- Publicité -
dimanche, octobre 18, 2026
- Publicité -
Accueil Blog Page 142

Chronique de Mickey : Le panier de la ménagère et le taux d’inflation officiel

0

Rappelons que l’inflation est la mesure de la hausse générale des prix selon les statistiques officielles que l’État publie via ses services économiques. Le panier de la ménagère, quant à lui, est l’inventaire des achats d’une famille, que l’on peut distinguer en général en deux types (ménage malgache et européen) : il est vrai que l’on n’achète ni vin ni fromage à chaque course, en supposant donc qu’il diffère.

Officiellement, il est dit que les prix ont augmenté de 8% à 8,6% ces 12 derniers mois dans le pays. Vous et moi, y croyons-nous ? Sans jouer à l’apprenti sorcier, il semble que le scepticisme l’emporte sur la certitude. En allant chaque jour au marché, nous percevons que ce que nous dépensons dépasse largement les taux indiqués. Sans mettre en doute les chiffres annoncés, tout un chacun répète à longueur de journée que tout augmente dans des proportions insupportables. Mais il faut distinguer le ressenti (perception subjective) et la réalité. Essayons d’examiner sans préjugé les choses.

La baguette de pain, par exemple, celle que le citoyen achète le matin, doit normalement peser, selon les professionnels du métier de la boulangerie, 250 grammes à 300 grammes, et elle coûte, depuis trois ans, 600 ariary. En vérité, si nous nous amusons à la peser, elle indique sur la balance moins de 150 grammes ; donc, en faisant le calcul, elle coûte aujourd’hui le double de ce qu’elle doit valoir. Ainsi, nous observons le double (100%) de son prix. Admettons que le prix du pain est stratégiquement politique, comme celui des taxi-be, et que son prix nominal est maintenu artificiellement.

Voyons maintenant le marché dit libre en prenant le prix de la tomate, qui fait partie des ingrédients habituels de nos mets. On dit que le prix est un indicateur de rareté (plus l’offre augmente, plus le prix diminue). Son prix est très minime par rapport à celui de la viande et même à celui des autres légumes. Il fut un temps où, en période d’abondance, on pouvait s’en procurer pour trois fois rien (100 ar le tas de 3 ou 4 unités). Puis est survenu un cyclone et son prix a bondi, jusqu’à ce qu’il faille 200 ariary pour avoir un « cochonnet » de tomate. Il faut avouer qu’il y a de quoi faire râler la première ménagère venue.

Pour dire que les chiffres officiels de l’inflation n’ont que peu de crédit pour le consommateur, et pourtant il y va du pouvoir d’achat du consommateur qui, s’il diminue, toute absence de relance par la consommation entrave toute croissance, surtout pour un pays qui recherche l’autosuffisance alimentaire.

M.Ranarivao

Assemblée nationale : Sept textes au menu d’une session extraordinaire à partir du 25 août

0
Les députés vont de nouveau rejoindre le palais de Tsimbazaza à partir de demain.
Les députés vont de nouveau rejoindre le palais de Tsimbazaza à partir de demain.

L’Assemblée nationale se réunira en session extraordinaire ce mardi 25 août 2026. Sept projets de loi figurent à l’ordre du jour de cette séance, avec des textes à fort enjeu. Le texte sur la communication électronique et les infrastructures numériques figure parmi les principaux dossiers soumis aux députés. Le projet de loi n°040/2026, déposé le 21 juillet 2026, compte encadrer ce secteur stratégique, alors que la transformation numérique accélère et que les infrastructures digitales prennent une place croissante dans le fonctionnement de l’économie et de l’administration. Autre dossier majeur : la réforme de la législation sur la cybercriminalité. Le projet de loi n°042/2026, déposé le 7 juillet, prévoit une refonte complète de la loi n°2014-006 du 17 juillet 2014 relative à la lutte contre la cybercriminalité. Le texte intervient dans un contexte marqué par la multiplication des usages numériques, mais aussi par l’essor des infractions commises dans le cyberespace. Cette réforme sera complétée par l’examen du projet de loi n°043/2026, déposé le 4 août, portant autorisation de ratification de la Convention des Nations unies contre la cybercriminalité, dite « Convention de Hanoï ». Adoptée à Hanoï, au Vietnam, le 25 octobre 2025, cette convention constitue le nouveau cadre international de coopération contre les infractions numériques.

Le secteur de la défense est également concerné par cette session extraordinaire. Le projet de loi n°038/2026, déposé le 1er juillet, entend modifier et compléter certaines dispositions de la loi n°96-029 du 6 décembre 1996, elle-même modifiée et complétée par la loi n°98-030 du 20 janvier 1999 portant statut général des militaires. Autre texte sensible : le projet de loi n°039/2026 du 17 juillet, consacré à l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique de la technologie nucléaire à Madagascar. Un texte qui place les questions de sûreté, de sécurité et d’utilisation pacifique du nucléaire au cœur du débat parlementaire.

Les députés examineront également le projet de loi n°016/2026 du 2 juin, autorisant l’approbation de l’accord complémentaire relatif à la gestion financière et aux investissements productifs au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Et le projet de loi n°019/2026 du 2 juin porte sur l’encadrement des activités liées aux jeux d’argent et des opérateurs de jeux. Là encore, le gouvernement entend établir un cadre légal pour un secteur dont les activités soulèvent à la fois des enjeux économiques, fiscaux et sociaux.

Rija R.

LFN Madagascar : « La position de Madagascar vis-à-vis de la SADC doit être clarifiée »

0

Le président du parti Liana Fahasoavana ny Nosiko (LFN Madagascar), José Andriamiharijao Solofoharijao, demande des éclaircissements sur la position de Madagascar vis-à-vis de la SADC et sur les dernières décisions prises au niveau de l’organisation régionale. Pour lui, « il faut tenir un langage de vérité à la population ». Il s’interroge notamment sur les informations relatives à la reconnaissance de Madagascar lors du sommet de la SADC. Il fait également savoir que la délocalisation du Forum parlementaire de la SADC suscite des interrogations. À son avis, les responsables doivent expliquer clairement la portée de ces décisions et leurs conséquences pour Madagascar.

Élections. Échéances 2027

Le président du LFN évoque aussi les prochaines élections. Il s’interroge sur la préparation technique des échéances annoncées pour 2027 et sur la capacité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à organiser des scrutins transparents et crédibles. Il rappelle que la confiance de la population dépend notamment de la clarté du processus électoral et du respect des règles démocratiques. Il ajoute que les institutions chargées de l’organisation des élections doivent pouvoir garantir la régularité et la crédibilité des résultats.

Démocratie

Concernant le fonctionnement des institutions, José Andriamiharijao Solofoharijao estime que Madagascar a besoin d’un cadre démocratique clair et du respect des principes républicains. Il défend également l’inscription de l’« humanisme social » dans la Constitution, une revendication portée par son parti. Il affirme que le renforcement des bases démocratiques demeure nécessaire pour assurer une meilleure stabilité institutionnelle.

Nadia R.

Ambassade de Madagascar en France : Michel Rabemahefa en attente d’être reçu par Emmanuel Macron

0
La rencontre ayant eu lieu un vendredi, Michel Rabemahefa a porté pour l’occasion une tenue traditionnelle malagasy conformément à l’instruction du PRRM.
La rencontre ayant eu lieu un vendredi, Michel Rabemahefa a porté pour l’occasion une tenue traditionnelle malagasy conformément à l’instruction du PRRM.

Trois mois, enfin presque, après son arrivée sur le territoire français, le nouveau locataire au 1, Boulevard Suchet à Paris, attend de pouvoir présenter ses lettres de créance qui officialise sa nomination et son accréditation en tant qu’Ambassadeur.

Lettres de créance

En France, la remise des lettres de créance a lieu deux à trois fois par an. L’occasion pour le président Emmanuel Macron de recevoir officiellement les Ambassadeurs nouvellement nommés. La cérémonie se déroule comme le nom du lieu l’indique, dans le Salon des Ambassadeurs sis au rez-de-chaussée du palais de l’Elysée. La date d’arrivée sur le territoire français détermine l’ordre de remise de ses lettres de créance par chaque Ambassadeur lors de la cérémonie. Etant en France depuis le mois de juin, le nouvel Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Madagascar, Michel Frédéric Joro Rabemahefa passera après les premiers arrivés mais avant les derniers chefs de mission diplomatique qui ont débarqué à Paris.

Visite de courtoisie

Dans l’attente de la prochaine cérémonie de remise de lettres de créance, le nouvel Ambassadeur nommé par le régime de la Refondation n’est pas encore officiellement accrédité par le pays hôte. Il ne peut pas demander d’audience au président Emmanuel Macron à l’Elysée ni au Premier ministre Sébastien Lecornu à Matignon. Il n’est pas non plus habilité à accorder la moindre interview liée à sa fonction. En revanche, il peut prendre ses fonctions au sein de l’Ambassade dont les bureaux se trouvent au 4, Avenue Raphaël à Paris. Il a aussi le droit de recevoir en la résidence de Madagascar au 1, Boulevard Suchet qui est située sur la rue parallèle aux locaux de la Chancellerie. C’était le cas de Jean-Marc Grosgurin, l’Ambassadeur de France nouvellement nommé qui a effectué le 21 août dernier, une visite de courtoisie auprès de son homologue malgache à Paris.

Dialogue franco-malagasy

D’après le communiqué de la Représentation malgache, Jean-Marc  Grosgurin a tenu à souligner que « Madagascar constituait un choix personnel ». En raison notamment de son intérêt pour la Grande Ile, sa culture et ses valeurs. Pour sa part, Michel Rabemahefa « a souligné l’importance d’approfondir le dialogue franco-malagasy dans le cadre d’une coopération bilatérale davantage axée sur les investissements économiques et des échanges commerciaux équilibrés, ainsi que sur le renforcement des compétences des jeunes comme levier de croissance inclusive et de souveraineté ».

Immunité diplomatique

« Les deux Ambassadeurs ont réaffirmé leur volonté de contribuer à l’approfondissement du dialogue et de la coopération entre Madagascar et la France ». Leurs propos ayant été postés sur les réseaux sociaux, force est se demander s’ils n’ont pas l’un et l’autre, accordé en quelque sorte une interview liée à leurs fonctions, à la Résidence de Madagascar. Un lieu qui ne bénéficie pas, contrairement à une idée reçue, de l’extraterritorialité mais jouit seulement de l’immunité diplomatique. Personne n’a le droit d’y entrer sans l’autorisation du chef de la mission qui a ouvert la porte de la Résidence à son homologue français à Madagascar, en attendant l’un et l’autre de présenter leurs lettres de créance dont la réception par les pays hôtes concernés, officialise leur nomination et leur accréditation en qualité d’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de leurs pays respectifs.

R.O

L’heure de vérité

0

La session de l’Assemblée nationale qui débutera demain, promet d’être extraordinaire. Au propre comme au figuré.

L’heure de vérité

7 projets de loi figurent à l’ordre du jour de la session extraordinaire à l’Hémicycle de Tsimbazaza. 7 comme les couleurs de l’arc-en-ciel bien que l’orange soit devenu pratiquement invisible. 7 comme les merveilles du monde quoiqu’il ne faille pas s’attendre à quelque chose de merveilleux, à l’exception des militaires dont le statut … général (mais aussi pour les autres grades) sera modifié et complété à leur avantage. 7 comme les péchés capitaux quand bien même la plupart des députés seraient capables d’en commettre plus. Pour ne citer que le retournement de veste qui pourrait être de nouveau à la mode au cours des 12 jours de session extraordinaire qui est convoquée « soit à la demande du Premier ministre après consultation du président de l’Assemblée nationale, soit à la demande de la majorité absolue des membres composant l’Assemblée nationale ». On ignore de qui émane la demande puisque ce n’est pas précisé sur la page officielle de la Chambre basse qui « est réunie en session extraordinaire sur un ordre du jour déterminé ». A savoir, les 7 projets de loi dont le dernier et non le moindre « porte sur l’encadrement des activités liées aux jeux d’argent et des opérateurs de jeux ». Les paris sont ouverts sur le sort de celui qui se trouve actuellement au perchoir même si l’intéressé a fait savoir que « la dissolution de l’Assemblée nationale et la destitution du bureau permanent sont des « tsaho ». Selon d’autres « on dit », il y aurait une sorte de chantage par rapport à la dissolution ou non de la Chambre basse même si la Décision du 14 octobre 2025 qui constitue le socle constitutionnel et la base légale du régime de la Refondation, énonce expressément que « les institutions et organes constitutionnels en place continuent d’exercer leurs fonctions ». Il est fait interdiction de faire application de 5 articles de la Constitution dont celui portant dissolution de l’Assemblée nationale présidée aujourd’hui par celui qui avait justement saisi la HCC. L’heure de vérité sonnera durant cette session… extraordinaire.

R.O

Résultats Bac : Augmentation de 4,25% du taux de réussite à Tana

0
Malgré le numérique, la vérification des résultats sur les panneaux d'affichage demeure un moment inégalé pour les bacheliers.
Malgré le numérique, la vérification des résultats sur les panneaux d’affichage demeure un moment inégalé pour les bacheliers.

Les dés sont jetés pour la session 2026 du Baccalauréat. Dans la capitale, où 61 997 candidats se sont présentés dans les différents centres d’examen, le verdict de cette édition affiche un bilan globalement positif. Le taux de réussite s’établit à 51,74%, marquant une progression de 4,25% par rapport à la session précédente. Cette hausse générale témoigne des efforts fournis par les candidats malgré une année éprouvante. Si l’Enseignement général enregistre une moyenne de 50,32% d’admis, c’est l’Enseignement technique qui vole la vedette, avec un score très honorable de 69,66% d’admis.

Détails

Au niveau de l’Enseignement général, la série L domine le classement des filières avec 70,92% de réussite, suivie de très près par la série C, qui affiche 69,75%. La série OSE réalise également une très belle performance avec 67,07% de réussite. Pour le reste des séries, la série A1 totalise 54,61% d’admis, la série S enregistre 53,24%, tandis que la série D ferme la marche avec un taux de 51,50%. Les nouveaux bacheliers de Tana s’apprêtent désormais à faire le grand saut vers l’enseignement supérieur.

Narindra Rakotobe

50e anniversaire de la Jirama : Le branchement d’eau à 30 000 Ariary au profit de 10 000 ménages

3
La campagne de sensibilisation a déjà débuté sur le terrain le 22 août 2026.
La campagne de sensibilisation a déjà débuté sur le terrain le 22 août 2026.

10 000 foyers répartis dans dix fokontany du Grand Tana vont bénéficier d’un raccordement à domicile pour seulement 30 000 Ariary. Porté par le projet PAAEP et la Jirama avec le soutien de la Banque mondiale, ce programme social franchit une étape décisive avec le lancement des enquêtes de sélection sur le terrain.

Dans le cadre de la célébration de son 50e anniversaire, la Jirama, sous la tutelle du ministère de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène (MEAH) et du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), lance la première phase du programme de branchement en eau potable à domicile à coût réduit. Financée par la Banque mondiale à travers le projet PAAEP, cette initiative, d’une durée de neuf mois, vise à alimenter 10 000 ménages vulnérables répartis dans dix fokontany de la capitale et de ses périphéries, notamment Ankadindratombo, Manarintsoa Atsinanana, Antetezanafovoany I, Faliarivo Ambanidia, Angarangarana, Anosibe Andrefana I, Ankerana Ankadindramamy et Anosivavaka Ambohimanarina. Une campagne de sensibilisation a déjà débuté sur le terrain le 22 août 2026, notamment à Tanjombato et Ankorondrano. Des enquêteurs sillonnent actuellement les quartiers pour identifier les foyers éligibles avant la communication officielle des bénéficiaires retenus. Cette étape marque un pas décisif vers la concrétisation du droit à l’eau potable pour tous dans la capitale.

Critères

Pour bénéficier de ce programme à coût social fixe de 30 000 Ariary, les ménages doivent répondre à des critères d’éligibilité stricts. Seuls les logements à usage résidentiel, non encore raccordés au réseau de la Jirama, sont éligibles, à l’exclusion de tout usage commercial ou industriel. La maison doit se situer à une distance maximale de 30 mètres du réseau existant, sans obstacle physique ni litige domanial (bâtiment, canalisation, terrain). De plus, le réseau de distribution local doit présenter une pression et un débit d’eau suffisants. Les ménages intéressés doivent fournir une copie de leur carte d’identité, un certificat de résidence de moins de trois mois, un titre de propriété ou une autorisation du propriétaire, l’accord d’alignement de la commune, ainsi que le justificatif du paiement des frais de dossier.

Narindra Rakotobe

MASACHAM : Un nouveau souffle pour les relations économiques Madagascar-Afrique du Sud

0
Ce nouveau pont d'investissement entre Madagascar et l'Afrique du Sud a été présenté officiellement au public le 21 août dernier au Louvre Antaninarenina.
Ce nouveau pont d’investissement entre Madagascar et l’Afrique du Sud a été présenté officiellement au public le 21 août dernier au Louvre Antaninarenina.

La Chambre de commerce bilatérale Madagascar-Afrique du Sud (MASACHAM) vient de voir le jour sous l’impulsion de l’ambassadeur de Madagascar en Afrique du Sud, Toavina Ralambomahay. Cette création marque une étape décisive dans le rapprochement entre les deux pays et ouvre un espace concret où les entrepreneurs peuvent se rencontrer, échanger et bâtir des projets durables.

Placée sous la présidence de Marcelle Dane, MASACHAM s’est donné pour mission de faciliter les échanges commerciaux, d’encourager les investissements et de créer des partenariats solides. L’ambassadeur avait déjà amorcé cette dynamique en invitant des investisseurs sud-africains à Madagascar et en les présentant lors du salon FIER-MADA, première occasion de dialogue révélant le potentiel de cette coopération.

Les secteurs ciblés sont nombreux et porteurs : agriculture, industrie, mines, tourisme, énergie et technologies. L’ambition est claire : transformer les opportunités en projets concrets grâce à des rencontres B2B, des conférences et des missions économiques.

Trois grands rendez-vous viendront donner corps à cette ambition. MASACHAM participera à Electra Mining Africa, au Johannesburg Expo Centre (Nasrec), un salon industriel de référence du 7 au 11 septembre 2026. Le deuxième rendez-vous est le Business Show Johannesburg, qui se tiendra au Sandton Convention Centre, mettant en avant l’innovation et les échanges, en septembre. Enfin, le Goodlife Show, qui aura lieu au Johannesburg Convention Centre du 18 au 20 septembre 2026, réunira les acteurs du bien-être et des solutions durables.

Madagascar souhaite ainsi s’inscrire pleinement dans la dynamique africaine et internationale, en construisant des liens solides et en donnant aux entreprises les moyens de grandir ensemble, à travers MASACHAM.

Hanitra Andria

Enseignement supérieur : 300 des 1 000 postes budgétaires réclamés pour les universités

0

Face au déficit d’enseignants-chercheurs et de chercheurs-enseignants, le SECES demande que 300 des 1 000 postes budgétaires encore disponibles pour 2026 soient affectés à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique.

Le Syndicat des Enseignants-chercheurs et des Chercheurs-enseignants de l’Enseignement Supérieur de Madagascar (SECES) tire la sonnette d’alarme quant à la nécessité de renforcer les effectifs dans le secteur. Dans une déclaration effectuée vendredi dernier, le SECES estime que, sur les 1 000 postes budgétaires disponibles pour l’ensemble de la Fonction publique en 2026, 300 devraient revenir aux universités publiques. Une allocation jugée nécessaire pour répondre au déficit de personnel qui touche plusieurs filières. À en croire le syndicat, certaines mentions disposent aujourd’hui de très peu d’enseignants-chercheurs et de chercheurs-enseignants, au risque de compromettre la continuité des formations. Aussi, selon le SECES, le recours au « remplacement numérique » pourrait contribuer à absorber une partie de la pression. Ce qui, toutefois, ne saurait remplacer durablement la présence d’enseignants qualifiés et de chercheurs.

Urgent

Pour le syndicat, renforcer les effectifs doit aller de pair avec une remise à niveau du système. Pour cela, il conviendrait, selon lui, de procéder à un assainissement au sein de leur corps. L’objectif étant de redonner toute sa place et sa « lettre de noblesse » à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique malgache. Le SECES propose ainsi la mise en place d’une task force dédiée à cette cause. L’on pourrait penser que les missions qui incomberaient à cette entité seraient d’identifier les besoins réels, d’évaluer les effectifs et de renforcer la qualité du personnel. « Une démarche qui permettrait d’éviter que le recrutement ne soit réduit à une simple opération comptable », souligne le syndicat. Profitant de l’occasion, il a fait savoir qu’il attend également des avancées sur le paiement des heures complémentaires et des vacations, l’indemnité de recherche et d’investigation ainsi que le reclassement dans le secteur. Il réclame enfin la publication des établissements de santé habilités à prendre en charge les fonctionnaires dans les régions.

José Belalahy

Raboussa – 25 ans de scène : Clôture en apothéose au Palais des Sports ce dimanche

0

Le public retrouvera bientôt l’énergie de Raboussa ce dimanche 30 août à 15 heures, avec Revy arak’izany, un concert qui vient clore une année entière de célébration de ses 25 ans de scène et qui se déroulera au Palais des Sports Mahamasina. L’artiste y avait lancé cette aventure le 31 août de l’an dernier, et c’est là qu’il choisit de la terminer. 

Ce spectacle sera un condensé de son parcours, avec des morceaux qui ont marqué son identité musicale, entre rap acoustique, djaying et influences hybrides. Les fans retrouveront les titres qui ont fait de Raboussa une figure incontournable, mais aussi des compositions plus récentes qui montrent qu’il reste connecté à une génération plus jeune. 

Pour ce grand moment, il a voulu s’entourer de compagnons de route qui comptent. 18,3, bâtisseur des fondations du rap malgache ; Doubl’enn, soutien fidèle et partenaire de longue date ; et Marion, frère de cœur toujours présent dans les moments clés, même s’il n’évolue pas spécifiquement dans le domaine du rap. À cela s’ajoute un invité surprise qui viendra donner une touche d’inattendu. 

Le concert est signé SR Events et portera la marque de la complicité durable entre Raboussa et Sylvanno Ratsimandresy, une relation artistique qui dure depuis des années et qui a façonné bien des choix scéniques. Trois heures de spectacle sont prévues, avec une mise en scène travaillée, des effets visuels et un répertoire pensé pour faire voyager le public à travers ces 25 ans de carrière. 

Un coffret USB collector sortira à cette occasion, retraçant, en sons, vidéos et documents, l’histoire de Raboussa, avec des extraits d’albums, des lives et des archives inédites. Ce rendez-vous est en tout cas une promesse : celle de continuer à écrire l’histoire du rap malgache avec la même intensité. 

Hanitra Andria