Les partisans de Marc Ravalomanana vont célébrer à leur manière la fête de l’Indépendance. Ils vont tenir ainsi un culte œcuménique le samedi 22 juin, au Magro Behoririka. La fête de l’Indépendance étant également la fête de l’armée, les « Zanak’i Dada » vont de ce fait avoir une pensée pour les détenus politiques militaires. Et comme à l’accoutumée, ils revendiquent toujours le retour au pays du président en exil. Ils estiment, par ailleurs, que la confiscation du passeport de ce dernier repose sur la crainte quant au retour au pays du fondateur l’empire Tiko. Des piques ont été même lancées à l’endroit des députés issus de la mouvance Ravalomanana qui selon les inconditionnels de Magro Behoririka n’ont rien fait pour ce passeport de « Dada ».
D’après les explications du député élu dans le District d’Ikongo, il n’y a qu’un seul groupe parlementaire MAPAR à l’Assemblée nationale. Jean Brunel Razafintsiandraofa dément ainsi la déclaration du leader du MAPAR-PHR, Avimana qui a annoncé à la presse son projet de fonder plusieurs groupes parlementaires pro-Rajoelina. « La formation des groupes parlementaires concerne uniquement les députés élus », a soutenu le député d’Ikongo. Et lui de faire remarquer au passage que le groupe MAPAR qui a déjà été présenté à l’Assemblée nationale vendredi dernier est composé de 31 députés membres et l’on attend désormais que les 18 autres députés élus au nom de ce parti politique confirment leur adhésion. A noter que le groupe parlementaire MAPAR est présidé par Jean Brunel Razafintsiandraofa, tandis que Jean Michel Henri a été désigné vice-président et le rapporteur général est la députée du 3e Arrondissement Aina Rafenomanantsoa (Anyah).
Le procès sur la tentative de détournement de 16 milliards d’ariary au niveau du Trésor public a eu lieu hier au tribunal d’Anosy. Les cinq personnes dont deux anciens directeurs du Bureau des cadastres miniers de Madagascar et un ex-agent comptable, un employé de la présidence de la transition et une civile ont, tour à tour, comparu devant la barre du tribunal correctionnel. Ils ont tous niés leur chef d’inculpation. Y compris l’ancien personnel de la présidence qui a axé sa défense sur le fait qu’il n’est ni employé du trésor ni du BCMM. Une manière à lui d’expliquer qu’il n’était pas décideur et ne faisait que passer les documents administratifs. Un (ancien) directeur du BCMM, quant à lui, a affirmé qu’il a reçu un arrêté l’ordonnant de débloquer la somme indiquée, 16 milliards d’ariary, pour le compte de la société Mada Mining. « J’ai refusé, puisque cette missive ne permet pas de débloquer une telle somme. Nous savons très bien que quand il s’agit de plus de 10 millions d’ariary, il faudra un feu vert de la banque pour le déblocage » a-t-il plaidé devant le tribunal correctionnel. Avant de continuer qu’une tentative pareille est la cinquième du genre. Elle concerne toujours un pactole d’au moins 15 milliards d’ariary. Le parquet n’est pas allé sur quatre chemins pour dénoncer une mascarade dans cette affaire. « Trois employés du BCMM sont mêlés dans cette affaire et une fois la corruption dévoilée, ils se mettent au rang des plaignants pour faire diversion», a expliqué le magistrat du parquet durant la séance. Après la plaidoirie, le tribunal a décidé un renvoi de l’affaire pour le 1 juillet prochain. Une date ou le dénouement final sera connu.
Coup de tonnerre pour les habitants d’Alasora avec la profanation du « doany » d’Andriamanongavola. Le drapeau été déchiré puis foulé au pied. Tous les symboles sacrés ont été détruits et le lieu complètement profané. De sources proches de la gendarmerie, deux personnes sont déjà suspectées d’être les auteurs de cet acte malsain. Pour quel intérêt ? Et si l’on essaie d’établir les choses avec le coup marketing des « prophètes » de ces derniers temps ? La gendarmerie d’Ampahibato-Alasora mène l’enquête.
Etiquetage disparate, informations confuses ou en langues inconnues de la majorité des Malgaches, les étiquettes sur les emballages des produits chimiques sont parfois difficiles à déchiffrer par les utilisateurs et relèvent même d’un véritable casse-tête pour les non-initiés. Une situation qui expose à des dangers sur la santé et sur l’environnement.
Désormais, Madagascar dispose d’une politique nationale de gestion des produits chimiques bien ficelée qui n’attend plus que son adoption au niveau du gouvernement. Sa validation a eu lieu, hier, dans le cadre d’un atelier qu’abrite pendant deux jours l’OLEP (Organe de lutte contre l’événement de pollution marine par les hydrocarbures).
Cette politique consiste en la mise en œuvre de la Stratégie internationale de gestion des produits Chimiques ou SAICM (Strategic Approach to International Chemicals Management). Il s’agit alors de parvenir à une gestion écologiquement saine des produits chimiques le long de leur cycle de vie, afin que d’ici à 2020, les effets néfastes de ces produits sur la santé humaine et sur l’environnement soient réduits, et à terme, éliminés. Tous les acteurs concernés partent d’un principe de consensus pour permettre la mise en œuvre des mesures permettant cette gestion rationnelle des produits chimiques. Après son adoption par le gouvernement, cette politique nationale de gestion des produits chimiques constituera de cadrage national aux secteurs concernés.
SGH. L’atelier de validation comporte, par ailleurs, un second volet sur le système d’étiquetage des produits chimiques. Une analyse de situation, en quelque sorte, pour la mise en œuvre du système d’étiquetage basé sur le SGH (système global harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques) à Madagascar. En effet, l’étiquetage des produits chimiques utilisés dans le pays est encore extrêmement disparate et les usagers ne s’y retrouvent plus. « On trouve une multitude d’étiquettes de différentes langues et de différents formats, qu’il est difficile pour les utilisateurs et même les importateurs de comprendre les dangers que peuvent procurer les produits chimiques. Il est, par conséquent, difficile de prendre les mesures de précaution ou de traitement en cas d’accident », souligne Marthe Rahelimalala, point focal du projet SAICM. D’où la nécessité absolue d’appliquer un système basé sur le SGH, un système des Nations Unies qui facilite l’identification des produits chimiques dangereux et l’information des utilisateurs sur ces dangers. Et ce, en ayant recours à des symboles spécifiques ou de phrases standardisés sur les étiquettes des emballages, ainsi qu’à des fiches de données sécurité ou FDS. Madagascar, quelque peu à la traîne par rapport aux pays de la SADC, déjà en processus de mise en œuvre du SGH, devra être, dans 5 ans, au même diapason que ses voisins d’Afrique australe et au niveau international. La mise en œuvre du SGH se fera alors à travers des textes législatifs et des formations techniques, avant une application par les acteurs concernés, notamment le gouvernement, les industriels et la société civile, davantage chargée de la sensibilisation sur le SGH.
Akory ny hatairan’ny olona nahita ity lehilahy iray, 35 taona, nihantona tamin’ny tady teny ambony manga ny asabotsy teo tany Amborovy, Mahajanga. Tsy dia lavitra loatra ny trano nonenany ny toerana nahitana azy. Ny loharanom-baovao no nahalalana fa tsy dia nisy olana taminy sy ny fianakaviany. Ny reniny no nilaza fa tsy mety mandeha miasa fahavelony ny anao lahy. Nisy anatranatra natao azy tamin’izany. Teo anoloan’izany, tsy niteny ilay lehilahy. Rehefa tonga anefa ny alina, voalazan’ny vaovao fa namboariny ny entany, naka tady izy dia lasa nivoaka ny trano. Ny maraina, olona handeha haka rano no nahita azy efa nihantona, taitra mafy tokoa. Tonga dia nilazana ny tao an-tranony. Nojerena ka efa tsy nisy aina intsony ilay olona. Nampilazana ny avy ao amin’ny BMH ary tonga nitsirika ny razana ny dokotera. Io farany io dia nanamafy fa efa maty tokoa io lehilahy io ary karazan’ny namono tena.
Le ministère du Travail et des Lois sociales est en train d’assainir la fonction publique. La dernière statistique en 2006 fait état de 124 000 fonctionnaires dans tout Madagascar. Ce chiffre est en baisse atteignant 114 000 fonctionnaires. « Un recensement s’impose car à peu près 10 000 fonctionnaires sont fantômes, soit ils ont abandoné leur poste, soit ils sont déjà décédés mais leurs salaires sont encore touchés, soit ce sont des hauts employés dont leur nomination est déjà abrogée. Ce qui entraîne une perte de 300 millions d’Ariary/mois pour l’Etat », a révélé le ministre de tutelle, Maharanty Jean de Dieu lors de sa rencontre avec les représentants de la Banque Mondiale hier dans ses locaux.
Avantages sociaux. Ces derniers ont manifesté d’appuyer le ministère dans la réforme de l’Administration et vont revenir dans deux mois. « Les avantages sociaux des fonctionnaires comme la retraite, les logements sociaux feront l’objet de discussion après cet assainissement », a soulevé le ministre Maharanty Jean de Dieu. Notons qu’une politique de réforme de la Fonction publique a été élaborée, il y a dix ans, mais son application reste inefficace. Par ailleurs, celui-ci a annoncé que Madagascar célébrera la Journée Africaine de la Fonction Publique et de l’Administration le 23 juin prochain au ministère du Plan à Anosy. Tous les fonctionnaires et les autres acteurs concernés sont conviés à participer aux conférences-débats organisées à cette occasion.
Les manifestants attendant l’arrivée du Président Hery Rajaonarimampianina pour réclamer au moins le respect de droit humain. (Photo : Yvon Ram)
Les manifestants attendant l’arrivée du Président Hery Rajaonarimampianina pour réclamer au moins le respect de droit humain. (Photo : Yvon Ram)
Le ministère d’Etat en charge des Infrastructures, d’Equipements et de l’Aménagement du Territoire promeut une facilitation d’accès des Malgaches au domaine public qu’ils ont valorisé.
Selon le Président Hery Rajaonarimampianina
Cela fait déjà neuf ans que Madagascar entame une réforme foncière. De nombreux acquis et innovations ont été apportés mais il y a encore des conflits fonciers. En outre, le foncier a un aspect transversal touchant plusieurs secteurs comme l’agriculture, le tourisme, la construction, l’extraction minière, l’urbanisme et l’aménagement du territoire. La mise en harmonie de la politique foncière avec les autres politiques sectorielles s’impose aussi. Pour pallier tous ces problèmes, « les acteurs du foncier comme les ministères concernés, la société civile et les partenaires techniques et financiers vont élaborer ensemble une nouvelle politique foncière d’ici à 9 mois », a annoncé le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, lors de l’ouverture de l’atelier de lancement de la consolidation de la politique foncière hier au MAE à Anosy.
80% des terrains. L’objectif consiste à faire du foncier un levier de développement économique du pays tout en tenant compte de la valeur sociale et culturelle des terrains. Cette nouvelle politique foncière qui sera validée par le gouvernement en février 2015, serait applicable pour 15 ans. L’instauration de l’Etat de droit y est également inscrite dans le dessein d’éviter tout genre de conflit foncier. Dans la foulée, le Chef de l’Etat a fait savoir que près de 80% des terrains ne sont pas mis en valeur. « Cela constitue un des plus grands atouts pour assurer la relance économique du pays », a-t-il évoqué tout en rassurant la population que l’Etat ne va pas en aucun cas vendre la terre pour mettre un terme aux polémiques concernant son voyage en Israël dernièrement.
Cadres juridiques. Parlant des acquis, « plus d’une dizaine de circonscriptions foncières ont eu une amélioration du fonctionnement tandis que 471 communes ont été équipées de guichets fonciers. Près de 100 000 certificats fonciers ont été délivrés mais la demande de certification ne cesse d’augmenter », a exposé Coralie Gervers, la directrice des opérations de la Banque Mondiale. « La rénovation des cadres juridiques est un grand défi pour régler les occupations sur des terrains de cadastre et du périmètre coloniale. La communauté internationale est prête à appuyer l’Etat dans cette réforme foncière », a-t-elle poursuivi. De son côté, le ministre d’Etat en charge des Infrastructures, d’Equipements et de l’Aménagement du Territoire, Rivo Rakotovao, a promis qu’une politique foncière claire sera établie pour faciliter l’accès de tous les Malgaches au domaine public mis en valeur. Pour les investisseurs, « les baux emphythéotiques ou autre forme de location de terrain seront discutés par toutes les parties prenantes mais l’Etat ne vend pas de terrain », a-t-il précisé.
Manifestants. Par ailleurs, des centaines de manifestants issus de l’association Hafari et Taratra ont érigé des banderoles devant le ministère des Affaires Etrangères pour revendiquer leurs droits de jouissance de terrain occupé pendant des années. « Nous demandons la restitution de nos terrains sis à Nanisana et Ankadimbahoaka ou bien des mesures d’accompagnement aux victimes de la démolition par respect du droit humain ainsi que des enquêtes parlementaires mais le Président ne fait que passer», a exprimé Rafanomezantsoa Jean Nirina, président de Hafari. En réponse à leurs revendications, le directeur général des Services Fonciers, Hasimpirenena Rasolomampionona a expliqué que l’élaboration de cette nouvelle politique foncière vient à point nommé. « C’est une occasion pour tous les acteurs concernés de discuter tous les problèmes liés au foncier. Leurs représentants sont d’ailleurs conviés à prendre part aux discussions », a-t-il conclu.
Le nouveau DG des Forêts Fidy Andriamananoro prononçant son discours lors de la passation d’hier.
Le nouveau DG des Forêts Fidy Andriamananoro prononçant son discours lors de la passation d’hier.
La Direction Générale des Forêts change de main. La passation de service entre le DG entrant Fidy Andriamananoro et le DG sortant Jean-Claude Rabemanantsoa s’est tenue hier à Nanisana. On a également assisté, toujours à Nanisana, à deux autres passations de service, d’une part entre le nouveau et l’ancien directeur de la Valorisation des Ressources Naturelles (DVRN) et d’autre part entre le directeur entrant du Contrôle et de l’Amélioration de l’Intégrité (DCAI) et son prédécesseur.
Rigueur et esprit d’équipe. Lors de ce triple passation de service, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement, de l’Ecologie et des Forêts, Chan Ki Kiong Alain, qui a représenté le ministre Anthelme Ramparany, a mis l’accent sur deux choses : la rigueur et la fermeté. L’esprit d’équipe a été également mis en exergue hier à Nanisana par le représentant du ministre de l’Environnement.