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jeudi, octobre 29, 2026
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Rotary : 18e conférence du District 9220 la semaine prochaine

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Clara Ravoavahy, au premier plan, est la présidente du comité d’organisation de la 18e conférence de district. (Photo Yvon RAM)
Clara Ravoavahy, au premier plan, est la présidente du comité d’organisation de la 18e conférence de district. (Photo Yvon RAM)
Clara Ravoavahy, au premier plan, est la présidente du comité d’organisation de la 18e conférence de district. (Photo Yvon RAM)

Dans moins d’une semaine se tiendra à Antananarivo le prochain grand événement auquel se préparent activement les rotariens de Madagascar et d’autres pays regroupés au sein du district 9220. Du 30 avril au 3 mai se tiendra, en effet, la 18e conférence du District 9220 du Rotary, avec un nombre record de participants par rapport aux précédentes conférences de district, puisque 500 rotariens de Madagascar et des six autres pays que compte le district (Comores, Djibouti, Maurice, Mayotte, Seychelles, Rodrigues et la Réunion) sont attendus à ce rendez-vous annuel.

Un programme bien ficelé est prévu pour ces quatre jours de conférence de district, dont l’ouverture sera précédée d’une grande parade rotarienne. Cette conférence de district sera également l’occasion de remettre leur charte au Rotary club Saint-Pierre de l’île Maurice et à celui de Farafangana, faisant passer nombre de clubs dans le district à 64 et le nombre de membres à 1618. Pour Madagascar en particulier, le pays compte désormais 18 clubs dont 9 à Antananarivo et 9 dans les régions. « Cette conférence de district sera avant tout une grande plate-forme d’échange pour tous les rotariens participants, mais également un espace d’innovation et de renouveau pour le Rotary », déclare Clara Ravoavahy, présidente du comité d’organisation de la 18e conférence de district. Ce rendez-vous des rotariens sera, par ailleurs, une occasion de faire davantage connaître au public les actions du Rotary. Rappelons que le District 9220 est présidé, pour l’année 2013-2014, par un Malgache, en la personne de Jean Ravelonarivo.

Hanitra R.

Création d’Entreprises : Des procédures administratives trop compliquées

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La création d’entreprises est considérée comme l’une des solutions pour contourner le sous-emploi des jeunes dans la capitale, voire dans le pays. Cependant, cela comporte également d’autres obstacles…  

Le dernier salon de l’emploi et de la formation qui a eu lieu au Carlton Anosy durant deux jours a permis de constater en quelque sorte que le marché du travail ne suffit plus aux jeunes malgaches diplômés à la recherche de travail, rien que dans la capitale. En effet, selon le bilan provisoire de l’Association Ny Hoavi’Ntsika, organisateur du salon, les visiteurs attendus à l’événement ont largement dépassé le nombre attendu. « Si l’année dernière, on en attendait 7000 visiteurs, ce nombre a été largement dépassé à la fin de l’événement. Et cette fois-ci, on en a attendu 12 000. Mais je peux vous assurer qu’il y a eu plus de 13 000 visiteurs. Ce qui montre à quel point le marché du travail dans le pays ne suffit plus à combler le nombre de jeunes malgaches nouveaux diplômés sans emploi », explique Haritiana Rakoto Andrianarivelo. Ainsi, l’une des principales solutions pour remédier à une telle situation est selon cette source, que les jeunes optent pour la création de leurs propres entreprises. Mais là encore, il existe des obstacles.

En effet, ces jeunes diplômés malgaches se plaignent du fait que les procédures administratives relatives à la création d’entreprise sont trop compliquées et trop longues. « La plupart des jeunes qui ont voulu mettre sur pied leur propre entreprise ont confié que les papiers administratifs, ainsi que les procédures à suivre à cet effet sont trop compliqués. Ainsi, ces derniers souhaitent que ces mesure soient un peu allégées pour ceux qui ont moins de 25 ans car ils ont encore trop peu d’expériences », confie l’organisatrice du salon. A titre d’information, pour créer son entreprise, il faut toujours passer aux procédures d’enregistrement diverses, à la perception des droits d’enregistrements, payer les taxes professionnelles, les frais de dossiers, effectuer les démarches à suivre pour l’obtention de la carte professionnelle, l’immatriculation fiscale (NIF), etc. Ainsi, selon les recommandations, l’Etat devrait trouver des moyens pour alléger ces procédures afin que les jeunes puissent en profiter au plus vite.

Bon Cv. Pour en revenir au salon, l’association des DRH présente à l’événement a confié que l’un des principaux obstacles qui empêchent toujours les jeunes d’être recrutés est le fait que certains ne savent même pas personnaliser leur Cv et leur lettre de motivation. «Certains des jeunes ne savent même pas présenter leurs qualités ou leurs défauts. Certaines jeunes filles affirment qu’elles sont belles quand on leur demande leur qualité. Et d’autres confient qu’ils sont gourmands lorsque leurs défauts sont demandés dans leur Cv. Or, les qualités ou défauts demandés dans ces Cv devraient être en rapport avec le poste qu’ils demandent », a-t-on expliqué. En tout cas, le Salon a affiché un bilan très positif et la plupart des recrutements ont été orientés vers les milieux ruraux.

Arnaud R.

Pillage des ressources naturelles : Une extinction massive des tortues endémiques

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Une alerte. Madagascar dispose de neuf espèces de tortues dont cinq espèces sont endémiques. Cependant, « près de 47% des tortues de la Grande Ile sont déjà éteints depuis 10 ans en raison de pillage de nos ressources naturelles ainsi que de la consommation tout court de la viande de ces animaux par la population locale. Et si toutes les parties prenantes surtout l’administration, ne prennent chacune leur responsabilité, notre faune très recherchée sur le plan international disparaîtra d’ici 20 ans », a exprimé Herilala Randriamahazo, le coordinateur du programme Turtle Survival Alliance (TSA), lors d’un brunch organisé par l’ambassade des Etats-Unis hier au Centre de Presse Malgache.

15 000 USD. « Nous avons une administration faible qui ne fait aucune action surtout au niveau du site naturel des tortues. Même les autorités locales y compris les premiers responsables de la gendarmerie sur place sont des mangeurs de tortues. En outre, le trafic de tortues est bien organisé. Le transport se fait toujours en taxi-brousse et le contrôle passe inaperçu. Ce qui explique cette extinction massive de nos espèces », a-t-il évoqué. C’est vendu à 1 500 Ariary pour la viande cuite alors qu’une tortue s’achète à 15 000 USD à Thaïlande. La corruption, l’inconscience des Malgaches surtout les hauts responsables qui veulent avoir des tortues comme animaux de compagnie, le non-aboutissement des enquêtes judiciaires et la meilleure organisation des braconniers munis des armes à feu constituent des contraintes majeures à la lutte contre ce trafic. Il est aussi difficile de coopérer avec les communautés villageoises qui sont les premiers à pouvoir sécuriser les tortues dans leur habitat naturel.

Réintroduction. Par ailleurs, trois centres de détention provisoire ont été créés pour confisquer les tortues saisies à l’étranger. « Leur réintroduction dans le site naturel doit se faire dans les normes. Cela nécessite au moins 6 mois de phase d’acclimatation pour éviter que les animaux se meurent. Depuis 2010, plus de 2 000 tortues saisies sont traitées par TSA avant de les lâcher en milieu naturel », a raconté Herilala Andriamahazo. Le village d’Antsakoamamy situé à l’extrême sud du pays, est un modèle en matière de conservation de tortues. « Une école y a été construite suite à sa demande à titre de reconnaissance », a-t-il conclu.

Navalona R.

Tombola carte Visa de la BOA : Séjour pour deux au Brésil pour Etienne Rabefaralahy

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Hôtel 4 étoiles, carte Visa approvisionnée de 300USD, suite VIP pour le match opposant l’Argentine et Bosnie-Herzégovine : tels sont les avantages gagnés par Etienne Rabefaralahy et la compagne qu’il choisira pour le séjour tout frais payé à Rio, Brésil, du 14 au 17 juin 2014. En effet, c’est l’heureux gagnant du jeu carte Visa organisée par BOA Madagascar du 14 février au 15 avril dernier. « Le client bénéficie d’un ticket de participation à la tombola, à chaque opération effectuée avec la carte bancaire Visa. Cela concerne les cartes Libra, Tucana et Vibra. Pour nous, il s’agit d’une sensibilisation à l’utilisation de la carte bancaire. Durant le jeu, 3730 opérations ont été enregistrées. A noter que la carte Visa fonctionne à Madagascar, comme à l’étranger. Cela facilite la vie de l’utilisateur, même lorsqu’il voyage à l’extérieur. Dans la Grande Ile, 114 guichets de la BOA sont disponibles, outre les 80 agences. Nombreux sont également les magasins et les prestataires de service qui acceptent le paiement par carte Visa », a déclaré Zoelisoa Noely Nirina. De son côté, le DG de la banque, Abdallah Ikched a noté que la BOA évolue vite à Madagascar, avec sa part de marché qui avoisine les 28% et les 394000 comptes qu’elle gère. BOA Madagascar est même le vaisseau amiral de la BOA, d’après ses dires.

Antsa R.

MEETFP : « Une plate-forme de rencontres entre le ministère et les entreprises », selon Horace Gatien

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La cérémonie de passation de service entre le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle sortant, Jean André Ndremanjary, et le ministre de l’Emploi, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Horace Gatien a eu lieu hier. Face au changement de la dénomination dudit ministère, le ministre entrant d’affirmer: «Tout d’abord, je vais entamer une rencontre avec le ministre de la Fonction Publique et des lois sociales, Maharante Jean de Dieu pour bien se départager les tâches entre les deux ministères. Ensuite, vu que mon département inclut également l’emploi, je vais donc chercher les moyens pour l’amélioration de ce domaine, en essayant de mettre en valeur les techniciens issus de ce ministère ». Ainsi, l’ancien Secrétaire Général de l’Enseignement Supérieur confie qu’il est plus qu’important de mettre en place une plate-forme de rencontres entre son département et les entreprises, afin de trouver des solutions durables aux différents problèmes relatifs aux manques de moyens financiers et matériels de son ministère. «Le domaine de l’enseignement technique et de la formation professionnelle est sous équipé sur tous les plans. Ainsi, nous avons besoin de localiser les lieux où l’on pourrait combler ces manques, c’est chez les entreprises. Et avec le retour du pays à l’ordre constitutionnel, je vous assure que nous pourrons compenser ces manques dans les plus brefs délais, grâce à nos relations avec nos partenaires qui ne sont autres que les entreprises », affirme-t-il. Par ailleurs, ce dernier n’a pas manqué de faire savoir qu’il cherchera à instaurer au sein de son département l’équilibre régional, et ainsi, de chercher des résultats auprès de son équipe au plus vite, sinon, il procédera immédiatement aux remplacements.

Arnaud R.

Alidy Bin Soufou : « L’aide de l’épouse du Président n’est pas encore parvenue aux sinistrés de Mitsinjo »

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Les sinistrés de Mitsinjo attendent leur part d’aide octroyée par Voahangy Rajaonarimampianina. (Photo d’archives)
Les sinistrés de Mitsinjo attendent leur part d’aide octroyée par Voahangy Rajaonarimampianina. (Photo d’archives)
Les sinistrés de Mitsinjo attendent leur part d’aide octroyée par Voahangy Rajaonarimampianina. (Photo d’archives)

Le District de Mitsinjo a été fortement touché par le cyclone Hellen. Ce qui a amené Voahangy Rajaonarimampianina à apporter son aide à travers le BNGRC. « L’aide octroyée par l’épouse du Président de la République n’est pas parvenue jusqu’ici aux sinistrés de notre District », rapporte le député Alidy Bin Soufou. Et de lancer un appel au BNGRC pour que ce dernier ramène leur part d’aide aux sinistrés de sa circonscription.

Pensions. Le député sus nommé prie également le Directeur général de la CNAPS d’« accélérer le paiement des pensions des « Raiamandreny » retraités de la Sirama Namakia qui sont vraiment dans la galère après le passage du cyclone qui a provoqué la montée des eaux ». En sa qualité de « solombavambahoaka », Alidy Bin Soufou remercie la Première Dame « pour n’avoir pas oublié le sinistrés du District de Mitsinjo ».

R. O

Hery Rajaonarimampianina : Vers la suppression de l’immunité parlementaire

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Les députés envisagent de former un bloc pour contester cette décision présidentielle.
Les députés envisagent de former un bloc pour contester cette décision présidentielle.
Les députés envisagent de former un bloc pour contester cette décision présidentielle.

Désormais, les députés sont contraints d’effectuer une déclaration de patrimoine auprès du Bianco et de la HCC.

Décidément, le malheur ne vient vraiment pas seul. C’est en tout cas le cas actuellement au niveau de l’Assemblée nationale. Outre les problèmes de budget auxquels la Chambre basse fait face et le bras de fer entre les députés MAPAR et PMP dû notamment au projet de destitution de l’actuel Bureau permanent, les 147 parlementaires nouvellement élus se heurtent aussi à un autre problème beaucoup plus sérieux. Le problème entre les différentes entités politiques à Tsimbazaza ne serait qu’un « faux problème ». En effet, le président de la République, Hery Rajaonarimampianina a pris le vendredi 18 avril dernier, l’ordonnance n°2014-01 portant loi organique fixant les règles relatives au fonctionnement et à l’organisation de l’Assemblée nationale, ainsi qu’aux droits des députés. Un document de 71 articles forçant les députés à faire une déclaration de patrimoine auprès du Bianco et de la Haute Cour Constitutionnelle. Ces derniers sont en effet contraints de déclarer leurs avoirs durant les cinq dernières années. Selon nos sources, la Haute Cour Constitutionnelle est autorisée à prononcer la déchéance d’un député au cas où elle constaterait des anomalies ou des fausses déclarations.

Déchéance. Par ailleurs, si l’on se réfère au contenu de cette ordonnance, on peut constater que l’on s’achemine actuellement vers la suppression de l’immunité parlementaire. Ce ne serait plus donc qu’une « immunité déguisée ». Tout député ayant commis des fautes, y compris les simples infractions sera passible de poursuites judiciaires et sera frappé d’une procédure de déchéance. En outre, cette décision aura un effet rétroactif dans la mesure où même les fautes commises avant les élections législatives seront prises en compte. Pourtant, nul n’ignore que bon nombre de parlementaires nouvellement élus ont déjà eu des dossiers judiciaires. En tout cas, la HCC a déjà prononcé le 18 avril dernier sur la conformité de cette ordonnance n°2014-01 à la Constitution. A noter que le président Hery Rajaonarimampianina a déposé une saisine y afférente à Ambohidahy le 16 avril. Cependant, les membres de la Chambre basse n’entendent pas se laisser faire. Bien malgré la divergence de points de vue à propos notamment de la composition du Bureau permanent, ils envisagent de s’unir et de former un bloc pour contester cette décision présidentielle. Ils, ce sont les députés qui considèrent que « c’est une manœuvre visant à intimider et à faire pression sur les parlementaires pour les forcer de se conformer aux consignes de l’Exécutif. La question est de savoir si cette ordonnance considérée comme une copie d’un texte juridique relatif au contrôle du respect de l’éthique et de la déontologie des autorités françaises n’a pas été élaborée pour lancer une chasse aux sorcières aux députés MAPAR.

Davis R

Assemblée nationale : Deux projets de règlement intérieur à examiner

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Quel que soit le règlement intérieur qui sera adopté à Tsimbazaza, Christine Razanamahasoa risque de quitter la présidence de l’Assemblée nationale.
Quel que soit le règlement intérieur qui sera adopté à Tsimbazaza, Christine Razanamahasoa risque de quitter la présidence de l’Assemblée nationale.
Quel que soit le règlement intérieur qui sera adopté à Tsimbazaza, Christine Razanamahasoa risque de quitter la présidence de l’Assemblée nationale.

Deux projets de règlement intérieur sont soumis à l’examen des députés qui se réunissent en ce moment en session extraordinaire.

La session extraordinaire de l’Assemblée nationale se penchera aujourd’hui en séance plénière sur les deux projets de règlement intérieur, l’un présenté par l’administration de la Chambre Basse et l’autre élaboré par la plate-forme politique PMP (Plate-forme pour la Majorité Présidentielle). Le projet de l’administration de l’Assemblée nationale comporte 151 articles, mais il ne prévoit aucun changement au niveau de la composition du bureau permanent de l’Institution. Tandis que le projet présenté par la PMP a 223 articles. Il prévoit la création d’un troisième poste de Questeur et l’élection de deux Rapporteurs Généraux. Quoi qu’il en soit, force est de constater que les députés Mapar soutiennent le projet de règlement intérieur élaboré par l’administration de l’Assemblée nationale. Mais, force est également d’affirmer que ce soit le premier ou le second projet de règlement intérieur, son adoption remettra en cause l’existence de l’actuel bureau permanent dominé par les partisans de l’ancien président de la Transition.

Guerre de mots. A l’Assemblée nationale, les polémiques enflent sur le sort de l’actuel bureau permanent présidé par Christine Razanamahasoa. Alors qu’en fait, ce n’est qu’une guerre de mots. L’équipe de l’ancienne ministre de la Justice conteste par tous les moyens la « destitution » brandie par certains députés pro-Hery alors qu’en fait, il ne sera jamais question de destitution, mais d’adoption du nouveau règlement intérieur. La confusion semble favoriser l’actuel bureau permanent dont la destitution exige la signature d’au moins 2/3 des membres de l’Assemblée nationale. Il ne s’agit donc pas d’une destitution, mais de l’élection des nouveaux membres du bureau permanent à partir d’un nouveau règlement intérieur. Mais, que ce soit destitution ou élection des nouveaux membres, l’objectif reste le même : le départ de Christine Razanamahasoa et consorts.

RAJAOFERA Eugène

Sites et monuments de Madagascar : Le « Zoma de l’Isandra » bientôt classé patrimoine mondial de l’UNESCO

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Les panneaux de l’exposition à la salle Rado de la Bibliothèque nationale. (photo Nary Ravonjy)
Les panneaux de l’exposition à la salle Rado de la Bibliothèque nationale. (photo Nary Ravonjy)
Les panneaux de l’exposition à la salle Rado de la Bibliothèque nationale. (photo Nary Ravonjy)

La journée internationale des monuments et des sites, le 18 avril dernier, a permis de faire un inventaire national de cette richesse culturelle de Madagascar. Les 22 régions ont chacune des sites qui ont une valeur historique. L’exposition qui se tient à la salle Rado de la Bibliothèque nationale met en exergue deux sites particuliers, la colline d’Ambohimanga et le « Zoma de l’Isandra ». La première a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO. Le second devrait l’être après avoir été proposé par les autorités malgaches. Il a été classé patrimoine national par le décret n°2011-488 du 06 septembre 2011 grâce à ses valeurs historique, archéologique et ethnographique.

Le « Zoma de l’Isandra » se situe à 34 km au nord-ouest de Fianarantsoa, dans la région de la Haute-Matsiatra. Il est composé d’une grande falaise et d’énormes blocs de rochers dans lesquels se trouvent des abris-sous-roche, grottes, galeries souterraines, espaces à ciel ouvert et espaces verts. Il a servi de refuge et de lieu d’habitation entre le XIVe siècle et le XIXe siècle.

Patrice RABE

PAM / Sécurité alimentaire : Soutien à 62 000 personnes dans les zones exposées aux catastrophes naturelles

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Les invasions acridiennes ont sérieusement compromis les récoltes des populations des zones infestées. (Photo d’archives)
Les invasions acridiennes ont sérieusement compromis les récoltes des populations des zones infestées. (Photo d’archives)
Les invasions acridiennes ont sérieusement compromis les récoltes des populations des zones infestées. (Photo d’archives)

62 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire pourront être soutenues par le PAM, suite à une contribution financière de 900 000 dollars du Japon, allouée au PAM.

Un financement de 2 milliards d’ariary (900 000 USD) vient d’être alloué au Programme alimentaire mondial (PAM) par le gouvernement japonais. Un soutien financier qui confirme la reprise de la coopération bilatérale avec le Japon après la formation du nouveau gouvernement de Madagascar, et l’intensification de l’intervention de ce pays dans le domaine de l’agriculture, identifié comme un des piliers prioritaires de sa coopération avec Madagascar. Cet appui financier permettra de porter assistance directement à 62 000 personnes en situation d’insécurité alimentaire, à travers des distributions de vivres pour la création d’actifs, dans les régions exposées aux sécheresses, cyclones et inondations.

Les populations dans ces zones ont été sérieusement affectées par les déficits pluviométriques   ou, au contraire, les excès de pluie, ainsi que par l’invasion acridienne, qui ont compromis leurs récoltes de l’an dernier. Ce soutien du Japon leur permettra de disposer de nourritures et de dépasser leur situation de victimes pour se reconstruire après les dégâts laissés par les catastrophes naturelles.

Reconstruction. Une série de programmes sont mis en œuvre dans ces zones par le PAM et ses partenaires, en appui au Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes (BNGRC), avec un double objectif de renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables aux chocs et d’amélioration de la situation alimentaire des ménages en difficulté pendant la période de soudure et cela, au moyen de distribution de vivres. Ces programmes consistent en des activités de reboisement et en la construction ou réhabilitation d’infrastructures communautaires tels les canaux d’irrigation, pistes rurales et bassins de captages d’eau. Les femmes chefs de ménages sont particulièrement ciblées dans la partie sud-est de l’île. Des programmes visent à renforcer leur autonomisation par le biais de formations aux cultures maraîchères à cycle court. En adoptant des techniques agricoles améliorées puisées dans le cadre de ces formations, elles pourront augmenter leur production, d’améliorer leur revenus et par ricochet et d’être mieux armées pour faire face aux aléas climatiques.

D’après l’évaluation des récoltes et de la sécurité alimentaire du PAM et de la FAO en 2013, près d’un quart de la population de Madagascar est en situation d’insécurité alimentaire. Mais faute de financement, le PAM ne peut assister que la moitié des 800 000 personnes identifiées comme ayant besoin d’aide. Près de 42 milliards d’ariary seront nécessaires pour couvrir les besoins jusqu’à la fin de cette année.

Recueillis par Hanitra R.