Les jours passent sans que le président de la République se précipite pour choisir et nommer le Premier ministre. Le gouvernement de Transition qui gère les affaires courantes en attendant l’avènement du nouveau travaillerait comme il faut et ne le décevrait pas bien que des bruits non confirmés sur la suspension de deux ministres circulent. Une chaîne de TV privée affirme aussi que la structure du gouvernement et la répartition de ses membres seraient prêtes. Le Mapar aurait 12 sièges et la mouvance Ravalomanana huit. Mais rien de tout cela n’est encore officiel. On voit mal le président de la République mettre la charrue avant les bœufs.
Omer Beriziky pressenti ?
Il n’empêche, les spéculations sur le futur locataire du palais de Mahazoarivo n’arrêtent pas dans l’opinion publique. La mise à l’écart du prétendant Haja Resampa était prévisible. Il avait été limogé de son poste de SGP auparavant. Le Mapar doit revoir sa copie. Le cas du Dr Jules Etienne n’est pas encore tranché. Le PMP est sur le qui-vive en attendant le verdict. Certains observateurs estiment que le président Rajaonarimampianina a fait pour le moment son choix. Le «ni…ni», c’est-à-dire ni Haja Resampa ni Jules Etienne. Quoi qu’il en soit, le président refuse de nommer un Premier ministre dans une ambiance de tension politique profonde à l’Assemblée nationale ne profitant guère à l’apaisement qu’il souhaite. Il ne tient pas aussi à avoir un Premier ministre sous la pression politique ne correspondant pas aux critères qui lui sont chers pour garantir la réconciliation nationale et gagner les défis du développement économique pour sortir le pays de la crise. Mais quoi qu’il en soit, le président de la République assure qu’il n’agira que dans le cadre de la Constitution. Les juristes commencent d’ailleurs à se rejoindre pour donner la part belle au Chef de l’Etat dans l’interprétation des articles de la Constitution qui séparent. Il appartient au Président de la République de nommer le Premier ministre de son choix pour atteindre les objectifs de la politique générale qu’il met en oeuvre. L’actuel locataire du palais de Mahazoarivo, Omer Beriziky soutient le Chef de l’Etat dans la recherche d’apaisement. Il estime que dans la situation actuelle, l’orgueil manifesté par certains n’est pas le bon sentiment à nourrir. Il faut aider le président de la République à mettre en œuvre son programme d’actions. Omer Beriziky assure de son efficacité et de sa neutralité à la tête du gouvernement en attendant son successeur. Certains observateurs le voient comme son futur remplaçant. Reste à savoir si le président de la République nommera celui qui, outre les prétendants présentés par les députés, est un des pressentis à posséder l’expérience du poste.
Le ministère de l’Elevage attire le secteur privé à investir davantage dans le secteur de l’élevage, qui est également un des leviers du développement de la nation. En effet, nombreuses sont les opportunités d’investissement offertes dans ce secteur. Rien que dans la production, la demande sur le marché local est énorme dans plusieurs filières porteuses, a-t-on présenté dans le magazine de l’Elevage publié par ce département ministériel et qui est destiné à tout public. A titre d’illustration, on a besoin de 600 000 têtes de zébus pour le ranch bovin. Les régions à forte potentialité sont entre autres, Bongolava, Boeny, Ihorombe, Atsimo Andrefana et SOFIA.
30 millions de têtes. Quant à la production de poussin chair, un gap de 15 millions de têtes est observé si c’est de 110 000 têtes pour la production de poussin pondeuse. Par contre, un besoin d’une quantité de 30 millions d’œufs pour la consommation est constaté sur le marché de l’export. Parlant de la production de canard prêt à gaver, le gap est de 50 000 têtes. Les régions favorables à l’élevage de canard sont entre autres, Analamanga, Vakinankaratra, Amoron’i Mania et Haute Matsiatra. Ce n’est pas tout ! Il y a un besoin de 25 000 vaches pour la production de lait et de ses dérivés. Et sur le marché international, la demande en miel s’élève à 50 000 tonnes.
Normes exigées. Si l’on veut investir dans l’alimentation animale, un besoin de plus de 50 000 tonnes de provende pour volailles est observé. Par contre, les opérateurs économiques sont sollicités à investir dans la construction des abattoirs de bovin, d’ovin, de caprin, de poulet et de canard. Il faut également douze camions de 5 tonnes et 45 camions de 3 tonnes, tous frigorifiques, pour le transport de viande. En effet, c’est indispensable pour pouvoir exporter les produits d’origine animale surtout la viande de zébu car cela fait partie des normes exigées sur le marché international.
Les déclarations de soutien se suivent et se ressemblent. C’est le cas notamment du « Vovonana Miara-Miasa amin’ny Prezida Hery » (VMPH) ou plate-forme des coordonnateurs et des citoyens responsables pour le soutien indéfectible au président Hery Rajaonarimampianina. Cette plate-forme a présenté ce qu’elle qualifie de quatre enjeux stratégiques pour redresser le pays. Il s’agit, entre autres, de la gouvernance politique, de la gouvernance administrative à savoir faire de l’administration publique une administration moderne et une décentralisation effective.
Hatairana ny an’ity renim-pianakaviana iray 34 taona izay bevohoka fito volana monina ao Andakoro Toliara ny alatsinainy teo. Poritra izy dia nivoaka tamin’ireny W.C vita gasy milingilingy ireny. Raha vao nanena ilay vehivavy mba handatsaka ny dikiny, dia indrisy fa ilay zaza no latsaka ary nihosina maloto tanteraka. Taitra ilay ramatoa ary niantso vonjy. Tonga ny manodidina ary nosikirina ilay zaza. Soa ihany fa marivo efa hanomboka ho feno ny lavaky ny trano fivoahana ka avotra soa aman-tsara ny menaky ny ainy. Nomarihan’ny loharanom-baovao fa isaky ny teraka ity ramatoa ity dia tsy azo foana ny zanany. Talohan’izao, bevohoka efa-bolana izy, nefa afaka. Nivoady moa ity renim-pianakaviana ity fa tsy hiteraka intsony ary ity zanany latsaka tao anaty W.C ity no mba antenainy.
Le comité de soutien au Dr Jules Etienne devant la presse hier à Antanimena.
Le comité de soutien au Dr Jules Etienne devant la presse hier à Antanimena.
La personnalité présentée par la PMP bénéficie du soutien des natifs de différentes régions de l’île.
Des natifs des régions de l’ex-province de Fianarantsoa et du Grand Sud-Est montent au créneau pour manifester leur soutien au Dr Jules Etienne, candidat premier ministre présenté conformément à l’article 54 de la Constitution par la Plate-forme pour la Majorité Présidentielle (PMP). Dirigés par Pierrot Rabemanantsoa, ils ont tenu hier une conférence de presse à Antanimena. Ces originaires de l’ex-province de Fianarantsoa qui se regroupent au sein du comité de soutien au Dr Jules Etienne Roland, d’affirmer : « Le Dr Jules Etienne répond au profil d’un Premier Ministre qui peut exécuter le programme du président de la République et stabiliser le régime de celui-ci avec la majorité parlementaire qui se trouve derrière cette personnalité présentée par la PMP. » Les conférenciers d’enfoncer le clou : « L’esprit d’équipe est très important au sein de l’Exécutif. D’ailleurs, le DR Jules Etienne Roland figure parmi les artisans de la victoire du président lors de l’élection présidentielle. En tout cas, ce n’est pas nous qui avons choisi le Dr Jules Etienne Roland, mais la PMP. Nous ne sommes là que pour confirmer le choix de la majorité. Nous en avons le droit. » Outre les natifs des régions de l’ex-province de Fianarantsoa et du Grand Sud-Est, des originaires de la région Alaotra Mangoro ont également exprimé hier leur soutien au Dr Jules Etienne.
Prise de responsabilités. Pierrot Rabemanantsoa et consorts ont lancé hier un appel au président Hery Rajaonarimampionona pour qu’il prenne ses responsabilités pour mettre fin à une longue attente qui ne favorisera pas le début de la Quatrième République. « Le peuple a assez souffert. Il est fatigué d’attendre. Le nouveau gouvernement doit être mis en place le plus tôt possible », estime Jean Jacques Rajabiarison, originaire d’Alaotra Mangoro. Interrogé sur l’éventuel rapprochement entre le Mapar et la PMP qui a présenté le DR Jules Etienne, Jean Jacques Rajabiarison de souligner : « Nous ne sommes pas contre ce rapprochement. Mais, on doit respecter le choix de la majorité. Nous demandons au président de la République de prendre des mesures dans ce sens. » En tout cas, force est de constater que le président de la République évite la précipitation dans la nomination de son Premier ministre. Jusqu’ici, il n’y a que deux personnalités officiellement présentées dans la mise en œuvre de la l’article 54 de la Constitution : Jules Etienne Roland et Haja André Resampa. Ce dernier ayant été déjà rejeté par le président de la République.
La traçabilité de la viande est encore difficile à établir à Madagascar. (Photo d’archives)
La traçabilité de la viande est encore difficile à établir à Madagascar. (Photo d’archives)
Les cas de vols de porcs à Arivonimamo, dénoncés par un élu dans cette localité, ont éveillé la vigilance des consommateurs. Les bouchers, pour leur part, craignent que ces nouvelles pratiques des voleurs risquent de nuire à toute la filière.
Des éleveurs de porcs dans la localité d’Arivonimamo se plaignent des vols répétés dans leurs exploitations : les bêtes sont empoisonnées, puis vidées de leurs organes internes. Les viandes sont, par la suite, transportées incognito vers la capitale pour y être vendues. Des pratiques qui invitent à l’extrême vigilance des consommateurs. Face à ces nouvelles pratiques des voleurs de porcs, les bouchers sont doublement inquiets : ils sont exposés aux risques de se voir livrer des viandes douteuses et risquent, par ailleurs, de voir leurs recettes diminuer car les consommateurs pourraient s’abstenir de consommer de la viande de porc en apprenant la nouvelle. « C’est certain, les consommateurs seront désormais vigilants face à ces cas de porcs empoisonnés. Ils risquent tout simplement de cesser d’acheter de la viande de porc pour éliminer tout risque de consommation de viande contaminée. Ce qui aura inévitablement pour effet de nuire à la filière car actuellement, celle-ci n’est déjà pas au mieux de sa forme et ce, depuis quelques années. Il faut que ces vols par empoisonnement soient éradiqués très rapidement car les dégâts risquent d’être plus importants qu’il n’y paraît », confie un boucher de quartier à Analamahitsy.
Réglementation. Les grossistes en viande de porc ont déjà essayé d’anticiper cette situation de perte de confiance des consommateurs en exigeant de leurs fournisseurs une livraison de bêtes vivantes. Ils refusent ainsi d’acheter de la viande déjà prédécoupée. Cette exigence donne à leurs clients bouchers l’assurance d’acheter de la viande non contaminée, car les porcs qui leur parviennent vivants n’ont pu avoir ingéré du poison. Les bouchers sont alors incités à n’acheter leur viande qu’auprès des grossistes qui adoptent cette pratique dans l’achat de leurs produits. Car force est de constater que les bouchers sont nombreux à s’approvisionner auprès de fournisseurs douteux sans passer par les services de contrôle vétérinaire.
Les consommateurs, quant à eux, gagneraient à ne pas acheter de la viande de porc dans la rue, dans un circuit informel ou auprès de bouchers douteux. Cette situation est peut-être une occasion pour les autorités de mieux réglementer la filière ou de mieux appliquer les réglementations déjà existantes.
Saika miaina ao anatin’ny tebiteby amin’izao fotoana izao ireo vahoaka ambanivolon’ny Didy. Mirongatra izay tsy izy mantsy ny fanafihana mitam-piadiana ataon’ireo jiolahy. Tamin’ny 18 febroary teo dia mpivarotra iray no notafihan’ireo jiolahy ka lasa ny volabe manodidina ny 3 150 000 Ar ,voatifitra ihany koa ilay rangahy tompontrano , maty tsy tra-drano. Noho ny ezaky ny zandary tao Didy dia olona 9 mianadahy hatramin’izao no voasambotra. Niaiky izy ireo fa ry zareo no nahavanona ny asa ratsy, izay miendrika valifaty hoy ny fanazavana .Araka ny nambaran’ny ben’ny tananan i Didy Atoa Radoka Davidson dia miaina ao anatin’ny tsy fandriampahalemana tanteraka izy ireo amin’izao fotoana izao ka miantso ny mpitondra mba hijery akaiky azy ireo ,mananosarotra ihany koa ny làlana mampitohy an’i Didy sy Ambatondrazaka hoy ny fanazavana, ka tokony mba hojerena ihany koa .Kaominina mamokatra raha ny kaominin’i Didy fa noho ny faharatsian’ny làlana dia maro ireo vokatra tsy tafavoaka amin’izao fotoana izao.
Le Président Ahmad a tenu à s’expliquer sur tout. Une vérité sans fard…
Le Président Ahmad a tenu à s’expliquer sur tout. Une vérité sans fard…
Evitant de polémiquer, le président de la Fédération Malgache de Football, Ahmad qui est candidat à sa propre succession, s’explique sur tout. De ses motivations aux défaites des équipes malgaches, des réalisations mais aussi de ses satisfactions au cours d’une interview exclusive.
Midi : On parle beaucoup de votre candidature aux prochaines élections du comité exécutif. Et pas forcément en bien.
Ahmad : « C’est étrange qu’on agisse de la sorte car pour tout vous dire, il n’y a qu’une aile du K2HB qui est derrière toute cette campagne de dénigrement. Mais personnellement, j’estime avoir toujours agi dans la légalité. Si la candidature de Max Fabien Andrianirina n’est pas retenue, ce n’est pas par moi mais par une commission indépendante à cause des anomalies dans son dossier dont des falsifications pénalement condamnables. »
Midi : Peut-on savoir ce qui vous a motivé à briguer un troisième mandat ?
Ahmad : « C’est tout aussi simple. J’ai dû batailler ferme pour avoir l’organisation de la CAN des moins de 17 ans en 2017 et c’est logique que je tienne à être de la partie. Une satisfaction personnelle car en 54 ans d’existence, le football malgache n’a jamais hébergé une compétition continentale. Durant ce laps de temps très long, je suis d’ailleurs le seul Malgache à faire partie du comité exécutif de la CAF mais également membre de la commission de recours de la FIFA. Ne parlons pas de mes bonnes relations avec l’UEFA qui ne cesse de nous apporter son soutien tant matériel qu’humain. C’est autant d’atouts qui font que ma place à la Présidence peut encore servir les intérêts du football à Madagascar. »
Midi : Mais certains vous en veulent parce qu’il manque les résultats ?
Ahmad : « Est-ce la faute d’Ahmad si les infrastructures ne suivent plus la demande. Avant, il y avait les quatre terrains de Mahamasina, celui d’Alarobia, du COUM, les 2 terrains d’Ankatso, celui de Betongolo ou encore le terrain d’Ampefiloha mais aujourd’hui, il n’y a pratiquement que les terrains de Mahamasina et d’Alarobia dont l’état laisse à désirer. La FMF a fait la demande pour transformer la pelouse de Mahamasina en synthétique mais jusqu’ici nous n’avons pas été entendus. Et c’est encore la faute d’Ahmad. Un président doit être jugé sur son plan de développement et sur ce chapitre, nous avons des arguments à revendre avec le Stade Rabemananjara, le centre de Carion et même si cela met du temps à marcher une Académie de football servant de centre aux jeunes Barea dont cette Génération 2000 qui va faire partie de l’équipe nationale des moins de 17 ans en 2017.
Midi : Mais la question n’est pas là, car certains vous en veulent parce que il n’y a pas de résultats tant en équipe nationale que chez nos clubs ?
Ahmad : « Tout n’a pas été foncièrement mauvais car les résultats étaient venus bien après et plus particulièrement quand nous avons gagné le COSAFA Cup U20. D’ailleurs les joueurs qui ont formé les Barea de l’époque ont pour la plupart réussi à l’instar de Bolida, de Voavy Paulin qui évolue en Suisse mais qui est aujourd’hui courtisé par un club portugais de la 1ère division. Je citerais aussi Carolus, Claudio mais pas ceux qui évoluent dans les îles voisines car ces derniers ne répondent pas aux exigences du football de haut niveau. Je citerais en anecdote un joueur qu’on a fait venir de la Réunion, mais qui a d’abord terminé aux 67ha sa bouteille de whisky avant de rejoindre le groupe. Cela n’a pas de sens et on va encore dire que c’est la faute à Ahmad.
Pour rester dans ces exemples, je citerais aussi le cas de Bolida venu pour seulement quatre jours à Tana, mais qui a passé la moitié de son séjour à Alarobia pour s’entraîner car il savait que l’entraîneur de Lens ne lui pardonnerait pas une baisse de forme. C’est cette volonté de se surpasser qui manque à nos joueurs mais il y a aussi et surtout les moyens.
Midi : Des moyens financiers ?
Entre autres oui avec l’implication de l’Etat non seulement dans les déplacements mais dans les regroupements des équipes nationales et même bien plus car pour prendre en exemple le Cameroun, c’est la Fédération et le ministère des Sports qui vont faire les tractations ensemble pour avoir les joueurs nés en France. On aurait pu faire pareil pour avoir le Lillois Franck Beria mais on ne l’a pas fait. Par contre, nous avons approché les deux Malgaches de l’OGC Nice, mais ils ont demandé à réfléchir car l’un d’eux fait déjà partie de l’équipe de France U20. Un geste que je comprends car à Madagascar, il n’y a rien de concret pour les joueurs de haut niveau. Et c’est bien dommage.
Tout aussi dommage qu’on me rende responsable de toutes nos défaites. A Madagascar, un mauvais résultat n’est jamais la faute de l’entraîneur mais d’Ahmad. Même les joueurs fautifs sont épargnés alors qu’en Amérique latine comme l’Argentine, le public s’en prend ouvertement au joueur fautif qui risque tout bonnement le lynchage. »
Midi : Mais on vous en veut également parce que le football n’a pas un titre africain.
Ahmad : « Si on raisonne de cette manière, on devait dire non à tous les présidents de Fédération, du moins en sport collectif. Et même le rugby car le titre qu’on a trop pompeusement fêté n’a été que le titre de champion d’Afrique de la 3e division car il y avait au-dessus de ce lot les nations de l’élite A mais surtout l’Afrique du Sud qui évolue sur un autre planète à cause justement des efforts fournis par le gouvernement sud-africain. Au risque de me répéter, cela signifie qu’en sport, on ne récolte que ce que l’on sème. »
La défaillance de l’électricité est devenue un facteur de blocage dans la vie socio-économique du pays, ne remplissant plus son rôle de levier pour le développement.
Frein au développement. De par sa transversalité, le secteur énergie et tout particulièrement l’électricité est indéniablement le garant de l’essor économique de tout pays en voie de développement. Cependant, force est de constater que ce secteur n’a jamais pu accompagner le développement des autres secteurs, notamment les industries, le tourisme voire les ménages qui subissent chaque jour les effets néfastes du délestage. Ainsi, la défaillance de l’électricité est devenue un facteur de blocage dans la vie socio-économique du pays, ne remplissant plus son rôle de levier pour le développement. En effet, aucun investisseur potentiel ne se hasarderait pas à immobiliser son capital dans un pays où la fourniture d’électricité est aléatoire, même pour l’éclairage, réduisant du coup les possibilités de création d’emplois, les rentrées de devises et la capacité de production du pays.
Les principaux impacts de la mauvaise gouvernance. Le secteur énergie n’a pas été épargné par des mauvaises pratiques quasi-généralisées ces dernières années. Les responsables des différentes entités en charge du secteur ; la JIRAMA, le CA, l’organe de Régulation et le ministère,se sont organisés de manière à verrouiller tout ce qui a trait à l’électricité pour s’enrichir et se protégeant mutuellement en même temps afin de pouvoir se maintenir indéfiniment à leurs postes.
La défaillance en matière de fourniture d’électricité fait peur aux responsables politiques qui cherchent alors des solutions de plâtrage rapide et populiste pour résoudre ce problème au lieu de montrer à la population les véritables difficultés et les vraies solutions dans une transparence totale. Cela ne favorise guère la prise de conscience des consommateurs domestiques et industriels sur les vrais défis qu’on aura à affronter. L’absence de transparence favorise pourtant la corruption ainsi que l’abus de pouvoir à tous les niveaux.
Ainsi, d’après nos investigations, le CA de la Jirama intervient dans l’exécutif et gère directement les règlements des fournisseurs supérieurs à 200 millions Ar. D’après le témoignage des victimes, un haut responsable exige systématiquement des pourcentages de la part des fournisseurs qui veulent être payés. Il en va de même avec les projets de développement ou de réhabilitation auxquels des pots-de-vin sont exigés avant la signature des contrats… De ce fait, certains projets ont été abandonnés suite aux refus de paiement des promoteurs, des fournisseurs influents en haut lieu ont été payés alors que d’autres attendent toujours le règlement de plusieurs mois d’arriérés.
D’après certains promoteurs de projet, qui ont fait les frais de ces pratiques, leurs projets auraient pu résoudre significativement et de façon durable les délestages dans plusieurs parties de la Grande Ile, mais les responsables ont préféré ne pas donner suite à ces projets et quittent à maintenir les délestages face au refus de payer des investisseurs. Il est inimaginable que toutes les instances dirigeantes de la Jirama et du ministère de l’énergie qui se sont succédé depuis, ignorent ces faits.
Des audits sont cependant effectués tous les ans, mais aucune information et réaction de la part des dirigeants (CA, ministères…), alors que de toute évidence, la situation financière de cette société publique serait dans le rouge depuis belle lurette. On se pose également la question sur le rôle de la régulation dans ce sous-secteur.
Recherche désespérément « Hommes nouveaux ». Ainsi, les acteurs principaux du secteur mentionné plus loin et en premier lieu, le ministère sont considérés comme responsables de la mauvaise performance du secteur en particulier et par conséquent, des autres secteurs-clés qui sont tributaires de l’énergie, en général. Et dire que certains de ces dirigeants osent encore présenter leur candidature pour un autre mandat sous la quatrième République, se croyant à l’abri d’un déballage sur tous ces non-dits !
La notion de bonne gouvernance est très loin des pratiques de ces personnes, occupant pourtant des postes dits « hauts emplois de l’Etat » et auxquels les citoyens Malagasy, les industries, les artisans, les operateurs touristiques et les partenaires potentiels attendent des lendemains meilleurs pour pouvoir contribuer à l’expansion économique de Madagascar.En définitif, le pays aspire à des hommes « nouveaux » pour qui la bonne gouvernance ne sera plus de vains mots afin de mener à terme le réel développement de l’électricité et insuffler ainsi une vraie force nouvelle au pays.
De source bien informée, un député MAPAR dans la région de Vakinankaratra a été condamné à deux ans d’emprisonnement ferme le 25 novembre 2013. Avec comme chefs d’inculpation, abus de fonction, concussion, corruption active, favoritisme et faux et usage de faux en écriture de commerce. Pourtant, quatre jours après sa condamnation (le 29 novembre), il a pu faire sa campagne électorale comme si de rien n’était. Plus d’un se demande si la CES et la CENI-T ont été induites en erreur ? Or la loi organique n°2012-016 en son article 9 stipule « sont inéligibles, les personnes pourvues d’un conseil judiciaire, les individus privés par décision judiciaire de leur droit d’éligibilité par application des lois qui autorisent cette privation. Les individus condamnés lorsque la condamnation empêche d’une manière définitive leur inscription sur une liste électorale ». Et en son article 10, « les individus condamnés définitivement et non amnistiés ne sont ni éligibles ni électeurs que les individus condamnés lorsque la condamnation empêche d’une manière définitive leur inscription sur une liste électorale ». Mais toujours est-il que si le concerné a fait appel, la sentence n’est pas encore définitive.