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samedi, octobre 17, 2026
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CENI : 13 millions de dollars mobilisés pour le processus électoral

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Le président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, lors de la dernière réunion du comité de pilotage du projet RPEDEM.
Le président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, lors de la dernière réunion du comité de pilotage du projet RPEDEM.

La sixième et dernière réunion du comité de pilotage du projet Renforcement des Processus Électoraux et Démocratiques à Madagascar (RPEDEM), ainsi que sa clôture, se sont tenues hier au siège de la CENI à Alarobia. Mis en place en mars 2023, le projet a présenté son bilan technique et financier. Le président de la CENI, Thierry Rakotonarivo, a notamment souligné son importance dans le renforcement du processus électoral. Le projet a bénéficié de l’appui de partenaires techniques et financiers, notamment du PNUD et du gouvernement japonais.

Élections législatives. Le RPEDEM a contribué à l’organisation de l’élection présidentielle de 2023, des élections législatives de mai 2024 et des élections municipales de décembre 2024. Le soutien japonais a notamment permis de renforcer la participation des femmes et des jeunes, ainsi que les capacités de la CENI dans la gestion des données biométriques. Pour la première fois à Madagascar, les électeurs malvoyants ont par ailleurs pu voter sans assistance grâce au bulletin unique en braille. Trois plateformes numériques ont également été mises en place, avec l’appui technique du PNUD-Bruxelles, pour la participation civique des jeunes, la prévention des tensions et la vérification de l’information électorale. Le budget global du RPEDEM a atteint plus de 13 millions de dollars. À son terme, un nouveau projet d’assistance électorale, l’APERM (Appui au Processus Électoral pour la Refondation de Madagascar), est actuellement en préparation pour lui succéder.

Recueillis par Nadia R.

Concertation nationale : Nomination des 35 membres du Comité technique

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Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison vient d’officialiser la liste des 35 figures qui composeront le comité technique de la concertation nationale
Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison vient d’officialiser la liste des 35 figures qui composeront le comité technique de la concertation nationale

Le processus de décrispation politique s’accélère. Alors que le FFKM bat déjà le rappel des troupes sur le terrain en vue des travaux préparatoires, l’Exécutif passe à la vitesse supérieure. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison vient en effet de trancher en officialisant la liste des 35 figures qui composeront le comité technique de la concertation nationale.

Le processus de la Concertation nationale franchit une étape cruciale. Par l’arrêté n° 34031/2026 signé hier, 3 septembre 2026, le Premier ministre, chef du Gouvernement, Mamitiana Rajaonarison, a officialisé la désignation des 35 membres du Comité technique. Prévu par le décret n° 2026-1543 du 17 juin 2026, cet organe a la lourde charge d’assurer la préparation technique et l’organisation matérielle des travaux de concertation, sésame vers la refondation de la République.

Quinze collèges. La liste publiée témoigne d’une volonté manifeste d’ouverture, avec quinze collèges représentés pour garantir la neutralité et la crédibilité de la démarche. Au premier rang figurent les institutions et les ministères clés, où la Présidence de la refondation de la République est incarnée par Tsimbaizafy Yvon Randriamalisof. Côté gouvernemental, on retrouve Veronina Ramaroson et Fabiola Elleonore pour l’Intérieur et la Décentralisation, Rovamalala Linah Rakotondranaiva et Veroniaina Mavanasoa Miora pour l’Économie et les Finances, ainsi que Hary Tiana Ralevason et Vonimalala Ony Randriamisata pour le ministère en charge de la Refondation.

Églises chrétiennes. Les forces vives et les cultes apportent également leur pierre à l’édifice. Le FFKM délègue José Bertin Randrianasolo, les églises chrétiennes non membres du FFKM sont représentées par Mailhol André Christian et Heritiana Rafanomezantsoa, tandis que la communauté musulmane s’appuie sur Aziza Said Razafindramana et Hamada Chanfi. Les garants des us et coutumes, les Raimandreny ara-drazana, sont six à porter la voix des régions avec Ny Andriambavy Mamisoa Rakotomalala pour Antananarivo, Kassimo Arona Besony pour Antsiranana, Takonarivo Solomon Botavao Ratsi pour Fianarantsoa, Nanjatiana Andreas Ralainirina pour Mahajanga, Jean Aristide Simimouehe pour Toamasina et Elakolevo Elisao Zoendreniny pour Toliara.

Secteur privé. La jeunesse, la société civile et le secteur privé ne sont pas en reste. Le Collectif des mouvements de jeunes aligne six membres issus des différentes provinces, la société civile est défendue par Anja Ranoarivony et Manda Razafinjato, et le secteur privé par Laou Po Wing Wilfrid et Elina Volasay. Enfin, les catégories vulnérables et la protection des consommateurs trouvent une place de choix avec Sendraharisoa Lydia Rabendrainy pour les fédérations des personnes en situation de handicap, Fulgente Soja Ramiandrisoa et Josvah Maheny pour les personnes atteintes d’albinisme, et Voia Lalaina Razafindralambo et Ndriantsoa Rahasimbola pour les consommateurs. Deux personnalités, Mialisoa Randriamampianina et Faratiana Manase Esoavelomandroso, intègrent l’équipe au titre du choix direct du président du Comité.

Dialogue national. Conformément à l’article 3 du décret, le mandat des membres s’achèvera le jour de l’investiture du président de la République élu à l’issue de ce processus. Le Comité technique entre ainsi de plein pied dans ses fonctions, avec pour tâche de poser les fondations d’un dialogue national inclusif dans un climat marqué par des attentes populaires pressantes. L’Exécutif mise sur ce vivier de compétences pour lever les incertitudes d’un calendrier politique sous haute tension. Cet arrêté sonne comme un coup d’accélérateur, mais reste à savoir si ces trente-cinq personnalités sauront transformer l’essai et répondre aux aspirations d’un peuple en quête d’apaisement.

Julien R.

PLUME de F : La morale ne se porte pas en prière

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« Tsy hoe olona mivavaka ka manana fahendrena sy fitondrantena mendrika ! Rehefa tsy manavaka ny tsara sy ny ratsy, tsy ny fivavahana akory no tsy ampy fa ny fahatsiarovantena amin’ny maha-olona. »

Il n’est pas nécessaire d’avoir une religion pour posséder la sagesse et une bonne conduite. Mais si tu ne sais pas distinguer le bien du mal, ce n’est pas la religion qui te manque : c’est la conscience de ce que signifie être humain.

Il est des crimes devant lesquels les mots semblent dérisoires.

Deux jeunes femmes, à peine sorties de l’adolescence pour l’une, au seuil de la vie adulte pour l’autre. Deux vies brisées. Deux familles confrontées à une douleur que rien ne pourra véritablement effacer. Elles auraient dû connaître les projets, les études, l’amour, les voyages, les joies simples de la vie. Elles ont connu la violence, les abus et, finalement, la mort.

L’une a été retrouvée ligotée. L’autre a été abandonnée dans des buissons. Derrière ces faits, il y a surtout deux êtres humains dont la vie a été volée.

Une question terrible s’impose : comment un être humain peut-il en arriver à considérer qu’un autre être humain ne mérite plus ni respect, ni dignité, ni même de vivre ?

Notre société aime souvent expliquer la morale par la religion. Nous parlons de foi, de prières, de lieux de culte, de valeurs chrétiennes, musulmanes, traditionnelles ou autres. Nous rappelons avec raison que les religions enseignent généralement le respect de la vie, la compassion, la maîtrise de soi et l’amour du prochain.

Mais ces tragédies nous obligent à aller plus loin.

Car la religion ne peut pas être un simple vernis posé sur une personnalité dépourvue de conscience. On peut connaître des prières sans connaître la compassion. On peut fréquenter assidûment un lieu de culte et continuer à humilier, exploiter ou violenter les autres. On peut parler de Dieu tout en oubliant ce que signifie respecter sa créature.

La morale ne se mesure pas au nombre de prières prononcées, mais à la manière dont nous traitons les êtres humains lorsque personne ne nous regarde.

La conscience morale ne devrait jamais être sous-traitée à la religion. La foi peut aider à construire une conscience. Elle peut donner des repères, nourrir l’espérance et rappeler à chacun la valeur de la vie.

Avant d’être croyants ou non-croyants, nous sommes des êtres humains. Et cette humanité nous impose une première obligation : ne pas faire à autrui ce que nous ne voudrions jamais subir nous-mêmes.

C’est précisément le sens de cette sagesse malgache : la conscience de l’humanité en chacun de nous doit précéder toute appartenance religieuse.

Savoir que l’autre souffre. Comprendre qu’un « non » signifie non. Savoir qu’un corps ne nous appartient jamais. Comprendre que la force physique, l’autorité, l’argent ou la position sociale ne donnent à personne le droit de disposer d’un autre être humain.

Voilà le commencement de la morale. Et cette morale doit s’apprendre très tôt.

Elle commence dans la famille, dans la façon dont nous apprenons à nos garçons à considérer les filles et les femmes. Elle se poursuit à l’école, où l’éducation ne devrait pas seulement transmettre des connaissances, mais aussi apprendre le respect, la responsabilité et la maîtrise de soi. Elle se renforce dans la société, lorsque nous refusons de banaliser les violences, les agressions sexuelles, les humiliations ou les discours qui présentent les femmes comme des objets.

Car une société qui tolère les petites violences finit parfois par découvrir, trop tard, les violences extrêmes.

Il faut également avoir le courage de rappeler que la victime n’est jamais responsable du crime qu’elle subit.

Sa tenue, son heure de sortie, son comportement, son entourage ou ses choix ne justifient jamais une agression. La responsabilité appartient entièrement à celui qui décide de franchir la limite, d’imposer sa volonté et de nier la dignité de l’autre.

Face à des crimes aussi abjects, la justice doit évidemment faire son travail. Les auteurs doivent être identifiés, jugés et sanctionnés conformément à la loi. Mais la justice pénale, aussi indispensable soit-elle, intervient après le drame !

Oui, la véritable bataille se joue aussi avant !

Les deux jeunes femmes dont les vies viennent d’être brutalement interrompues ne doivent pas devenir de simples noms dans la chronique des faits divers.

Leur mort doit nous interroger et nous faire nous demander : quel être humain suis-je lorsque je suis seul face à la tentation de faire du mal ?

Concertation multi-acteurs : Le parti ADN reçu à Iavoloha par le Président de la Refondation

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Dans le cadre de la concertation multi-acteurs qui se tient à Iavoloha, hier, c’était au tour des responsables du parti Arche De La Nation (ADN) de faire entendre leur voix auprès du président Michaël Randrianirina.
Dans le cadre de la concertation multi-acteurs qui se tient à Iavoloha, hier, c’était au tour des responsables du parti Arche De La Nation (ADN) de faire entendre leur voix auprès du président Michaël Randrianirina.

Dans le cadre de la concertation multi-acteurs initiée depuis lundi pour préparer les futures échéances électorales, le Palais d’Iavoloha poursuit son ballet politique en recevant les forces vives de la Nation. Hier, c’était au tour des responsables du parti Arche De La Nation (ADN) de faire entendre leur voix auprès du président Michaël Randrianirina. Une entrevue stratégique qui a permis à cette formation de réexposer en détail les principes de sa vision et ses exigences pour l’avenir institutionnel du pays.

Figurant parmi les partis reçus par le Président de la Refondation, l’ADN soutient que l’élection ne doit en aucun cas être perçue ou réduite à une simple fin en soi. Elle constitue avant tout un processus démocratique fondamental permettant au peuple souverain de choisir ses dirigeants et de confier la gestion des affaires publiques à des représentants légitimes. C’est également un levier puissant d’expression citoyenne. C’est précisément cette conviction qui justifie l’engagement indéfectible de l’ADN pour les scrutins sous la Quatrième République, guidé par le principe cardinal selon lequel le pouvoir émane exclusivement du peuple. Des idées exposées hier à Iavoloha dans un esprit d’inclusivité.

Préparation minutieuse

Abordant la question cruciale des exigences d’un scrutin intègre, le parti insiste sur un fait primordial : ce n’est pas seulement la date de l’élection qui importe, mais bien la confiance et l’acceptation unanime des résultats par l’ensemble des citoyens malgaches. Pour prémunir le pays contre toute crise post-électorale, l’ADN plaide pour une maîtrise absolue des listes électorales, une transparence totale des opérations ainsi qu’un suivi rigoureux. De bonnes élections exigent une préparation minutieuse. De surcroît, la simple existence institutionnelle d’une Commission électorale ne saurait suffire. Il est impératif d’encadrer à l’avance les règles strictes du jeu électoral, englobant le financement des campagnes, la propagande et l’utilisation équitable des médias d’État. Dans le même esprit d’intégrité républicaine, l’organe chargé d’organiser et de superviser les scrutins doit impérativement inspirer la confiance, se montrer solide et totalement transparent, dénué de tout parti pris. La confiance populaire et l’indépendance de cet organe priment sur sa simple dénomination. Par ailleurs, la démocratie ne saurait se résumer au simple geste de glisser un bulletin dans l’urne. Le citoyen doit retrouver sa place en pouvant choisir, participer activement, exercer un contrôle permanent et exiger des comptes à ses dirigeants.

Contribuer activement

Cette ambition démocratique s’élargit à travers le projet phare de « Fédéralisme Sahaza », porté par l’ADN. Ce projet préconise des élections à tous les niveaux de la gouvernance locale et territoriale, incluant l’élection directe des dirigeants de région, des députés, des sénateurs et des maires. L’objectif est de rapprocher le centre de décision du quotidien de la population. Pour garantir la parfaite équité de ces joutes, l’ADN réclame une neutralité stricte du gouvernement. Aucune ressource publique ne doit être tolérée pour avantager un candidat. En tout cas, l’ADN rappelle que la Quatrième République et les scrutins à venir ne sauraient être dissociés de la question fondamentale de la Nation à bâtir collectivement. En affirmant que les élections doivent être propres et transparentes, l’ADN réaffirme sa disposition à contribuer activement à la gouvernance. Les échanges tenus hier à Iavoloha confirment la volonté inébranlable de cette formation, mais aussi du président Michaël Randrianirina, de placer l’intérêt de la population au cœur de la refondation, marquant ainsi un jalon majeur pour l’avenir démocratique. Cette démarche renforce durablement la vision nationale pour tous.

Julien R.

Consultations à Iavoloha : Les anciens alliés du régime précédent reçus

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Le Palais d’État d’Iavoloha poursuit les consultations nationales sur la préparation des prochaines élections. Pour le deuxième jour des échanges, les partis qui avaient accompagné le régime précédent ont été reçus hier. Après les formations politiques qui s’étaient opposées au régime précédent, les partis proches de l’ancien pouvoir ont été invités, à leur tour, à partager leur point de vue sur la situation électorale dans le pays. À savoir, le parti Antoka sy Dinan’ny Nosy (ADN), dirigé par Edgard Razafindravaha.

Processus électoral

Selon les informations communiquées par la présidence de la Refondation, ces formations ont partagé avec les responsables étatiques leur lecture de la situation politique et électorale du pays, notamment à la lumière des différents scrutins organisés jusqu’ici. Elles ont également formulé des propositions et avancé des pistes susceptibles, selon elles, d’améliorer le processus électoral ainsi que l’environnement dans lequel se déroulent les élections.

Communauté internationale

Pour rappel, les consultations avaient débuté lundi avec la réception de la plateforme politique Firaisankina, composée notamment du TIM, du HVM et du Pro-Siteny. Le groupe politique KFIM, ainsi qu’une association de femmes, avaient ensuite été reçus par le président de la Refondation de la République, Michaël Randrianirina. La communauté internationale suit également de près ces consultations. La SADC, l’Union africaine, ainsi que le système des Nations unies sont présents sur place et suivent le déroulement des échanges.

Recueillis par Nadia R.

Assemblée nationale : Des retraitées réclament leur dû

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La situation des agents retraités de l’Assemblée nationale suscite des interrogations au sein du Syndicat des Agents Retraités de l’Assemblée nationale (SARAN). Créé en mars 2025 et présidé par Bebain Urbain Andriantsizehena, président national du parti RPSD, le syndicat réclame notamment le paiement du complément d’indemnité d’installation dû à certains retraités. À l’époque, le président de l’Assemblée nationale, Justin Tokely, avait déjà reçu les représentants du syndicat, qui avaient précisé que leur démarche visait à défendre le bien-être et les avantages des retraités, et non à faire grève.

Indemnité d’installation

Le SARAN rappelle que lorsqu’un fonctionnaire atteint l’âge de 60 ans et part à la retraite, il bénéficie d’une indemnité d’installation correspondant à douze mois de salaire. Or, certains anciens agents de l’Assemblée nationale n’auraient pas perçu l’intégralité de cette indemnité. Le syndicat réclame ainsi le paiement du complément qui leur est dû, et souligne que ce reliquat constitue un droit qui devrait être régularisé. Parmi les personnes concernées, certaines seraient malades, tandis que d’autres seraient déjà décédées. Le SARAN déplore également l’insuffisance de médicaments au sein du Service médico-social, alors que plusieurs retraités souffrent de maladies chroniques.

Appel aux autorités

Le syndicat interpelle le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, ainsi que les membres du Bureau permanent, afin qu’ils procèdent au paiement du complément d’indemnité d’installation. Il se tourne également vers le président de la Refondation de la République de Madagascar, Michaël Randrianirina, et le ministre de l’Économie et des Finances, afin qu’ils examinent cette affaire. Il rappelle que l’aspect humain a récemment été mis en avant par le président de la Refondation de la République. Le SARAN affirme, par ailleurs, avoir été contraint de s’exprimer dans la presse, faute d’avoir été reçu en audience. Reste à savoir quelles suites seront données à cet appel.

Recueillis par Nadia R.

Ministère des Affaires étrangères : Réunion de cadrage stratégique des nouveaux représentants diplomatiques malgaches

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La cheffe de la diplomatie, Alice N’DIAYE, a tenu à rappeler avec fermeté les priorités assignées à ces nouveaux commis de l’État.
La cheffe de la diplomatie, Alice N’DIAYE, a tenu à rappeler avec fermeté les priorités assignées à ces nouveaux commis de l’État.

La diplomatie malgache passe à la vitesse supérieure. La ministre des Affaires étrangères, Alice N’DIAYE, a récemment convié à une réunion de cadrage stratégique les nouveaux représentants diplomatiques et consulaires nommés à l’étranger. Au cœur de ces échanges : le renforcement des relations bilatérales, la défense inflexible des intérêts de Madagascar et la promotion active de son image sur la scène internationale. Cette rencontre de haut niveau a permis de rassembler des figures clés de la diplomatie, à l’instar d’Olga Ramiarinjanahary, ambassadrice à Maurice, de Mamy Ratovomalala, qui prend les rênes de l’ambassade au Royaume-Uni, ainsi que de Rosette Hery, nommée consule générale à La Réunion. Ces nominations s’inscrivent dans une volonté manifeste de dynamiser la présence malagasy au sein de zones économiques et géopolitiques hautement stratégiques pour le pays.

Durant cette concertation, la cheffe de la diplomatie a tenu à rappeler avec fermeté les priorités assignées à ces nouveaux commis de l’État. Parmi les missions cruciales figurent la protection accrue et la mobilisation active de la diaspora malagasy, actrice incontournable du développement national. « Contribuer à la mise en œuvre des priorités de la Refondation et porter haut les couleurs de Madagascar » : tel a été le leitmotiv martelé par la ministre à l’attention de ses diplomates. À l’heure où la Grande île cherche à consolider ses partenariats extérieurs, ces nouveaux représentants auront la lourde tâche de traduire en actes concrets cette ambition de renouveau et d’attractivité.

Recueillis par Julien R.

Jean-Marc Grosgurin : Le nouvel ambassadeur français présente ses lettres de créance

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Le nouvel ambassadeur désigné de la République française dans la Grande île, Jean-Marc Grosgurin, a officiellement présenté mardi la copie figurée de ses lettres de créance.
Le nouvel ambassadeur désigné de la République française dans la Grande île, Jean-Marc Grosgurin, a officiellement présenté mardi la copie figurée de ses lettres de créance.

Le nouvel ambassadeur de France à Madagascar, Jean-Marc Grosgurin, a officiellement remis la copie figurée de ses lettres de créance à la cheffe de la diplomatie malgache, Alice N’Diaye. Un échange axé sur le renforcement du partenariat bilatéral et les projets structurants.

La relation diplomatique entre la France et Madagascar franchit une étape importante en ce début du mois de septembre. Le nouvel ambassadeur désigné de la République française dans la Grande île, Jean-Marc Grosgurin, a officiellement présenté, mardi, la copie figurée de ses lettres de créance. Cette démarche protocolaire essentielle s’est déroulée lors d’une entrevue chaleureuse et constructive avec la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, marquant le lancement effectif de sa mission diplomatique sur le sol malgache. Au-delà de la tradition républicaine, cette première rencontre officielle a constitué l’occasion privilégiée d’un tour d’horizon approfondi. Les deux personnalités ont ainsi passé en revue l’état des relations multiformes unissant Paris et Antananarivo.

Actes tangibles

Les échanges ont surtout permis de réaffirmer avec force la volonté commune des deux gouvernements de traduire en actes tangibles le partenariat renouvelé. Cette dynamique inédite s’inscrit directement dans la droite ligne de la feuille de route stratégique qui avait été agréée par les deux chefs d’État lors de leur sommet bilatéral à Paris, en février dernier. Les deux responsables ont ainsi insisté sur l’importance d’une mise en œuvre rigoureuse et rapide de ces engagements partagés. L’entretien a également permis de mettre en lumière les priorités concrètes de cette coopération bilatérale réinventée. Si l’appui indéfectible de la France au programme de la Refondation demeure une pierre angulaire indispensable pour répondre aux urgences et aux besoins immédiats de la population malgache, l’ambition affichée va désormais au-delà de la simple gestion conjoncturelle.

Vision partagée

Le partenariat se veut résolument tourné vers l’avenir, avec une focalisation accrue sur la mise en place de projets structurants à plus long terme. Dans cette perspective, une attention toute particulière sera accordée aux initiatives garantissant un impact direct, mesurable et durable sur le quotidien des citoyens. Les secteurs vitaux, à commencer par celui des infrastructures, se trouvent naturellement au cœur de cette vision partagée. Avec l’entrée en fonction de M. Jean-Marc Grosgurin à Antananarivo, la coopération franco-malgache confirme sa volonté d’efficacité, de pragmatisme et de solidarité agissante au service du développement socio-économique des deux nations.

Julien R.

Présidentielle 2027 : Vers la démission du PRRM en cas de candidature

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L’éventuelle candidature du Colonel Michaël Randrianirina risque de créer un imbroglio constitutionnel.
L’éventuelle candidature du Colonel Michaël Randrianirina risque de créer un imbroglio constitutionnel.

Coup d’envoi hier au Palais d’Iavoloha du « Dinika fakan-kevitra hanomanana ny fifidianana » initié par le Président de la Refondation de la République de Madagascar (PRRM).

Observateurs

On ne sait trop s’il s’agit d’une consultation qui est une sorte de demande d’avis sur un projet prédéfini. Dans tous les cas, ce n’est pas une médiation en ce qu’elle ne fait pas intervenir un tiers en vue de la recherche d’un accord même si le Système des Nations Unies, l’Union Africaine et la SADC ont été invités à titre d’observateurs. Sans avoir leurs « maux » à dire car ils ne sont pas des facilitateurs comme il est d’usage dans une sortie de crise politique. A la limite, le processus lancé hier pourrait s’apparenter à un dialogue entre toutes les parties prenantes aux élections quoique les premières entités invitées, hier, par le PRRM n’aient pas une grande expérience électorale. A l’exception peut-être du groupe Firaisankina qui est réduit à une TIMide présence sur l’échiquier politique après la décision du fondateur du parti « Tiako I Madagasikara »  de se retirer de la plateforme avec ses élus.

Soixante jours avant

En tout état de cause, une véritable concertation – pour reprendre le terme à la mode mais en passe d’être galvaudé – suppose l’ouverture à tous les acteurs concernés et requiert la confrontation des idées, l’échange d’arguments et l’explicitation des points de vue de chacun. Force est de se demander si les parti(es) en présence ont abordé hier la question de la démission du président en exercice qui se porte candidat. Conformément à l’article 46 alinéa 2 de la Constitution qui énonce que « le président en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles, démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel ».

Octobre 2027

Parce qu’il exerce les fonctions de président de la République, le PRRM est soumis à cette obligation de démission. Le scrutin présidentiel devant en principe se tenir en décembre 2027, l’actuel locataire d’Iavoloha sera tenu de rendre les clés du Palais en octobre de la même année. En somme, d’ici un an, enfin presque. En effet, pour reprendre la « Marc » de fabrique de Ravalomanana à la présidentielle de 2001 avec son « Aza matahotra, minoa fotsiny ihany », on n’a pas peur de croire tout simplement que le Colonel Michaël Randrianirina participera à la prochaine course à la magistrature suprême. Quitte à faire un faux départ, sans risque de disqualification sauf s’il y a un nouveau « ni…ni » tel que c’était le cas en 2013 où les candidatures de l’ancien président élu et celle de son tombeur en 2009, ont été écartées d’office.

Consolidation du titre

Si l’homme fort de la Refondation ne brigue pas la présidence de la Vème République, la question de sa démission ne se pose pas. Il pourra rester en place jusqu’à l’élection du prochain président élu tel que le souhaite le « Vondron’ny Mpitolona manerana ny Nosy nanohitra ny fitondrana jadona teo aloha ».  Ce « groupe de militants de toute l’île qui s’est opposé au pouvoir autoritaire précédent » a effectivement déposé trois requêtes auprès de la Haute Cour Constitutionnelle le 22 mai 2026. La deuxième requête sollicite « la consolidation du titre de chef de l’Etat du président Michaël Randrianirina en qualité de chef d’Etat définitif dont les fonctions ne sauraient être interrompues jusqu’à l’investiture du nouveau président de la République en période d’exception ».

Requêtes irrecevables

Dans sa Décision en date du 26 août dernier, la HCC a déclaré les trois requêtes irrecevables en considérant que l’accès direct au juge constitutionnel de ce « groupe informel de citoyens militant dans des causes politiques » n’est pas prévu par la Constitution. Celle de 2010 qui reste et demeure en vigueur jusqu’à l’adoption par voie référendaire et la promulgation de la Constitution de la Ve République qui ne pourra pas s’appliquer à l’actuel PRRM sauf si les dispositions transitoires en décident autrement afin d’éviter un imbroglio constitutionnel. En tout cas, la remise en cause de l’obligation de démission pour le président en exercice serait un retour en arrière, à l’époque de Didier Ratsiraka qui l’avait extirpée de la Constitution initiale de la Troisième République lors du référendum constitutionnel du 5 mars 1998. Avant d’être réintroduite dans la Constitution de la Quatrième République de 2010 par Andry Rajoelina. Le Colonel au béret vert suivra-t-il l’Amiral rouge ou le numéro Un du régime Orange ? Cela pourrait être l’un des points de discussion voire d’achoppement de l’actuel « Dinika fakan-kevitra » et du prochain référendum constitutionnel pour un Oui pour un Non.

R.O

Code municipal d’hygiène : Les carnets d’amendes entrent en scène à partir de demain

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À partir du 4 septembre 2026, les sanctions prévues par le Code municipal d’hygiène seront appliquées par la commune urbaine d’Antananarivo pour tout manquement aux règles telles que stipulées par le CMH.

Fin de la phase de sensibilisation et d’information. L’heure est maintenant aux sanctions. Celles prévues par le Code municipal d’hygiène (CMH) seront dorénavant appliquées en cas d’infractions constatées par les autorités municipales habilitées à le faire. Une démarche faisant suite à une phase préalable de sensibilisation et d’information du grand public sur les bonnes pratiques, les infractions et les sanctions prévues par le CMH.

Ainsi, à partir de demain, vendredi 4 septembre 2026, les carnets d’amendes entrent en scène. Une brigade mixte composée d’éléments de la police municipale et de la direction en charge de l’eau et de l’assainissement au sein du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, aura la charge de collecter les amendes prévues en fonction des infractions constatées. Les auteurs d’infractions concernant l’hygiène, l’eau, l’assainissement, les nuisances, les déchets en tous genres, les constructions, la circulation et le transport, les commerces et marchés, et divers autres domaines devront ainsi s’acquitter des amendes correspondant à l’infraction. À titre d’exemple, le dépôt de matériaux de construction tels que les gravillons, le sable, les moellons et autres sur la voie publique est passible d’une amende d’un montant de 300 000 ariary, tandis que les vidanges de fosses septiques sans autorisation le sont d’une amende de 50 000 ariary. L’amende est du même montant en cas d’infraction concernant le dépôt d’ordures ménagères en dehors des horaires prévus, à savoir de 16 heures à 20 heures. Dorénavant, les usagers devront savoir à quoi s’en tenir.

Hanitra R.