Curieux mais la course pour le poste de ministre des Sports bat déjà son plein à l’heure où on ne sait même pas la tête du futur Premier ministre.
Ce qu’il y a de positif dans tout cela, c’est cette idée de vouloir servir le sport au mieux par les sportifs ou tout au moins ceux issus de ce milieu.
Plusieurs noms circulent déjà, mais on se réjouit du profil de ce nouveau ministre car au moins il va maîtriser les rouages de l’administration et connaît bien les aspirations légitimes des sportifs.
C’est le cas notamment de Mamod’Ali Hawel qui est non seulement le président de la Ligue de football du Menabe mais aussi l’organisateur des Jeux du Menabe depuis plusieurs années. Sa popularité liée à ces Jeux lui a d’ailleurs permis de rafler les dernières législatives à Morondava.
Mais il y a aussi d’autres candidats issus du monde de sport. On citera l’ancien président de la Fédération de basket-ball, Ntsay Abel, l’actuel président de la Fédération du kick boxing, Briand Andrianirina, le président de la Fédération du triathlon, Tiana Raoelina Andriambololona, sans oublier le président du judo et du Comité Olympique, Siteny Randrianasoloniako. Sauf bien entendu si pour ce dernier, l’échec pour le poste de questeur à l’Assemblée Nationale ne lui est resté à travers la gorge.
Comme ces hommes ont en commun l’amour du sport, l’un d’eux peut évidemment faire l’affaire puisque tous les techniciens sont déjà là pour l’entourer. Il suffit de faire le bon choix.
Mais en politique, on n’est jamais sûr de rien et que ce ministère était bel et bien le cadet des soucis des différents régimes au point de le confier pratiquement à tout le monde. Et comme le disait le ministre Ndremanjary qui défend la paroisse des enseignants EPS, il n’y a plus que le charretier qui n’est pas passé par Ambohijatovo. Charretier et…journaliste pour être précis.
“Ary mandraka ankehitriny dia nitory ny fahagaganao aho”, io tenin’ny Soratra Masina nalaina tao amin’ny Salamo faha 71, and 17b, io no teny faneva entina hankalazana an’Andriamanitra noho ny jobily faha 25 taona naha mpitandrina an’ Atoa Raharijaona Solofonirina. Ny fanompoam-pivavahana hanokafana izany taon-jobily izany dia ny alahady 02 martsa ho avy izao, manomboka amin’ny 9 ora maraina, ary hiantsoana ireo mpianakavin’ny finoana sy ny zanaka am-pielezana. Ny hariva kosa dia hisy antsam- panahy iombonana amin’ireo Sampana mihira eo amin’ny fitandremana, sy ny vahiny nasaina handray anjara amin’izany. Maro ny hetsika efa nomanina hotanterahana mandritra ity taona ity. Ny ivon’ny fankalazana kosa dia ny alahady 07 desambra ary ny fankalazana iarahana amin’ny Synodamparitany dia ny alakamisy 18 desambra.
Cette société d’Etat ne doit plus être une vache à lait de l’Etat mais un levier de développement de la nation.
« Non à l’ingérence des politiciens », revendique Haja Maminirina, le président du SAT/Jirama
La société nationale de production de l’Eau et de l’Electricité, Jirama, est toujours en difficulté. Le nouveau gouvernement dans cette 4e République doit ainsi prioriser son redressement car il s’agit non seulement de service public mais aussi des produits stratégiques. Néanmoins, « nous sommes contre l’ingérence des politiciens dans l’affaire de la Jirama », revendique Haja Maminirina, le président du Syndicat Autonome des Travailleurs (SAT/Jirama), lors de la présentation de vœux de ce syndicat hier au Cercle Franco-Malagasy à Anosy.
Code de l’Eau. Entre-temps, il a rappelé que la décision prise par le ministre de l’Eau durant le régime de la Transition concernant le transfert de gestion du secteur Eau à la Commune Urbaine d’Antananarivo en vue de sa privatisation, suivant la Note No 047, est encore suspendue. « Nous réclamons ainsi l’annulation définitive de cette décision car cela va anéantir d’une manière indirecte la Jirama. L’exploitation du secteur Eau permet en fait à la société de tirer du bénéfice, puisqu’on enregistre des pertes au niveau du secteur Electricité faute de vérité de prix », a-t-il poursuivi. Le SAT/Jirama réclame également la révision du Code de l’Eau. « Cela doit être inscrit dans l’ordre du jour de la 1re session ordinaire de l’Assemblée nationale le 6 mai prochain », a-t-il enchaîné.
Extension. Par ailleurs, ce syndicat des employés évoque qu’il faut désormais mettre en place une nouvelle politique de redressement de cette société d’Etat tout en améliorant la bonne gouvernance. « Dorénavant, l’Etat doit laisser librement la société à effectuer une extension de ses activités au lieu de limiter sa production et de s’approvisionner en énergie électrique auprès des fournisseurs privés. Cela a été d’ailleurs l’origine de la difficulté de l’entreprise. Sa privatisation n’est pas du tout une solution », a expliqué Haja Maminirina.
Expiré. Notons également que le mandat des membres du Conseil d’Administration de la Jirama a déjà expiré en juillet 2013. « On attend la nomination du nouveau gouvernement afin que l’Etat puisse désigner ses représentants avant de procéder à l’élection du représentant des employés au niveau de ce Conseil d’Administration. Quant au profil du ministre de l’Energie, il doit être un connaisseur du problème de la Jirama et expérimenté dans le domaine. Ce nouveau ministre doit être aussi en mesure de satisfaire nos revendications », a conclu le Président du SAT/Jirama.
Les prochaines nominations pourraient concerner les chefs militaires.
Les prochaines nominations pourraient concerner les chefs militaires.
Avant de faire cap ce jour sur Toamasina, le chef de l’Etat a présidé hier un conseil des ministres. Le second du genre depuis son investiture, c’est-à-dire en l’espace d’un mois.
Trois décrets ont été pris à Iavoloha. Le premier porte constatation de l’expiration du mandat des membres de la HCC. Le second concerne la nomination de 3 nouveaux membres, en l’occurrence, le constitutionnaliste Jean Eric Rakotoarisoa et les 2 magistrats de la Cour d’Appel, Yvonne Raharisoa et Fara Alice Ravaoarisoa, deux privatistes considérées comme proches d’un membre du collège des avocats de « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara ». Les trois nouveaux Hauts Conseillers qui prêteront serment incessamment, font partie du quota du Président de la République qui vient de remanier la HCC comme nous l’avions subodoré dans notre article d’hier.
Membres élus. Il s’agit d’un remaniement partiel, puisque les membres qui ont été élus en 2003 à raison de 2 de chaque par l’Assemblée nationale, le Sénat et le Conseil Supérieur de la Magistrature, continueront d’exercer leurs fonctions, jusqu’à l’élection de leurs remplaçants. Quant au 3e décret, il abroge la nomination du président de la HCC, Jean-Michel Rajaonarivony qui aura siégé de 1991 à 2014 à Ambohidahy, n’était-ce la brève interruption lors du retour à la barre de l’Amiral. Et ce, avant d’être remis en selle en 2002 par Marc Ravalomanana qui le nomma Président de la HCC. Son successeur sera élu par les autres membres.
SGP et Dircab. Après le collège de conseillers spéciaux, le Président Hery Rajaonarimampianina continue de placer ses hommes. Ainsi, le général de Division Ralala Roger Pierre est bombardé Secrétaire Général de la Présidence (SGP) après avoir été SG du gouvernement. Me Henry Rabary-Njaka a hérité pour sa part du poste vacant de Directeur de cabinet (Dircab) de la Présidence de la République au cours de ce conseil des ministres qui a vu également la nomination de l’ancien DG d’Air Mad, James Andrianalisoa aux commandes de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM).
IST et 2 ministres limogés ? Par ailleurs, outre le rappel à l’ordre de « certains journalistes qui font fi des textes régissant la déontologie et l’éthique », le Président de la République a fait savoir en début du conseil des ministres que le processus de nomination du PM de la Quatrième République doit être mené d’une manière concertée. Il a fait remarquer que la Constitution n’impose aucun délai en la matière. Réitérant ainsi que le gouvernement de transition d’union nationale dirigé par le PM Omer Beriziky reste en place, dans sa composition actuelle, quoique des bruits ont couru hier que deux ministres nommés par l’ancien Président de la Transition donc proches du Mapar auraient été limogés ou le seraient incessamment. Une station de télé privée a même rapporté hier soir qu’un important opérateur économique proche de l’ancien Président de la Transition serait frappé d’une interdiction de sortie du territoire (IST) à cause d’une affaire pendante devant la Justice. Après le départ de Rajoelina, les affaires ne sont plus roses pour ce milliardaire face à Rajaonarimampianina qui montre de quel …bois il se chauffe.
Les électeurs vont-ils voter massivement lors des communales ? ( photo d’archives)
Les électeurs vont-ils voter massivement lors des communales ? ( photo d’archives)
La présidente de la CENI-T, Atallah Béatrice, estime que l’on pourrait organiser la tenue des élections communales au mois d’octobre de cette année-ci. D’ailleurs, elle a mentionné qu’il y avait déjà eu un avant-projet de loi concernant les communales. C’est ce qu’a déclaré la présidente de la CENI-T, en marge de l’atelier sur l’évaluation des activités électorales de cette commission électorale réalisées avec les partenaires techniques et financiers de Madagascar (PTF). Sur ce point d’ailleurs, la CENI-T a présenté son rapport d’activités à ces derniers. Toujours est-il que lors de l’élection présidentielle et législative, l’Etat malgache a apporté son concours à raison de 56%. Par ailleurs, la présidente de la CENI-T a promis de rectifier le tir pour les prochaines élections. Notamment pour les élections législatives qui seront à refaire dans quatre districts, à savoir Ambanja, Belo-sur-Tsiribihina, Marovoay et Sainte-Marie. Prévues au mois de mai.
Tao amin’ny tokantrano iray, ny alin’ny faha-22 febroary lasa teo, no nisehoana fanafihana mitam-boadiana tao an-tampon-tanànan’Antalaha. Olona iray no maty tamin’ny fitifiranana nataon’ireto jiolahy ireto ary lasan’izy ireo koa ny lelavola mitentina 380 tapitrisa ariary. Nandositra ireo nahavanon-doza avy teo. Raha naheno ny vaovao ny zandary teto Sambava, fa nandositra any Antalaha izy ireo, dia nihetsika ny zandary notarihan’ny komandian’ny borigady Sambava ka nitondra andian-jandary vitsivitsy. Nosavan’izy ireo ny trano fandraisam-bahiny malaza eto an-toerana. Namokatra ny fikarohana ka tratra tamin’izany ny roa lahy, 23 taona sy 43 taona, izay nanonona ny naman’izy ireo, izay tratra ihany koa tao Antaimby, Sambava. Taorian’ny fisamborana dia nataon’ireo zandary ireo ny fanadihadiana ka nahatratrarana tamin’olona samihafa ny vola mitentina 32.362.200Ar. Ny polisy any Antalaha no nitondrana ity raharaha ity ka natolotra azy ireo ny talata lasa teo ihany koa ireo dahalo nahavanon-doza. Raha naheno ny vaovao momba ny fahasamborana ireo olona ireo ny niharam-boina sady tompom-bola dia tonga taty Sambava ary nambarany tamin’ireo zandary fa azy ireo vola ireo. Nalevina tao Antalaha ihany ilay maty.
Le PGA David Johnson aux côtés des membres au sein de la fédération malgache de golf et de la grande famille de l’INTH, hier, à Ampefiloha.
Le PGA David Johnson aux côtés des membres au sein de la fédération malgache de golf et de la grande famille de l’INTH, hier, à Ampefiloha.
La démocratisation du golf est dans la ligne de mire de la fédération nationale. Avec la visite du PGA David Johnson, la fédération lance une campagne de promotion et de découverte.
Le PGA David Johnson, Master Professional de St Andrews en visite au pays entame actuellement un parcours marathon.
Nouvelle expérience. Les séries de formation ont commencé depuis mercredi sur le green du Golf Club de Malaza à Ampitatafika. Ils sont 10 caddies dont six internationaux à savoir Gilbert, Ali, Fis, Roland, Solofo et Prosper et 4 issus des clubs du pays à l’image de Fano et Laza du Golf du Rova, Rodin du Golf de Malaza et Augustin du Golf d’Antsirabe et 10 juniors à suivre la formation. Une formation unique en son genre et qui est à sa grande première à Madagascar avec une nouvelle technique et une nouvelle expérience. Selon Mihary Rabenja, un jeune golfeur participant au stage « J’ai pu acquérir un apprentissage et une technique différente venant du pro PGA, qui est tellement différent des cours classiques de nos coachs caddies ». Hier, les stagiaires ont travaillé sur le petit jeu autour du green et ce jour en apothéose ce sera les longs coups. A l’issue du stage, les méritants recevront un diplôme venant directement de St-Andrews. Au cours d’un tournoi de qualification où des critères de sélection très stricts seront appliqués, un joueur aura la chance d’aller à Saint-Andrews disputer le tournoi international des juniors une semaine avant le déroulement de l’Open Britannique et suivre ensuite en direct sur le terrain, ce fabuleux tournoi et côtoyer tous leurs idoles comme Tiger Wood.
Campagne de promotion. Et profitant de ce passage, le PGA et la fédération malgache de golf représentée par son vice-président Ramy Rabenja et la Secrétaire Générale Monique Noyon ont initié les étudiants de l’Institut National du Tourisme et de l’Hôtellerie (INTH) à Ampefiloha au golf. « On veut démocratiser la pratique du golf, c’est la raison pour laquelle la fédération ne ménage pas ses efforts pour promouvoir et pour faire découvrir au plus grand nombre cette discipline » a insisté la SG de la FMGolf, Monique Noyon. Il est à signaler que le golf présente plusieurs dimensions entre autres le sport, l’éducation, l’économie, le social et l’environnement. Après les juniors et les caddies, c’est au tour les golfeuses et les golfeurs d’entrer en clinique pour le perfectionnement qui se déroulera le dimanche 2 mars toujours à Malaza.
En marge de sa rencontre avec les hauts responsables des Forces de l’ordre, le président Hery Rajaonarimampianina a réitéré les critères qu’il entend respecter dans le cadre de la nomination du Premier ministre. En effet, tout en rappelant qu’il a été élu démocratiquement par les Malgaches, le locataire d’Ambohitsorohitra a fait savoir que « c’est l’intérêt supérieur de la Nation et du peuple malgache qui doit primer ». Le futur Premier ministre sera donc une personnalité qui pourra garantir la paix et la stabilité du régime, mais aussi une personnalité dont la nomination à ce poste ne portera pas atteinte au « Fihavanana malagasy ». Ce sont donc les critères essentiels qui vont dicter sa prise de décision. En tout cas, malgré les pressions, le président de la République reste ferme. « L’intérêt du peuple et le Fihavanana ne pourront pas être laissés au second plan ». Selon ses dires, « il n’est pas question de prendre en considération l’intérêt d’une seule personne, ni celui d’une entité politique ». Une manière de répondre aux leaders du MAPAR qui persistent et signent dans leur démarche visant à réclamer la Primature. Toutefois, Hery Rajaonarimampianina a déclaré hier que sa prise de décision ne passera pas outre la Constitution et du cadre légal. « Le dialogue est toujours nécessaire. Par ailleurs, j’ai déjà dicté au MAPAR l’esprit avec lequel les procédures de nomination doivent se faire », a-t-il soutenu. Le président de la République s’est pourtant défendu de répondre s’il a demandé ou non, au MAPAR de présenter un autre nom de candidat à la Primature. Questionné sur le rejet de la candidature de Haja Resampa, Hery Rajaonarimampianina a déclaré que c’est au MAPAR que la question devrait être posée. En tout cas d’après les informations, une rencontre entre l’ancien SGP et l’ex-ministre des Finances et du Budget a eu lieu dans la soirée de mercredi. Pour l’heure, aucune information sur les tenants et aboutissants de la rencontre n’a filtré.
Olona tsara sitrapo no nanome vaovao ny mpitandro ny filaminana ka nilaza fa misy olona mitana basy kalachnikov mampiahiahy eny Ivandry. Avy hatrany dia nandray ny andraikiny ny mpitandro ny filaminana ka nidina teny an-toerana. Natao ny fisavana ka tratra tao an-tranon’olona roa lahy ireto ity basy FAK sy ny bala sivy ambin’ny roapolo miaraka aminy. Nisy ihany koa akanjo miaramila dimy. Tamin’ny fanadihadiana dia niaiky izy roa lahy fa tena jiolahy izy ireo ary efa nandray anjara tamin’ny fanafihana teny Ankadivoribe, Anosizato sy tanàna maromaro. Anisan’ny nambarany tamin’izany moa fa telopolo ireo bala ireo tany amboalohany fa napoaka teny amin’ny fanafihana tetsy Ankadivoribe ny anankiray.
Efa tena matihanina tokoa ireto olon-dratsy roa lahy ireto, satria anisan’ny notantarain’izy ireo tamin’izany ny fomba fanafihana ataon’izy ireo, toy ny mody fanaovana ho mpiasan’ny JIRAMA, ka raha vao tafiditra ao an-trano ry zareo dia hambana basy avy hatrany no mahazo ilay olona, ary asain’izy ireo manoro izay entana na vola na firavaka sarobidy. Efa eo am-panaovana fanadihadiana moa amin’izao ny zandarimariam-pirenena misahana an’Antananarivo renivohitra amin’ny mety ho fiavian’ ny basy sy ny akanjo miaramila niaraka taminy. Araka ny famotorana moa dia toa efa miaramila taloha izy roa lahy ireto.
Samuëlson Ramanitriniony reste convaincu que si le programme national de soutien à l’emploi avait pu être mis en œuvre correctement, nous aurions affronté autrement le problème de l’AGOA.
Samuëlson Ramanitriniony reste convaincu que si le programme national de soutien à l’emploi avait pu être mis en œuvre correctement, nous aurions affronté autrement le problème de l’AGOA.
Pour la troisième fois en moins d’un mois, les corps de l’inspection du travail s’expriment. Ils souhaitent notamment la création d’un département ministériel à part entière, en charge du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, ainsi qu’à l’adoption du décret sur leur régime particulier. Après la tenue, le 6 février 2014, d’une journée de réflexion durant laquelle le Syndicat Autonome des Inspecteurs du Travail (SAIT) a mis en avant ces revendications, le même syndicat est revenu à la charge il y a une quinzaine de jours, pour les réitérer. Ces démarches sont entièrement soutenues par le Directeur Général de l’Emploi, du Travail et des Lois Sociales, Samuëlson Ramanitriniony. Il estime que la création d’un ministère indépendant, ou tout au moins, la répartition équitable des ressources en fonction des missions et des charges de travail de chaque direction du ministère, sont bien plus qu’une nécessité. Interview.
Midi Madagasikara :Le SAIT a déjà manifesté à deux, voire à trois reprises, son souhait de mettre en place un département ministériel à part entière et indépendant, en charge de l’Emploi et du Travail. Pourquoi tant d’insistance ?
Samuëlson Ramanitriniony :Une brève historique est peut-être nécessaire pour placer les choses dans leur contexte. N’oublions pas que l’administration du travail était, pendant la première République, un département à part entière. Il s’agissait de l’Inspection Générale du Travail. Mais par la suite, depuis la seconde République, elle a été placée sous la tutelle administrative et budgétaire du ministère de la Fonction Publique afin de garder tous les travailleurs sous une seule tutelle. C’était l’utilisation par excellence des travailleurs à des fins politiques. Depuis, les structures de l’administration du travail sont occultées par les structures de la fonction publique et le secteur privé, bien que moteur de développement, se trouve dans la difficulté pour jouer son rôle de catalyseur de l’économie nationale. Alors, oui, retrouver une structure de l’administration du travail indépendante de la fonction publique, est bien plus qu’une nécessité. Dans cette conjoncture où le pays entend relever justement le défi de la relance économique, il est primordial de mettre en place une telle structure.
M.M. : A quoi devrait alors ressembler cette structure de l’administration du travail ?
S.R. : Ce département devrait être éclaté en trois directions générales. D’abord, une direction générale en charge du Travail et des Lois Sociales, dont le rôle est plus qu’évident. Il faut savoir que depuis 2005, avec le PNUD et le BIT,a été initié le programme national de l’emploi, devenu la loi n°004/2005 du 10 mai 2005. En 2006, toujours avec le BIT et le PNUD, mais également avec les partenaires sociaux et la société civile, a été élaboré le Programme National de Soutien à l’Emploi (PSE). Il s’agit d’un programme détaillé pour la promotion de l’emploi à Madagascar. Malheureusement, tout cela était réduit à une dimension nettement moindre. Aucun des 5 ministres que j’ai vus passer dans ce ministère depuis que je suis à ce poste, n’ont manifesté un réel intérêt pour le PSE. Personnellement, je reste convaincu que si ce PSE avait pu être mis en œuvre, nous aurions affronté autrement le problème de l’AGOA. Nous aurions pu mieux gérer le volet de la reconversion professionnelle des travailleurs déflatés, par le biais de la formation professionnelle.
M.M. : Et les deux autres directions générales ?
S.R. :La seconde direction générale est celle de l’Emploi et des Informations sur le Travail. Elle sera en charge des missions ayant trait à l’emploi, aux statistiques de l’emploi et du travail, au contrôle de la migration ou encore à la formation professionnelle. Car tout cela nous a longtemps fait défaut et les conséquences n’en sont que plus lourdes aujourd’hui, pour ne citer que les dérives des migrations économiques des travailleurs malgaches vers l’étranger. La troisième direction générale est celle de l’Hygiène et de la Sécurité Sociale. Là encore, il s’agit d’un volet important. Car n’oublions pas que c’est le ministère qui est à l’origine de la création de la CNaPS et de la médecine d’entreprise. Jusqu’à maintenant, seul le secteur formel bénéficie des avantages de ces structures. Nous estimons que la couverture sociale devrait s’étendre vers le secteur informel et ce ne sont pas les initiatives qui manquent pour se lancer dans cette voie. La santé des travailleurs et de leurs familles par le biais de la médecine d’entreprise est, rappelons-le, une obligation confiée au ministère en charge du travail.
M.M. : Quel serait alors, selon vous, le profil idéal du futur ministre ?
S.R. : Ce sera un ministère très technique et je pense que celui-ci devra être dirigé avant tout par un technicien expérimenté, donc parmi les plus anciens, au moins au début pour démarrer le système. Il devrait donc s’agir d’une personne qui maîtrise parfaitement les arcanes de l’administration du travail.
M.M. : Tout cela suppose la mise à disposition d’un budget conséquent…
S.R. : Certainement. L’ensemble du département dont j’ai la charge de diriger, a toujours souffert d’un manque chronique de ressources et le moins doté au niveau des moyens. Pour donner une idée de la situation, nous n’avions bénéficié que de 4% du budget général du ministère de la Fonction Publique, du Travail et des Lois Sociales, alors que d’autres directions disposent de PIP de 4 milliards d’ariary ! Il n’y a pas de répartition équitable des ressources alors que beaucoup d’argent est utilisé inutilement ailleurs.
M.M. : Quelles perspectives votre département envisagerait-il au cas où le prochain gouvernement ne reflèterait pas ses attentes et que l’administration du travail ne dispose toujours pas d’un ministère à part entière ?
S.R. : C’est une éventualité. Dans tous les cas, nous nous tenons prêts à soumettre au prochain ministre une proposition. Car des commissions étaient déjà à pied d’œuvre pour la préparer. Un document bien ficelé, qui renferme même un plan de travail annuel, est déjà prêt. Il retrace les voies favorables à la réalisation des missions de ce département. Si le ministre accepte la proposition, tout ira bien. Dans le cas contraire, je n’exclue pas quelques remous car les corps de l’inspection du travail estiment qu’ils ont trop longtemps été défavorisés. Même dans la formation et l’intégration dans la fonction publique. A titre comparatif, à la sortie de l’ENAM, à durée de formation égale et à diplômes à équivalence égale, les inspecteurs du travail affichent un indice de 950 alors que les administrateurs civils sont à 1600.
M.M. : Le mot de la fin ?
S.R. : Au vu des expériences passées, il est évident que la structure actuelle de l’administration du travail à Madagascar n’est pas adaptée aux objectifs de développement du pays. J’estime qu’il est incontournable de reconsidérer la situation et de prendre les décisions qui contribueront à l’atteinte de ces objectifs.