- Publicité -
dimanche, octobre 18, 2026
- Publicité -
Accueil Blog Page 144

Jirama : « La fin du délestage n’est pas pour cette année », déclare le DG Hajatiana Rasolomanana 

1
« On entre actuellement dans la période d’étiage », dixit le DG de la Jirama, le Gal Hajatiana Rasolomanana.
« On entre actuellement dans la période d’étiage », dixit le DG de la Jirama, le Gal Hajatiana Rasolomanana.

Plusieurs quartiers, notamment dans la capitale, subissent encore des coupures de courant malgré les efforts entrepris par la Jirama ces derniers temps. « La fin du délestage n’est pas encore pour cette année, d’autant plus qu’on entre actuellement dans la période d’étiage », a déclaré le Directeur général de cette compagnie nationale de production d’eau et d’électricité, le général Hajatiana Rasolomanana, lors de sa visite sur le site d’Amoronankona avant-hier. « Les abonnés constatent quand même qu’il y a eu des améliorations en matière d’alimentation en électricité. Des efforts ont été déployés par les équipes techniques de la Jirama ainsi que par les opérateurs fournisseurs d’énergie, tels que la société Enelec, afin de réduire ces perturbations électriques », a-t-il poursuivi, avant d’affirmer que le délestage diminuera progressivement si toutes les parties prenantes se donnent la main.

Plusieurs heures

Ces deux derniers jours, la Jirama a annoncé sur les réseaux sociaux des prévisions de coupures de courant dans plusieurs quartiers de la capitale, à la suite de travaux d’entretien des infrastructures et de remplacement de poteaux électriques. En outre, des travaux d’augmentation de la puissance du réseau sont également menés. Par conséquent, les perturbations électriques peuvent durer entre 6 et 7 heures d’affilée, selon les prévisions de la compagnie. On peut citer, entre autres, les quartiers d’Amboanjobe, Bongatsara, Anjomakely, Ambohimanga, Ampandrianomby, Namontana, le boulevard de l’Europe et Anosibe. Du côté des abonnés, la colère monte dans certains quartiers privés d’électricité. « Aucune amélioration n’a été constatée au niveau de la communication de cette société d’État. Les horaires de coupures de courant ne sont pas du tout respectés, comme d’habitude. Ce n’est pas tout ! D’autres quartiers, ne faisant pas partie de la liste publiée par la Jirama, sont également touchés par le délestage depuis plusieurs heures », témoignent-ils.

Navalona R.

Filière or : Réouverture des demandes de permis d’exploitation

0
La formalisation des exploitants utilisant des équipements lourds est aussi une priorité.
La formalisation des exploitants utilisant des équipements lourds est aussi une priorité.

L’extraction aurifère se poursuit sur plusieurs sites de production, notamment à Mananjary, et ce, malgré la suspension de la délivrance des permis d’exploitation depuis 16 ans.

Si des efforts ont été déployés par les autorités, à tous les niveaux, pour lutter contre l’orpaillage illégal, cette activité n’a pas pour autant cessé tandis que la saisie de matériels et d’équipements a montré ses limites. Face à ce constat, le ministère en charge des Mines déploie une nouvelle stratégie en procédant à la réouverture des demandes de permis d’exploitation aurifère. En contrepartie, tout demandeur est tenu de signer et de respecter un cahier des charges strict. Le paiement des contributions sociales et la mise en œuvre d’actions de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) figurent également parmi les conditions obligatoires à remplir.

Permis révoqués

En outre, l’État a classé l’or parmi les ressources stratégiques afin de pouvoir intervenir et contrôler l’ensemble des opérations d’extraction. Les opérateurs désireux de se lancer dans la filière pourront également conclure un contrat de partenariat avec l’État, une initiative destinée à garantir une meilleure organisation et un suivi rigoureux des exploitations. Concernant les titulaires de permis qui commettraient délibérément des infractions ou ne respecteraient pas la législation en vigueur, le ministère de tutelle prévient que leurs permis seront révoqués de plein droit et que leurs matériels et équipements seront confisqués.

Par ailleurs, la formalisation des exploitants utilisant des équipements lourds constitue une autre mesure majeure prise par l’État pour générer davantage de retombées économiques au profit de la population locale, notamment dans le district de Mananjary. Parallèlement, dans la région Betsiboka, plus précisément dans la commune rurale d’Antanimbary, une campagne de sensibilisation a été menée par le ministère des Mines auprès des orpailleurs artisanaux. L’utilisation du mercure y est désormais strictement interdite afin de protéger la santé des acteurs de la filière, tout en optimisant la production. La formalisation de ces exploitants demeure également une priorité pour garantir la traçabilité de l’or tout au long de la chaîne de valeur, depuis son extraction et sa vente auprès des comptoirs de l’or jusqu’à son exportation.

Navalona R.

Conférences budgétaires régionales : Priorité au développement effectif des régions dans la préparation de la LFI 2027

0
Le MEF privilégie les priorités régionales.
Le MEF privilégie les priorités régionales.

Le ministère de l’Économie et des Finances mise sur le développement effectif et durable de toutes les régions. Ce département-clé de l’économie lance officiellement les conférences budgétaires.

La première étape de cette démarche s’est tenue à Miarinarivo, dans la région Itasy, marquant le début d’une série de consultations qui doivent s’étendre aux 24 régions de Madagascar.

Exercice ambitieux

À travers cette initiative, le ministère de l’Économie et des Finances entend mieux intégrer les réalités et les priorités des régions dans la préparation du projet de loi de finances initiale pour 2027. La rencontre, qui a vu la participation des représentants des collectivités territoriales décentralisées et des services techniques déconcentrés du MEF, se veut un exercice ambitieux, dans la mesure où l’un de ses objectifs est de rapprocher davantage la préparation budgétaire des préoccupations exprimées au niveau local. Il s’agit, en somme, de partager et d’échanger afin d’identifier les besoins prioritaires et de faire remonter les propositions des différentes régions pour les intégrer dans le projet de loi de finances initiale. « Notre objectif est de faire en sorte que les décisions budgétaires prises au niveau central correspondent davantage aux besoins réels des populations dans les différentes régions », a indiqué le ministre de l’Économie et des Finances, Ramiarison Herinjatovo. Il a également souligné que la déconcentration et la décentralisation budgétaires doivent aller de pair avec la bonne gouvernance. Celle-ci constitue une condition essentielle au bon fonctionnement et à la complémentarité entre les services techniques déconcentrés et les collectivités territoriales décentralisées.

Résultats palpables

Les CBR permettront ainsi d’identifier, de hiérarchiser et de programmer les priorités propres à chaque région. Ces priorités seront ensuite traduites en programmes et projets pour contribuer à la programmation des investissements publics dans le cadre de la préparation de la loi de finances 2027. Sur ce point, d’ailleurs, le ministre Herinjatovo Aimé Ramiarison a insisté sur le fait que les dépenses doivent être programmées de manière à ce qu’elles produisent des résultats palpables au service du développement des territoires et de l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est dans cette perspective, d’ailleurs, que les dépenses destinées aux infrastructures économiques, notamment les routes et l’énergie, seront priorisées. L’amélioration des infrastructures constitue, en effet, un enjeu majeur pour soutenir la production, créer des emplois et stimuler la croissance.

Nouvelle séquence

Après l’Itasy, les conférences budgétaires régionales doivent se poursuivre dans les autres régions du pays. Cette démarche ouvre ainsi une nouvelle séquence dans la préparation du budget de l’État pour 2027. À terme, l’enjeu est donc de passer d’un budget conçu principalement depuis le centre à une programmation davantage nourrie par les réalités des territoires. Si les priorités exprimées dans les régions trouvent effectivement leur traduction dans la LFI 2027 et dans l’exécution des dépenses publiques, les conférences budgétaires régionales pourraient constituer un pas important vers une action publique plus proche des citoyens. Un défi à relever.

R.Edmond.

Entre initiative et concrétisation

0

De Miarinarivo à Antananarivo, la préparation de la loi de finances 2027 veut désormais partir davantage des territoires. Le lancement, hier à Miarinarivo des Conférences Budgétaires Régionales (CBR) ouvre une nouvelle séquence dans la programmation budgétaire nationale.

Entre initiative et concrétisation

À travers ces consultations, le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) cherche à mieux articuler les choix de l’État avec les besoins exprimés localement, tout en donnant davantage de visibilité aux priorités des régions et des communes. Plus qu’une simple consultation administrative, les CBR posent la question centrale de l’efficacité de la dépense publique. Il s’agit pour les autorités de savoir comment transformer les besoins identifiés dans les territoires en investissements capables de produire des résultats mesurables sur l’activité économique, l’emploi et les conditions de vie. Le processus lancé dans l’Itasy et qui doit s’étendre aux 24 régions du pays a, en tout cas, le mérite de recenser les priorités qui seront ensuite consolidées et intégrées à la préparation de la loi de finances 2027, dont la finalisation se fera à Antananarivo. Cette architecture traduit une volonté des autorités de rapprocher la décision budgétaire des réalités locales. Une initiative louable dans un pays marqué par de fortes disparités territoriales. Les besoins d’une région agricole ne sont pas, par exemple,  nécessairement les mêmes que ceux d’un territoire à vocation industrielle, minière ou touristique. Une programmation budgétaire plus territorialisée peut donc permettre de mieux hiérarchiser les investissements et d’éviter une approche uniforme qui ne tiendrait pas suffisamment compte des potentialités et contraintes locales. Mais l’essentiel sera la concrétisation de ces bonnes intentions. Identifier les besoins est une première étape. Les sélectionner, les chiffrer, les inscrire dans une programmation pluriannuelle, mobiliser les financements et assurer leur exécution en constituent d’autres, tout aussi déterminantes pour que le pays puisse trouver effectivement le chemin du développement effectif et durable. Entre initiative et concrétisation, il y a encore du chemin.

R.Edmond.

Farafangana : Michaël Randrianirina assiste à une cérémonie communautaire

0

À Evato, dans le district de Farafangana, les représentants des huit « Foko » membres de l’association Tohitroky ont réaffirmé leur volonté de renforcer les liens entre communautés. Une démarche à laquelle le chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina, est venu apporter son soutien, hier, vendredi 21 août. Zafisoro, Antesaka, Zaramanampy, Atevato, Betsileo, Rabakara, Savoay et Zarafagnilia. Huit communautés, huit histoires, mais une même ambition affichée : préserver l’unité. Le mot d’ordre choisi pour cette rencontre résume à lui seul l’esprit de la démarche : « Soa ty Filongoa », autrement dit la valeur du voisinage et de la bonne entente. L’association Tohitroky entend ainsi faire du rapprochement entre ces différentes communautés un levier de consolidation du « fihavanana » dans le Sud-Est.

Devant les représentants des huit « Foko », Michaël Randrianirina a insisté sur les « dangers de la division ». « La division nous affaiblit. Nous ne savons plus vivre en harmonie, nous ne savons plus nous aimer, nous ne savons plus nous faire confiance », a-t-il, en substance, martelé. Pour le chef de la « Refondation », la reconstruction du pays ne peut donc pas reposer uniquement sur des réformes institutionnelles ou politiques. Elle doit également passer par la restauration du lien social. Le « fihavanana » devient ainsi un enjeu politique autant que social.

Dans un pays marqué par les crises politiques successives, les fractures sociales et les rivalités, l’appel à l’unité cherche à installer un autre terrain de dialogue. Michaël Randrianirina a salué l’initiative des huit « Foko » et leur volonté de marcher ensemble. Pour lui, cette démarche constitue un exemple à suivre. Et à Evato, on laisse entendre qu’avant les batailles politiques, il faut retisser les liens. Les habitants ont également rappelé le cas de deux anciens parlementaires qui s’étaient récemment rendus à Ambovombe-Androy, signe que les préoccupations politiques nationales continuent de résonner jusque dans les communautés locales.

Rija R.

Concertation nationale : Le FFKM dévoile les étapes, mardi prochain

0
Une célébration œcuménique dirigée par les chefs d’églises, avant de dévoiler les étapes de la concertation nationale, se tiendra mardi prochain.
Une célébration œcuménique dirigée par les chefs d’églises, avant de dévoiler les étapes de la concertation nationale, se tiendra mardi prochain.

Après une longue période d’attente et de spéculations, le processus tant réclamé par les acteurs politiques et la société civile franchit un cap décisif. La concertation nationale semble enfin entrer dans sa phase active.

C’est ce mardi que le coup d’envoi sera donné à travers une célébration œcuménique. Dans la foulée de ce moment d’unité spirituelle, les organisateurs procéderont à la présentation officielle du coordinateur national, du quartier général (QG) dédié à l’organisation, ainsi que de la feuille de route détaillant l’ensemble des étapes de la concertation. Par le biais d’un communiqué conjoint, le Comité technique a invité toutes les forces vives du pays à participer à cette présentation stratégique.

Dialogue

En parallèle des initiatives ecclésiastiques, la machine administrative et gouvernementale s’active également. Une réunion de cadrage s’est tenue au palais de Mahazoarivo, sous la houlette du Premier ministre, chef du gouvernement, Mamitiana Rajaonarison. La rencontre a rassemblé les délégués des différentes entités socio-politiques et les personnalités désignées pour siéger au sein du Comité technique. À cette occasion, les grandes lignes du décret définissant les attributions et la structure organisationnelle du Comité ont été détaillées. Prenant la parole devant les représentants présents, le chef du gouvernement a fermement rappelé les fondements et la raison d’être de cette démarche d’envergure. Dans une déclaration au ton patriotique, Mamitiana Rajaonarison a insisté sur l’appropriation nationale du dialogue. « Ce sont les Malgaches entre eux qui organisent les affaires nationales. Les acteurs extérieurs soutiennent et aident, mais c’est nous, Malagasy, qui sommes responsables de la définition de l’avenir de notre pays », a-t-il souligné.

Crises politiques

Qualifiant les travaux à venir de « devoir sacré pour la nation », le Premier ministre a insisté sur l’urgence d’apporter des réponses pérennes aux défaillances systémiques qui alimentent les crises politiques récurrentes à Madagascar. À la suite de cette rencontre, les délégués ont regagné leurs états-majors respectifs afin de procéder aux consultations internes et de soumettre leurs propositions pour la composition définitive du Comité. L’objectif ultime affiché par les autorités demeure la création d’un espace inclusif permettant de réfléchir, définir et bâtir ensemble un avenir stable. En tout cas, après de longues tergiversations et différentes tractations, le FFKM et le Comité technique semblent enfin décidés à lancer, pour de vrai, la concertation nationale, s’il n’y a pas, bien évidemment, de changements au dernier moment.

Julien R.

Commune urbaine d’Antananarivo : Un nouveau cadre de concertation pour la capitale

1
Le lancement de la Structure Locale de Concertation (SLC) s’est tenu hier à l’hôtel de Ville d’Analakely, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires.
Le lancement de la Structure Locale de Concertation (SLC) s’est tenu hier à l’hôtel de Ville d’Analakely, en présence de plusieurs autorités civiles et militaires.

Le lancement du Rafitra Ifotony Fikaonan-doha (RIF), ou Structure locale de concertation (SLC), de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) a eu lieu hier au Palais de la Ville à Analakely. La cérémonie a réuni plusieurs autorités civiles et militaires en présence du préfet d’Antananarivo, Vonjy Maminjanahary Andriasy ; la présidente de l’Académie malgache, Irène Rabenoro ; l’ancien Premier ministre Monja Roindefo et la secrétaire générale (SG) de la CUA, Bao Razafimahefa. Le partenaire technique et financier GIZ était représenté.  

192 fokontany

Le RIF/SLC constitue un cadre d’échanges entre la commune et les différents acteurs de la capitale. Les recommandations portent sur les orientations de la commune, les projets de développement, le budget et les partenariats. Les services techniques déconcentrés, le secteur privé, la société civile, les femmes, les jeunes, les personnes vulnérables et les représentants des 192 fokontany sont appelés à y prendre part. Le RIF/SLC n’est pas une instance de décision. Il recueille les préoccupations et formule des propositions sur les questions liées au développement et à la gestion de la ville. Les membres exercent leurs fonctions à titre bénévole. Les procès-verbaux des réunions seront rendus publics afin de renforcer la transparence.

Exécutif communal

Dans son discours, le président de la Délégation spéciale (PDS) d’Antananarivo, Feno Ralambomanana, a insisté sur le fait que le RIF doit rester au service de l’intérêt général. « Le RIF ne doit pas être un espace dominé par les intérêts particuliers, mais un cadre au service de la population », a-t-il déclaré, en appelant les différents acteurs à participer aux échanges sur l’avenir de la capitale. Le chef de l’exécutif communal assure la présidence du RIF. Les réunions peuvent être convoquées selon les besoins ou à la demande d’un tiers des membres. Et de rappeler que cette organisation doit permettre aux représentants de faire remonter les préoccupations et les propositions des différents secteurs. La mise en place du RIF/SLC doit ainsi favoriser la participation des acteurs locaux à la gestion de la capitale et permettre de faire ressortir les priorités des quartiers dans les réflexions sur le développement d’Antananarivo.

Recueillis par Nadia R.

Volontariat international : 10 jeunes Malgaches en route pour la France

5
Dix jeunes volontaires, âgés de 20 à 25 ans, sur le départ pour la France dans les jours qui viennent.
Dix jeunes volontaires, âgés de 20 à 25 ans, sur le départ pour la France dans les jours qui viennent.

À Antsakaviro, l’émotion était palpable lors du rassemblement de ces ambassadeurs de la solidarité. Entre départs imminents et retours inspirants, le pont humain franco-malgache se renforce.

L’Espace Volontariats d’Antsakaviro a vibré, hier, d’une atmosphère particulière. France Volontaires Madagascar y a organisé une rencontre marquante, réunissant dix jeunes volontaires, âgés de 20 à 25 ans, sur le départ, et sept autres ayant achevé leur mission. Ce moment de partage symbolise la richesse d’un parcours fondé sur l’engagement, la mobilité et la réciprocité entre les deux nations. Ces dix jeunes s’apprêtent à rejoindre la France pour des missions de volontariat de service civique ou de solidarité internationale, d’une durée de 9 à 12 mois. Ils seront accueillis dans six régions françaises, dont l’Île-de-France, la Bretagne et l’Occitanie, pour intervenir dans des domaines variés : éducation, environnement, développement durable, animation auprès de la jeunesse, ou encore inclusion de personnes en situation de handicap. « Le volontariat est l’un des symboles du patriotisme. Le parcours de ces jeunes sera valorisé », a déclaré Rojo Maharo, directrice de la promotion du volontariat et de l’action communautaire au sein du ministère de la Communication et de la Culture. Niry Ramarijaona, représentante nationale de France Volontaires, a souligné que « outre les avantages personnels pour ces jeunes, le volontariat consolide également les relations entre les deux pays ».

Dynamiques locales

Ces volontaires, envoyés par des structures telles que le Défap, la DCC, la FNOGEC ou encore l’AFEV, partiront avec la volonté de donner de leur temps. Ils souhaitent partager leur culture, développer leur autonomie et leurs compétences interculturelles. Un stage de préparation au départ, organisé du 18 au 21 août, leur a permis d’anticiper les réalités de leur future mission. Le retour, étape charnière, permettra de mettre ces acquis au service des dynamiques locales malgaches. Cette dynamique de réciprocité renforce ainsi le pont humain qui unit Madagascar à la France à travers l’engagement citoyen de la jeunesse. France Volontaires, en collaboration avec l’ambassade de France à Madagascar et le ministère de la Communication et de la Culture, accompagne ces jeunes pour faire de ce vécu un levier de développement personnel et professionnel. Cette belle initiative montre la force du volontariat international, moteur de partage d’expériences entre ces deux nations.

Julien R.

Talatamaty : Ouverture d’une université de proximité pour les jeunes

0
Coupure de ruban, marquant l’ouverture officielle de l’Universital.
Coupure de ruban, marquant l’ouverture officielle de l’Universital.

La commune de Talatamaty a officiellement ouvert les portes de sa nouvelle université, baptisée Universital, ce vendredi. La cérémonie s’est tenue en présence du président du groupe Andriamanohisoa, Hery Rasoloson, de la Directrice générale, Landy Randrianasolomanana, de l’adjoint au maire ainsi que des enseignants et des autorités locales. « Nous avons constaté les difficultés des jeunes du quartier, privés d’infrastructures adaptées. Cette université est née pour leur offrir un cadre conforme aux normes, avec des enseignants qualifiés capables de transmettre leur savoir et de préparer les étudiants à l’emploi », a expliqué Hery Rasoloson. Les inscriptions sont déjà ouvertes et la première rentrée est prévue en novembre. Quatre filières sont proposées : économie du développement, informatique, gestion et droit, encadrées par des docteurs agrégés. La directrice générale insiste sur l’accompagnement personnalisé : suivi des projets dès la première année, remise à niveau en langues, en informatique et en art oratoire, sans oublier l’éducation physique et spirituelle. « Nous voulons former des citoyens complets, prêts à s’insérer dans la société », souligne-t-elle. Pour l’adjoint au maire, cette ouverture est une avancée majeure : « C’est une université de proximité qui profitera non seulement à Talatamaty mais aussi aux communes voisines et au district d’Ambohidratrimo ». Une deuxième institution dans la région, qui marque un pas important vers la démocratisation de l’enseignement supérieur.

Heriniaina Samson

Pauvreté : Situation préoccupante dans les villes secondaires

0

La pauvreté n’est plus seulement une réalité rurale à Madagascar. En une décennie, elle a fortement progressé dans les zones urbaines, avec une situation particulièrement préoccupante dans les villes secondaires. Un phénomène qui pose de nouveaux défis en matière d’emploi, de logement et d’accès aux services essentiels.

Madagascar reste confronté à un niveau de pauvreté exceptionnellement élevé. Selon une évaluation de la pauvreté de la Banque mondiale, 75,2% de la population vivait sous le seuil national de pauvreté en 2022. Une évolution particulièrement préoccupante dans les villes, où le taux de pauvreté est passé de 42,2% en 2012 à 55,5% en 2022. Le phénomène est toutefois très inégal. Dans la capitale, par exemple, le taux de pauvreté n’est passé que de 33,3% à 34,8% sur la même période. En revanche, la situation est radicalement différente dans les autres villes, où le fléau est passé de 46% à 61,1% en dix ans.

Défis

Il conviendrait de préciser que ces chiffres ne signifient pas que 61,1% des habitants des villes comme Toamasina, Antsirabe, Antsiranana ou Toliara sont pauvres. Ces taux correspondent à l’ensemble des villes urbaines secondaires hors Antananarivo et démontrent qu’habiter en ville ne protège plus nécessairement contre la pauvreté. Plusieurs facteurs expliqueraient la situation. L’on peut notamment citer le recul de la consommation des ménages urbains, sous l’effet des crises successives, ou encore l’incapacité des marchés du travail urbain à offrir suffisamment d’opportunités. À ces causes s’ajoutent également les rendements de l’éducation, qui sont continuellement en baisse. D’autres facteurs influent sur ces taux de pauvreté. Logement, transport, alimentation, eau, électricité et emploi constituent autant de dépenses qui pèsent sur les ménages. Cette nouvelle géographie de la pauvreté oblige le pays à repenser ses politiques publiques.

José Belalahy