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dimanche, octobre 18, 2026
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F’Jery vao : Un déjeuner dansant pour soutenir la construction d’une bibliothèque

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L’Association F’Jery Vao se retrouvera le samedi 5 septembre 2026 à l’Hôtel-Restaurant SOOATEL aux 67 Ha à partir de 9h30. Les membres y préparent  un déjeuner dansant de charité pour la construction de la bibliothèque « Les Refuges des Pages » à Amboasary-Sud.

Cette journée rassemblera les sympathisants du projet, les originaires de l’Androy et de l’Anôsy mais aussi toutes les personnes souhaitant apporter leur contribution à cette initiative. Dans une atmosphère chaleureuse, les participants se réuniront pour une cause liée à l’éducation et à la jeunesse. « Le projet Les Refuges des Pages vise à offrir à Amboasary-Sud un lieu dédié au livre et à la lecture. Un endroit où les enfants et les jeunes pourront consulter des ouvrages, enrichir leurs connaissances, se passionner pour la lecture et découvrir à travers les livres de nouveaux mondes. L’accès aux ouvrages reste difficile dans plusieurs localités », explique la présidente Eliane Zanadimby. Les écoles ne disposent pas toujours de suffisamment de fonds documentaires et les espaces spécialement consacrés à la lecture sont encore peu nombreux. Ainsi, la mise en place d’une bibliothèque répond concrètement à un besoin qui concerne directement les jeunes.

F’Jery Vao  souhaite mobiliser les bonnes volontés autour de cette construction. L’association adresse notamment son appel aux originaires de l’Androy et de l’Anôsy, dont beaucoup vivent aujourd’hui loin de leur région d’origine. La solidarité peut se manifester de diverses façons, et ici, elle touche directement l’avenir des enfants et des jeunes. Un même établissement de bibliothèque peut servir plusieurs générations. Un étudiant y dénichera des livres pour ses recherches, un lecteur y explorera des écrivains inédits et un enfant pourra y nourrir très tôt l’amour des livres. Ainsi, la rencontre du 5 septembre s’aligne sur cette approche. La journée sera ponctuée de musique, de repas et de retrouvailles, avec un but partagé : participer à l’avancement de la création des « Refuges des Pages » à Amboasary-Sud.

Donner un espace aux livres, c’est aussi donner aux jeunes davantage de possibilités pour apprendre, comprendre et imaginer. À Amboasary-Sud, les « Refuges des Pages » sont appelés à devenir ce lieu.

Iss Heridiny

Nosy Be : 150 livres pour l’EPP Madirokely

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Le Festival Donia, organisé chaque année par le Cofestin, est reconnu comme un grand rendez-vous culturel et musical de Nosy Be. Mais au-delà des scènes et des concerts, il porte aussi un souffle de solidarité. C’est dans cet esprit qu’Amida Sanna, présidente du Cofestin et gérante du Madiro Hôtel, vient d’offrir 150 livres scolaires à l’EPP Madirokely. 

Ce don enrichit la salle de lecture de l’école et rappelle que l’éducation est une fête permanente, aussi essentielle que la musique. Depuis plusieurs années, Amida Sanna multiplie les gestes en faveur des quartiers voisins — Dar-es-Salam, Ambatoloaka, Ampasindava — et soutient les associations de femmes et d’enfants en situation de handicap à travers Graines d’avenir. Elle récompense les meilleurs élèves après chaque examen et accompagne les plus vulnérables durant la saison des pluies. 

« Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais être aux côtés des enfants est essentiel, car ils représentent notre avenir », confie-t-elle. Ainsi, le Festival Donia ne se limite pas à la musique : il devient aussi un symbole d’ouverture, où chaque livre offert est une promesse de futur pour les jeunes de Nosy Be. 

Hanitra Andria

Tapôlaka Glady Timeless : Pari réussi pour Rossy

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Le Palais des Sports s’est embrasé samedi 22 août dernier, dès les premières notes de Rossy, comme si la mémoire musicale du public reprenait vie sous les projecteurs. Chaque chanson réveillait des souvenirs enfouis et chaque refrain rassemblait le public dans une même émotion. 

La soirée a commencé dans une douceur presque intime. Rossy a choisi d’ouvrir avec des titres qu’il interprète rarement sur scène, des pépites empreintes de nostalgie qui ont immédiatement suspendu le temps. On sentait dans la salle une écoute profonde, une attention rare, comme si chacun retrouvait une part de son histoire. Puis, peu à peu, l’énergie a monté. Le moment où Rossy a laissé le public chanter Hafatra du début à la fin a transformé la salle en un immense chœur vibrant, preuve que sa musique appartient autant à ceux qui l’écoutent qu’à celui qui la crée.

La deuxième partie s’est muée en fête totale : impossible de rester assis devant Omeo lambahoany, Raozy manambaka raozy ou Tiako rafozako. La salle entière s’est levée, dansant, chantant, partageant une ambiance de hira gasy et de bal populaire, comme une grande fête de famille. 

Les invités ont ajouté leurs couleurs : Rajery avec Ravorona, TGC avec des titres puissants comme Manana finoana ou Vao lasa ianao, et Raboussa, qui a repris Hafatra vers la fin, donnant une nouvelle intensité à ce morceau déjà culte.

Par ailleurs, la scénographie a sublimé l’ensemble. Les écrans diffusaient des images en résonance avec chaque chanson : lors de Lasa aho, les villes étrangères projetées derrière Rossy ont donné des frissons, un moment où l’exil devenait palpable. La scène de style malgache renforçait cette identité culturelle, donnant au spectacle une élégance enracinée. 

Avec une sono impeccable, un répertoire finement choisi et une énergie constante de 15h jusqu’à plus de 20h, Rossy a prouvé qu’il reste égal à lui-même, mais en mieux : plus généreux, plus vibrant, plus intemporel. Le public est reparti le cœur rempli, convaincu d’avoir assisté à un moment rare. 

En tout cas, avec ce Tapôlaka Glady Timeless, Cool Concept Events et Rossy ont relevé leur pari : offrir un spectacle à la hauteur des attentes. Un moment intemporel qui restera gravé dans les mémoires.

Hanitra Andria

ESM-DM : Former de nouvelles générations d’exportateurs

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Des produits bio mis en vente sur le marché de Toamasina, fournis par les producteurs de Foulpointe, sont également exportables.
Des produits bio mis en vente sur le marché de Toamasina, fournis par les producteurs de Foulpointe, sont également exportables.

Une École Supérieure de Management pour le Développement de Madagascar (ESM-DM) sera mise en place dans le but de former de nouvelles générations d’exportateurs.

La vision de cette école est axée sur l’orientation des jeunes, des entrepreneurs et des leaders à investir dans la production, la transformation locale, la création de valeur et l’exportation, pour assurer un développement réel et durable. En effet, « Madagascar ne peut assurer un développement économique durable en restant principalement un marché de consommation de produits fabriqués ailleurs. Le pays a besoin d’entreprises capables de transformer ses ressources, de créer des emplois, de conquérir des marchés extérieurs et de contribuer directement au développement des territoires », selon les promoteurs de ce projet lors d’une entrevue avec la presse. Il est à noter que les enfants des producteurs œuvrant dans les filières d’exportation, telles que le litchi, dans la commune de Foulpointe, seront privilégiés pour suivre les formations à distance prodiguées par cet établissement. Ces producteurs approvisionnent également le marché de Toamasina en produits agricoles bio. « Les bacheliers méritants qui ont été sélectionnés obtiendront une bourse d’études leur permettant d’étudier gratuitement au sein de cette école », a-t-on appris.

Développement territorial

L’ESM-DM propose notamment des formations professionnalisantes visant à rendre les apprenants directement opérationnels dans des activités allant de la production jusqu’à l’exportation des produits agricoles. « Deux grands axes de formation sont ainsi prodigués aux nouveaux bacheliers : le management pour le business et le leadership pour la gouvernance. L’objectif commun consiste à promouvoir le développement socio-économique de Madagascar en se basant sur le développement territorial. L’entrepreneuriat, le management, la gouvernance, le commerce international, la communication et la capacité à conduire des projets constituent des compétences mises au service d’une même vision », d’après les explications des initiateurs du projet.

Renforcement des compétences

Par ailleurs, d’aucuns reconnaissent que la croissance économique du pays repose sur un développement local. Raison pour laquelle les promoteurs de ce projet s’attèlent également au renforcement des compétences de tous les acteurs appelés à prendre des responsabilités à tous les niveaux (fokontany, collectivités territoriales décentralisées, députation, etc.). Plus concrètement, ils seront formés au leadership et à la bonne gouvernance à travers la promotion d’une culture d’initiative, de responsabilité et de gestion axée sur les résultats. En effet, « gouverner, diriger une organisation ou conduire un projet de développement nécessite des connaissances, des méthodes, une capacité à mobiliser les ressources disponibles et, surtout, une forte culture de l’intégrité et de la responsabilité. C’est autour de cette double ambition que l’ESM-DM construit son projet pédagogique », ont fait savoir ses promoteurs.

Fonds commun

Il est à noter que ce projet est initié par le Directeur général de l’ESM, Lanto Randrianarimalala, qui fournit une infrastructure adéquate, en partenariat avec l’ancien Directeur général du NLIM (National Leadership Institute of Madagascar), spécialisé dans la formation en leadership et en bonne gouvernance au profit des futurs dirigeants. De nombreux enseignants-chercheurs, docteurs et professeurs expérimentés dans ces domaines y dispenseront les cours. Le groupe Faly Export, dirigé par Faly Rasamimanana, contribue, quant à lui, à la formation de ces nouvelles générations d’exportateurs en mettant à leur disposition sa station de conditionnement pour assurer la pratique. Le financement des salaires des enseignants pour la première année académique est également à sa charge. Dans la même foulée, les apprenants bénéficieront d’un fonds commun pour le démarrage de leurs activités, outre l’acquisition d’outils de travail, comme l’application « Holy Appli », servant à assurer la traçabilité de toutes les opérations, de la production jusqu’à l’exportation.

Navalona R.

Dette extérieure : Un besoin de financement brut de 30 759 milliards d’ariary jusqu’en 2028

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Les emprunts extérieurs concessionnels servent à financer les projets de développement comme les infrastructures routières.
Les emprunts extérieurs concessionnels servent à financer les projets de développement comme les infrastructures routières.

Avec un besoin de financement brut totalisant 30 759 milliards d’ariary pour la période 2026-2028, les autorités financières du pays entendent jouer la carte de la prudence pour préserver le pays des effets néfastes des risques de change et de la remontée des taux d’intérêt.

La priorité restera accordée aux emprunts concessionnels, tandis que le recours aux financements semi-concessionnels et commerciaux sera limité et réservé aux projets jugés suffisamment rentables et structurants.

Recours modéré

La prudence semble, en effet, être le maître-mot de la Stratégie de la dette à moyen terme (SDMT) 2026-2028. Parmi les quatre scénarios possibles, les autorités financières ont opté pour celui qui consiste en un recours modéré aux emprunts semi-concessionnels à taux fixes et commerciaux. Un choix qui n’est pas le fruit d’une simple préférence pour un type de financement, mais qui résulte d’une analyse des risques auxquels pourrait être confronté le portefeuille de la dette publique malgache au cours des prochaines années. En adoptant cette stratégie, les autorités veulent éviter au portefeuille de la dette malgache les effets néfastes d’une vulnérabilité face au choc de change. En effet, une dépréciation importante de l’ariary par rapport aux monnaies dans lesquelles sont libellés les emprunts extérieurs entraîne une augmentation de leur coût lorsqu’ils sont convertis en monnaie nationale. La SDMT souligne, d’ailleurs, que cette vulnérabilité devient plus importante lorsque le recours aux emprunts semi-concessionnels et commerciaux augmente.

Privilégiés

En somme, le choix de la prudence prend un sens particulier dans un environnement où l’ariary peut subir des pressions et où les conditions financières internationales sont susceptibles d’évoluer rapidement. Une augmentation trop importante de la dette contractée à des conditions moins concessionnelles pourrait accroître les risques pesant sur les finances publiques. Cette politique de prudence dans la gestion de la dette ne signifie, pour autant, pas que Madagascar renonce à rechercher de nouvelles sources de financement. À lire la SDMT, les emprunts extérieurs concessionnels continueront d’être privilégiés. « Ce n’est qu’en l’absence de financements concessionnels suffisants pour réaliser des projets prioritaires que l’Etat pourra recourir aux emprunts semi-concessionnels à taux fixe ou aux emprunts commerciaux », et même dans ce cas, le recours devra rester modéré, avec une préférence pour les financements à taux fixe. Cette dernière orientation permet notamment de limiter l’exposition du portefeuille à une hausse future des taux d’intérêt. Bref, pour la SDMT, les financements concessionnels demeurent la première option ; les financements plus coûteux ne constituent qu’un recours complémentaire et doivent être utilisés avec modération.

R.Edmond.

Un an après, avons-nous les bonnes clés pour comprendre la Gen Z ?

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Septembre 2025, la jeunesse malgache envoyait un message fort. Depuis, elle n’a jamais autant été observée, analysée, commentée. Et le récent Séminaire national de la jeunesse l’a de nouveau placée au cœur des échanges. Mais derrière les codes générationnels et les grandes tendances internationales, avons-nous réellement les bonnes clés pour comprendre ce qui anime les jeunes ici ?

Pour commencer à confronter les perceptions à la réalité, Facto Madagascar a interrogé, en août 2026, 519 jeunes âgés de 18 à 30 ans. Les résultats dessinent une jeunesse à la fois préoccupée par son avenir et profondément désireuse de le prendre en main.

Clémence Nalet-Lecomte, Directrice générale de Facto Océan Indien, partage les enseignements — et les questions — que cette étude fait remonter.

Pourquoi avoir choisi de parler aujourd’hui de la Gen Z ?

Parce que le sujet m’anime, tout simplement. Et parce qu’il touche au cœur de notre métier.

Diriger une agence de communication, ce n’est pas seulement réfléchir à la manière dont les marques prennent la parole. Notre première responsabilité, c’est de comprendre les gens. Ce qui change dans leur quotidien, leurs aspirations, leurs contraintes, leur façon de choisir, de travailler, de consommer, de faire confiance.

Il y a un an déjà, nous recevions des signaux qui nous donnaient envie de creuser. Le Séminaire national de la jeunesse a remis le sujet au centre des conversations.

Et les entreprises, elles, ont bien compris que quelque chose bougeait. Elles adaptent leurs formats, leurs expériences, leurs offres, leurs prises de parole. Donc la question n’est pas : « Les marques ont-elles compris les jeunes ? » Elle est plutôt : « Avons-nous toutes les clés pour les comprendre dans leur réalité, ici ? »

Pourtant, on n’a probablement jamais autant étudié la Gen Z…

C’est justement ce qui rend le sujet passionnant. On sait qu’elle est très influencée par le digital, qu’elle recherche davantage d’authenticité, qu’elle accorde une place importante aux pairs et aux créateurs, qu’elle entretient un rapport différent au travail.

Mais de quelle Gen Z parle-t-on ? Un jeune de 22 ans à Paris, à Saint-Denis de La Réunion, à Nairobi ou à Antananarivo peut regarder les mêmes vidéos, écouter les mêmes artistes, connaître les mêmes marques. Il ne dispose pas du même pouvoir d’achat, des mêmes perspectives professionnelles, du même accès au numérique, ni du même rapport à la famille ou au territoire. On peut partager les mêmes codes sans avoir les mêmes arbitrages.

Et c’est ce que notre étude commence à montrer : certaines idées que l’on associe spontanément à la Gen Z internationale ne ressortent pas de la même manière chez les jeunes que nous avons interrogés à Madagascar.

Le territoire compterait donc autant que la génération ?

C’est mon hypothèse — et je précise tout de suite que c’est une hypothèse de travail, pas un résultat d’étude. Nous vivons un paradoxe : la technologie rapproche énormément les jeunes à travers le monde. Les plateformes, les contenus, la musique, la mode, les références culturelles circulent à une vitesse incroyable. Mais les réalités économiques, sociales et culturelles, elles, restent profondément différentes.

La technologie mondialise les usages. L’économie et la culture relocalisent les attentes. Pour une entreprise, cette distinction change beaucoup de choses.

L’Afrique permet-elle particulièrement de mesurer cette différence ?

Oui. Et là, je m’appuie sur des données qui ne sont pas les nôtres : celles de l’African Youth Survey 2024. L’Afrique compte 532 millions de jeunes âgés de 15 à 35 ans. Parmi les jeunes Africains qui travaillent, 90 % occupent un emploi informel. Ces réalités-là obligent à mettre en perspective certaines grilles de lecture internationales.

Prenons le travail. En Europe, on parle beaucoup de quête de sens, d’équilibre de vie, d’épanouissement professionnel. Ces aspirations peuvent évidemment être partagées par les jeunes Africains. Mais quand l’accès à l’emploi et la sécurité économique ne sont pas les mêmes, la hiérarchie des attentes ne l’est pas non plus.

Nos résultats à Madagascar vont dans ce sens. Quand nous avons demandé aux 519 jeunes interrogés ce qui les aiderait le plus aujourd’hui, ils ont cité d’abord plus de moyens financiers, l’accès à un emploi, l’accès à un financement et l’acquisition de nouvelles compétences.

Il ne s’agit donc pas d’opposer les jeunesses. Les aspirations peuvent être proches. Elles s’expriment simplement dans des champs de possibilités très différents.

QUELQUES REPÈRES

EN AFRIQUE (source : African Youth Survey 2024)

532 MILLIONS
de jeunes âgés de 15 à 35 ans.

90 %
des jeunes Africains qui travaillent occupent un emploi informel.

7 SUR 10
déclarent vouloir créer leur entreprise.

PRÈS D’1 SUR 2
envisage de quitter son pays.

À MADAGASCAR (source : étude exploratoire Facto Madagascar, août 2026, 519 répondants de 18 à 30 ans)

48 %
des jeunes interrogés se déclarent optimistes face à leur avenir, alors même que 36 % citent leur avenir en général comme leur première préoccupation.

52 %
se voient dans cinq ans entrepreneurs ou freelances.

9 % SEULEMENT
se projettent comme salariés à Madagascar.

74 %
partiraient certainement ou probablement vivre et travailler à l’étranger si une bonne opportunité se présentait.

70 %
placent la qualité en premier lorsqu’ils choisissent une marque ou un produit.

Échantillon non représentatif de l’ensemble de la jeunesse malgache.

Qu’est-ce qui vous frappe dans les aspirations de cette jeunesse ?

Son envie d’agir.

À l’échelle africaine — toujours selon l’African Youth Survey — sept jeunes sur dix déclarent vouloir créer leur entreprise et près d’un sur deux envisage de quitter son pays.

Chez nous, cette recherche d’autonomie ressort très fortement. Dans cinq ans, 31 % des jeunes que nous avons interrogés souhaitent avoir créé leur entreprise et 21 % se voient freelances ou travaillant à leur compte. À l’inverse, seuls 9 % se projettent salariés à Madagascar. Je dois dire que ce chiffre-là m’a arrêtée.

Et l’aspiration se renforce avec l’âge : chez les 25-30 ans de notre échantillon, 40 % veulent avoir créé leur entreprise.

En parallèle, 74 % de nos répondants déclarent qu’ils partiraient certainement ou probablement vivre et travailler à l’étranger si une bonne opportunité se présentait.

On pourrait y voir une contradiction, voire en conclure que les jeunes veulent partir. Je crois que ce serait aller trop vite. Ce que ces chiffres racontent d’abord, c’est une recherche de possibilités. Entreprendre. Se former. Trouver un emploi. Accéder à un financement. Développer une activité. Partir, parfois. Réussir ici lorsque c’est possible.

Le vrai sujet n’est peut-être pas tant « partir ou rester » que « pouvoir avancer ».

Pourtant, vos résultats montrent aussi une jeunesse préoccupée par son avenir…

Oui, et c’est justement cette tension qui me paraît la plus intéressante.

36 % de nos répondants citent leur avenir en général comme leur première préoccupation, devant la recherche d’un emploi ou d’un meilleur emploi. Et pourtant, près d’un jeune interrogé sur deux se dit optimiste face à l’avenir.

Je trouve cette coexistence très révélatrice. Nous ne sommes pas face à une jeunesse qui aurait renoncé. Nous sommes face à une jeunesse qui perçoit très bien les incertitudes, mais qui continue à se projeter et à chercher des solutions. Si je devais résumer d’une phrase ce que je lis derrière ces chiffres, ce serait celle-ci :

« Je ne demande pas qu’on décide de mon avenir. Je demande qu’on me donne les moyens de le construire. »

Je le précise tout de suite : c’est une formulation de ma part, une interprétation. Aucun répondant ne l’a prononcée. Mais elle traduit assez bien ce que nous voyons apparaître derrière les chiffres.

Le Séminaire national de la jeunesse renforce-t-il cette réflexion à Madagascar ?

Il renforce surtout ma conviction que c’est le bon moment pour écouter. Madagascar est une société où la transmission entre générations et le respect des aînés occupent historiquement une place importante. Les jeunes évoluent aujourd’hui à la rencontre de cet héritage et d’un monde extrêmement ouvert, rapide et connecté.

C’est cette tension entre transmission et transformation qui m’intéresse.

Et surtout, notre étude suggère qu’il n’existe probablement pas une jeunesse homogène. À 18-20 ans, le besoin de compétences ressort particulièrement. Entre 21 et 24 ans, l’accès à l’emploi devient central. Chez les 25-30 ans, l’accès au financement et la volonté d’entreprendre prennent davantage de place.

C’est presque un parcours qui se dessine : se préparer, trouver sa place, puis construire sa propre voie.

Pour les marques et les institutions, cela veut dire une chose : il faut aller chercher davantage de données locales, écouter, confronter nos intuitions au terrain. Parce que ces jeunes ne sont pas seulement les consommateurs de demain. Ils sont déjà nos collaborateurs, nos clients, nos entrepreneurs, nos créateurs et nos prescripteurs. Les comprendre, c’est un sujet économique d’aujourd’hui.

Dispose-t-on de suffisamment de données locales ?

Pas encore. Et c’est précisément l’un des sujets qui nous occupent chez Facto.

Nous disposons de beaucoup de données européennes et américaines et, heureusement, de plus en plus d’études africaines. Mais l’océan Indien, et Madagascar en particulier, reste très peu documenté. C’est aussi pour cela que nous avons voulu commencer à produire nos propres données.

Je veux d’ailleurs être claire sur ce qu’est cette étude — et sur ce qu’elle n’est pas. C’est un travail exploratoire, mené en août 2026 auprès de 519 répondants de 18 à 30 ans, avec une forte représentation d’Antananarivo. L’échantillon n’est pas représentatif de l’ensemble de la jeunesse malgache, et je ne vais pas prétendre le contraire. Ce qu’il permet, en revanche, c’est de confronter des intuitions à des réponses réelles. Et plusieurs nous ont surpris.

Lesquels, par exemple ?

Le rapport aux marques, sans hésiter.

On associe beaucoup la Gen Z aux valeurs, à l’engagement, à l’authenticité, à l’image des marques. Or, lorsque nous demandons aux jeunes interrogés ce qui compte le plus au moment de choisir une marque ou un produit, 70 % répondent d’abord : la qualité.

L’utilité quotidienne arrive très loin derrière, puis le prix. Les valeurs de la marque, son caractère malgache ou son image sont beaucoup moins cités comme premier critère de choix.

Attention, cela ne signifie pas que les valeurs ou l’identité d’une marque ne comptent pas. Mais cela rappelle quelque chose de fondamental : un discours de marque ne remplace jamais la preuve produit.

C’est très concret dans notre travail au quotidien. Quand nous accompagnons une enseigne comme Magasins U à Madagascar, la conversation ne porte jamais uniquement sur la campagne. Elle porte aussi sur l’assortiment, sur le prix, sur la promesse tenue en rayon, sur l’expérience vécue en magasin. Sur un marché où le pouvoir d’achat est contraint, la préférence se gagne d’abord là — dans la répétition d’une promesse tenue.

Qu’attendent alors les jeunes des entreprises ?

Là encore, les réponses sont très concrètes. Lorsque nous leur demandons quel devrait être le rôle prioritaire des grandes entreprises à Madagascar, ils citent d’abord la création d’emplois, puis la formation des jeunes, la contribution au développement du pays, une meilleure rémunération des salariés et l’aide à la création d’entreprise.

C’est important, parce que cela déplace la question : de la communication vers l’impact réel. Une entreprise ne construit pas seulement sa relation avec cette génération à travers ce qu’elle dit. Elle la construit à travers les possibilités qu’elle crée.

Vous évoquez un risque de désalignement entre les jeunes et les entreprises. Faut-il s’en inquiéter ?

Je parlerais plutôt d’un phénomène naturel. Chaque grande transformation générationnelle crée des moments de friction avec les institutions, les entreprises ou les modèles établis. L’histoire en offre de nombreux exemples, de Mai 68 aux mouvements contemporains portés ou amplifiés par les nouvelles générations.

Ce qui change aujourd’hui, c’est sans doute la vitesse. Les technologies évoluent extrêmement vite, les usages aussi. Une entreprise peut avoir parfaitement compris ses consommateurs à un moment donné et devoir, quelques années plus tard, réinterroger certaines de ses certitudes.

Et c’est vrai pour nous aussi, en tant qu’agence. Il m’est arrivé de défendre une intuition en réunion et de découvrir, données en main, qu’elle ne tenait pas. Notre métier nous oblige à distinguer en permanence ce que nous savons de ce que nous croyons savoir.

Cela dépasse donc largement la communication ?

Complètement. On peut adopter tous les codes de la Gen Z et passer complètement à côté de ses attentes. Parce que le local, ce n’est pas simplement une langue, un visage ou une référence culturelle glissée dans une campagne. Le local n’est pas un décor. C’est une réalité de vie. Il se trouve dans le prix, le produit, l’accessibilité, le service, le moyen de paiement, la distribution, l’emploi, la formation, les opportunités offertes.

Un opérateur comme Orange Madagascar, que nous accompagnons depuis des années, en est une bonne illustration. Ce qui fait la différence auprès des jeunes, ce n’est pas seulement la manière de leur parler. C’est ce qu’ils peuvent réellement faire : se connecter, payer, envoyer de l’argent, accéder à des services — dans leur langue et à un prix qui correspond à leur budget. La marque se construit là, dans l’usage, autant que dans le message.

La compréhension du consommateur doit donc nourrir toute la proposition de valeur, pas uniquement la communication.

Finalement, quelle question aimeriez-vous poser aux dirigeants et aux marques ?

Pendant longtemps, nous nous sommes demandé : « Comment parler aux jeunes ? »

Puis : « Comment créer de la préférence auprès des jeunes ? »

Aujourd’hui, j’ai envie d’en ajouter une troisième : « Qu’est-ce que votre entreprise leur permet réellement de faire ? »

Apprendre. Accéder. Économiser. Entreprendre. Créer. Se connecter. Être reconnu. Progresser. Les résultats de notre étude renforcent cette conviction : cette génération ne semble pas attendre qu’on lui construise un avenir. Elle cherche les moyens de construire le sien.

La question, pour les entreprises, est alors peut-être moins de savoir comment séduire la Gen Z que de se demander quelle place réelle elles sont prêtes à lui donner. Et elle nous oblige, nous aussi, à rester curieux, à écouter, à challenger nos certitudes.

Pour une dirigeante d’agence, je ne vois pas de terrain de jeu plus stimulant.

QUI EST CLÉMENCE NALET-LECOMTE ?

Ingénieure AgroParisTech et diplômée en marketing et management à l’ESSEC, Clémence Nalet-Lecomte évolue depuis près de vingt ans dans les métiers de la communication, du marketing et du conseil aux marques.

À Madagascar depuis 9 ans et Directrice générale de Facto Océan Indien depuis près de 4 ans, elle accompagne entreprises et institutions sur leurs enjeux de marque, de transformation et de connaissance des consommateurs, avec une attention particulière portée aux réalités locales de Madagascar, de La Réunion et de l’océan Indien.

Partenariat rémunéré – M-CL027809

Nécrologie du 22 août 2026

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MIDIRAMA : Le dernier refrain d’une légende…

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Les mauvaises nouvelles ne prennent même plus le temps de se succéder. Elles s’empilent. En République démocratique du Congo, Ebola progresse à une vitesse qualifiée d’« exponentielle » par les Nations unies. Plus de 2 500 morts. Une épidémie hors de contrôle, aggravée par les conflits, le manque de financements et les attaques contre les soignants et les infrastructures sanitaires. Ailleurs, un hélicoptère s’écrase au Kenya, tuant sept personnes. Au Nigeria, la campagne électorale s’ouvre sur fond de colère sociale et de flambée du coût de la vie. Aux États-Unis, les expulsions vers des pays tiers s’accélèrent, quitte à envoyer des migrants loin de leur propre pays. Au Moyen-Orient, la guerre continue de produire son cortège de morts, de sanctions, de colonies et de condamnations diplomatiques. Le monde ne manque pas de crises. Il manque surtout de réponses à la hauteur. La Chine refuse de nouvelles sanctions américaines contre l’Iran et appelle au dialogue. L’Europe, le Canada et plusieurs autres pays dénoncent les projets israéliens d’extension des colonies en Cisjordanie. Les grandes puissances parlent. Condamnent. Menacent. Négocient. Pendant ce temps, sur le terrain, les bombes tombent, les frontières se ferment et les populations paient.

Cette cacophonie internationale n’est pas sans écho à Madagascar. Car derrière les grandes manœuvres diplomatiques, il y a une réalité beaucoup plus brutale : celle des populations. Et le dernier rapport d’Afrobarometer, African Insights 2026, vient rappeler cette évidence avec des chiffres qui claquent. 61% des Malgaches déclarent vivre dans des conditions plutôt mauvaises ou très mauvaises. Ce n’est plus une alerte. C’est un signal de détresse. Dans un pays où l’on parle de refondation, de réformes institutionnelles, de dialogue politique, de nouvelles échéances électorales et de repositionnement diplomatique, la question fondamentale demeure pourtant terriblement simple : comment vit la population ? C’est là que se trouve le véritable baromètre du pouvoir. Bruno Fuchs, président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, vient d’achever une semaine de déplacement à Madagascar. Son message mérite d’être entendu : la coopération doit davantage répondre aux besoins de la population. Et Paris assume désormais de regarder sans détour le rapprochement d’Antananarivo avec Moscou. Le temps où les partenaires étrangers pouvaient considérer Madagascar uniquement à travers le prisme des équilibres géopolitiques semble révolu. Les Malgaches, eux, n’attendent ni une bataille d’influence entre puissances ni une guerre froide miniature dans l’Océan Indien. Ils attendent de l’eau. De l’électricité. Des emplois. Des routes. Des écoles. Des hôpitaux. Du pouvoir d’achat. De la sécurité. Ils attendent de vivre. Même le crédit donne aujourd’hui une image contrastée de cette économie sous tension. Les données du Bureau d’information sur le crédit montrent un ralentissement de l’activité des crédits à tempérament par rapport à 2025. Là encore, derrière les statistiques, il y a des ménages qui hésitent, des entreprises qui calculent, des consommateurs qui renoncent.

Et pourtant, Madagascar sait encore produire des raisons de sourire. À Santa Susanna, en Espagne, les champions du monde malgaches de pétanque en doublette mixte ont porté haut les couleurs nationales. À Iavoloha, ils ont été reçus par le chef de l’État et récompensés d’une prime exceptionnelle de 5 millions d’ariary chacun. Une belle reconnaissance. Mais une médaille, même mondiale, ne saurait masquer les difficultés quotidiennes. Le sport offre toutefois une autre fenêtre d’espoir. Avec la transformation de l’Indian Ocean U15 Festival en FIFA U15 World Cup & Festival, Madagascar aura une nouvelle occasion de montrer ses jeunes talents. La Fédération malgache de football prépare sa sélection, entre jeunes du Talent Development Scheme, joueurs des clubs locaux et expatriés. Voilà peut-être l’une des vraies richesses du pays : sa jeunesse. Encore faut-il lui offrir autre chose que des discours. Et puis il y a la culture. Aujourd’hui, au palais des sports de Mahamasina, Rossy et ses compagnons de scène feront revivre, le temps d’un spectacle, l’âme d’une génération. Un moment de fête, mais aussi de mémoire. Car Madagascar vient de perdre deux figures de son patrimoine musical. Papa James s’est éteint en Afrique du Sud. Le « monstre sacré » des années 1970 laisse derrière lui des chansons devenues cultes et une empreinte indélébile dans la musique malgache. Son parcours rappelle aussi une réalité plus sombre : les récentes violences xénophobes qui avaient frappé son commerce en Afrique du Sud avaient profondément marqué sa vie et sa santé. Le rock malgache pleure également Bon Samar, guitariste reconnu, disparu jeudi dernier. Deux disparitions. Deux mémoires. Deux rappels que la culture n’est pas un supplément d’âme. Elle est une partie de la nation. Pendant que le monde affronte ses guerres, ses épidémies, ses crises migratoires et ses affrontements de puissance, Madagascar cherche encore sa trajectoire. La refondation ne pourra pas être uniquement institutionnelle. Elle devra être sociale. Économique. Culturelle. Humaine. Car une République ne se refonde pas seulement dans les palais, les salles de réunion ou les textes de loi. Elle se refonde dans la vie quotidienne des citoyens. Et le chiffre d’Afrobarometer devrait rester accroché au mur de toutes les institutions : 61% de Malgaches vivent mal ou très mal. C’est ce chiffre-là qui doit donner le rythme des réformes. Pas les querelles de pouvoir. Pas les calculs géopolitiques. Pas les slogans. La vraie urgence est là : rendre l’espoir crédible. Parce qu’un pays peut changer de régime, réviser sa Constitution, réformer ses institutions et multiplier les dialogues. Mais s’il ne change pas la vie de ses citoyens, il n’aura fait que changer la façade.

Rija Randriambola

Football interclubs CAF : Le CFFA joue « à domicile » à Maurice

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Après le FC Rouge, c’est au tour du CFFA-Andoharanofotsy de confirmer son exil sportif. Faute de stade homologué à Madagascar, le champion national a choisi l’île Maurice pour accueillir son match aller de la Ligue des champions de la CAF face au Lijabatho FC. La rencontre se tiendra le samedi 5 septembre au stade de Côte d’Or. Le match retour, prévu une semaine plus tard, le 12 septembre, se jouera en Afrique du Sud, selon les informations. Le Lesotho, adversaire du CFFA, ne disposant pas non plus d’infrastructures validées par la CAF, a opté pour Johannesburg comme terrain d’accueil. Une double délocalisation qui illustre les difficultés structurelles du football africain, mais aussi la résilience des clubs qui refusent de renoncer à leurs ambitions. En attendant, le CFFA peaufine sa préparation. Ce dimanche, l’équipe affrontera le FC Rouge lors d’un match amical au stade d’Iavoloha. Une répétition générale qui permettra au coach, Franck Rajaonarisamba, de tester ses joueurs et ses nouvelles recrues. Parmi elles, Tendry, Andy, Rado Be et Fabrice, en provenance des Disciples FC, ainsi que Tony et Fitahiana, d’Elgeco Plus. « Tous nos joueurs sont mobilisés et nous travaillons sans relâche pour être prêts », a confié l’entraîneur. Ces rencontres amicales, au-delà de leur aspect technique, servent aussi à mobiliser les supporters. Car si les clubs malgaches doivent jouer loin de leurs terres, ils n’en restent pas moins porteurs d’une mission : représenter dignement Madagascar sur la scène africaine et prouver que le football national mérite sa place parmi les grands.

Heriniaina Samson

Boxe savate – Championnat de Mada : Tremplin vers la Coupe du monde au Sénégal

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Plus de 100 combattants venus de six ligues régionales se retrouvent au gymnase couvert d’Ankorondrano pour le championnat national de boxe savate. Au-delà des titres locaux, cette compétition se veut un tremplin vers la Coupe du monde de Dakar, où Madagascar espère briller et décrocher l’or

Le gymnase couvert d’Ankorondrano accueille ce vendredi et ce samedi le Championnat national de boxe savate française. Plus d’une centaine de combattants venus de six ligues régionales – Haute Matsiatra, Analamanga, Itasy, Vatovavy, Diana et Atsimo Andrefana – se disputent les titres nationaux dans une ambiance électrique. « C’est un défi pour la Fédération malgache de savate. Nous voulons redonner vie à cette discipline et prouver que Madagascar a sa place dans le monde de la boxe savate », explique Mahazomora Lahinirina Flavien, vice-président de la Fédération. Ce rendez-vous national ne se limite pas à la conquête des médailles locales : il sert de véritable tremplin vers la Coupe du monde prévue le 15 novembre prochain à Dakar, au Sénégal. Les techniciens y scruteront les performances pour sélectionner les meilleurs athlètes capables de défendre les couleurs malgaches sur la scène internationale. Le dirigeant a tenu à remercier le président de la Fédération, absent du pays mais soutien actif de l’organisation. Il a également annoncé que d’autres compétitions suivront afin de vulgariser davantage la discipline et d’élargir sa base de pratiquants. Entre ambition nationale et rêve mondial, ce championnat d’Ankorondrano incarne l’espoir d’une génération de tireurs prêts à porter haut le drapeau malgache.

Heriniaina Samson