- Publicité -
samedi, octobre 17, 2026
- Publicité -
Accueil Blog Page 109

Expression : La sève du système

0

« Ce n’est pas facile de redresser ce pays », a affirmé le numéro un de la Refondation de la République de Madagascar lors de sa visite à la Secren, le 7 janvier 2026, à Antsiranana. En revanche, il est encore plus difficile de faire comprendre cela à un peuple qui veut un changement immédiat, car il a le ventre creux, émettant un grondement.

Les petits et moyens entrepreneurs, les ouvriers, les planteurs sont pauvres, amaigris et désargentés. Rejeter la faute sur les intendants serait trop osé. Pourtant, ils ne peuvent pas s’en passer. Madagascar a un problème de forme et de fond. La première est due à ce laisser-aller, à ce laisser-faire : l’attitude d’une population qui veut simplifier sa vie, « parce qu’il y a tant de pauvreté ». La paresse prend le dessus. Si la Grande île était un bateau, les Malgaches seraient des rameurs indisciplinés et irresponsables. Bien entendu, rien n’avance. D’autre part, la mentalité demeure un sérieux problème. Le fond ne vient pas seulement de la population : les dirigeants ont une large part de responsabilité. La procrastination, le paraître avant d’agir, l’argent avant le respect, les mille discours et zéro action enfoncent davantage le pays dans la boue profonde de la pauvreté. « Ce problème de forme et de fond persiste toujours. De la Seconde République jusqu’à nos jours, cette situation creuse un fossé entre les hauts responsables et leurs concitoyens. L’expression samy manao izay tiany  (chacun fait ce qu’il veut) est loin d’être une liberté », a appuyé le sociologue Dr Sandro Lino Razanadramionina. Effectivement, à Madagascar, c’est l’anarchie qui ne prononce pas son nom ! L’exemple vient d’en haut, mais en bas, c’est la pratique.

Les ouvriers des entreprises phares d’antan, les planteurs des produits de rente, les petits et moyens exploitants souffrent actuellement. La cause ne vient ni de l’ancien régime ni de la Refondation, qui célébrera dans un mois son ascension au pouvoir. La cause est lointaine. Mais là encore, l’accusation serait gratuite si l’on se dédouanait de l’erreur en la rejetant sur les raiamandreny qui, malgré tout, ont fait tout ce qu’ils ont pu pour redresser la nation. L’explication du Dr Daniel Arius Mahitsiambo, spécialiste en relations internationales, mérite d’être soulevée. « Personnellement, les gouvernements qui se sont succédé ont commis la même erreur. Dans les années 1970-1980, Madagascar a choisi de travailler avec le bloc de l’Est. Je trouve que l’équipe du président de l’époque n’a pas mené une profonde réflexion, sans douter de leur expérience, bien sûr. Ils étaient des élites intelligentes. Mais il me semble que l’adaptation du socialisme à la tradition malgache était, si je peux le dire ainsi, forcée. Il n’y avait pas de continuité de base. » Embrasser la tendance de la politique internationale est devenu un sport national. L’idéologie de l’extérieur est brutalement, si l’on ose dire, implantée dans l’esprit d’un peuple qui cherche ses repères. Les Malgaches, quant à eux, nourrissent les idées proposées par les chaînes vazaha. Par conséquent, les paroles s’entrechoquent.

Se référer aux décisions prises par certains dirigeants africains ne semble pas une solution. Madagascar n’est pas le Burkina Faso, ce pays qui a été imbibé par l’héritage de Thomas Isidore Sankara. D’un survol historique, le Mali et le Niger, par exemple, ont une fierté dont la base est solide malgré la domination française. Au lieu d’étudier et de faire une analyse méticuleuse de ce qui se passe ici, les hauts dignitaires malgaches, en vue de plaire au vahoaka, démontrent le « voilà, nous aussi, nous sommes avec eux ». Ils s’affichent aux côtés des « présidents à tête dure » comme des fans qui demandent un selfie avec leurs idoles. Être le sujet des journalistes internationaux, tel est l’objectif. Il faut l’avouer, les leaders de cette nation en perpétuelle construction sont dans la tendance, comme des artistes voyant leur popularité en chute et qui proposent des featuring avec les stars du moment !

Des articles de journaux, des émissions télévisées, des animations sur les ondes ainsi que les talk-shows des influenceurs, bien que certains d’entre eux soient subtilement muselés, ne secouent plus les branches, mais le tronc de l’arbre. Il ne s’agit plus de faire tomber les fruits pourris, mais d’arracher l’arbre depuis la racine. Oui, la sève de la corruption, du clientélisme a alimenté les fruits et les feuilles. Ce qui rejoint l’argument du jeune sociologue Dr Daniel Arius Mahitsiambo. Ces fruits et ces feuilles ne sont que la partie visible, « la forme ». La racine, la partie profondément immergée dans le sol, est « le fond ».

Iss Heridiny

MPOX : La barre des 3 500 cas confirmés largement dépassée

0

On s’approche actuellement de la barre des 3 600 cas confirmés de mpox à Madagascar. Selon les statistiques officielles, le nombre de cas confirmés au jour du 2 septembre est de 3 580, parmi 5 456 cas notifiés et 4 980 tests effectués. Les derniers cas confirmés comptabilisés sont ceux du 2 septembre 2026, au nombre de 12, sur 44 cas notifiés, tous ayant fait l’objet de prélèvements afin d’être analysés. Les 12 derniers cas confirmés sont localisés dans les districts de Toamasina (8 cas), Sambava (3 cas) et Toliara II (1 cas).

À ce jour, le nombre de décès liés à la mpox est de 23. Le dernier décès relevé remonte au mois d’août 2026. Quant au nombre de guérisons, celles-ci s’élèvent actuellement à 2 845.

Depuis l’apparition de la mpox dans la Grande Île, 76 districts à travers le pays ont déjà été touchés par l’épidémie, alors que le nombre de districts actifs est actuellement de 27.

Hanitra R.

Poliomyélite : Un décès et six cas depuis janvier

0
1 222 196 enfants ont été vaccinés durant les campagnes dans le Sud (photo UNICEF)
1 222 196 enfants ont été vaccinés durant les campagnes dans le Sud (photo UNICEF)

Depuis le début de l’année, six cas de poliomyélite liés au poliovirus circulant ont été enregistrés à Madagascar ; l’un d’entre eux a succombé à la maladie. Les autorités sanitaires intensifient leurs campagnes pour protéger les enfants et atteindre les objectifs de couverture vaccinale.

Six cas de poliomyélite ont été recensés depuis janvier 2026 ; l’un d’entre eux n’a pas survécu. Cette situation alerte le ministère de la Santé publique, qui a décidé de renforcer les campagnes de vaccination afin de contenir la propagation du virus et d’assurer une meilleure protection des plus jeunes. Les données collectées entre juin et août 2026 révèlent que 82 % des enfants ont reçu la première dose du vaccin antipoliomyélitique oral, contre un objectif fixé à 90 %. Pour la troisième dose, la couverture est de 74 %, un chiffre encore insuffisant au regard des ambitions nationales.

Objectifs. Ces écarts montrent la nécessité d’une mobilisation accrue, notamment dans les zones rurales où l’accès aux soins reste limité. La campagne organisée du 11 au 14 août dans les régions Anosy, Androy, Atsimo-Andrefana, Atsimo-Atsinanana et Ihorombe a permis de vacciner 1 222 196 enfants âgés de 0 à 59 mois, sur une population totale de plus de 6,5 millions d’habitants. Le taux de collecte atteint 104,1 %, dépassant largement l’objectif de 95 %, ce qui traduit une forte implication des équipes de terrain et des communautés locales. Toutefois, 42 661 enfants demeurent sans aucune dose, représentant un défi majeur pour les autorités sanitaires.

Narindra Rakotobe

Météo : Le week-end sous l’influence d’un front froid dans le Sud

0

Le temps frais sur les hautes Terres centrales persistera encore dans les prochains jours. Si aujourd’hui, 4 septembre, c’est un flux d’alizé faible qui dicte le temps sur la Grande île, le week-end sera davantage sous l’influence d’un front froid axé au sud de Madagascar.

C’est ainsi que des pluies intermittentes sont prévues le matin sur plusieurs régions de l’axe nord-est et Est, incluant la SAVA, Ambatosoa, Analanjirofo et Atsinanana. Analamanga, quant à elle, aura droit à un temps nuageux ou partiellement nuageux. Il en sera de même pour l’Alaotra-Mangoro ainsi que la partie Est de Sofia et du Vakinankaratra. On notera également des brouillards locaux sur les hautes Terres centrales.

Demain matin, des pluies faibles sont probables sur une partie de la SAVA et dans la région d’Ambatosoa. Ailleurs, le temps sera marqué par une alternance de soleil et de nuages, avec des brouillards matinaux sur les hautes Terres centrales et dans les parties Est et Sud-Est du pays. Dans l’après-midi de demain, le ciel s’éclaircira sur la majeure partie de l’île, à l’exception d’Antalaha et de la région d’Ambatosoa où le temps restera pluvieux. Des averses seront également observées dans les districts de Tolagnaro et d’Amboasary Atsimo, notamment durant la nuit.

Côté températures, une légère baisse sera observée samedi et dimanche, en raison de la présence du front froid au sud du pays. Une température minimale de 5 °C est attendue dans le Vakinankaratra le dimanche 6 septembre, et de 6 °C pour demain, samedi 5 septembre. A Analamanga, on notera des minimales de 12 °C demain, pour chuter à 10 °C dimanche.

Hanitra R.

Gare routière Amoronankona : Des navettes pour répondre aux inquiétudes des passagers

0
Les échanges ont porté sur les aspects techniques d’utilisation de la gare
Les échanges ont porté sur les aspects techniques d’utilisation de la gare

Le transfert de la gare routière Fasan’ny Karana vers Amoronakona suscite encore des réserves, notamment sur l’accessibilité de la nouvelle gare. Pour y répondre, les transporteurs envisagent la mise en place de navettes devant relier la gare aux zones environnantes, tandis que l’État travaille à une meilleure articulation entre les différents modes de transport.

La question de l’accès constitue l’un des principaux points de friction autour du transfert de la gare routière de Fasan’ny Karana vers Amoronakona. Des transporteurs et des passagers ont récemment fait part de leurs inquiétudes concernant les difficultés que pourrait représenter ce changement pour les voyageurs. Une préoccupation à laquelle les opérateurs commencent à apporter une réponse concrète. Lors d’une rencontre tenue mercredi 2 septembre à Amoronakona entre le ministère des Transports et de la Météorologie (MTM), l’Agence des Transports Terrestres (ATT) et les présidents des coopératives de transports nationaux et régionaux, les transporteurs ont notamment exprimé leur volonté de mettre en place des navettes afin de faciliter la liaison entre la gare et les zones environnantes et, ainsi, de réduire les contraintes liées au déplacement des voyageurs. La solution ne reposerait toutefois pas uniquement sur ces navettes. Des taxis-be des lignes urbaines et suburbaines desservent déjà Amoronakona. Le Train urbain, reliant Soarano à Ambohimanambola et passant par la nouvelle gare, constitue également une autre possibilité pour les passagers. Ses horaires de fonctionnement ont, par ailleurs, fait l’objet d’améliorations.

À mettre en place. Outre l’accessibilité, la réussite du transfert dépendra également de l’organisation de la gare routière d’Amoronakona. Les discussions inhérentes à la descente de mercredi dernier ont porté sur l’utilisation des box, la gestion des départs et des arrivées, ainsi que la circulation des véhicules et des passagers dans l’enceinte de la gare. L’objectif affiché est de mettre en place un dispositif permettant une circulation plus fluide et un accueil convenable des voyageurs. Des formations spécifiques sont également prévues pour les employés des coopératives afin d’améliorer la qualité du service. Avec ces mesures, les autorités et les transporteurs cherchent donc à répondre aux principales inquiétudes suscitées par le transfert. L’enjeu sera désormais de transformer ces dispositions annoncées en un système de transport effectivement accessible, coordonné et fonctionnel pour les usagers de la RN7.

José Belalahy

Ihorombe : Une centrale solaire de 3 MWc en préparation à Ambia

0

Un projet solaire destiné à renforcer l’approvisionnement en électricité d’Ihosy se précise. Une délégation conduite par la Direction régionale de l’Énergie et des Hydrocarbures (DREH) Ihorombe, accompagnée de représentants de la Jirama Ihosy, a effectué une descente dans la commune d’Ambia, district d’Ihosy. Cette mission a permis de constater l’avancement des préparatifs du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque d’une puissance prévue de 3 MWc. Selon les informations communiquées, le terrain destiné à accueillir les installations est déjà disponible. D’une superficie de 3 hectares et 2 ares, il fait actuellement l’objet des procédures administratives nécessaires, les dossiers ayant déjà été transmis aux services fonciers compétents. La future centrale devra contribuer à renforcer la capacité d’approvisionnement électrique d’Ihosy et de ses environs. Le projet s’inscrit également dans le développement progressif des énergies renouvelables dans la région Ihorombe.

Antsa R

Gregory Clerc : « Le groupe CASTEL va renforcer ses investissements à Madagascar »

1

Gregory Clerc, directeur général du groupe CASTEL, maison-mère de la STAR, nous parle des perspectives, plutôt prometteuses, de l’entreprise, qui va renforcer ses investissements à Madagascar. Interview.

Midi Madagasikara :

Personne n’ignore que depuis ses plus de 70 ans de présence à Madagascar, à travers la STAR, le Groupe CASTEL a construit un ancrage industriel et économique solide. Quelles sont aujourd’hui vos priorités d’investissement et vos ambitions pour la filiale ?

Gregory Clerc : Notre ambition est claire : continuer à investir à Madagascar et inscrire le développement de STAR dans le temps. Depuis plus de 70 ans, nous sommes présents dans le pays et cette histoire nous donne une responsabilité particulière, qui est celle de continuer à faire grandir notre outil industriel et l’écosystème qui l’entoure. Nos investissements visent en priorité à moderniser nos capacités de production, à renforcer la qualité et la performance de nos sites et à accompagner leur transition environnementale. Mais notre engagement va bien au-delà de l’outil industriel. Avec MALTO et les plus de 20 000 agriculteurs qui participent à la filière orge, nous contribuons aussi au développement d’une chaîne de valeur profondément ancrée dans l’économie malgache. Notre conviction est que la croissance de STAR doit largement bénéficier à son environnement : collaborateurs, agriculteurs, fournisseurs, distributeurs et partenaires. C’est cette dynamique que nous voulons renforcer dans les prochaines années.

M.M : Qualité des produits, force des marques, innovation : sur quels atouts STAR s’appuie-t-elle aujourd’hui pour répondre aux attentes des consommateurs malgaches et faire évoluer son offre ?

G.C : La qualité est le premier engagement envers les consommateurs. STAR dispose d’un savoir-faire industriel historique, d’équipes expérimentées et de marques profondément ancrées dans le quotidien des Malgaches. C’est un socle extrêmement solide. Mais une marque forte doit aussi savoir évoluer. Les attentes changent, les modes de consommation aussi ; il nous appartient de les anticiper. Cela passe notamment par l’innovation — de nouveaux produits, de nouveaux formats — et une segmentation de l’offre qui nous permettent de répondre à la diversité des attentes et des occasions de consommation. Conjuguer la puissance de marques emblématiques, une connaissance fine du marché malgache et une vraie capacité à innover, sans jamais transiger sur la qualité : c’est précisément là que se joue notre force.

M.M : La performance environnementale fait pleinement partie de la stratégie industrielle de STAR. Quelles actions concrètes avez-vous engagées à Madagascar, notamment pour mieux gérer la ressource en eau et valoriser les déchets ?

G.C : Pour un groupe industriel comme nous, chaque nouvel investissement doit être pensé pour améliorer simultanément notre performance opérationnelle et environnementale. Les deux ne se conçoivent plus l’un sans l’autre. Notre objectif est de produire mieux, en maîtrisant davantage notre consommation de ressources et notre empreinte. À Madagascar, l’eau est une priorité absolue. Nous travaillons à améliorer en permanence son utilisation dans nos processus industriels, mais aussi à la protéger de manière durable. Gérer et valoriser les déchets sont également un axe essentiel. Le programme KOPAKELATRA, consacré à la collecte et à la valorisation des déchets plastiques, en est l’illustration concrète. Il permet de mobiliser progressivement différents acteurs autour de cette dynamique responsable.

M.M : Attirer les jeunes talents, les former et leur permettre de grandir tout au long de leur carrière est un enjeu clé pour STAR. Comment cet engagement se traduit-il concrètement à Madagascar ?

G.C : Notre priorité est que les compétences malgaches grandissent et accompagnent la croissance de l’entreprise. Nous voulons offrir aux jeunes l’opportunité d’apprendre nos métiers, mais aussi permettre à chacun de bénéficier de formations continues afin de pouvoir évoluer tout au long de sa carrière. Cela se traduit naturellement par la formation, la transmission des savoir-faire entre générations, l’accompagnement des managers et la mobilité professionnelle. STAR dispose de compétences industrielles, commerciales et techniques fortes. Notre responsabilité aujourd’hui est d’en faire émerger de nouvelles. C’est une conviction forte à l’échelle du Groupe : notre développement en Afrique doit s’appuyer en priorité sur les talents du continent. Investir dans les femmes et les hommes qui font STAR, c’est investir dans la performance et l’avenir de l’entreprise à Madagascar.

Propos recueillis par R.Edmond

ONTM – Haka Fy Authentic : Renforcement de la promotion du tourisme gastronomique

0
Lors de la signature de la convention de partenariat entre les deux parties hier.
Lors de la signature de la convention de partenariat entre les deux parties hier.

L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) et le restaurant Haka Fy Authentic ont signé hier un avenant à leur convention de partenariat, dans les locaux de l’organe de promotion de la destination Madagascar, situés à Antsahavola.

À travers cette collaboration, les deux parties s’engagent à renforcer la promotion du tourisme gastronomique malgache à l’échelle internationale. « Ce partenariat a débuté sur la période 2022-2024, durant laquelle l’ONTM nous a soutenus dans la réalisation d’une série d’émissions culinaires intitulée Lakozia Mitety Faritra, diffusée sur la chaîne nationale. Nous nous engageons désormais à faire rayonner le patrimoine culinaire malgache et, par extension, la destination Madagascar sur les marchés internationaux, en mobilisant notre expertise, notre savoir-faire, notre réseau professionnel et nos canaux de communication », a déclaré la cheffe Henintsoa Moretti, fondatrice de Haka Fy Authentic Restaurant, lors de la cérémonie.

Recettes ancestrales. À cette occasion, la cheffe Henintsoa Moretti a mis en lumière plusieurs recettes ancestrales illustrant la richesse des régions de l’île. « L’escargot de mer associé au « ravitoto » (feuilles de manioc pilées) constitue, entre autres, un plat typique de la population de Sainte-Marie. En revanche, le riz au lait de coco préparé avec des fruits de mer, du poulet et du mouton est considéré comme une véritable « paëlla malgache ». Ce mets emblématique est particulièrement mis à l’honneur lors des cérémonies de mariage à Mahajanga et aux Comores. La partie sud de l’île se distingue, quant à elle, par un plat traditionnel mariant savoureusement le potiron et les arachides », a-t-elle expliqué.

Véritables atouts. Toujours dans le cadre de cet accord, « Haka Fy Authentic Restaurant participera aux événements internationaux organisés par l’ONTM, notamment à travers l’animation de side events visant à valoriser le terroir et la gastronomie malgaches. Une animation Happy Hour sur le thème « Les saveurs de Madagascar » sera, entre autres, animée par la fondatrice de l’établissement lors du salon international du tourisme Top Resa, qui se tiendra du 15 au 17 septembre 2026 à Paris. Nous poursuivons ainsi notre engagement à promouvoir les richesses culturelles, les talents et le savoir-faire malgaches, véritables atouts de la destination et composantes à part entière de son offre touristique », a souligné Danny Barivelo, directeur exécutif de l’ONTM.

Navalona R

Pêche fantôme : Coopération avec la FAO pour lutter contre la pollution marine

0

La lutte contre la pollution marine et les engins de pêche abandonnés s’intensifie. Le ministre de la Pêche et de l’Économie bleue (MPEB) a reçu, à cet effet, Aloys Nizigiyimana, représentant par intérim de la FAO à Madagascar, aux Comores, à Maurice et aux Seychelles. La rencontre a notamment permis de faire le point sur l’avancement du projet consacré au renforcement de la gestion des engins de pêche abandonnés, perdus ou rejetés en mer dans l’océan Indien occidental. Ces équipements constituent l’une des principales sources de ce que les spécialistes qualifient de « pêche fantôme », lorsqu’ils continuent de capturer poissons et autres espèces marines sans contrôle après avoir été perdus ou abandonnés. Le projet vise ainsi à réduire la pollution marine, mais également à renforcer les capacités des organisations de pêcheurs. Il prévoit notamment d’améliorer la collecte, le traitement, la récupération et la réutilisation durable des engins concernés. L’objectif est double : préserver les ressources marines et contribuer à maintenir un environnement marin plus propre dans cette partie de l’océan Indien. Au cours des échanges, le ministre a réaffirmé la disponibilité du MPEB à accompagner la mise en œuvre du projet afin que les actions engagées produisent des résultats concrets au bénéfice des pêcheurs et des communautés côtières. Cette coopération avec la FAO s’inscrit également dans la volonté de Madagascar de promouvoir une économie bleue conciliant exploitation durable des ressources, protection des écosystèmes marins et amélioration des moyens de subsistance. Le projet bénéficie du financement de l’ambassade du Japon.

Antsa R.

Firaisankina : Tensions entre TIM et HVM

0

Au fur et à mesure de l’approche des échéances électorales, cette rivalité risque de s’intensifier.

Une réconciliation est de mise entre deux grands partis pro-Refondation. En effet, le dialogue politique initié en ce moment par la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar fait ressurgir les tensions latentes entre le Tiako i Madagasikara et le Hery Vaovao hoan’i Madagasikara. Une mésentente est en train d’être exposée en public entre deux partis membres de la plateforme politique Firaisankina. À souligner que le TIM et le HVM sont représentés au sein du gouvernement Mamitiana Rajaonarison. Rivo Rakotovao, président national du HVM, se dit étonné de voir le TIM représenter le Firaisankina à ce dialogue politique alors que ce parti, par une lettre officielle en date du 30 octobre 2025, avait officialisé sa décision de se retirer de ce groupement de partis politiques. « Quand est-ce qu’ils se prononcent au nom de cette entité et quand est-ce qu’ils le rejettent ? », se demande-t-il. Connu comme étant un adepte des langages diplomatiques, l’ancien président du Sénat n’a cependant pas mâché ses mots pour dénoncer un comportement ternissant l’image des politiciens vis-à-vis des citoyens. À l’issue de leur entrevue avec le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina, le député TIM Mamy Rabenirina a, lui aussi, haussé le ton pour dénoncer l’existence d’une intrusion parmi les représentants du Firaisankina ayant participé à ce dialogue politique à Iavoloha. Des gens qui, selon lui, n’ont pas participé à la réunion de préparation de la rencontre. Ce serait la raison pour laquelle il y a eu des désaccords concernant les propositions remises au PRRM.

Au-dessus de la mêlée. En tout cas, ces deux versions démontrent l’existence d’un différend au sein du Firaisankina, particulièrement entre ces deux grands partis, à savoir le TIM et le HVM. À souligner aussi l’absence de l’Antoko Politika Madio et du parti Tsara Tahafina lors de cette rencontre avec le président Michaël Randrianirina. Pour leur part, Siteny Randrianasoloniaiko et son parti Pro-Siteny préfèrent, pour le moment, rester au-dessus de la mêlée en laissant les chamailleries au TIM et au HVM. Pour rappel, lors du Hetsika Fotsy, c’est l’actuel président de l’Assemblée nationale qui était à l’origine de la dissociation du Collectif des candidats, car il avait choisi de participer à la campagne électorale. Force est donc de constater que le Firaisankina a toujours été exposé à des guéguerres internes. D’ailleurs, au fur et à mesure de l’approche des échéances électorales, cette rivalité entre le Tiako i Madagasikara et le Hery Vaovao hoan’i Madagasikara risque de s’intensifier, dans la mesure où les deux partis n’ont jamais caché leur ambition de briguer un nouveau mandat présidentiel. C’est d’ailleurs la raison d’être de tout parti politique. Nul n’ignore d’ailleurs que, pour ce qui est du TIM, la prochaine élection présidentielle constitue la dernière chance pour l’ancien président Marc Ravalomanana de revenir au pouvoir. Mais nul n’ignore qu’en politique, rien n’est figé. Avec l’évolution de la situation actuelle, la création d’une grande alliance politique de soutien à une éventuelle candidature du colonel Michaël Randrianirina n’est pas à écarter.

Davis R