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dimanche, octobre 18, 2026
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Chronique de Mickey : Hum ! Ça sent le brûlé !

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Péril en la demeure, les brûlots (kitay menaka) sont là, prêts à embraser l’édifice économique et social du pays. Oui, d’un côté, le gouvernement, en raison de l’urgence énergétique et devant résoudre au plus tôt le problème d’approvisionnement en carburant de la Jirama, un brasier latent qui couve un embrasement sociopolitique du pays, a importé de son propre chef une cargaison de carburant destinée « exclusivement » à la Société nationale.

De l’autre côté, le GPM (Groupement des pétroliers de Madagascar) exprime « son inquiétude face au bouleversement du dispositif d’approvisionnement en carburants au port de Toamasina. L’arrivée de deux tankers dans la même période, conjuguée à la réquisition des capacités de stockage du terminal pétrolier par l’État, soulève des interrogations sur la réception des cargaisons et la continuité de la distribution ».

L’arrivée simultanée des deux cargaisons peut générer des contraintes physiques communes aux deux circuits : quai, déchargement et stockage. Ce que les logisticiens appellent un goulot d’étranglement, avec comme conséquence une pénurie.

Une pénurie inflammable

Le délestage, on le sait, entraîne un mécontentement muable, facilement en émeute, voire un soulèvement populaire ; une pénurie de carburant est tout aussi dangereuse. Imaginons que les stations-service ne puissent pas subvenir aux besoins des transporteurs de biens et de personnes : les conséquences économiques et sociales seraient aussi dommageables pour la paix sociale.

Ainsi, si l’on ne veut pas que tout brûle, il faudrait une concertation, suivie d’une coordination des actions des deux entités (politique et économique). Mais, comme toujours, chacun veut tirer à soi les couvertures : il est plus que jamais indispensable de penser vraiment à l’intérêt général avant qu’il ne soit trop tard.

M.Ranarivao

Scrutée à la loupe

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Le 46ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), prévu ce jour au Centre international des conférences de Durban, s’annonce comme un rendez-vous capital pour Madagascar.

Scrutée à la loupe

Sauf changement de dernière minute, le président de la Refondation de la République, Michaël Randrianirina, conduira la délégation malgache durant ce sommet où, au-delà des questions d’intégration régionale et de coopération économique, c’est surtout la situation politique de la Grande île qui devrait retenir l’attention. Depuis le changement inconstitutionnel de régime intervenu en 2025, Madagascar demeure en effet sous la surveillance politique de la SADC. L’organisation régionale n’a cessé de suivre l’évolution de la transition, multipliant missions, consultations et évaluations. Le sommet de Durban s’inscrit ainsi dans la continuité des précédentes initiatives régionales, notamment du sommet extraordinaire virtuel du 29 juin dernier, au cours duquel la situation malgache figurait parmi les dossiers examinés. La lecture que feront les dirigeants de la SADC de l’évolution de la transition sera, en tout cas, déterminante pour l’avenir politique du pays. Le suivi des décisions antérieures constitue précisément l’un des points importants de l’ordre du jour. Pour Antananarivo, l’enjeu sera de démontrer que la trajectoire politique engagée permet de progresser vers un retour à un ordre institutionnel conforme aux engagements pris, tout en préservant la souveraineté du pays. En tout cas, le sommet de Durban pourrait constituer un nouveau test pour la transition malgache. Le véritable enjeu sera de savoir si Madagascar parvient à convaincre ses voisins de la solidité de son processus politique. Une chose est certaine : à Durban, la Grande île ne sera pas seulement présente à la table des discussions. Elle y sera surtout scrutée à la loupe.

R.Edmond.

Mamy Ravatomanga : Possible libération cette semaine

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Mamy Ravatomanga, incarcéré à l’île Maurice depuis octobre 2025, espère revoir très prochainement la lumière du jour.
Mamy Ravatomanga, incarcéré à l’île Maurice depuis octobre 2025, espère revoir très prochainement la lumière du jour.

Alors que la tension politique reste vive à Madagascar, l’éventuelle libération de Mamy Ravatomanga cette semaine à l’île Maurice promet d’animer durablement la vie publique de la Grande île.

Incarcéré depuis le 25 octobre dernier à la prison de haute sécurité de Melrose, Maminiaina Ravatomanga entrevoit une possible libération prochaine. Cette perspective, révélée par Mondafrique, fait l’effet d’un véritable séisme et met en ébullition le microcosme politique malgache. Lorsqu’il arrive sur l’île Maurice par un jet privé dans la nuit du 11 au 12 octobre 2025, à la veille du départ du président Andry Rajoelina du pouvoir, le magnat est visé par une enquête de la Financial Crimes Commission mauricienne, qui a gelé 180 millions de dollars lui appartenant dans deux banques locales. Il est incarcéré depuis la fin du mois d’octobre. Alors que l’hiver austral s’installe dans l’archipel des Mascareignes, une audience fixée dans les jours qui viennent pourrait aboutir à sa libération sous caution.

Plaintes formelles

Au-delà du contexte géopolitique, ce sont les plaidoiries des avocats du milliardaire qui pèsent devant la justice. Après avoir envisagé de saisir le Conseil privé du roi à Londres, à la suite du refus de la Cour suprême mauricienne, la défense de Mamy a finalement retiré son recours pour se tourner de nouveau vers les acteurs locaux, à savoir le Directeur des poursuites publiques et la FCC. Cette dernière a accepté d’examiner une nouvelle demande d’élargissement ce mois d’août. Les conseils de l’homme d’affaires avancent que, depuis plus de sept mois, l’instance de régulation du hub financier mauricien n’a pas établi de plaintes formelles à son encontre, justifiant ainsi un élargissement sous caution, en attendant la clôture du dossier. Un obstacle de taille a également été levé : alors que la Cour suprême pointait l’absence de lieu de résidence permanent, la défense a produit un bail renouvelé jusqu’en août2028 pour une luxueuse villa à Belle-Vue-Harel, accompagné d’un affidavit du propriétaire autorisant la fille de Mamy à y héberger son père.

Coordination

Les poursuites visant le magnat relèvent de trois juridictions principales : Maurice, Madagascar et la France. Cependant, les actions de ces pays manquent de coordination. Fin février 2026, la ministre de la Justice malgache, Fanirisoa Ernaivo, s’est ainsi étonnée du manque de suites données aux dossiers d’évasion fiscale et de blanchiment en bande organisée transmis dès 2018. Les investigations mauriciennes ciblent également des acquisitions immobilières en Europe via des montages financiers complexes mêlant sociétés civiles immobilières et entités off-shore, rappelant d’anciennes affaires en France. Malgré ces multiples accusations, les avocats de Mamy exploitent habilement la fragmentation des dossiers entre fraude fiscale, marchés publics et détournements pour éviter, à ce stade, toute inculpation formelle pour crime. Par ailleurs, les relations internationales pèsent lourd : alors que les soutiens de l’ancien président Rajoelina s’activent à Paris, Madagascar fait face à des tensions financières avec le FMI et à la validation, par la Haute Cour constitutionnelle, du retour à l’État des emprises foncières coloniales. Entre la présence de forces russes à Ivato et la proximité de la base américaine de Diego Garcia, l’extradition de Mamy Ravatomanga demeure hautement improbable, laissant présager un nouveau chapitre décisif pour l’équilibre de toute la région de l’océan Indien

Julien R.

Orange Digital Center : Des formations numériques gratuites pour tous

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Les enfants et les jeunes passent leurs vacances chez Orange Digital Center.
Les enfants et les jeunes passent leurs vacances chez Orange Digital Center.

Pendant cette période de vacances, Orange Digital Center organise des programmes de formation gratuits axés sur la découverte du numérique, ouverts aux enfants, aux jeunes et aux adultes.

Des programmes adaptés à tous les profils sont ainsi lancés, pour ne citer que la formation qui s’intitule « S’initier au codage en s’amusant ». Destinée aux jeunes, aux étudiants et aux curieux, cette session permet aux débutants d’aborder la programmation de manière simple et ludique. Elle s’appuie notamment sur la plateforme Genius 27, qui favorise l’apprentissage du numérique par la gamification. L’objectif consiste à transmettre les bases de la programmation et de la science des données tout en assimilant les concepts fondamentaux tels que les variables, les boucles et les conditions. Les participants auront également l’opportunité de se familiariser avec les termes clés de l’intelligence artificielle (IA). Grâce à des activités pratiques, ils pourront développer leur pensée algorithmique et éveiller leur curiosité pour aller plus loin dans les domaines du codage et de la data science.

Fabrication numérique

En outre, une autre formation sur le prototypage et la fabrication numérique est développée par Orange Digital Center. Ce volet s’adresse particulièrement aux jeunes innovateurs, étudiants, clubs scientifiques, porteurs de projets et startuppers. L’objectif vise à promouvoir l’esprit Maker en apprenant à transformer une idée en un prototype fonctionnel. Les participants s’appuient pour cela sur les outils numériques et les équipements d’un FabLab, favorisant ainsi une approche concrète de l’innovation. Au-delà de l’initiation au numérique, ces programmes de formation gratuite contribuent à développer les compétences des participants afin de renforcer leur employabilité et de faciliter leur intégration dans le monde professionnel, a-t-on fait savoir.

Par ailleurs, une formation sur le « storytelling visuel » est proposée aux étudiants, créateurs de contenu, community managers, designers débutants, entrepreneurs, responsables de la communication et porteurs de projets souhaitant améliorer leur communication visuelle. Le but étant de permettre aux participants de maîtriser les fondamentaux du storytelling visuel afin de concevoir des supports de communication percutants qui transmettent efficacement un message, une émotion ou une identité de marque grâce aux principes du design graphique, a-t-on conclu.

Navalona R.

Nécrologie du 14 août 2026

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Gaz HFC : Madagascar ratifie l’Amendement de Kigali

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La Grande île franchit une nouvelle étape dans la lutte contre le changement climatique. En ratifiant, le 10 août 2026, l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, le pays s’engage à réduire progressivement sa consommation et sa production d’hydrofluorocarbures (HFC), avec un objectif de réduction de plus de 80% à l’horizon 2045.

Une décision qui dépasse largement le cadre environnemental

Madagascar devient ainsi le dernier pays à rejoindre les 172 autres Parties ayant ratifié, accepté ou approuvé l’Amendement de Kigali. Adopté en 2016, cet accord vise à « réduire l’utilisation des HFC, des gaz largement employés dans la climatisation et la réfrigération. » Contrairement aux substances qui dégradent directement la couche d’ozone, les gaz HFC sont surtout préoccupants pour leur très fort potentiel de réchauffement climatique. Pour Madagascar, l’enjeu est désormais de transformer l’engagement international en mesures concrètes. La réduction progressive des HFC impliquera, en effet, une évolution des équipements de réfrigération, de climatisation et de la chaîne du froid, ainsi qu’une adaptation des pratiques des importateurs et des techniciens.

A organiser

La ratification ouvre surtout un chantier réglementaire, technique et financier. Le pays devra renforcer le contrôle des fluides frigorigènes, accompagner la modernisation des équipements et former les professionnels à l’utilisation d’alternatives moins nocives pour le climat. Cette transition représente, certes, un coût pour les entreprises et les consommateurs, mais également une opportunité de moderniser le secteur du froid et d’améliorer son efficacité énergétique. L’accès aux mécanismes internationaux de financement prévus dans le cadre du Protocole de Montréal constituera toutefois un facteur déterminant. La ratification marque ainsi moins l’aboutissement que le début d’un processus. Le véritable défi sera désormais de passer de l’engagement diplomatique à une réduction effective des HFC sur le terrain.

José Belalahy

Traitement du VIH/Sida : Traque des « perdus de vue » à Madagascar

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Les activités réalisées dans la région Boeny.
Les activités réalisées dans la région Boeny.

Garantir la continuité des soins pour chaque personne vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral constitue désormais une priorité absolue des acteurs œuvrant dans la lutte contre le VIH/Sida. Face au défi majeur que représentent les interruptions de soins, le ministère de la Santé publique passe à la vitesse supérieure. Depuis le 10 août dernier, une vaste stratégie de suivi et de recherche des patients « perdus de vue » a été officiellement déployée dans la région Boeny. Cette mission de terrain de haute importance réunit une synergie d’acteurs clés de la santé publique. Une délégation conjointe composée de la Direction générale de la médecine préventive (DGMP), de la Direction de la lutte contre les maladies transmissibles (DLMT), du Programme national de lutte contre les IST et le VIH (PNLIS), ainsi que de PSI, s’est rendue sur place pour piloter cette offensive sanitaire.

Activités

Au cœur du dispositif, le Dr Andrianina Désiré Rakotoarimino, Directeur général de la médecine préventive, a mené des concertations stratégiques avec la Direction régionale de la santé publique du Boeny et l’équipe d’exécution. L’objectif central de ces échanges réside dans le renforcement des directives opérationnelles visant à localiser, remobiliser et réintégrer dans le parcours de soins les personnes ayant abandonné leur traitement ARV, un enjeu crucial pour éviter la pharmacorésistance et freiner la propagation du virus. Les opérations d’évaluation et de traçage s’étendent sur plusieurs formations sanitaires stratégiques de la ville, notamment le CSI Mahabibo, le CSB II Tanambao Sotema, le CHU PZAGA Androva, ainsi que le centre SALFA Antanimalandy. À travers cette remobilisation générale, les autorités sanitaires et leurs partenaires réaffirment leur engagement indéfectible en faveur d’une santé publique inclusive où aucun patient ne doit être laissé pour compte. Cette initiative se poursuivra encore dans d’autres régions du pays.

Narindra Rakotobe

Amélioration des soins en milieu hospitalier : 36,2 milliards d’ariary d’équipements médicaux pour sept hôpitaux

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Sept hôpitaux bénéficient de lots d’équipements médicaux vitaux, d’une valeur de 36,2 milliards d’ariary, offerts par le Japon. Il s’agit de dotations entrant dans le cadre du projet de don non remboursable « Projet d’amélioration des équipements médicaux dans les hôpitaux de référence », et qui seront mises au profit de six centres hospitaliers universitaires (CHU PZAGA et CHU Mahavoky Atsimo, à Mahajanga ; CHU Tambohobe et CHU Andrainjato, à Fianarantsoa ; CHU Morafeno et CHU Analakinina, à Toamasina) et d’un centre hospitalier de référence régionale (CHRR), à savoir le CHRR Betsiboka à Maevatanana. À travers ces dotations, le projet vise le renforcement des capacités de diagnostic et de traitement, et l’amélioration de l’accès aux soins médicaux.

La dotation destinée au CHRR Betsiboka a été remise le 12 août 2026 à Morafeno, Maevatanana, en présence de l’ambassadeur du Japon, Tojima Hitoshi, et du représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) à Madagascar, Odawara Kosuke. Le lot d’équipements remis à cette occasion est composé de trois tables chauffantes, d’un incubateur, d’un appareil de photothérapie et d’un moniteur de surveillance fœtale. Ces nouveaux équipements contribueront à améliorer le diagnostic et le traitement des mères et des nouveau-nés, à faciliter l’accès aux soins spécialisés et à réduire les évacuations sanitaires coûteuses pour les populations vivant dans les zones rurales.

La maintenance des équipements est prise en charge par la partie malgache. Afin d’en assurer une utilisation pérenne, les équipes du Service de l’équipement et de la maintenance (SEM) ont bénéficié d’une formation au Japon, leur permettant ainsi d’effectuer les travaux de maintenance des équipements à Madagascar.

Hanitra R.

Volley-ball – ASIEF : Le MDG sacré champion d’Analamanga

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Le Palais des Sports de Mahamasina a accueilli, hier, la grande finale du championnat régional Analamanga de l’Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires (ASIEF). En volley-ball, la formation du MDG (Ministère délégué en charge de la Gendarmerie) a imposé sa loi face à l’équipe de la CUA (Commune urbaine d’Antananarivo), s’adjugeant le titre sur un score net de 3 sets à 0. Dès le premier set, les gendarmes ont affiché leur supériorité en s’imposant 25-12. La domination s’est poursuivie au deuxième set, avant que la CUA ne tente un sursaut d’orgueil dans la troisième manche. Mais malgré une résistance plus vive, les protégés de Zo et Eric ont scellé la victoire 26-24, confirmant ainsi leur mainmise sur la rencontre. À l’issue du match, le président de l’ASIEF, John Love, a remis les médailles : l’or pour le MDG, l’argent pour la CUA, accompagnés d’un imposant trophée. Dans son allocution, il a également réaffirmé que les Jeux nationaux se tiendront bel et bien à Manakara du 17 au 29 août, sous le haut patronage du Haut-Conseiller de la Refondation de la République, le colonel Gervais Andriamiarisoa. Cette finale, marquée par l’intensité et la ferveur des supporters, illustre une fois de plus la vitalité du sport affinitaire au sein de la fonction publique. Le MDG, auréolé de son sacre, se projette désormais vers les Jeux nationaux, où l’enjeu sera encore plus grand.

Heriniaina Samson

Pétanque : Première sortie, premier titre mondial pour les jumelles Ramamonjisoa

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Le quatuor Nomena, Nameno, Clarito et Eliot conserve le titre mondial à Santa Susanna.
Le quatuor Nomena, Nameno, Clarito et Eliot conserve le titre mondial à Santa Susanna.

Les jumelles Nomena et Nameno Ramamonjisoa, licenciées au club MKT Vakinankaratra, viennent de décrocher le titre de championnes du monde avec l’équipe nationale malgache à Santa Susanna, en Espagne. Une consécration historique qu’elles vivent encore avec émotion. « C’est la première fois que nous quittons Madagascar pour affronter une compétition d’une telle envergure. Nous étions déjà habituées aux compétitions, mais celle-ci était d’une tout autre dimension. C’était l’honneur de la nation que nous défendions », ont confié les deux sœurs, le visage encore illuminé par la joie de la victoire. La pression était immense. « Nous étions un peu dans la peur, mais nous avons donné le maximum. Une seule idée nous guidait : Madagascar devait absolument remporter ce championnat du monde. Dès notre première participation, nous avons décroché la première place. Nous avons aussi découvert un univers complètement nouveau. »

Le parcours des jumelles a commencé modestement. « Vers l’âge de 10 ans, nous avons découvert la discipline, mais nous n’étions pas encore vraiment passionnées. C’est à 14 ans que nous avons décidé d’intégrer un club. À l’époque, notre seul objectif était de participer à des concours. Petit à petit, cette ambition a grandi. »

Sélectionnées pour représenter le pays en Espagne, elles reviennent aujourd’hui auréolées du titre mondial. « Depuis toujours, nous jouons ensemble, c’est normal, nous sommes jumelles. Mais il arrive aussi que nous nous retrouvions face à face, chacune dans son équipe. »

Avec cette victoire, Nomena et Nameno Ramamonjisoa ont non seulement écrit une page d’histoire pour le sport malgache, mais elles ont aussi prouvé qu’avec de la détermination et un esprit d’équipe, les rêves les plus grands peuvent devenir réalité.

Recueilli par Heriniaina Samson