Du 15 au 23 mars les amoureux de la langue française auront l’occasion de partager et d’échanger, en vers et en prose autour de divers ateliers organisés au sein de l’Institut Français de Madagascar (IFM)
Déjà en 1926 les écrivains francophones tentent de mettre à profit la langue française pour un rapprochement des peuples par le dialogue. Un mouvement rapidement suivi par les journalistes puis par les politiciens avec la mise en place d’institutions intergouvernementales francophones et la signature du traité de Niamey le 20 mars 1970. Ce traité a alors pour objectif de permettre une meilleure diffusion des cultures par le biais d’une langue française, comme l’aimait à répéter Léopold Sédar Senghor, cosignataire et ancien président du Sénégal, « Dans les décombres du colonialisme, nous avons trouvé cet outil merveilleux, la langue française ». C’est dans cet esprit de partage que chaque année autour du 20 mars, jour de la signature du traité, les organisations francophones à travers le Monde se mobilisent pour célébrer la langue de Molière par différents travaux littéraires. Et grâce à la collaboration du ministère de l’Education Nationale, des Alliances Françaises, du Bureau de l’Océan Indien et de l’IFM, Madagascar n’est pas en reste. Un programme chargé d’ateliers de lecture scénique, de spectacles et de soirées musicales qui animeront les locaux de l’IFM durant une semaine. Pour ces festivités des établissements scolaires seront mis à l’honneur mais aussi des personnalités culturelles telles que Gothlieb, Nirina Patrick Ramamonjisoa et Michèle Rakotson.
Aurel Rabehanta de WaterAid est très fière de son soutien à la course Koud’Poussy.
Aurel Rabehanta de WaterAid est très fière de son soutien à la course Koud’Poussy.
La course de pousse-pousse « Koud’Poussy » entrera dans sa 3e édition, les 22 et 23 mars 2014 à Antsirabe. WaterAid Madagascar était toujours là depuis la première édition en 2010, une relation de confiance s’est établie entre les deux entités. Interview de Aurel Rabehanta de WaterAid.
MIDI Madagasikara (MIDI):En trois éditions, WaterAid était toujours là pour soutenir le Koud’Poussy ?
Aurel Rabehanta (A.R) : « Jamais deux sans trois. On a décidé de renouveler le partenariat avec l’Association organisatrice, Naoxime Sports à travers la course Koud’Poussy qui vise les mêmes cibles que nous WaterAid, les populations vulnérables dont font partie les tireurs de pousse-pousse. On véhicule les mêmes objectifs en termes d’hygiène et de santé avecl’eau potable, sur la nécessité des latrines et l’éducation à l’hygiène à savoir le lavage des mains avec du savon sont donc valables pour eux ». MIDI : Quelles seront vos actions pendant l’évènement ?
A.R : « Pendant les deux jours de compétition,il y aura des animations qui s’adresseront à tout le monde entre autres les coureurs, les spectateurs et pourquoi pas les autorités assistant à cet évènement. Ils seront conscientisés sur l’adoption des comportements sains promus à travers plusieurs thèmes dont la conservation de la potabilité de l’eau du point de puisage à la consommation, l’assainissement sur l’utilisation de latrines, la gestion des déchets solides, l’hygiène du lavage des mains avec du savon, l’’hygiène corporelle, l’hygiène environnementale. Cette année, des dalles sanplat et quelques lots
en lien avec WASH seront à distribuer à Antsirabe aux vainqueurs et aux assistants».
MIDI : Vos messages ?
A.R : « On lance le message envers les autorités sur la bonne gouvernance du secteur eau. Aux corps enseignants et aux éducateurs, d’intégrer dans le cursus scolairela sensibilisation sur l’eau et l’assainissement ».
Narindra Rakotonirina, secrétaire général du SAIT.
Narindra Rakotonirina, secrétaire général du SAIT.
Le Syndicat Autonome des Inspecteurs du Travail ne lâche pas l’affaire. Il persiste dans ses démarches visant à faire reconnaître l’utilité et l’urgence d’une meilleure considération de l’administration du travail et surtout, de la relance du dialogue social auquel participent les travailleurs, les employeurs et l’Etat. Narindra Rakotonirina, secrétaire général du syndicat explique le point de vue de l’ensemble de l’administration du travail.
Midi Madagasikara : Le SAIT a déjà manifesté son souhait de voit créer un ministère à part en charge du Travail pour mieux permettre à l’administration du travail de mieux remplir son rôle et de mieux accomplir ses missions. Aujourd’hui, le syndicat met en avant la nécessité d’élaborer et de signer un « pacte de responsabilité ». De quoi s’agit-il exactement ?
Narindra Rakotonirina : Il s’agit d’un projet qui nous tient à cœur car il permettra à l’administration du travail de s’acheminer vers la concrétisation de ses aspirations, non seulement en termes de promotion de l’emploi et du travail, mais également concernant la relance du développement économique du pays. Il s’agit d’un projet d’accord entre le ministère chargé du Travail, notamment le SAIT et les partenaires sociaux, c’est-à-dire les représentants des travailleurs et des employeurs. En d’autres termes, le syndicat envisage de faire signer une sorte de « pacte de responsabilité » entre l’Etat et les partenaires sociaux, en vue de relancer le dialogue social, rompu depuis 2009, début de la crise. Ce pacte de responsabilité est un moyen de retrouver la confiance des investisseurs et permettra de renouer le partenariat entre le secteur public et le secteur privé.
M.M. : Quels sont alors, selon vous, les enjeux actuels en tenant compte de la dégradation de l’environnement du travail à Madagascar ?
N.R. : Le dialogue social est un espace de participation des travailleurs, des employeurs et du gouvernement aux décisions relatives à l’emploi et à toute question afférente au travail. C’est un instrument important dans la réalisation du programme de développement économique et social du pays. C’est à ce titre que le pacte de responsabilité s’avère essentiel. Il renfermera certainement des mesures de simplification des normes et procédures sur l’investissement et forcément un allègement des charges sociales des entreprises. L’objectif étant de réduire les contraintes des entreprises sur leurs activités, et en contrepartie, de permettre plus d’embauches et davantage de dialogue social. D’où la perspective à long terme d’une mesure incitative à la création d’emplois. Ainsi, ce pacte de responsabilité aura pour impact de faciliter la création des entreprises par les investisseurs nationaux. Notre démarche de le mettre en place est, d’ailleurs soutenue par divers partenaires sociaux dans différentes régions, mais également par le Syndicat des bureaux de placement professionnels de Madagascar.
M.M. : Et concernant les travailleurs qui migrent à l’étranger et qui se retrouvent confrontés à un certain nombre de problèmes, parfois à l’issue tragique, qu’y a-t-il à dire sur cette situation ?
N.R. :Nous tenons à souligner que les causes de ces migrations à outrance sont, entre autres, l’état du marché de l’emploi, l’environnement politique et social et l’état de l’économie. Nous sommes actuellement en train de mettre en œuvre une convention de partenariat avec l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) par lequel nous pensons agir sur la maîtrise de la migration. Cet accord tend vers l’amélioration du secteur du Travail et des travailleurs migrants, après leur retour de l’étranger. Parmi les mesures envisageables figurent la création d’une sorte de structure bancaire permettant aux travailleurs migrants de verser leurs gains et de leur permettre de retomber sur leurs pieds, une fois rentrés au pays. Ce, afin d’éviter qu’ils ne se retrouvent sans rien, comme c’est malheureusement le cas pour de nombreux travailleuses rentrées au bercail.
M.M. : Le syndicat s’est dit prêt à soumettre une proposition au prochain ministre, concernant l’amélioration de ce département chargé du Travail. Où en êtes-vous réellement sur cette proposition ?
N.R. : Un comité de rédaction est déjà à pied d’œuvre depuis un certain moment, pour l’élaboration d’un document cadre qui reflète un programme pour soutenir la politique nationale de l’emploi déjà existante. Notre objectif est de le soumettre au prochain ministre, et pourquoi pas, d’ores et déjà, le proposer au président de la République en attendant la formation de l’équipe gouvernementale ? Car voyez-vous, le grand problème dans le secteur du travail est que personne ne s’est soucié, depuis la crise, d’une grande quantité de ressources humaines, lesquelles se chiffrent par millions. La relance économique ne pourrait se faire sans les prendre en compte et administrer le secteur du travail et de l’emploi d’une manière adaptée aux réalités et aux besoins.
Marthe Rasoanantenaina a rendu son dernier souffle hier matin. Hospitalisée à l’hôpital de Fenoarivo, puis transférée à l’HJRA pendant des semaines, son état semblait s’améliorer. La maladie a cependant eu raison d’elle. Conteuse, danseuse, animatrice de radio… elle a toujours mis un point d’honneur à défendre la culture malgache envers et contre tout. Dans cette lutte qu’elle ne cesse de mener, elle a été sélectionnée à plusieurs reprises pour représenter Madagascar dans diverses manifestations à l’étranger. Elle a également travaillé à la RNM des années durant et a enseigné également la danse traditionnelle malgache, outre le fait de conter. Nous présentons nos condoléances à sa famille. Mahetsaka
Cette année encore, l’UNFPA renoue avec le ministère de la Santé publique dans ses objectifs de réduction du taux de mortalité maternelle, grâce à un appui de près de 20 milliards Ar.
Bien que certains indicateurs sanitaires soient au même niveau que ceux d’autres pays dans le monde, cela ne reflète pas forcément les réalités à Madagascar. Les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes ou qui accouchent sont celles qui paient au plus fort ces mauvaises conditions sanitaires du pays. Selon l’EDS IV, 2008-2009, le taux de mortalité maternelle est de 498 par 100 000 naissances vivantes, bien loin des Objectifs du Millénaire pour le Développement qui est de 149 par 100 000 naissances vivantes en 2015. Cela s’explique notamment par l’accès insuffisant à un personnel qualifié pour l’accouchement, une mauvaise qualité des soins anténatals, un manque de services de soins obstétriques d’urgence, une qualité sous-standard de soins, un suivi postnatal médiocre… D’ailleurs, 2 femmes sur 3 n’accouchent pas dans un centre de santé, et le taux d’accouchements assistés a diminué de 51% à 44 % durant les cinq dernières années, tandis que 35 % des femmes qui n’accouchent pas dans un centre de santé ne reçoivent aucun suivi médical.
SONU. L’UNFPA, partenaire du ministère de la Santé depuis des années à Madagascar, renouvelle son appui dans le cadre de l’amélioration de la santé maternelle, en soutenant les actions menées par le ministère de la Santé. A ce titre, l’UNFPA approvisionne 95% des contraceptifs modernes à travers les institutions du ministère, et alloue chaque année, depuis 2009, près de 20 milliards Ar. Pour cette année, l’accent sera mis sur le renforcement du plateau technique des formations sanitaires offrant les soins et des services de santé maternelle de base ainsi que les Soins Obstétricaux et Néonatals d’Urgence de Base.
Du biogaz pour mieux protéger l’environnement et réduire la pauvreté. Les dames réunies au sein des associations qui, elles-mêmes regroupées au sein d’Interclubs féminins, ont fait de l’énergie verte leur préoccupation. A l’occasion de la célébration du 8 mars, elles s’étaient retrouvées, comme il est de tradition pour ces associations d’Interclubs féminins, lequel réunit cinq associations (Innerwheel, Soroptimist International, Wednesday Morning Group, Accueil Madagascar et l’Association Franco-Malgache) pour marquer cette célébration par une action commune. Interpellées par la dégradation quotidienne de l’environnement qui va en s’amplifiant, ces femmes ont décidé de passer à l’action. Grâce à un partenariat fort fructueux, interclubs féminins ont contribué significativement à la réalisation d’une station pilote de biogaz à l’Akany Tafita à Anosibe Angarangarana. Le biogaz, rappelons-le, consiste à recycler les déchets organiques. La fermentation des substances organiques animales ou végétales, en l’absence d’oxygène, produit le biogaz. Ainsi, au lieu de polluer l’environnement, les déchets sont transformés en source d’énergie renouvelable, moins onéreuse et paradoxalement propre.
Cette dotation d’interclubs féminins est au moins assortie de deux mesures d’accompagnement : d’une part, des consignes pratiques pour l’utilisation du biogaz, à savoir la prudence et l’entretien du système de biogaz, et d’autre part, l’éducation citoyenne d’une manière pérenne. Et afin de transmettre rapidement les messages-clés et ancrer une conviction chez les enfants, l’approche pédagogique utilisée est l’interaction enfants/éducateurs en utilisant des supports de dessins animés. D’autres méthodes, destinées aux adultes, sont actuellement en cours d’élaboration.
A l’issue de la Session spéciale organisée hier par la Section Sciences morales et Politiques de l’Académie malgache, le Professeur Raymond Ranjeva a émis son point de vue concernant la situation politique actuelle. « Nous avons déclaré depuis 2010 que cette Constitution qui a été taillée pour justifier le coup d’Etat de 2009, ne constitue pas une solution à la crise », a-t-il annoncé. En effet, l’ancien vice-président de la Cour internationale de Justice estime que le fond des problèmes actuels c’est cette Constitution. Selon ses dires, depuis toujours, chaque changement de Constitution à Madagascar a servi aux dirigeants pour faire pression sur ceux qui ont été écartés du pouvoir. Il a cité comme exemple typique la Constitution de 2010 qui a été taillée pour défendre les intérêts des putschistes. Le Professeur Raymond Ranjeva pense d’ailleurs qu’afin de débloquer la situation, on devrait réétudier cette question. Il a toutefois déclaré qu’un nouveau référendum constitutionnel n’est pas la priorité du moment. Pour ce qui est du retour au pays de l’ancien président, Marc Ravalomanana, l’ancien ministre de la Justice n’en est pas contre. « Sa condamnation a été prononcée durant son absence. Par ailleurs, prononcer une condamnation est une chose mais l’appliquer en est une autre », a-t-il soutenu. Une manière de justifier le retour annoncé du président en exil.
Une erreur s’est glissée dans notre édition du mercredi 12 mars 2014, dans la page 14 de la rubrique « Société », concernant le numéro de compte bancaire dans l’article sur le « SOS Santé ». Lire : 00009 0560512189400001 37, au lieu de 00009 0560512189400001 35. Toutes nos excuses aux personnes concernées.