Les « Zanak’i Dada » toujours présents au Behoririka.
Les « Zanak’i Dada » toujours présents au Behoririka.
Malgré le mauvais temps, les inconditionnels de Marc Ravalomanana sont toujours présents au Magro Behoririka. Ils entendent intensifier le mouvement dans les prochains jours. A cet effet, une grande manifestation est prévue demain dans ce site. Et ce, en rapport avec la situation actuelle, notamment sur le dernier scrutin présidentiel. Les « Zanak’i Dada » persistent et signent sur la confrontation des procès-verbaux et le recomptage des voix. Ils ont cité d’autres entités qui se sont exprimés dans ce sens, notamment la déclaration du SECES. En effet, ce dernier s’est dit prêt à apporter sa contribution dans l’authentification de la sincérité des scrutins. Même topo, pour la confédération des grands corps de l’Etat. La journée de demain sera également marquée par la présence de Jean-Louis Robinson au Magro Behoririka. Il fera probablement une déclaration pour motiver davantage les « Zanak’i Dada ».
A l’instar de groupements politiques et de syndicats, les « Raiamandreny Mijoro » se sont également exprimés, par le biais de Ramino Paul, sur le contexte qui prévaut dans le pays. Ils sont pour la vérité des urnes. De ce fait, les résultats qui seront publiés doivent refléter le choix du peuple. Le pasteur Ramino Paul invite ainsi la Cour Electorale Spéciale à étudier minutieusement les requêtes déposées auprès de cette juridiction. Jugeant que cette vérité des urnes constitue notamment la garantie de la stabilité sociale et politique du pays. L’avenir de la Grande île est ainsi entre les mains de la CES.
Destinée. Concernant les deux candidats au deuxième tour du scrutin présidentiel, le président des « Raiamandreny Mijoro » souhaite que celui qui va prendre en mains la destinée du pays ne se lancera pas dans la persécution de ses adversaires politiques. Il devrait plutôt faire preuve de respect à l’endroit de l’opposition. Dans la même foulée, mettre en œuvre la réconciliation nationale. Pour le candidat battu, qu’il soit un bon perdant, a-t-il souligné. Et qu’il doit reconnaître sa défaite et faire preuve de retenue.
La corruption est encore difficile à éradiquer à Madagascar. Et elle touche effectivement tous les secteurs.
La centaine de fonctionnaires licenciés pour cause de corruption n’est qu’un iceberg qui cache toute la glace. La corruption à Madagascar est un cancer qui touche tous les secteurs et qui gangrène le pays. Payer 20 000 ar pour rendre plus rapide le traitement d’un dossier ou pour obtenir les papiers administratifs légalisés dans les bureaux communaux, donner quelques billets pour être tranquille lors de la visite technique des véhicules, sans même que le véhicule ne soit présenté, ou soudoyer quelqu’un jusqu’à des millions de ariary pour s’assurer de passer un examen officiel, ainsi d’accéder à un poste. La corruption devient un « système » à Madagascar. Et si l’on ose payer autant pour accéder à un poste dont le salaire ne dépasse guère le dixième de la somme payée pour la corruption, c’est dire qu’arrivé à ce poste, la première chose à faire est de renflouer les caisses personnelles. Certains perçoivent cela comme une sorte d’investissement lucratif. Car aujourd’hui, la corruption est banalisée. Désormais, payer pour des services normalement gratuits devient un plus que l’on se doit de faire, et cela à n’importe quel niveau, dans n’importe quel secteur, public ou privé, pour obtenir satisfaction. Malheureusement, l’Etat ne fait aucune action concrète pour lutter réellement contre toute forme de corruption. Le licenciement de ces fonctionnaires n’est que très symbolique, d’autant plus que la corruption est partout, dans tout l’engrenage administratif.
# Saramba au Jao’s Pub. Pour débuter l’année, ce sera madame Eusèbe elle-même, avec son groupe qui va donner le ton. Ce soir, ce sera en effet le groupe Saramba qui est à l’affiche. Une soirée à ne rater sous aucun prétexte, surtout pour les amateurs de musique traditionnelle.
# Iraimbilanja au Paprika. Partir à la retraite ? Ils n’y pensent même pas. Pour les gars d’Iraimbilanja, le temps de dire adieu à la scène n’est pas encore venu. Quand leur emploi du temps chargé le leur permet, le groupe se retrouve et investit les scènes. Ce soir figure parmi ces rares occasions. Papaye, Roger, Batata et les autres ce soir, investissent le Paprika et convient tous leurs fans. Un moment à apprécier sans modération car on ne sait encore quand le groupe sera-t-il de nouveau sur scène. L’entrée sera d’autant plus libre.
Le retour à l’ordre constitutionnel est une occasion de relancer le tourisme, de manière durable, selon l’expert des secteurs aérien et du tourisme, Patrick Ramonjavelo.
Le retour à l’ordre constitutionnel est une occasion de relancer le tourisme, de manière durable, selon l’expert des secteurs aérien et du tourisme, Patrick Ramonjavelo.
Madagascar est une destination touristique naturellement durable. Valorisation du patrimoine, implication de la population et conservation de la nature sont impératives, d’après le spécialiste malgache des secteurs aériens et du tourisme.
La destination Madagascar affichait, entre 2003 et 2008, une croissance moyenne annuelle de 11 % du nombre de visiteurs, pour atteindre le pic historique de 375 000 touristes en point de sortie 2008. Puis, la destination a souffert, à partir de 2009, des effets de la crise financière mondiale sur les décisions de voyages, couplée à la crise sociopolitique nationale qui a effrayé le Touriste. Conséquence, une chute de 50 % sur les arrivées internationales en 2009, par rapport à 2008 ; pertes d’emplois ; chômage technique et forte baisse du revenu national. Aujourd’hui, le tourisme peine à retrouver sa santé d’avant crise, malgré les efforts notables des acteurs du secteur. Ces derniers sont aussi confrontés à une détérioration des dessertes aériennes domestiques, avec les irrégularités répétées des vols vers les destinations touristiques, les prix des billets devenus onéreux et dissuadant la clientèle résidente ; ou encore l’absence de liaisons vers des villes enclavées. Etant donné l’immensité de la Grande-île et la défaillance des infrastructures terrestres, le transport aérien doit être le levier pour dynamiser durablement le tourisme, a expliqué Patrick Ramonjavelo.
Défaillance du système. Par ailleurs, plusieurs départements concernés par le tourisme travaillent de façon cloisonnée, hermétique et peu ouverte. En effet, les départements de l’Environnement, de la Culture, du Patrimoine, du Commerce, de l’Industrie, des Finances, du Transport et de la Sécurité y gagneraient assurément à œuvrer en synergie dans l’intérêt de la durabilité du tourisme. En outre, la question sur le modèle du tourisme pour Madagascar persiste. Optons-nous pour un tourisme de masse ou de niche ? Un tourisme durable sur le long terme ou un tourisme d’opportunité sur le court terme ? Dans tous les cas, le tourisme est considéré comme un des secteurs qui permettra de relever le défi démographique qui se profile à vive allure, comme Madagascar doublera sa population en 2050 pour compter 40 millions d’habitants. Secteur à forte capacité de résilience, le tourisme n’en reste pas moins une industrie composée d’investisseurs, d’agents économiques et de capitaux humains. Les crises répétées et l’absence de solutions concertées et pérennes ont engendré une perte de confiance à entreprendre dans le secteur. Espérons que le retour à l’ordre constitutionnel favorisera la relance du tourisme. Encore faut-il que la stratégie choisie soit enfin durable… Il en va de l’avenir économique et social de la Grande-île.
Hier a eu lieu à l’Hôtel de ville Analakely la cérémonie de sortie de la Promotion « Loharano », composée de 19 éléments des Sapeurs Pompiers d’Antananarivo, ayant fini une formation en environnement pendant six mois. C’est-à-dire depuis le mois de juin jusqu’en décembre. En fait, une telle formation ne va qu’enrichir encore les connaissances des soldats des feux sur le domaine en question. «Il ne faut pas oublier que les travails quotidiens de ces soldats sont toujours liés à ce domaine. Donc, cette formation n’a fait que nous permettre de maitriser encore plus les terrains», a expliqué le Lieutenant-colonel Augustin Rakotoniaina, Chef de Corps des Sapeurs pompiers d’Antananarivo. Parmi les nouveaux diplômés, des animateurs sur l’environnement ont été formés. En fait, ladite formation a été préparée depuis longtemps. Celle-ci a été ainsi réservée aux meilleurs soldats, à l’issue d’une sélection. «Tous les jours, nous n’arrêtons pas de suivre des formations afin de pouvoir être à la hauteur de notre difficile responsabilité», a renchéri le Chef de Corps des Soldats des feux. Entre autres, d’autres collaborations comme celle avec le Département de la Vendée de Paris, sont également d’un grand appui pour ces sapeurs pompiers, tant sur le plan technique que sur le plan matériel. A noter que leur nombre n’atteigne pas les 200 soldats, alors que tous les ans, ils effectuent toujours approximativement 2 000 interventions.
Dans un communiqué remis à la presse, le consulat général de France tient à apporter les précisions suivantes.
Le consulat général de France a pris connaissance avec consternation des allégations totalement mensongères rapportées par la presse concernant Mme Eliane Bezara – dite Ninie Doniah -, qui se dit avoir été victime d’un traitement brutal lors de sa venue au service des visas le 7 janvier.
Mme Bezara, qui a dû être interpellée par les forces de l’ordre malgaches en raison de ses propos et de son attitude qui portaient directement atteinte à l’ordre public n’a, à aucun moment ni d’aucune manière, été traitée de façon irrespectueuse par qui que ce soit.
Les motifs de refus du visa demandé sont pleinement justifiés, notamment au regard de la situation irrégulière dans laquelle elle se trouvait en France. En tout état de cause, l’intéressée peut contester la décision prise à son encontre tant auprès de la commission de recours contre les refus de visas qu’auprès du tribunal administratif.
Le consulat général de France saisit cette occasion pour rappeler que le taux de réponses positives aux demandes de visas est de 85%.
Andry Rajoelina n’aurait pas l’intention de se retirer et de se faire oublier. En convoquant les députés « indépendants » provisoirement élus pour les obliger à intégrer le MAPAR, sa plate-forme qui apparemment, a raflé le plus grand nombre de sièges à la députation parmi les concurrentes, il soulève un pan de voile de ses projets d’avenir. Les médias qui ont fait couler beaucoup d’encre sur ses ambitions de réaliser un scénario à la Poutine n’ont pas peut-être vraiment tort. Le président de la Transition prépare sa conquête de la primature dans le premier gouvernement de la quatrième République. Il lui suffirait, en effet, de trouver 23 députés à ajouter au 53 que le MAPAR a provisoirement gagné pour mettre la main sur Mahazoarivo. Le refus de signer l’engagement de ces indépendants laissent une part d’incertitude à cette main mise qui pourrait ne pas être automatique surtout si c’est l’opposition qui gagne la présidentielle.
Dernier geste
Quoi qu’il en soit, le président de la Transition sait que la fin de la Transition est proche. Il accepte la passation avec le nouveau locataire des palais d’Etat d’Ambohitsirohitra et d’Iavoloha. Il donne à ce dernier l’honneur d’organiser la cérémonie des vœux traditionnels du nouvel an qui annonce chaque année la rentrée politique. Il a dirigé son dernier conseil des ministres dans une grande attention sinon un clin d’œil sur les forces armées avec la promotion d’officiers généraux de brigade et de division. Un dernier geste de satisfaction de celui qui a été pendant cinq ans chef suprême des forces armées. Le prochain président de la république aura moins de marge de manœuvre pour nommer autant de généraux au lendemain de son accession au pouvoir. Une page d’histoire est en train de se refermer. Une nouvelle va commencer avec des élus, le président de la république et les membres de l’assemblée nationale, dont les noms seront connus bientôt officiellement par la proclamation des résultats définitifs des élections par la Cour Electorale Spéciale. En attendant, tous les regards seront une fois de plus tournés vers la Ceni-t qui a joué un grand rôle dans ces élections qui pourraient sortir le pays de la grave crise politique, économique et sociale qu’il traverse depuis cinq ans. Cette institution de la Transition proclame aujourd’hui les résultats provisoires des législatives du scrutin du 20 décembre dernier. Les grands gagnants sont déjà connus. Il s’agit du Mapar d’ Andry Rajoelina et de la mouvance Ravalomamana. Ils ont respectivement 53 et 30 sièges dans les résultats provisoires publiés par la Ceni-T. On saura davantage aussi aujourd’hui sur les anomalies répertoriées, car ces élections ne sont pas passées sans fraudes. De nombreuses requêtes ont été déposées auprès de la Cour Electorale Spéciale à ce sujet.
Nisehoana fanafihan-dahalo tao amin’ny tanana antsoina hoe Ankazomanefa atsimokelin’ny tanan’Ankazomiriotra ny faraparan’ny volana desambra lasa teo. Voalaza araky ny loharanom-baovao maripotitra avy any an-toerana fa folo lahy mirongo fiadiana mahery vaika ireo dahalo. Tsy miova ny fisehon’ny fanafihana fa toy ireo fandre matetika . Poa basy avy hatrany no re vantany vao tafiditra ny tanana ry zalahy entina hampihorohoroana ny mponina. Atody miady amam-bato rahateo ny vahoaka ka ny aina aloha no avotana raha vao tonga ny dahalo ka mihidy an-trano no mety. Manara-po ireo dahalo mandroka ny omby ao am-bala. Valan’omby roa no fantatra fa najifan’ireo dahalo tao Ankazomanefa. Nahatratra 20 isa ny omby tafavoaka nandritry ny fanafihana saingy niparitaka eran’ny tanana ireo omby fa tsy voavondron’ireo olon-dratsy. Folo ny omby tafavoakanan’ny tanana ka lasan’ny dahalo. Dila lavidavitra vao nivoaka ny mponina ary niantso ny zandary. Raikitra avy hatrany ny fanarahan-dia niaraka tamin’ny fokonolona. Telo tamin’ireo folo lahy no sarona nandritra izany, omby iray kosa no novonoin’ny dahalo teny an-dalana nangalany hena. Rifatra nandositra ny sasany ary navelany ny omby. Tafaverina tamin’ny tompony avokoa ny omby sivy ambiny. Miandry ny fitsarana azy am-ponja moa ireo telo lahy voasambotra.
Vue satellitaire d’un transbordement de bois de rose via des boutres dans un plus grand bateau. (Photo d’archives)
Vue satellitaire d’un transbordement de bois de rose via des boutres dans un plus grand bateau. (Photo d’archives)
Des bateaux de surveillance seront mobilisés pour assurer la sécurité de nos zones frontières.
Le ministère de l’Environnement se mobilise ! En effet, les trafics de bois de rose reprennent à grande vitesse surtout après les élections, et ce, au vu et au su de tout le monde. Un partenariat entre le ministère de tutelle et un opérateur se spécialisant dans la fourniture des images satellitaires est en vue, a-t-on appris de source bien informée. En effet, les surveillances satellitaires permettent aux autorités compétentes d’agir rapidement pour lutter contre ces trafics de bois précieux.
Mobilisation des bateaux. Les régions côtières à forte potentialité en plantation de bois précieux allant de Mananara Nord jusqu’à Antalaha seront concernées par ce projet. L’Agence Portuaire Maritime et Fluviale (APMF) ainsi que le Centre de Surveillance de Pêche sont également mobilisés pour assurer la sécurité de nos zones côtières. En effet, les trafiquants effectuent le transbordement des bois de rose transportés en boutres au grand bateau qui se situe au large de nos frontières maritimes. Les carburants utilisés pour la mobilisation des bateaux de surveillance comme « Tendrimaso » seront financés via le fonds additionnel pour le programme environnemental III financé par la Banque Mondiale, a-t-on évoqué. Par contre, les autorités compétentes se chargent de la formation des Officiers de Police Judiciaires qui effectuent les poursuites et les enquêtes en cas de découverte de toute forme de trafic.
Treize camions. En attendant l’entreprise de toutes ces actions, les exportations illicites de bois de rose ont pris de l’ampleur. En effet, les lois en vigueur, notamment l’Ordonnance 2011-001 ne sont pas appliquées par les autorités concernées jusqu’à maintenant. L’Alliance Voahary Gasy, une plate-forme des organisations de la société civile oeuvrant pour l’environnement ne cesse d’interpeller l’Etat, pour ce faire, mais celui-ci fait toujours sourde oreille. Rappelons que depuis décembre 2013, l’équipe de brigade mixte composée des agents forestiers et des forces de l’ordre a intercepté treize camions remplis de bois de rose dans la région de SAVA. Comme d’habitude, les transporteurs s’enfuient et les propriétaires des bois précieux saisis restent inconnus et introuvables. La balle est ainsi dans le camp du ministère de la Justice. Celui-ci doit déclencher une enquête au fonds pour identifier les contrevenants tout en affligeant des sanctions sévères à leur encontre.
Nombre exact. Parlant du processus de lancement de l’appel d’offres international des stocks de bois de rose saisis et sécurisés initié par le Comité de pilotage se chargeant de la gestion des ces stocks de bois précieux, l’inventaire et le marquage de ces produits se poursuivent. Le CITES, l’organisme qui réglemente le commerce de nos bois précieux, veut en fait connaître le nombre exact des rondins qui feront l’objet de transaction ainsi que la fréquence de leur vente sur une période bien déterminée, a-t-on fait savoir. Le ministère de l’Environnement doit en plus travailler en partenariat avec des sociétés qui s’occupent de la logistique et de l’expertise de ces bois précieux inventoriés. Force est de reconnaître que leur nombre doit en plus augmenter depuis l’interception des camions remplis de bois de rose ces derniers temps.