La vigilance d’un agent de l’Université d’Antananarivo a mis au jour un vaste scandale de falsification de documents officiels. Une jeune fille s’est présentée à l’Office du Baccalauréat pour faire certifier une copie de son diplôme. L’œil averti du responsable a rapidement détecté d’importantes anomalies. Vérification faite dans les registres officiels, le verdict est tombé : la candidate avait échoué à l’examen en 2024 et n’a jamais été admise.
Alertée, la brigade de la gendarmerie de Tana Ville, à Betongolo, a immédiatement interpellé la suspecte. L’enquête a révélé l’existence d’une filière particulièrement bien structurée, dirigée par le directeur d’un établissement scolaire privé. Pour fournir de faux diplômes aux élèves en échec, ce dernier s’était entouré de complicités clés au sein même de l’administration universitaire d’Ambohitsaina.
Parmi les complices figurent un agent de l’Office du Baccalauréat, un secrétaire et un employé de l’Université, ainsi qu’un vice-directeur, chef de service au sein de l’institution. Les perquisitions menées chez l’un des suspects ont permis de saisir un véritable arsenal de faussaire : quatre faux « diplômes originaux », 12 copies certifiées conformes, deux faux relevés de notes, 8 copies de relevés certifiées et des dizaines de cartes d’identité nationales.
Au terme des investigations, ayant impliqué 11 personnes, le dossier a été déféré devant la justice. Le couperet est tombé : cinq responsables administratifs directement impliqués, dont le directeur de l’école privée, ont été placés sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora. La jeune fille bénéficie, quant à elle, d’un contrôle judiciaire, tandis que cinq autres employés auditionnés ont été remis en liberté provisoire.
Les planches de Zara Aina ont vibré avec la pièce « Voanjobory sy henakisoa », samedi matin. (photo : Yvon Ram)
Les planches de Zara Aina ont vibré avec la pièce « Voanjobory sy henakisoa », samedi matin. (photo : Yvon Ram)
Théâtre avec la pièce « Voanjobory sy henakisoa », chorégraphies, musique « bam pa pa », etc. : l’année d’activité du centre Zara Aina à Ankazomanga s’est achevée samedi matin en fête, avec les jeunes apprenti(e)s et les riverains de ce quartier. « Chaque jour, nous nous occupons de 45 élèves au total, avec cinq éducateurs et éducatrices », souligne Louis Zo Rabearison, directeur de programme au sein du centre. Des cas difficiles, il en a vu, mais il a aussi réussi à en faire des enfants aujourd’hui épanouis.
À part la danse, le théâtre, la musique et d’autres activités artistiques, le centre propose aussi des cours de mathématiques, d’anglais, etc. Récemment, des enfants de Zara Aina ont été envoyés aux États-Unis, pays des donateurs. « Durant les crises, comme la Covid, nous restons en contact avec les parents », poursuit-il. Comme avec les récents évènements de vols d’enfants, lui et son équipe ont mené des campagnes de sensibilisation. Le clou de cette demi-journée de samedi a été la pièce « Voanjobory sy henakisoa » qui relate le vécu des quartiers populaires, entre usage de la sorcellerie, vols de mari et appétit pécuniaire des « sectes ». Jouée avec brio par Auriella, Sarobidy Rindra, Kennedy, etc.
Val (à gauche) et son coach Meiway ont partagé la scène lors de la finale de « The Voice Afrique » francophone. (crédit photo : Adam’s l’élu)
Val (à gauche) et son coach Meiway ont partagé la scène lors de la finale de « The Voice Afrique » francophone. (crédit photo : Adam’s l’élu)
La grande finale de la quatrième saison de « The Voice Afrique » francophone s’est conclue par le sacre de la Béninoise Saara Houansou, de l’équipe de la coach Josey, vendredi soir. Au terme d’une soirée riche en émotions sur la scène d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, cette ultime étape a surtout permis de couronner l’immense talent de nos représentants continentaux. Unique représentant de Madagascar et de l’équipe du charismatique coach Meiway dans ce carré final, Valimbavaka Herimanjaka Razafimahefa, ou Val, a signé un parcours remarquable. Porté par une voix singulière, une technique irréprochable et une sensibilité artistique saluée par les jurés dès les auditions, le chanteur a su s’imposer, semaine après semaine, comme l’un des favoris incontestables de l’aventure. Son ascension fulgurante a été marquée par des choix musicaux audacieux et des interprétations habitées, à l’instar de sa prestation vibrante sur le titre « Beautiful Things », de Benson Boone, lors des phases éliminatoires. Lors de cette finale au sommet, il a su rivaliser de brio face à une concurrence extrêmement relevée, notamment le Congolais Original Ekwa et le Burundais Dreamer. Au terme du vote final, Val décroche une magnifique deuxième place. Cette performance de premier plan honore l’excellence et la vitalité de la scène musicale malgache à l’échelle continentale, confirmant, par la même occasion, son statut d’artiste majeur à suivre de très près sur la scène africaine. Aux côtés de Val durant cette quatrième édition de « The Voice Afrique » francophone se trouvaient deux autres Malgaches : Faith et Tojo Rakotonirina. Ce dernier avait aussi le potentiel d’atteindre au moins la grande finale.
Bob du groupe Samar, la référence du « death metal » malgache. (crédit photo : Revu rock io)
Bob du groupe Samar, la référence du « death metal » malgache. (crédit photo : Revu rock io)
Il est un ténor, reconnu par ses pairs de sa génération et respecté par la nouvelle vague, dans le milieu du rock/métal malgache. Bob, membre fondateur du groupe Samar, se trouve actuellement dans un état inquiétant à cause d’une maladie. Voilà pourquoi le milieu du rock tananarivien lance un appel à la solidarité pour cette légende. Samedi, un concert en ce sens a déjà été organisé au Garage Mozika, aux 67 ha. Plusieurs personnalités de ce genre musical étaient présentes. Adepte du « death metal », le genre le plus macabre et philosophique du heavy metal, Samar a légué le titre « No salvation » pour la postérité. Une chanson qui a aussi permis au groupe d’asseoir à jamais sa réputation. À moins que les temps aient changé, la solidarité légendaire des adeptes du rock malgache est aujourd’hui appelée au chevet d’une référence.
La mondialement connue allée des baobabs avec l’extrême précarité des habitations des populations de base fait tout le charme touristique de cette « avenue ». (crédit photo : Carnets Madagascar)
La mondialement connue allée des baobabs avec l’extrême précarité des habitations des populations de base fait tout le charme touristique de cette « avenue ». (crédit photo : Carnets Madagascar)
La Grande île compte désormais un géant de plus. Grâce à l’officialisation de l’« Adansonia bozy », Madagascar porte à sept son nombre d’espèces de baobabs endémiques, confirmant son statut de berceau mondial de ces arbres millénaires.
Et de sept espèces de baobab pour Madagascar avec l’« Adansonia bozy ». Dans un communiqué officiel fin juillet, le jardin botanique du Missouri, aux États-Unis, annonce que la Grande île vient d’ajouter une 9e espèce de baobab à celles répertoriées à travers le monde. Le nouveau décompte est donc de sept pour Madagascar, d’une pour l’Afrique et d’une autre pour l’Australie. C’est une découverte majeure, similaire à celle d’un nouveau vaccin. Vers la fin des années 90, des chercheurs majeurs ont arrêté la liste à huit espèces existantes dans le monde. « Le genre Adansonia comprend huit espèces : A. digitata d’Afrique continentale, A. gregorii d’Australie, et six espèces endémiques de Madagascar (A. grandidieri, A. madagascariensis, A. perrieri, A. rubrostipa, A. suarezensis et A. za) », expliquait David Baum dans « A Systematic Revision of Adansonia » (1995). Puis tout le monde s’est quelque peu résigné, jusqu’à fin juillet 2026. Ces mêmes chercheurs confirment que Madagascar est le berceau de toutes les espèces de baobab, qu’il s’agisse de celle d’Afrique ou de celle d’Australie. Pour faire court, ces « déplacements » s’expliquent aujourd’hui par les aléas climatiques et les courants marins. Ce qui confirme encore plus les études de référence des scientifiques sur cet arbre multiséculaire. « Les baobabs ont pris naissance à Madagascar il y a environ 21 millions d’années, avant de se disperser par la suite vers l’Afrique continentale et l’Australie par dérive océanique », relatent Jun-Nan Wan, Sheng-Wei Wang, Andrew Rowland Leitch et Ilia Josephine Leitch dans « The rise of baobab trees in Madagascar » (2024). La nouvelle venue dans la liste, l’« Adansonia bozy », a été découverte dans la région du Sambirano, dans le nord-ouest, non loin des cultures de cacao et d’ylang-ylang. Toutefois, à cause de la déforestation, elle est déjà classée « en danger critique d’extinction ». À peine trouvée, et déjà des risques de disparaître à jamais. Sauf si, comme pour les lémuriens ou d’autres espèces, des organismes ou des zoos occidentaux ne décident d’emmener quelques têtes chez eux, à travers des échanges dollars contre primates aussi opaques qu’un trou noir.
Toutes les parties prenantes œuvrant pour la mise en œuvre de l’agroparc.
Toutes les parties prenantes œuvrant pour la mise en œuvre de l’agroparc.
Une superficie prévisionnelle de 8 000 ha, située à Ampamoizankova, dans le district de Tsiroanomandidy, région de Bongolava, sera aménagée pour mettre en place un agroparc.
Ce projet vise à moderniser le secteur agricole à travers le développement des activités agricoles et des chaînes de valeur, tout en stimulant les investissements et en générant des opportunités d’emplois décents. Les revenus des producteurs s’amélioreront grâce aux transferts de technologies dans le secteur, sans oublier la promotion de l’agro-industrialisation. Cette initiative est menée par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, qui travaille en étroite collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, dans le cadre de la mise en œuvre du programme Main dans la main.
Moteur de croissance
Plus concrètement, cet agroparc contribue à la transformation d’un pôle agricole régional en un véritable moteur de croissance durable. Entrant dans sa phase opérationnelle, les premières étapes du projet portent notamment sur la réalisation des études techniques, le renforcement de la coordination entre les différentes parties prenantes et la mobilisation des partenaires concernés. Ces actions doivent permettre de poser les bases nécessaires à une mise en place cohérente et à un fonctionnement efficace de l’Agroparc. La sécurisation foncière s’avère également prioritaire. C’est ce que l’on a appris lors de l’atelier de consultation consacré à la mise en place du Comité régional d’orientation et de suivi de l’Agroparc de Bongolava (CROSAB), tenu à Tsiroanomandidy. Les différents acteurs concernés par la mise en place de cet agroparc y ont participé activement.
Climat de confiance
Ce comité régional a pour mission principale de coordonner les actions, de définir les orientations stratégiques et d’assurer le suivi de la concrétisation de l’agroparc projeté. Pour garantir la réussite et la durabilité de ce projet, ces orientations stratégiques s’articulent autour de trois axes fondamentaux. Les réalités et les potentialités locales, ainsi que les besoins des différents acteurs impliqués dans son développement, doivent être prises en compte en premier lieu. La sécurisation foncière constitue ensuite une étape importante garantissant un climat de confiance pour attirer les investissements et protéger les intérêts locaux. La promotion et la valorisation des chaînes de valeur telles que le riz, le maïs et le soja, ainsi que les élevages faisant la spécificité de la région de Bongolava, sont également de mise. Les organisations de producteurs locaux bénéficieront, quant à elles, des transferts de technologies, d’un accès facilité aux intrants et au financement, outre la mécanisation agricole, contribuant à l’amélioration de leur production et, par la suite, de leurs revenus.
Le parc éolien de Fort-Dauphin est désormais opérationnel.
Le parc éolien de Fort-Dauphin est désormais opérationnel.
La transition énergétique s’accélère à Madagascar. À Fort-Dauphin, 19 éoliennes sont désormais opérationnelles, formant, avec une centrale solaire, le premier complexe hybride solaire-éolien du pays.
Les vents de l’Anôsy produisent désormais de l’électricité. Mis en service en juillet 2026, le premier parc éolien de Madagascar compte 19 éoliennes et vient renforcer le dispositif énergétique développé par QIT Madagascar Minerals (QMM) en partenariat avec CrossBoundary Energy (CBE). Une infrastructure qui marque une avancée dans la diversification des sources d’énergie renouvelable dans la région. Le parc éolien affiche une capacité installée de 16 MW. Il vient compléter la centrale solaire de 14 MW, opérationnelle depuis 2024. L’ensemble constitue ainsi un complexe hybride d’une capacité de production combinée de 30 MW, auquel s’ajoute un système de stabilisation par batteries, ou BESS, pouvant atteindre 16 MWh. Cette combinaison entre solaire, éolien et stockage doit permettre de mieux exploiter la complémentarité des ressources renouvelables disponibles dans la région. Elle vise notamment à couvrir une part importante des besoins électriques des activités de QMM, tout en contribuant à l’alimentation de Fort-Dauphin à travers le réseau de la Jirama.
Impact régional
Au-delà de son utilisation dans le secteur minier, cette nouvelle capacité de production représente également un apport pour le développement économique de l’Anôsy. Une disponibilité accrue et une meilleure fiabilité de l’électricité peuvent favoriser l’essor des activités productives, des services, du tourisme, ainsi que des infrastructures de connectivité. Pour QMM, la mise en service du parc éolien s’inscrit également dans sa vision de « Mine Durable », qui vise à réduire davantage l’empreinte environnementale de ses activités, notamment par un recours accru aux énergies renouvelables. Avec ses 19 éoliennes désormais en fonctionnement, l’Anôsy devient ainsi le point de départ d’une nouvelle filière énergétique à Madagascar. Le projet illustre également le potentiel de complémentarité entre investissements industriels et renforcement des capacités énergétiques au bénéfice d’un territoire.
L’ICD, futur symbole de la modernité et de la performance portuaire du pays.
L’ICD, futur symbole de la modernité et de la performance portuaire du pays.
La Plateforme Multimodale Logistique et Portuaire de Toamasina (PMLP-T) fait son chemin. Son premier pilier repose sur la mise en place d’un Inland Container Depot (ICD), également appelé port sec ou dépôt de conteneurs intérieur.
L’un des objectifs de l’ICD est, en effet, de servir d’outil de désengorgement du terminal portuaire du pays.
Prolongement
Situé en dehors du terminal portuaire principal, l’ICD permet d’assurer plusieurs opérations liées aux conteneurs. Pour ne citer, entre autres, que la réception, le stockage, le dédouanement, la consolidation et la déconsolidation des marchandises, ainsi que leur réparation et leur repositionnement. Dans le cadre de la PMLP-T, l’ICD constituera ainsi un véritable prolongement terrestre du port de Toamasina. Une infrastructure qui arrive à point nommé pour mettre fin aux embouteillages de conteneurs qui ont constitué, jusqu’ici, l’un des problèmes majeurs de la gestion du port. En effet, le développement des échanges et des activités portuaires exerce une pression croissante sur les infrastructures logistiques de Toamasina. En 2025, plus de 95 318 conteneurs vides ont été recensés à Toamasina, tandis que 280 à 350 camions circulent chaque jour sur le corridor logistique reliant la ville au reste du pays. Ces volumes illustrent la nécessité de mieux organiser les flux de marchandises, de conteneurs et de véhicules autour du principal port de Madagascar. En transférant certaines activités vers un espace logistique dédié, l’ICD permettra de mieux utiliser les capacités portuaires, d’améliorer la rotation des conteneurs et de fluidifier les opérations. L’enjeu est de faire du terminal, avant tout, un espace de transit performant plutôt qu’un lieu de stockage prolongé.
Point logistique intermédiaire
Les transporteurs bénéficieront également des avantages de l’ICD. En effet, avec jusqu’à 350 camions circulant quotidiennement sur le corridor logistique de Toamasina, la gestion des mouvements de poids lourds constitue également un enjeu majeur. L’ICD offrira aux transporteurs un point logistique intermédiaire pour le dépôt, la prise en charge et le repositionnement des conteneurs. Une meilleure programmation des mouvements permettra ainsi de limiter certaines circulations inutiles, de réduire les temps d’attente et d’éviter que toutes les opérations soient concentrées autour du terminal maritime. En somme, tous les utilisateurs du Grand Port, comme les importateurs, les exportateurs, les transitaires, les commissionnaires en douane, les transporteurs et les armateurs, bénéficieront d’un environnement mieux organisé pour leurs opérations. En regroupant plusieurs services logistiques sur une même plateforme, la PMLP-T permettra de simplifier les procédures, d’améliorer la prévisibilité des opérations et de renforcer l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement.
SPAT 2.0
L’ICD sera également conçu comme un espace sécurisé, structuré et digitalisé. La numérisation des procédures facilitera le suivi des conteneurs, la traçabilité des marchandises et les échanges d’informations entre les différents acteurs. Au-delà de la réponse aux contraintes actuelles, la PMLP-T prépare le port de Toamasina à l’évolution future des trafics. Le développement des infrastructures portuaires doit, en effet, s’accompagner de capacités logistiques suffisantes pour absorber l’augmentation des flux sans accentuer la pression sur le terminal et les axes routiers. À travers ce premier pilier de la PMLP-T, la SPAT poursuit la concrétisation de la vision SPAT 2.0 : faire du port de Toamasina un port plus moderne, performant, compétitif et mieux connecté aux besoins de l’économie malgache.
Le maire d’Imerintsiatosika, Parisoa Andriambolanarivo, mise sur l’action locale et les infrastructures d’eau pour répondre aux besoins prioritaires de sa population.
Le maire d’Imerintsiatosika, Parisoa Andriambolanarivo, mise sur l’action locale et les infrastructures d’eau pour répondre aux besoins prioritaires de sa population.
Le maire d’Imerintsiatosika, Parisoa Andriambolanarivo, préfère désormais se concentrer sur les préoccupations de sa commune et se montre plus réservé sur la situation politique nationale. Il affirme avoir choisi de « se taire » face aux prises de position qui se multiplient, estimant qu’il vaut mieux agir plutôt que de parler constamment. Celui qui avait conduit une marche d’habitants d’Imerintsiatosika vers Ambohijatovo lors des manifestations de septembre 2025 fait toutefois savoir qu’il ne pratique pas de « politique politicienne ». « Je ne fais pas de politique politicienne », a-t-il déclaré, rappelant son implication lors du mouvement de 2025. À ses yeux, les préoccupations de la population doivent aujourd’hui primer sur les prises de parole politiques. La commune dispose actuellement de 19 pompes à eau et de deux puits pour une population de plus de 55 000 habitants. Une situation qui nécessite, selon les responsables communaux, la mise en place de nouvelles infrastructures pour améliorer l’approvisionnement.
Appui des ressortissants
Un projet portant sur l’installation de neuf grands puits, d’un réservoir et de 152 pompes à eau est ainsi lancé avec l’appui des ressortissants d’Imerintsiatosika établis à l’étranger. Les travaux ont débuté vendredi dernier et devraient s’étaler sur quatre mois. Des indemnisations sont prévues pour les propriétaires des terrains concernés par la réalisation de ces infrastructures. Ce programme doit permettre d’étendre l’accès à l’eau potable dans plusieurs secteurs de la commune. Pour Parisoa Andriambolanarivo, les préoccupations quotidiennes de la population doivent rester au centre des priorités. Il fait savoir que les actions engagées au niveau communal constituent désormais son principal terrain d’intervention. L’accès à l’eau potable, les infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des habitants sont ainsi placés au cœur de cette orientation.
José Andriamiharijao Solofoharijao, président du parti Liana Fahasoavana ny Nosiko (LFN Madagascar), lors de la présentation du projet politique.
José Andriamiharijao Solofoharijao, président du parti Liana Fahasoavana ny Nosiko (LFN Madagascar), lors de la présentation du projet politique.
Le parti Liana Fahasoavana ny Nosiko (LFN Madagascar) entend placer la « refondation morale et loyale de l’État » au centre de son projet politique.
Cette orientation a été présentée par son président, José Andriamiharijao Solofoharijao, qui défend une gouvernance fondée sur l’intégrité, la transparence et la loyauté. Le parti souhaite notamment restaurer la confiance entre l’État et les citoyens, renforcer la lutte contre la corruption et promouvoir une justice équitable.
Humanisme social
Parmi les principales propositions avancées figure l’inscription de l’« humanisme social au XXIe siècle » dans la Constitution de la République de Madagascar. Pour le LFN, la dignité humaine doit constituer le socle de l’action publique. Cette vision s’articule notamment autour de la justice sociale, de l’égalité des chances, de la solidarité et du respect des droits de chaque citoyen. « Notre force ne résidera pas dans la domination, mais dans l’exemple », a déclaré José Andriamiharijao Solofoharijao.
Échéances électorales
Le parti prévoit, par ailleurs, une consultation publique et une formation destinées aux jeunes, annoncées pour le 22 août, autour de son projet politique. La rencontre devrait notamment porter sur la présentation du LFN, son projet constitutionnel ainsi que sa charte juridique. La formation politique affiche également son ambition de se préparer aux prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle de 2027. « Nous sommes prêts à ouvrir une nouvelle page de l’histoire de notre nation », a affirmé le président du LFN.