhatsApp, sans aucune exception prévue pour protéger le secret des sources. Enfin, l’article 52 fait peser une épée de Damoclès sur les administrateurs de pages et de groupes Facebook, tenus pénalement responsables des commentaires de tiers. Une disposition de nature à étouffer le débat citoyen par peur des sanctions. Face à cette fronde, l’Antenimierampirenena a fait le choix de la sagesse. Sur les sept projets de loi inscrits à l’ordre du jour de cette session extraordinaire, qui s’est clôturée, seuls deux ont été adoptés. Les cinq autres, jugés d’une trop grande complexité et sensibilité, ont été renvoyés à une date ultérieure. Une troisième session extraordinaire, précédée d’une semaine de repos, sera convoquée par le gouvernement à la demande du Parlement. L’objectif affiché est clair : garantir des textes mûrement réfléchis, réalistes et protecteurs des intérêts de tous les citoyens malgaches.

Julien R.

Un verdict tombé comme une …bombe

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10 ans de travaux forcés. C’est la peine écopée par le général Richard Ravalomanana, qui a été reconnu coupable de complicité de meurtre, de coups et blessures volontaires et de tentative de meurtre.

Un verdict tombé comme une …bombe

Le verdict est tombé comme une …bombe. À l’image du surnom de l’ancien président du Sénat, dont le sort a connu des hauts et …débats depuis sa destitution du perchoir d’Anosikely. Une manœuvre politique savamment programmée devait aboutir à la constatation de la vacance du poste de président de la Chambre haute par la HCC, dans sa décision du 14 octobre 2025, par laquelle tout a commencé pour le général de corps d’armée à la retraite. Même si « un militaire n’est jamais retraité pour la patrie », selon l’Amiral rouge, qui a été également condamné à 10 ans de travaux forcés en août 2003 pour détournement de 7 millions d’euros. En somme, c’est le cas de le dire : 49 milliards de francs Mofo Gasy au cours de la monnaie nationale de l’époque. La condamnation ayant été prononcée par contumace, « Deba » n’avait pas eu droit au costume à rayures jaunes et noires comme les Dalton. Le général « Bombe » sera également dispensé de porter la livrée de bagnard réglementaire, qui n’est plus « à la mode » dans les pénitenciers. C’est comme la peine de travaux forcés, qui appartient à un passé révolu, remontant au code pénal napoléonien de 1810. Fini le cliché du forçat traînant un boulet à ses pieds ou attaché avec une chaîne à un autre bagnard. Il n’y a d’ailleurs plus de bagne dédié à la condamnation aux galères ou aux fers, qui est commuée de fait en réclusion criminelle à temps en ce qui concerne le général Richard Ravalomanana. C’est une peine criminelle manifestement archaïque et vraisemblablement politique, qui ne pouvait être appliquée aux personnes de plus de 60 ans, d’après la Cour de cassation en France, où les travaux forcés devaient être supprimés sous la Ve République. À l’aube de la Ve République, la peine est appliquée sans distinction d’âge à Madagascar comme dans le camp du goulag en Russie.

R.O

Nécrologie du 04 septembre 2026   

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Firaisankina : Tensions entre TIM et HVM

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Au fur et à mesure de l’approche des échéances électorales, cette rivalité risque de s’intensifier.

Une réconciliation est de mise entre deux grands partis pro-Refondation. En effet, le dialogue politique initié en ce moment par la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar fait ressurgir les tensions latentes entre le Tiako i Madagasikara et le Hery Vaovao hoan’i Madagasikara. Une mésentente est en train d’être exposée en public entre deux partis membres de la plateforme politique Firaisankina. À souligner que le TIM et le HVM sont représentés au sein du gouvernement Mamitiana Rajaonarison. Rivo Rakotovao, président national du HVM, se dit étonné de voir le TIM représenter le Firaisankina à ce dialogue politique alors que ce parti, par une lettre officielle en date du 30 octobre 2025, avait officialisé sa décision de se retirer de ce groupement de partis politiques. « Quand est-ce qu’ils se prononcent au nom de cette entité et quand est-ce qu’ils le rejettent ? », se demande-t-il. Connu comme étant un adepte des langages diplomatiques, l’ancien président du Sénat n’a cependant pas mâché ses mots pour dénoncer un comportement ternissant l’image des politiciens vis-à-vis des citoyens. À l’issue de leur entrevue avec le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina, le député TIM Mamy Rabenirina a, lui aussi, haussé le ton pour dénoncer l’existence d’une intrusion parmi les représentants du Firaisankina ayant participé à ce dialogue politique à Iavoloha. Des gens qui, selon lui, n’ont pas participé à la réunion de préparation de la rencontre. Ce serait la raison pour laquelle il y a eu des désaccords concernant les propositions remises au PRRM.

Au-dessus de la mêlée. En tout cas, ces deux versions démontrent l’existence d’un différend au sein du Firaisankina, particulièrement entre ces deux grands partis, à savoir le TIM et le HVM. À souligner aussi l’absence de l’Antoko Politika Madio et du parti Tsara Tahafina lors de cette rencontre avec le président Michaël Randrianirina. Pour leur part, Siteny Randrianasoloniaiko et son parti Pro-Siteny préfèrent, pour le moment, rester au-dessus de la mêlée en laissant les chamailleries au TIM et au HVM. Pour rappel, lors du Hetsika Fotsy, c’est l’actuel président de l’Assemblée nationale qui était à l’origine de la dissociation du Collectif des candidats, car il avait choisi de participer à la campagne électorale. Force est donc de constater que le Firaisankina a toujours été exposé à des guéguerres internes. D’ailleurs, au fur et à mesure de l’approche des échéances électorales, cette rivalité entre le Tiako i Madagasikara et le Hery Vaovao hoan’i Madagasikara risque de s’intensifier, dans la mesure où les deux partis n’ont jamais caché leur ambition de briguer un nouveau mandat présidentiel. C’est d’ailleurs la raison d’être de tout parti politique. Nul n’ignore d’ailleurs que, pour ce qui est du TIM, la prochaine élection présidentielle constitue la dernière chance pour l’ancien président Marc Ravalomanana de revenir au pouvoir. Mais nul n’ignore qu’en politique, rien n’est figé. Avec l’évolution de la situation actuelle, la création d’une grande alliance politique de soutien à une éventuelle candidature du colonel Michaël Randrianirina n’est pas à écarter.

Davis R

Rn4-Ankazobe : Un piéton meurt percuté par un véhicule

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Un homme de 47 ans a succombé à ses blessures après avoir été percuté par un véhicule, mercredi après-midi à Tranokambana, dans le fokontany d’Ambohitraina, commune rurale de Fihaonana, district d’Ankazobe.

L’accident s’est produit vers 14 h 30 sur la RN4. Selon les premiers éléments recueillis par la gendarmerie, le piéton aurait traversé brusquement la chaussée. Il aurait alors trébuché au moment où arrivait un véhicule circulant en direction de Mahajanga. Malgré une allure apparemment modérée, la victime a été heurtée à la tête par le côté gauche de la voiture avant de chuter lourdement. Le conducteur a immédiatement transporté le blessé vers l’hôpital d’Anosiala. Mais à son arrivée, les médecins n’ont pu que constater son décès, attribué à une hémorragie intracrânienne. La victime, un agriculteur de 47 ans résidant à Tranokambana, n’a malheureusement pas survécu à ses blessures. Alertés, les gendarmes de la brigade territoriale de Fihaonana se sont rendus sur les lieux. À leur arrivée, le véhicule, le conducteur et la victime avaient déjà quitté l’endroit. Le conducteur, âgé de 35 ans, a néanmoins été retrouvé et maintenu à la disposition des enquêteurs à la brigade de Fihaonana. Le véhicule impliqué a également été placé en fourrière dans le cadre de la procédure. Le parquet, les autorités administratives ainsi que la hiérarchie de la gendarmerie à Ankazobe ont été informés. Une enquête a été ouverte pour déterminer avec précision les circonstances de cet accident mortel.

T.M.

RN34 : Taxi-brousse voatora-bato

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Vaky ny fitaratra ary tsy vitan’izany fa mbola nisy olona iray naratra teo amin’ny lohany koa. Mpandeha iray izy io no vaky handrina vokatry ny tora-bato nataon’ny olon-dratsy teo amin’ny 8km tsy hiditra an’i Mandoto. Fiara fitaterana (Taxi-brousse) nizotra tamin’ny lalam-pirenena faha-34 ity voatora-bato ity. Azo heverina fa ny hanafika ny mpandeha tao anatiny no tanjon’ireo olon-dratsy raha sendra nijanona teo ilay fiara taorian’ny fahavoazana. Na izany aza dia tsy nijanona teo no ho eo ny fiara ary avotra araka izany ireo olona. Miverina indray izany ny tsy fandriam-pahalemana eny anivon’ny lalam-pirenena. Mila haparitaka manaraka taxi-brousse indray izany ny mpitandro ny filaminana mba hiarovana ny ain’ny mpandeha amin’ny olon-dratsy.

D.R

Nanisana : Maty ny taxi-moto, nitsoaka ny 4×4

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Enina andro taorian’ny lozam-pifamoivoizana nanjo azy, nampitain’ny olona akaiky azy fa namoy ny ainy ilay mpamily taxi-moto voadonan’ny fiara tsy mataho-dàlana tetsy Nanisana. Be loatra ny rà very ary nisy dona mafy nahazo ny faritry lohany ka ireo no nitarika ny fahafatesany. Mbola tsaboina kosa ilay olona nentiny, ramatoa mpanjifa taxi-moto. Etsy ankilan’izay, nanazava ireo fianakavian’ny maty fa tsy hita izay nanjavonan’ilay fiara tsy mataho-dàlana marika Nissan Patrol mena hatramin’izao. Izany hoe, mody nihainohaino kely teo amin’ny toerana nandomany ilay moto ny mpamily ka raha sahirana tao anatin’ny fitaterana ny naratra ny olona dia iny izany no nitsoaka tsimoramora niaraka tamin’ny fiara ny mpamily. Fijery ihany izay, satria tamin’io fotoana io dia nidina teny an-toerana ny mpitandro ny filaminana. Fantatra rahateo ny laharan’ny fiara ary tsy tokony hanahirana ny mpanao fanadihadiana ny famantarana ny tompony sy hahafantarana ihany koa ny mpamily ny fiara tamin’io fotoana io.

D.R

Anjozorobe : Deux corps découverts avec de nombreuses traces de blessures

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Nouvelle découverte macabre dans le district d’Anjozorobe. Deux personnes ont été retrouvées mortes, le 1er septembre au matin, à Ambatobe, dans la commune rurale de Betatao. Leurs corps portaient de nombreuses blessures. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances et le mobile de ce double meurtre. Le calme habituel de Betatao a été bouleversé par une découverte particulièrement inquiétante. Le 1er septembre, vers 8 heures, le poste avancé de la gendarmerie de Betatao a été alerté par le maire de la commune de la présence de deux corps sans vie à Ambatobe, dans le fokontany de Mahatsara. Situé à environ trois kilomètres du village de Betatao, l’endroit où les victimes ont été retrouvées est relativement isolé. Les gendarmes se sont immédiatement rendus sur place, en collaboration avec les responsables du CSB II de Betatao, afin de procéder aux premières constatations. Selon le médecin dépêché sur les lieux, les deux personnes seraient décédées vers 3 heures du matin. Le constat le plus préoccupant concerne l’état des corps : les deux victimes présentaient de nombreuses blessures.

Le mobile encore inconnu. Pour l’heure, rien ne permet encore de déterminer avec certitude les circonstances du drame. Les enquêteurs devront notamment établir si les victimes ont été agressées sur place ou si leurs corps ont été transportés jusqu’à Ambatobe. Le déroulement des dernières heures précédant leur mort constitue également un élément essentiel de l’enquête. Les témoignages des proches, l’examen de la scène et les éventuels indices matériels pourraient permettre de reconstituer la chronologie des faits. Les familles des victimes se sont présentées au poste avancé de la gendarmerie. Leurs déclarations ont été recueillies et les documents d’identification ont permis de confirmer leur identité. Après les formalités administratives, les dépouilles leur ont été remises. La gendarmerie de Betatao est chargée de l’enquête.

Une succession de violences qui inquiète. Cette double découverte intervient alors que les faits de violence grave occupent régulièrement l’actualité ces dernières semaines à Madagascar. Meurtres par balle, attaques de bandits, agressions mortelles et découvertes de corps dans des circonstances suspectes se succèdent dans plusieurs régions du pays. Cette succession de faits nourrit un sentiment d’insécurité croissant au sein de la population. Elle pose également la question de la capacité des dispositifs de sécurité à prévenir les actes criminels, particulièrement dans les zones rurales où les habitations et les villages sont parfois très dispersés. À Betatao, l’isolement du lieu de découverte pourrait avoir joué un rôle dans le déroulement des faits, mais aucune conclusion ne peut être tirée à ce stade. Les enquêteurs devront notamment déterminer si cette affaire relève du banditisme, d’un différend ayant dégénéré ou d’un autre mobile. Une chose demeure certaine : la violence ayant entraîné la mort des deux victimes soulève de nombreuses interrogations. L’identification et l’arrestation des éventuels auteurs constituent désormais l’enjeu principal de l’enquête. La situation reste toutefois calme à Betatao. Les autorités poursuivent les investigations afin de faire toute la lumière sur ce double décès.

Yv Sam