Le championnat d’Analamanga de football pour la 1re division va offrir, pour ce dimanche à Mahamasina, son plus beau duel depuis le coup d’envoi de cette compétition.
On aura en effet la toute première confrontation sérieuse entre Tana Formation, l’actuel leader, et l’AS Adema, son dauphin à l’issue de trois journées.
Un duel somptueux en fait car si Tana Formation peut se vanter aujourd’hui d’avoir aligné trois succès et ce sans encaisser le moindre but, l’Adema a pour sa part, retrouvé de belles couleurs avec une équipe fortement rajeunie, mais combien efficace à l’image de Rinho ou encore l’Ancien du TCO, Zola, sans oublier le joueur de l’Académie Ny Antsika, Florent.
Bref, il y aura de l’orage dans l’air puisque tel qu’on le sait, Tana Formation va foncer dans la bataille sous l’impulsion de son fougueux président Hery Rasoamaromaka. C’est certain que ce dernier percevrait un score de parité comme une défaite. Ce qui veut tout dire.
Mais avant ce beau duel, il y aura aussi un autre match qui peut s’avérer intéressant si Elgeco Plus joue le jeu. Humilié par Masinda sur le score incroyable de 0 à 3, Elgeco Plus se sent-il de taille à affronter un Iarivo FC qui se trouve sur une courbe ascendante ? C’est toute la question.
A Carion et toujours pour dimanche, on aura aussi un très intéressant Masinda-PRESCOI puisque inédit. Tout comme Mama et le COSPN entraîné par l’ancien international Hary Andrianaivo.
Le troisième match à Carion va être difficile pour Vesta qui aura en face de lui des militaires très affamés à l’instar de l’attaquant Dimby. Mais sait-on jamais car le COSFA a la facheuse manie de lâcher la pression devant des équipes de moindre calibre. Réponse dimanche.
« La validité du Carnet ATA est fixée à un an renouvelable », a expliqué Josielle Rafidy, la directrice générale de la FCCIM.
« La validité du Carnet ATA est fixée à un an renouvelable », a expliqué Josielle Rafidy, la directrice générale de la FCCIM.
Seule la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de Madagascar (FCCIM) est habilitée à délivrer ce passeport de marchandises. Sa validité dure un an renouvelable.
Le Carnet ATA (Admission Temporaire/Temporary Admission) est maintenant applicable à Madagascar. « Appelé également « passeport de marchandises », c’est un document douanier international qui permet la franchise en droits et taxes des produits d’importations temporaires dans plus de 80 pays », a expliqué Josielle Rafidy, la directrice générale de la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de Madagascar, lors de la cérémonie de lancement officiel de ce document vendredi dernier à la CCIA. « Comme son nom l’indique, cette franchise concerne exclusivement les marchandises utilisées à titre d’échantillons commerciaux, les produits destinés à prospecter des marchés dans le cadre de la participation aux salons ou aux foires ainsi que les matériels professionnels utilisés lors des déplacements des opérateurs », a-t-elle poursuivi.
Garantie. Ce carnet ATA est ainsi valable aussi bien à Madagascar que dans les autres pays ayant ratifié la convention d’Istanbul et la convention ATA. Les opérateurs économiques qui l’utilisent, bénéficient ainsi le même traitement en matière de simplification douanière dans tous ces pays concernés. Notons que le but de ce système ATA est de faciliter l’admission temporaire des marchandises en franchise de droits en élimant les difficultés inhérentes à la rédaction d’une déclaration douanière sur un formulaire national lors de l’importation dans chaque pays et la fourniture sur place d’une garantie adéquate du paiement de tous les droits de douane et autres taxes qui seraient dus en cas de non réexportation des marchandises dans le délai imparti.
Renouvelable. Autrement dit, « le carnet ATA remplace l’établissement des déclarations en douane sur les formulaires spécifiques à chacun des pays visités ou de transit. Ce passeport de marchandises réunit sur un même document toutes les déclarations que les opérateurs doivent fournir depuis l’exportation de leurs marchandises jusqu’à leur retour définitif », a-t-elle précisé. Il faut savoir que seule la Fédération des Chambres de Commerce et d’Industrie de Madagascar (FCCIM) est habilitée à délivrer le Carnet ATA aux opérateurs économiques intéressés. « La validité de ce document douanier international dure un an mais c’est renouvelable », a-t-elle conclu.
Ahmad aux côtés du Congolais Omari Constant. (Photo Clément).
Ahmad aux côtés du Congolais Omari Constant. (Photo Clément).
Sans surprise, le Président de la Fédération Malgache de Football a été reconduit à son poste. Un véritable plébiscite pour Ahmad puisque 21 sur 22 ligues régionales l’ont élu. Une erreur de notation, un plus à la place de la croix habituelle, lui a privé d’un carton plein.
L’Assemblée Générale élective de la Fédération Malgache de Football a renouvelé le bail d’Ahmad pour un troisième mandat. C’est le résultat du reste logique des élections qui se sont tenues dans la grande salle de l’hôtel Les Roches Rouges de Mahajanga.
Tableau idyllique. Une issue prévisible car non seulement il a su plaider sa paroisse en se faisant modeste comme l’exige une situation comportant deux facettes diamétralement opposées, mais il a également trouvé un grand avocat en la personne de l’émissaire de la CAF, le Congolais Omari Constant, qui a brossé un tableau idyllique de la performance d’Ahmad tant au sein de la CAF que de la FIFA.
Ce dernier racontait à l’assistance de quelle manière Ahmad avait pris le dessus face au Sud -Africain Danny Jordan lors des élections du comité exécutif de la CAF, en 2013. Une sacrée performance dans la mesure où la candidature de Danny Jordan était appuyée par le président Jacob Zuma en personne. Et ce n’est pas tout car à l’étage au-dessus c’est-à-dire au sein de la FIFA, il occupait aussi le poste de vice-président de la Commission de recours.
En clair, Ahmad est un candidat dont peut-être fière l’Afrique entière et pourquoi pas Madagascar dans son ensemble même si on lui attribue les mauvais résultats de nos équipes sur le terrain.
Message fort. Et s’il a reconnu avoir échoué au niveau des clubs et des équipes nationales mais il a par contre réussi dans d’autres domaines comme la formation des arbitres et des entraîneurs ou la construction des infrastructures.
Comme il a fait du développement du football des jeunes son cheval de bataille pour son mandat à venir, c’est logique s’il faisait l’unanimité. Un grand réconfort en fait pour celui qui prend le pari de tenir à domicile la Coupe d’Afrique des Nations U17 en 2017.
Un pari qu’il entend relever avec le nouveau comité directeur mis en place samedi à Mahajanga. Un comité composé en grande partie d’anciens membres mais qui a vu le retour d’un grand passionné du football comme le DG de la CNaPS, Arizaka Rabekoto Raoul.
Le fait est que Arizaka Rabekoto Raoul qui faisait partie de ses adversaires directs aux élections de 2012 à Fianarantsoa ou encore Doda Andriamiasasoa en 2008 ont été élus, samedi, à la première place des membres du comité exécutif avec 20 voix sur 22, constitue un message fort de toutes les ligues qui veulent que toutes les gens de bonne volonté œuvrant ensemble pour développer cette discipline. Et le plus tôt serait le mieux.
Le vent de destitution souffle à Tsimbazaza depuis la prestation de serment des trois nouveaux membres de la HCC. (Photo d’archives)
Le vent de destitution souffle à Tsimbazaza depuis la prestation de serment des trois nouveaux membres de la HCC. (Photo d’archives)
Face au rouleau compresseur PMP-HCC, le Mapar grâce auquel Hery Rajaonarimampianina a été élu président a intérêt à négocier sa survie.
Le Palais de Tsimbazaza est de nouveau en effervescence depuis la prestation de serment des trois nouveaux membres de la Haute Cour Constitutionnelle qui devrait se prononcer aujourd’hui sur la requête des députés demandant l’annulation des élections organisées pour la constitution du bureau permanent de l’Assemblée nationale. Les négociations sont en ce moment en cours pour l’identification de celui ou celle qui pourrait prendre la place de Christine Razanamahasoa au perchoir. Cette dernière étant la première cible des manœuvres politico-juridiques qui se profilent à l’horizon. La question qui se pose est de savoir qui sera le successeur de l’ancien ministre de la Justice. En fait, ce ne sont pas les prétendants qui manquent. Jean Max Rakotomamonjy, le candidat malheureux de la PMP à la première élection, va-t-il se représenter ? Outre le nom de ce député d’Andapa, des noms circulent, comme Toto Marie Lydia, Siteny Randrianasoloniaiko, Laisoa Jean Pierre dit Jaovato et Hary Andrianarivo. L’actuelle femme au perchoir pourrait se présenter à sa propre succession, elle qui a toujours confiance en la majorité dont dispose son groupement politique Mapar à l’Assemblée Nationale.
Concession. Il faut rappeller que le Mapar d’Andry Rajoelina qui a raflé tous les postes à pourvoir au sein du bureau permanent de l’Assemblée nationale lors des premières élections a déjà fait une concession suite aux pressions de l’extérieur. Ces députés « Miaraka amin’i Prezida Andry Rajoelina » seraient prêts à lâcher trois postes de vice-président et le poste du Questeur I. Reste à savoir si la Mapar maintient cette concession. En tout cas, l’audience que la HCC tiendra aujourd’hui est d’importance capitale. A l’ordre du jour de cette audience devrait figurer la requête déposée par un quart des députés qui attaquent le règlement intérieur qui a régi les premières élections de constitution du bureau permanent de la Chambre basse. D’après Christine Razanamahasoa, le règlement intérieur utilisé est celui adopté du temps du Congrès de la transition. Une aberration que certains députés ont dénoncée. Ces derniers exigent un nouveau règlement intérieur qui doit être soumis au contrôle de constitutionnalité par la HCC avant son application. Bref, l’étau se resserre contre Christine Razanamahasoa et consorts. Face à ce rouleau compresseur PMP-HCC, le Mapar d’Andry Rajoelina, grâce auquel Hery Rajaonarimampianina a été élu président de la République, a intérêt à négocier sa survie.
Le premier test de l’équipe nationale était concluant. Les 19 combattants présélectionnés au sein de l’équipe nationale ont été testés à travers un combat entre eux samedi, au Dojo du Cospn au Sous-gradin à Mahamasina. « Les kick-boxeurs sont tellement motivés et ils ne se font pas de cadeau. Il y a ceux qui progressent, qui stagnent voire même une baisse de formepour d’autres » a constaté, le président de la FMKB/DA, Briand Andrianirina, présent sur place. Après leur combat, Johnny et Billy ont été vus comme les plus performants. Séverin et Fazarally ont fait de la progression. Naval, Menavolo sont handicapés par une blessure au pied et Rababany n’entrera pas sur le ring que ce week-end à cause du problème sur son arcade sourcilière. Et les membres du staff technique ont remarqué une baisse de forme de Anigael. « Le test s’est penché sur l’endurance, le test physique et technique des joueurs » a expliqué Boto Gilbert, entraîneur national. Sans répit, le regroupement et les entraînements biquotidiens se poursuivront toujours au Dojo du Cospn à Mahamasina jusqu’à leur départ pour le Cameroun pour la 4e édition des Championnats d’Afrique de kick-boxing du 1er au 04 avril.
Malgré tout, le député Naivo Raholdina a réitéré sa détermination de défendre les quelques occupants du Parc de Nanisana qu’il juge de légalistes.
Malgré tout, le député Naivo Raholdina a réitéré sa détermination de défendre les quelques occupants du Parc de Nanisana qu’il juge de légalistes.
Suite à l’article paru dans ce journal, le jeudi 13 mars dernier, dans la page « Politique », concernant la décision du Conseil du Gouvernement sur le sort du Parc de Nanisana, Naivo Raholdina, un député élu issu du Ve arrondissement, qui s’est senti visé par les quelques phrases de la fin de l’article, a répliqué. Ce, bien que ledit article n’ait mentionné aucun nom. De ce fait, à l’issue d’un communiqué officiel de la Commission en charge de l’aménagement de territoire et de la gestion foncière au sein de l’Assemblée Nationale dont il est le Président, il a fait savoir qu’il ne possède aucun terrain dans ce parc. Dans ce communiqué, il affirme : « En tant que député élu à Madagascar, issu du Ve arrondissement, non moins le Président de la Commission en charge de l’aménagement du territoire et de la gestion foncière, je déclare haut et fort ne posséder ne serait-ce qu’un cm2 du domaine privé de l’Etat affecté au ministère de l’Agriculture sis à Nanisana. Cependant, étant député élu dans ledit arrondissement, j’ai l’obligation de défendre et ainsi de porter la voix du peuple quand il le faut. D’ailleurs, cela fait pleinement partie de mes droits ». Avant de continuer : « Par conséquent, j’exhorte tous les journalistes de cesser immédiatement de diffuser de fausses informations sur ce sujet ». Il va même jusqu’à affirmer qu’il interprétera comme diffamation contre sa personne, toute tentative de publication de nouvelles allant dans ce sens, ainsi de traîner l’auteur devant la justice. Sans commentaire.
Les techniciens de la Cellule de Coordination du Programme National Foncier et ceux de la Direction Générale des Services Fonciers sont à pied d’œuvre pour engager la phase de consolidation.
L’Etat a engagé la réforme foncière depuis 2005 en vue de satisfaire la forte demande de sécurisation de droits de propriété de la population. Pour ce faire, l’administration foncière, qui date depuis la colonisation, doit être restructurée, modernisée et informatisée car sa capacité de délivrance de titres fonciers est faible, n’atteignant que près de 1 200 titres par an. Depuis sa création jusqu’en 2004, seul un quinzième du territoire national est titré. La rénovation de la réglementation foncière et domaniale s’impose également, en plus de l’amélioration et de la décentralisation de la gestion foncière. « Après l’adoption de la loi sur les propriétés privées non titrées et la suppression de la présomption de domanialité, il s’avère prioritaire de voter les lois régissant les autres statuts de terrain, telles que la propriété privé titrée et la propriété à statut obsolète à la prochaine réunion des parlementaires en vue de poursuivre la réforme foncière », a expliqué Toky Rakotonandrasana, Assistant Technique au sein du Programme National Foncier, lors d’une formation suivie de débat organisée par cette entité à l’endroit des journalistes, deux jours durant, à l’hôtel Le Hintsy.
Volonté politique. En effet, « une vide juridique est constatée car les guichets fonciers mis en place au niveau des communes, dans le cadre de la décentralisation de la gestion foncière, ne peuvent délivrer des certificats fonciers que pour les terrains privés non titrés et mis en valeur par les occupants pendant des années », a-t-il rajouté. On ne peut ainsi sécuriser les droits de propriétés des occupants des terrains considérés à statuts obsolètes comme les terrains titrés aux colons mais valorisés par les Malgaches depuis l’Indépendance de Madagascar. Il y a aussi les terrains ayant fait l’objet d’une opération cadastrale depuis 1933. La majorité de ces opérations n’ont pas été clôturées faute de moyens de l’Etat, alors que le nombre d’occupants a maintenant augmenté considérablement. Notons que l’opération domaniale consiste en une immatriculation collective de terrains. Les Aires de Mise en Valeur Rurale mises en place par le ministère de l’Agriculture ainsi que le domaine public comme le bord de la plage qui ont des occupants, ne sont pas en reste. « Tout cela nécessite une volonté politique car les actions à entreprendre dans le cadre de la réforme foncière sont toutes basées sur les lois rénovées. L’Etat doit également statuer sur le sort des documents fonciers irrécupérables », a souligné Tiana Razafindrakotohary, responsable de la modernisation et de la restructuration de la conservation foncière, qui plus est membre de la Commission de Révision des Textes sur le foncier.
Deuxième phase. Par ailleurs, une synchronisation des lois s’impose afin d’assurer un réel développement étant donné que le foncier a un aspect transversal. Ce secteur touche entre autres, l’agriculture, l’environnement, l’aménagement du territoire, les mines et la fiscalité. En revenant sur la réforme foncière, cela fait déjà 10 ans que la Cellule de Coordination du Programme National Foncier l’a mise en œuvre. « Nombreux sont les acquis mais il faut maintenant passer à la phase de consolidation comme le cas de Burundi car ce pays a toujours bénéficié du financement du MCA. En fait, la crise a eu des répercussions sur la réforme foncière car les financements des bailleurs étaient suspendus », a fait savoir Toky Rakotonandrasana. Force est de remarquer que les techniciens du PNF et ceux de la direction générale des Services Fonciers sont à pied d’œuvre pour engager la deuxième phase de la réforme foncière à Madagascar.
Il y a du lourd cette année du côté du niveau des équipes.
Il y a du lourd cette année du côté du niveau des équipes.
Les équipes du Cosfa et du 3Fans mènent provisoirement en tête au championnat d’Analamanga de volley-ball. Les deux équipes ont réalisé un carton, le week-end dernier à Mahamasina.
Les journées se suivent et ne se ressemblent pas au Championnat d’Analamanga de volley-ball. Deux équipes se détachent du lot.
Carton-plein. En quatre rencontres, les militaires du Cosfa réalisent jusqu’ici un parcours sans faute. Opposés à la formation du HZMA, la bande à Belessa se sont imposés par 3 sets à 0. Ils ont été supérieurs techniquement, ce qui a donné du fil à retordre à leurs adversaires. A l’issue de ce quatrième succès, les militaires finalistes malheureux en 2013 sont en bonne position et mènent provisoirement au classement général.
Dans les autres rencontres, les volleyeurs du 3Fans poursuivent leur belle lancée. Hier, les Toky et consorts du 3Fans ont pris le dessus des gars de l’ASI par 3 sets à 0, 25-22/25-22 et 25-19. Ils se positionnent actuellement à la deuxième place.
Réveil. Après leur revers de la semaine dernière face aux militaires du Cosfa, l’équipe du Volley-ball Club Diamant (VBCD), champion en titre s’est réveillé. Les Léon, Francky et Rado ont été d’un cran au-dessus de leurs adversaires. Ils ont remporté leur duel face à un adversaire prenable par 3 sets à 0. En quatre journées, VBCD enregistre deux victoires et deux défaites.
Les rencontres se poursuivront ce week-end à Mahamasina avec de nouvelles empoignades en perspective.
Tous les regards lorgneront à partir d’aujourd’hui vers la Haute Cour Constitutionnelle et l’ordre du jour de sa première audience après que le président de la République a nommé les trois membres de son quota. Avec les six membres qui la composent, l’Institution dispose du quorum lui permettant de prendre des décisions souveraines non susceptibles de recours. On se demande au sein de la classe politique si elle ne va refaire une relecture de l’article 54 de la Constitution sur la nomination du Premier ministre. Bien que d’une clarté exemplaire, de l’avis des juristes, diverses interprétations séparent les forces politiques sur cet article au point de diviser les députés et de traîner jusqu’à présent la nomination du Premier ministre.
Rassurer les investisseurs
L’autre sujet qui semble aux yeux du public avoir motivé l’urgence de la nomination des membres du quota présidentiel au sein de la Haute Cour Constitutionnelle est l’irrégularité des élections des membres du Bureau permanent de l’Assemblée nationale. C’est du moins le motif des requêtes déposées par les députés de la Plate-forme pour la majorité présidentielle au niveau du Conseil d’ Etat et de la Haute Cour Constitutionnelle. C’est sur la base d’un extrait de règlement intérieur non approuvé par l’ensemble que les élections ont été organisées et que le Mapar a réussi à rafler tous les sièges des membres du Bureau Permanent. La Haute Cour Constitutionnelle doit examiner en son audience les requêtes à ce sujet. Sinon, le public ne perdra pas non plus de vue le premier déplacement à l’extérieur du Président de la République Hery Rajaonarimampianina à la tête d’une forte délégation. Son étape américaine suscite beaucoup d’intérêt dans la perspective d’une rééligibilité de Madagascar au sein de l’AGOA. Des milliers d’emplois en entreprises franches seront de nouveau créés si les négociations aboutissent. Les rencontres avec le FMI et la Banque Mondiale pendant le séjour seront significatives du retour de Madagascar dans la coopération monétaire et financière internationale. Elles seront un gage de confiance pour les investisseurs américains qui lorgnent vers la Grande Ile. L’étape française et européenne du président de la République ne sera pas non plus à négliger parce qu’elle offre l’occasion aux opérateurs économiques et investisseurs potentiels de mieux connaître la politique de développement du nouveau régime au pouvoir. Bref, ce ne sera qu’après son retour au pays que le président de la République nommera le nouveau Premier ministre et formera le gouvernement. Les tensions politiques autour de cette question ont diminué depuis quelques jours. D’après les bruits qui circulent, le Mapar ne se fixerait plus sur un seul candidat à présenter au poste de Premier ministre.
Après la morgue, le corps de Solange va être tout de suite être inhumé, à Toamasina, ce jour.
Après la morgue, le corps de Solange va être tout de suite être inhumé, à Toamasina, ce jour.
Vidée de ses organes, l’état de la dépouille mortelle aurait donné l’impression à tous les membres de sa famille que Solange a dû beaucoup souffrir avant de mourir.
La dépouille mortelle de Solange Toraka Razafindrasoa, la femme malgache déclarée morte en Arabie Saoudite le 26 janvier dernier, a été récupérée par sa famille, samedi soir, aux alentours de minuit, à l’aéroport international d’Ivato, en provenance de ce pays. La dépouille mortelle a été placée dans un cercueil, et recouverte d’un drap blanc. Solange faisait partie des nombreuses femmes malgaches parties à l’étranger (surtout en Arabie Saoudite, au Liban, en Koweït…) pour un emploi de domestique, motivée par « un bon salaire ». C’est donc la 34e Malgache décédée dans ces pays du Golf Persique, depuis la première fois où Madagascar a permis l’envoi des travailleurs Malgaches dans ces pays. A son arrivée, le corps sans vie n’a pas été accompagné des reliquats de ses salaires impayés, mais seulement d’un rapport du médecin légiste du pays d’accueil. Et celui-ci aurait montré que Solange a succombé d’une mort naturelle, à cause d’« un arrêt cardiaque ». Et lui d’indiquer: «Pour la conservation du corps, tous les organes ont été retirés et sont remplacés par du coton». De leurs côtés, les éléments de police économique et de la brigade criminelle ont aussi examiné le corps de la défunte, à l’aéroport. Ainsi, ils auraient affirmé que les organes en question ont été retirés par voie vaginale. A la demande de la famille, le corps sans vie de Solange a été envoyé à la morgue de l’HJRA Ampefiloha pour être autopsié, avant d’être inhumé dans sa terre ancestrale, à Toamasina, ce jour. En fait, quelques-unes des amies Malgaches de la défunte en Arabie Saoudite auraient affirmé, à son mari (par téléphone), que Solange aurait été victime d’un accident, sans avoir précisé de quel type d’accident s’agissait-il exactement. « Accident » ou « arrêt du cœur » ? de causes différentes. C’est pourquoi, selon les explications, les membres de la famille l’ont fait autopsier.
Plainte. Face à l’existence de cette non-similarité des deux versions sur la cause du décès, Maurice Pierre Heriniaina, le mari de Solange, entend déposer une plainte contre les responsables hiérarchiques s’il venait à être confirmé par l’autopsie que sa femme n’a pas été victime d’un arrêt cardiaque. Certains de ses proches soupçonnent même que la défunte aurait été victime d’un trafic d’organes. Malgré tout, il faudrait attendre plusieurs jours, voire quelques semaines, avant que les résultats ne soient délivrés. Rappel des faits : Solange a quitté Madagascar le 17 mars 2013. Après son arrivée à destination, elle n’a pu envoyer que deux mois de salaire. Son calvaire aurait commencé quelques mois après, selon les témoignages. Et c’était le 27 décembre 2013 qu’elle avait pu donner de ses nouvelles pour la dernière fois (par téléphone), en disant: « Je ne sais même plus à quelle adresse je me trouve actuellement. Pourtant je suis très malade. Prenez bien soin de mes enfants car je ne pourrais plus être parmi vous». Pendant tout ce temps, à Madagascar, son époux a remué ciel pour pouvoir la faire rapatrier vivante, malgré son état de santé qui n’aurait cessé de se dégénérer. Mais en vain. La seule issue qui lui restait était de consulter le SPDTS, dirigé par Norotiana Jeanoda, pour les conseils divers et l’interpellation des autorités compétentes. C’était peine perdue car Solange a quand même été déclarée officiellement morte le 26 janvier 2014.