En marge de la cérémonie de réception officielle de l’intranet à l’Assemblée nationale, le Vice-président de cette Institution, élu dans la Province de Toliara, Tinoka Roberto a confirmé que le MAPAR n’a pas présenté le Dr Kolo Roger au poste de Premier ministre. Selon ses dires, seul Haja Resampa a été proposé par le MAPAR. En effet, avec ses 49 députés, le MAPAR n’envisage pas de se laisser faire. Les leaders du parti ont tenu une réunion hier soir pour déterminer la position qu’ils vont prendre. Tinoka Robert a laissé entendre que « face à cette situation, il est possible que le MAPAR bascule dans l’opposition ». « Tout est possible dans la politique », a-t-il soutenu. Face au projet de destitution du Bureau permanent, le Vice-président de l’Assemblée, tout en rappelant que le MAPAR détient la majorité à Tsimbazaza, a également annoncé que « nous n’avons pas peur de nouvelles élections… Même si l’on nous ordonne de réorganiser des élections, nous sommes sûrs d’être capables de pouvoir les remporter ». Pour sa part, la présidente de l’Assemblée, Christine Razanamahasoa a laissé entendre que le MAPAR envisage de prendre des sanctions contre ses députés qui ont retourné leur veste, à l’exemple du député de Betroka, Nicolas Randrianasolo. « Une procédure de destitution n’est pas à exclure », a-t-elle martelé. Et ce, conformément à l’article 72 de la Constitution.
Le nouveau Premier ministre Kolo Roger n’a pas chômé depuis hier. Normalement, il doit commencer ses consultations dès aujourd’hui. Et ce pour que conformément au souhait du président de la République, la nouvelle équipe gouvernementale soit formée la semaine prochaine. La tâche n’est pas facile, car le nouveau chef du gouvernement aura à mettre en place une équipe d’ouverture, reflétant la réconciliation nationale. Reste à savoir si tous les partis politiques qui l’ont proposé au président seront représentés dans le futur gouvernement. A noter qu’il y a des entités politiques qui n’ont pas proposé le nom du Dr Kolo Roger, mais ils soutiennent le président Hery Rajaonarimampianina, pour ne citer que la mouvance Ravalomanana dont certains extrémistes persistaient sur la candidature unique du Dr Jules Etienne Rolland. Quoi qu’il en soit, le futur gouvernement doit être un gouvernement d’union nationale.
Malgré l’amélioration de la sécurité et la sureté aérienne, les avions d’Airmad ne pourront toujours pas se poser en Europe.
Malgré l’amélioration de la sécurité et la sureté aérienne, les avions d’Airmad ne pourront toujours pas se poser en Europe.
La décision du comité de l’union européenne sur la sortie de l’annexe B ne sera connue que ce jour, d’après les informations fournies par l’Aviation Civile de Madagascar (ACM). Mais d’après certaines sources, la décision est déjà connue, et la compagnie Air Madagascar ne serait pas sortie de la liste noire de l’Union Européenne. Bref, l’ACM devra se prononcer ce jour pour la confirmation ou le démenti de cette information. Rappelons que l’ancien DG de cet établissement a déjà assuré que les conditions sont déjà remplies pour sortir la compagnie malgache de cette liste de l’annexe B. L’OACI (Organisation internationale de l’aviation civile) quant à elle, semble encore insatisfaite.
Les finances publiques avec l’évolution de la gestion publique sont en mutation. « La gestion des finances publiques se fait maintenant sur des principes et des enjeux essentiellement économiques car les personnes publiques sont des acteurs économiques parmi tant d’autres », a expliqué le Professeur Robert Hertzog de l’IEP Strasbourg lors d’un colloque international hier à l’IEP-Madagascar. La Grande Ile a déjà adopté le budget programme et la loi organique relative à la Loi des Finances. Les programmes définis par ministère avec des objectifs fixés caractérisent les politiques de l’Etat pouvant être compréhensibles par tout le monde.
« Après l’exécution budgétaire, il doit y avoir des évaluations si ces objectifs fixés sont atteints. La Cour des Comptes, qui est indépendante, ou son équivalent y a un rôle à jouer. Son rôle est plutôt de prévention et d’orientation que de contrôle et de sanction pour assurer le perfectionnement de l’utilisation des deniers publics. Son efficacité ne pourrait être ainsi visible que sur le long terme », a-t-il évoqué. Pour le cas de la France, sa Constitution prévoit que ces évaluations de l’exécution budgétaire sont du ressort du Parlement. « Les députés s’investissent plus au moins dans ces tâches. Il y a aussi le pouvoir extérieur comme les banques, le marché financier et les bailleurs de fonds. Mais ils ne font que leurs évaluations », a-t-il enchaîné. La Cour des Comptes s’avère ainsi plus efficace pour effectuer ces tâches tout en informant les citoyens via les médias, entre autres.
Réformes. Pour le cas de Madagascar, « il y a trop d’asymétrie d’informations entre l’Etat et les citoyens concernant la gestion des finances publiques. Par contre, les Parlements ne sont pas en mesure de faire des évaluations ex-anté et ex-post de l’exécution budgétaire », a dénoncé Hugues Rajohnson, professeur à l’IEP-Madagascar. En outre, la loi organique n’est pas appliquée. « Tout cela nécessite ainsi des réformes », dit-il. En fait, la nouvelle gestion publique est focalisée sur la qualité de la production de biens et services publics offerts à la société. « L’administration ne doit pas être moins efficace que les autres acteurs sinon elle prélève des ressources pour produire des services moins utiles que ceux rendus par les organismes privés », a conclu le Pr. Robert Hertzog.
Un bébé parmi de nombreux autres qui ont bénéficié d’une opération chirurgicale dans le cadre de l’opération Smile.
Un bébé parmi de nombreux autres qui ont bénéficié d’une opération chirurgicale dans le cadre de l’opération Smile.
L’Opération Smile OSSA, mise en œuvre par le Lions club Analamanga permet à des nourrissons, des enfants ou des jeunes qui présentent une fente labio-palatine, de bénéficier gratuitement d’opérations chirurgicales réparatrices.
L’opération Smile est désormais connue jusque dans les contrées éloignées car les petits patients viennent des quatre coins de l’île pour essayer d’en bénéficier. Elle permet à des bébés, des enfants ou des jeunes qui présentent une malformation au niveau des lèvres et/ou du palais, de bénéficier d’opérations chirurgicales conduites par des chirurgiens étrangers. Une intervention dont ils n’auraient sans doute pas pu bénéficier par leurs propres moyens. Ce projet mené depuis plusieurs années, a permis à de nombreux enfants de retrouver une vie normale, de résoudre des problèmes d’élocution ou des difficultés pour se nourrir en raison de leurs fentes labiales et/ou palatines, ou tout simplement, de sourire. Lors d’une récente édition s’est tenue depuis le 3 avril (jusqu’au 14 avril), quelque 790 enfants ont été accueillis et examinés par l’équipe bénévole d’Opération Smile.
Soutien. Depuis 5 ans, la Fondation Telma apporte son soutien à l’Opération Smile, entre autres, en mettant à disposition des moyens de communication et en prenant en charge les licences médicales. Cette année, la fondation parraine prend en charge les frais liés au déplacement de quatre enfants issus de familles en difficulté financière pour bénéficier de l’opération chirurgicale. En fait partie un enfant prénommé Jocelyn, issu d’un petit village des bords de la Tsiribihina, découvert par l’équipe dirigeante de l’entreprise, à l’occasion d’un périple dans la région. La fondation a, par ailleurs, tenu à impliquer ses collaborateurs au sein de l’entreprise en organisant une collecte de dons. Les fonds récoltés seront versés au Lions Club Analamanga au profit de l’hospitalisation des bénéficiaires de l’opération Smile.
Depuis leur prise de fonction le 6 février 2014, les députés n’ont pas encore touché leur salaire. C’est ce qu’a confirmé hier le premier Questeur de l’Assemblée nationale, Jean Michel Henri. En effet, les parlementaires nouvellement élus n’ont pas encore reçu leur salaire et avantages pour les mois de février et mars. Après la Session spéciale qui a pris fin le 28 février dernier, les députés n’ont touché que leurs indemnités de déplacement. Pourtant, d’après les explications du Q-1, un projet de décret y afférent a déjà été envoyé auprès du ministère des Finances et du Budget en début mars, mais ce département ministériel n’a pas encore donné suite à cette requête. « Le Bureau permanent a épuisé toutes les démarches administratives légales visant à réclamer le paiement des salaires et des indemnités impayés des députés », a fait savoir hier Jean Michel Henri. Actuellement, les parlementaires dénoncent un blocage du paiement au niveau de l’Exécutif. En effet, d’après les informations, la Présidence envisage de ne payer les salaires des députés qu’après la formation du prochain gouvernement. D’ailleurs, la question devrait être débattue au niveau du Conseil des ministres. Ce qui n’a pas encore été le cas jusqu’ici puisque l’Exécutif se préoccupe plutôt des marchandages autour de la nomination du Premier ministre et de la formation du gouvernement. Hier, le Questeur numéro 1 de l’Assemblée nationale a expliqué que l’actuel Bureau permanent n’est pas du tout responsable de ce retard de paiement des salaires et des indemnités des députés nouvellement élus. Et lui de lancer au passage un appel à l’endroit du président de la République, Hery Rajaonarimampianina et du gouvernement afin de procéder au paiement des « droits » des parlementaires.
Des anciens employés de la société de sous-traitance Aide Iterim, dont le porte-parole est Tina Toussain Rasamoelina, projettent de faire un sit-in devant les locaux de l’entreprise FUNRECO, ce jour, à l’immeuble Santa Antanimena. En effet, il s’agirait d’un geste d’interpellation afin que l’entreprise FUNRECO rembourse enfin le 1% de cotisation tiré de leur salaire, pour une prévoyance sociale. Vu qu’ils ne travaillent plus pour ladite société de sous-traitance, ils réclament leur argent. A ce sujet, le PDG de l’entreprise FUNRECO a affirmé: « Payer cet argent ne nous pose aucun problème. Mais nous n’avons rien à faire avec ces employés, étant donné que ce n’est pas avec eux que nous avons passé un accord, mais avec les dirigeants de la société Aide Interim. Et ce qui nous empêche de passer au paiement, c’est que nous n’avons toujours pas eu une liste définitive de la part de cette société. D’ailleurs, il s’agit d’une pension de retraite, mais non pas d’une redevance qui devrait être payée tout de suite».
Le métier de médecin expliqué au public. L’initiative vient de l’Ordre national des médecins de Madagascar qui, dans le cadre de la célébration de son 60e anniversaire, organise deux journées des médecins et de la santé à l’Hôtel de Ville à Analakely, ce jour et demain samedi 12 avril. Ouvertes au grand public à partir d’aujourd’hui à 13h, ces journées sont consacrées à la re(découverte) du métier de médecin, à la santé et son rôle dans le développement socio-économique. Outre les stands érigés à cette occasion à l’Hôtel de Ville, plusieurs prestations gratuites seront proposées aux visiteurs tels les dépistages du diabète, du VIH/sida et de l’hypertension artérielle, ainsi que des consultations gratuites en ophtalmologie. Une série de conférences est également au programme ainsi que des activités consacrées à l’information sur le cancer.
Admirez l’aisance d’Arnaud sur Donia et vous comprenez pourquoi ils sont imbattables.
Admirez l’aisance d’Arnaud sur Donia et vous comprenez pourquoi ils sont imbattables.
Bon sang ne peut mentir, Arnaud Andriantefy Ravelonanosy est en train d’emboîter le pas à tous les grands sportifs qui composent sa famille. Mais contrairement à ses parents et oncles, il n’a pas choisi la facilité en se mettant au sport équestre.
Gagner et par deux fois l’inter-club des sauts d’obstacles. A seulement 12 ans qui plus est. C’est la grosse performance du petit Ravelonanosy Andriantefy Arnaud qui s’annonce comme le grand champion de cette discipline tant il a tout pour réussir, après avoir montré qu’il a également tout pour plaire.
Stage en Afrique du Sud. Pensionnaire de la Ferme Equestre du Rova, Arnaud bénéficie d’une attention particulière de la part de son coach qui n’est plus à présenter s’agissant d’André Andriatsarazaka qui n’est pas à un champion près.
Un environnement exceptionnel en fait car même le propriétaire de la FEDROVA, l’autre André mais de son nom Rakotomalala, le considère comme faisant partie de sa famille au point de lui réserver son meilleur cheval, Donia, avec qui Arnaud s’entend très bien.
Et quand on y ajoute les efforts fournis par ses parents qui vont jusqu’à lui offrir un stage en Afrique du Sud sur le voltige, on mesure mieux la valeur de ce jeune garçon qui fait des sauts d’obstacles et tout ce qui touche aux chevaux, son sport favori. Classé 10e sur cette sortie sud-africaine et devant une bonne centaine de concurrents issus de quatre pays, Arnaud est revenu bien plus fort.
Le jeune élève de 5e chez les Sœurs trinitaires de Bel Air est toutefois intarissable en parlant de sa première victoire au Carrousel, un certain 8 décembre 2013, quand il s’offrit la première place du niveau C avec Donia. Du pur bonheur !
Challenge. Enhardi par ce premier succès bien entendu non évident en raison d’une belle opposition venant des étrangers aux gros moyens qui composent presque 80% du lot, Arnaud a redoublé d’ardeur pour s’offrir une seconde victoire le 23 mars 2014, cette fois-ci sur les installations du COT, à Ilafy.
Ces deux probantes victoires l’ont d’ailleurs lui ont valu le ticket pour le Pôle Espoir, l’équivalent de l’équipe nationale pour les sauts d’obstacles. Un challenge qui ne lui fait pas peur mais qui va l’obliger à travailler davantage et ne plus se contenter du mercredi après-midi et du week-end sauf peut-être durant la matinée dominicale car sa famille est restée un fervent croyant qui ne rate jamais la messe à l’église catholique de Faravohitra.
L’univers d’Arnaud Andriantefy Ravelonanosy tourne autour du sport où il lui arrive de jouer au basket-ball tout en faisant du karaté. Comme les jeunes de son âge, il adore aussi les jeux vidéo et la musique mais pour l’instant il se déclare prêt à s’investir corps et biens sur les sauts d’obstacles. Un mental dont il a certainement hérité de son illustre cavalier de grand-père, Andréa Ravelonanosy mais également de son oncle Bati, le pilote bien connu. En fait et selon les explications de sa mère, Tefy, il vit dans une famille de sportifs avec son grand frère Andréa qui fait de la natation ou encore de son autre frère, Mathieu, qui monte aussi à cheval. Et entre sports et études, le jeune homme est décidé à réussir sa vie. Et il y croit…