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dimanche, octobre 18, 2026
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Afrobasket U18 : Les Ankoay éliminés en quarts par les Lionceaux

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L’aventure des Ankoay U18 s’arrête en quarts de finale de l’Afrobasket U18 2026. Opposés au Sénégal, les protégés de Tojo Rasamoelina se sont inclinés sur le score de 40 à 53, au terme d’une rencontre longtemps indécise avant de basculer en faveur des Lionceaux.

Les jeunes Malgaches ont pourtant montré du caractère, notamment dans le deuxième quart-temps. Mal entrés dans leur match, ils ont subi la pression sénégalaise dès les premières minutes et ont accusé six points de retard après dix minutes de jeu, 9 à 15. L’adresse faisait défaut et les Ankoay peinaient à trouver des solutions face à une défense sénégalaise bien organisée.

Le deuxième quart-temps allait toutefois relancer complètement Madagascar. Le choix d’une défense de zone s’est révélé payant. Les Sénégalais butaient sur le dispositif malgache, multipliant les possessions infructueuses. Dans le même temps, Mahatazaky et ses coéquipiers retrouvaient progressivement leur rythme. Plus agressifs et plus présents au rebond, les Ankoay recollaient au score pour revenir à seulement deux longueurs à la pause : 21-23.

Trou

Au retour des vestiaires, le scénario a brutalement changé. Le Sénégal a haussé le ton défensivement et imposé un véritable verrou aux attaquants malgaches. Les Lionceaux ont inscrit dix points consécutifs, alors que les Ankoay restaient muets. Une séquence qui a fait très mal au moral des protégés de Tojo Rasamoelina.

Diallo et ses partenaires prenaient alors le large, 41-24. Madagascar ne parvenait à inscrire que deux petits points durant ce troisième quart-temps. Le retard accumulé devenait dès lors particulièrement difficile à combler. Cette domination sénégalaise confirme d’ailleurs les tendances statistiques du tournoi : avant cette rencontre, le Sénégal affichait une meilleure moyenne offensive et un avantage dans plusieurs secteurs de jeu.

Dans le money-time, les deux formations ont accéléré. A’Ranty, précieux par son adresse à longue distance, a tenté de maintenir les Ankoay dans la course. Quelques tirs primés ont redonné de l’espoir au camp malgache, mais l’écart creusé précédemment était trop important.

Le Sénégal s’impose finalement 53-40 et poursuit sa route vers le dernier carré. Pour Madagascar, le rêve continental s’achève en quarts de finale. Malgré cette défaite, les Ankoay ont montré de belles qualités et engrangé une expérience précieuse face à l’une des références du basket africain.

T.H

46e sommet ordinaire de la SADC : Le dossier Madagascar à l’ordre du jour du sommet des chefs d’Etat à Durban

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Le chef de l’Etat, Michaël Randrianirina, a participé au sommet extraordinaire de la SADC du 29 juin dernier.
Le chef de l’Etat, Michaël Randrianirina, a participé au sommet extraordinaire de la SADC du 29 juin dernier.

Le dossier politique malgache s’invite une nouvelle fois au sommet de la SADC à Durban.

Le 46ᵉ sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté de développement de l’Afrique australe se tiendra le 17 août prochain au Centre international des conférences de Durban, en Afrique du Sud. Sauf changement de dernière minute, Michael Randrianirina y représentera Madagascar à la tête d’une délégation officielle.

Un rendez-vous diplomatique qui dépasse le simple rituel régional. Depuis le changement de régime intervenu en 2025, la Grande Île reste sous l’œil attentif de la SADC. À Durban, l’évolution de la transition politique malgache devrait de nouveau être examinée par les dirigeants de l’organisation. Le suivi des décisions adoptées lors des précédents sommets figure en effet parmi les principaux points de l’ordre du jour. Dans ce cadre, Madagascar devrait revenir sur la table des discussions, après le sommet extraordinaire virtuel du 29 juin dernier, consacré notamment à la situation malgache et à celle de la République démocratique du Congo.

Le gouvernement actuel n’a pas attendu le sommet des chefs d’État pour défendre ses positions. Mercredi dernier, la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye, a participé à Durban aux travaux du Conseil des ministres de la SADC, réunion préparatoire au sommet du 17 août. À cette tribune, la cheffe de la diplomatie malgache a insisté sur la nécessité d’une intégration régionale « inclusive, solidaire » et reposant sur des actions concrètes. Elle a également plaidé pour une meilleure prise en compte des intérêts et des spécificités des États insulaires. Une préoccupation directement liée aux difficultés de connectivité et à l’accès aux grands projets d’infrastructures régionaux.

Madagascar entend notamment tirer davantage profit du mécanisme de préparation et de développement de projets de la SADC, afin d’élargir l’accès aux opportunités d’investissement et aux infrastructures d’envergure.

Mais derrière les enjeux d’intégration régionale, le dossier politique restera le point sensible de ce sommet. Depuis 2025, la SADC multiplie les missions de haut niveau, les évaluations et les consultations sur l’évolution de la transition malgache. L’organisation régionale cherche à accompagner le pays vers un retour à un ordre institutionnel conforme aux engagements pris. Les sommets extraordinaires et les déplacements successifs de ses représentants à Madagascar traduisent cette vigilance.

À Durban, les dirigeants d’Afrique australe auront donc un nouveau regard à porter sur la Grande Île. Pour Michaël Randrianirina, le rendez-vous sera autant diplomatique que politique. Il s’agira de défendre la trajectoire de la transition malgache face à une organisation qui, depuis le changement de régime, n’a cessé de demander des garanties sur le retour à l’ordre institutionnel. La réunion ministérielle de Durban, quant à elle, doit ainsi préparer les décisions et orientations stratégiques qui seront soumises à l’approbation des chefs d’État et de gouvernement le 17 août. Madagascar sera au rendez-vous. Et, une nouvelle fois, son avenir politique sera observé depuis l’Afrique australe.

Rija R.

Société civile : Contre des magistrats « tsimatimanota »

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L’Alliance « Aoka Izay Ny Tsimatimanota » (AIN’T), qui rassemble les ténors de la société civile engagés pour la bonne gouvernance (KMF/CNOE, TI-MG, Liberty 32, ONG Ivorary, CCOC, AFO, AVG, Mentor ECCE, MSIS TATAO, OSCEAH), monte au créneau. À la suite de la décision n°10-HCC/D3 du 8 juillet dernier, la plateforme a passé au crible la Loi n° 2026-003 sur le statut des magistrats. Le constat est sans appel : plusieurs dispositions jugées problématiques risquent d’ébranler l’indépendance de la justice, de porter atteinte à l’égalité des citoyens et de freiner la lutte contre l’impunité.

Indépendance des juges

Au cœur des inquiétudes de l’Alliance figure l’article 56 de la loi, qui impose aux magistrats de rendre compte de leurs activités extra-fonctionnelles. Si la transparence est prônée, les modalités soulèvent de vives réserves. La Haute Cour constitutionnelle (HCC) a d’ailleurs relevé l’absence de procédure claire. Attribuer au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) le pouvoir de sanctionner directement sur cette base menace l’indépendance des juges, garantie par la Loi fondamentale. Par ailleurs, le flou autour de la déclaration de patrimoine alimente un sentiment de stigmatisation et une défiance institutionnelle préjudiciable.

Principe d’égalité

L’article 16, accordant aux magistrats le droit de porter une arme sur autorisation du ministère de la Justice, fait également polémique. Si la sécurité des membres du corps judiciaire relève de l’État, la HCC estime que cette dérogation se heurte au principe d’égalité devant la loi. L’Alliance AIN’T craint que de tels privilèges ne renforcent le sentiment d’un régime corporatiste et ne creusent le fossé entre le public et la justice. Face à cette situation, l’organisation réclame une révision urgente du texte, une clarification du rôle du CSM pour éviter le traitement des affaires en interne, et la consécration de la corruption comme circonstance aggravante pour les magistrats.

Recueillis par Julien R.

Litige foncier dans l’Itasy : Verdict mitigé de la Cour suprême

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La Cour Suprême a occulté le fond du litige.
La Cour Suprême a occulté le fond du litige.

Comme il fallait s’y attendre ou pas (c’est selon), la Cour suprême a rendu son verdict hier dans l’affaire mise en délibéré au 13 août 2026.

Atody miady aman-bato

C’est l’équivalent malgache de l’expression française « Le pot de terre contre le pot de fer ». Une allégorie reprise dans l’une de ses fables par La Fontaine pour dire que le plus faible est presque toujours brisé par le plus fort. C’est le cas de la femme, souvent qualifiée de « fanaka malemy » ou sexe faible, face à l’homme considéré comme étant le sexe fort. Dans le cas d’espèce, il s’agit d’une ex-épouse dont la part légitime sur un terrain d’une superficie de 172 ha 10 a 93 ca, acquis pendant leur mariage, a été vendue par son ex-époux à sa nouvelle femme alors que la propriété faisait partie des biens communs, objet de partage à parts égales par la juridiction compétente, après le prononcé du divorce.

Loi non applicable

Ayant demandé l’annulation de l’acte de vente du terrain concerné par la procédure de partage, la femme a obtenu gain de cause à tous les degrés de juridiction. Et ce, jusqu’à ce que la Cour suprême, toutes Chambres réunies, casse l’arrêt de la Cour d’appel, au motif que la demande d’annulation était forclose et, de ce fait, irrecevable. Pour fonder sa décision, la Cour suprême, qui est pourtant juge de droit et non juge des faits, s’est basée sur la loi relative au mariage et aux régimes matrimoniaux, quoiqu’elle soit devenue non applicable puisqu’ils n’étaient plus mariés. Qui plus est, la vente en question était intervenue deux ans après la dissolution de la communauté.

Conflit d’intérêts

On est en droit – au sens juridique du terme – de demander s’il n’y avait pas eu conflit d’intérêts, sinon plus, dans cette affaire – au propre comme au figuré – de terrain. Et pour cause, le haut magistrat en charge du dossier avait acquis 17 a 07 ca du terrain litigieux, selon le certificat de situation juridique délivré par la Conservation de la propriété foncière de Miarinarivo, sur réquisition de l’ex-épouse dont la part sur la propriété litigieuse a fait l’objet de 22 morcellements. Y compris celui acquis par ledit magistrat, par acte de vente sous seing privé du 08 août 2014 et enregistré au centre fiscal de Miarinarivo le 25 août de la même année. Soit un mois, enfin presque, après la demande d’annulation introduite par l’ancienne épouse, qui a vu l’arrêt de la Cour d’appel en sa faveur être cassé par la Cour suprême, où il y avait eu un conflit d’intérêts présumé, pour ne pas dire flagrant, qui aurait dû amener le magistrat concerné – aujourd’hui à la retraite – à se récuser ou à être récusé.

Célérité

En revanche, la Cour suprême a fait droit à une requête du 29 avril 2026 de l’ex-époux et de sa nouvelle épouse tendant à la saisine de la Cour de cassation, toutes Chambres réunies, concernant les arrêts ayant donné gain de cause à l’ex-épouse. Cette dernière déposa son mémoire en défense le 20 juillet 2026, alors que le conseiller rapporteur remit son rapport au greffe le même jour. Suivi aussitôt, le lendemain, par le dépôt des conclusions du parquet général. L’affaire devait être enrôlée avec une célérité exceptionnelle le 30 juillet et mise en délibéré au 13 août 2026.

Diversion

Estimant que la Cour suprême n’a pas eu assez de temps pour examiner le dossier, l’avocat de l’ex-épouse a demandé le rabat du délibéré prévu hier « pour lui permettre d’assumer pleinement ses droits devant la Cour de cassation ». Cette dernière a rejeté la demande, jugée forclose, en se basant encore une fois sur une loi inapplicable. La Cour de cassation semble statuer ultra petita en se prononçant sur une question qui ne lui est pas demandée. Une sorte de diversion à travers laquelle elle réitère le partage en parts égales des biens de la communauté en excluant expressément la propriété de 172 ha sise à Ampefy alors que ce terrain est le fond du litige entre les deux ex-époux. Le partage des autres biens immobiliers, dont celui d’Andohatapenaka, a été déjà réglé en 2013. La Cour de cassation occulte le vrai problème, qui consiste en l’annulation des titres indûment inscrits au nom de la nouvelle femme de l’ex-époux, au détriment de son ex-épouse. Bref, la Cour de cassation a rendu un verdict mitigé, présenté comme équitable mais, au final, injuste à l’égard de l’ancienne épouse. Elle a l’impression que la justice ne s’est pas penchée sur ce qui lui fait mal. « Any amin’ny tsy mivonto no manaintaina ».

R.O

De l’engagement diplomatique aux résultats mesurables

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La ratification, le 10 août 2026, de l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal marque une nouvelle étape dans l’engagement climatique de Madagascar.

De l’engagement diplomatique aux résultats mesurables

En rejoignant les 172 autres Parties ayant ratifié, accepté ou approuvé cet amendement, la Grande Île s’engage à réduire progressivement sa consommation et sa production d’hydrofluorocarbures (HFC), avec un objectif de baisse de plus de 80% à l’horizon 2045. L’enjeu est loin d’être uniquement environnemental. Les HFC, largement utilisés dans les équipements de réfrigération et de climatisation, ne détruisent pas directement la couche d’ozone, mais certains possèdent un très fort potentiel de réchauffement climatique. Leur réduction constitue donc un levier important de la lutte contre le changement climatique.

Pour Madagascar, le plus difficile commence cependant maintenant. La ratification devra se traduire par des mesures concrètes, comme le contrôle des fluides frigorigènes, l’évolution des équipements, le développement d’alternatives moins nocives et la formation des techniciens. Le secteur de la réfrigération et de la chaîne du froid sera directement concerné, tout comme les importateurs et les utilisateurs d’équipements.

Cette transition aura nécessairement un coût. Mais elle peut devenir une opportunité de moderniser le secteur du froid et d’améliorer son efficacité énergétique. Les financements prévus dans le cadre du Protocole de Montréal, à cet égard, sont déterminants pour accompagner les entreprises et les professionnels. La ratification de Kigali ne constitue donc pas un aboutissement, mais le point de départ d’une transformation. Pour Madagascar, le véritable enjeu sera de convertir l’engagement diplomatique en résultats mesurables sur le terrain. La crédibilité de cette ratification se jouera désormais dans sa mise en œuvre pratique.

R.Edmond.

Midirama : Le courant, le pétrole et la paix

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Au Moyen-Orient, la guerre s’enlise Dans le détroit d’Ormuz, chaque navire devient un enjeu de puissance En Colombie, la terre a tué par centaines Aux États-Unis, les élections aiguisent les appétits politiques En Chine, l’électricité traverse le pays sur plus de 3 000 kilomètres Et à Madagascar, on importe du gasoil pour tenter de maintenir les lumières allumées Un même fil rouge traverse ces événements : la puissance se mesure désormais à la capacité de contrôler l’énergie, la sécurité et les infrastructures.

L’Iran et les États-Unis restent profondément divisés sur les conditions d’une fin durable de la guerre L’accord provisoire conclu en juin peine à être relancé Les appels au dialogue d’Antonio Guterres n’y changent rien, pour l’instant Le Secrétaire général de l’ONU peut appeler à la négociation, encore faut-il que les puissances concernées acceptent de parler plutôt que de compter leurs missiles.

Et voilà que Téhéran durcit encore le ton autour du détroit d’Ormuz L’armée iranienne affirme qu’aucun navire ne peut y passer sans son autorisation Le message est limpide : celui qui contrôle le passage contrôle une partie du robinet énergétique mondial Pendant ce temps, la Chine construit une autre puissance À Changji, dans le Xinjiang, à l’ouest du pays, une gigantesque ligne à courant continu à haute tension de ±1 100 kV transporte l’électricité sur plus de 3 000 kilomètres vers l’Est de l’Empire du Milieu Une artère énergétique qui relie des territoires, des industries et des marchés Là où d’autres dressent des barrières, Pékin construit des connexions.

Car pendant que les puissances mondiales jouent aux échecs, les peuples, eux, paient les factures En Colombie, le séisme a fait 265 morts, 3 494 blessés et a laissé 496 personnes portées disparues Plus de 53 000 personnes ont été touchées Une catastrophe rappelle brutalement qu’au-delà des stratégies géopolitiques, il existe une réalité plus simple : celle des vies humaines.

Ici, au pays, une cargaison d’environ 64 000 tonnes métriques de gasoil en provenance du Nigeria est arrivée à Toamasina pour alimenter les centrales de la Jirama L’objectif est de sécuriser la production pendant la période d’étiage et, surtout, d’éviter le retour des délestages à répétition Car il ne faut pas avoir la mémoire courte Les coupures de courant ne sont pas qu’un problème technique Elles peuvent devenir un problème politique Les grognes provoquées par les délestages ont largement contribué à la crise qui a emporté un régime l’année dernière Le gasoil importé n’est donc pas seulement du carburant C’est aussi du temps acheté Du temps pour réhabiliter les infrastructures, améliorer la distribution, renforcer la production et, surtout, restaurer la confiance.

Mais jusqu’à quand faudra-t-il importer du carburant pour produire de l’électricité dans un pays qui dispose d’un potentiel hydroélectrique considérable ? La vraie bataille ne consiste pas seulement à éviter le prochain délestage Elle consiste à sortir définitivement du cycle : panne, colère, cargaison, répit, nouvelle panne Ailleurs, les grandes puissances pensent déjà en décennies La Chine construit ses autoroutes énergétiques Ici, l’État doit encore traquer des établissements d’enseignement supérieur clandestins Là encore, le problème dépasse la simple fermeture administrative Une nation ne construit pas son avenir avec des diplômes délivrés par des structures opérant dans l’illégalité L’enseignement supérieur est une infrastructure aussi stratégique qu’une centrale électrique.

Et puis il y a Ihosy Un militaire a été retrouvé mort par balle, vers 3 h 30 du matin, dans les toilettes du camp du Bataillon d’infanterie Il venait d’achever une mission dans le cadre de l’opération « Riri 2026 » Un coup de feu Un corps Des interrogations La prudence impose de laisser l’enquête établir les faits Mais une mort par balle dans une enceinte militaire ne peut être traitée comme une banalité Dans un pays marqué par les crises politiques et les tensions sécuritaires, chaque incident de ce type exige vérité, transparence et rigueur.

Rija R.

Football : Ruée des joueurs malgaches vers les Seychelles

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Face aux obstacles pour rejoindre l’Europe, de plus en plus de footballeurs malgaches se tournent vers les Seychelles. Salaires plus attractifs, conditions de vie stables et possibilité de s’imposer rapidement dans un championnat ouvert aux étrangers : l’archipel est devenu une destination privilégiée. Un phénomène qui révèle à la fois le potentiel du vivier malgache et les limites du football local.

Face à la difficulté d’accéder aux championnats européens, de plus en plus de footballeurs malgaches se tournent vers l’océan Indien, et particulièrement vers les Seychelles. Ce phénomène, qui s’intensifie ces dernières années, répond à une quête de meilleures conditions de vie et de carrière, tout en posant des questions sur le développement du football national. « La vie est difficile. Les joueurs cherchent une existence meilleure, une situation plus favorable pour eux-mêmes, pour leur famille et pour leur avenir », explique Fenosoa Razafimamonjy, ancien joueur et acteur engagé dans le marketing sportif. « Partir chercher un contrat en Europe reste très compliqué. C’est pourquoi les Malgaches se dirigent de plus en plus vers l’océan Indien, et en particulier vers les Seychelles. »

Les clubs seychellois peuvent enregistrer jusqu’à quatre joueurs étrangers. Cette règle ouvre davantage de portes aux talents malgaches. Le championnat local compte trois niveaux : la Premier League (Absa Premier League), le Championship et la Ligue One. Dans quasiment tous les clubs de ces trois échelons, on retrouve des footballeurs de la Grande Île. Les trophées individuels récents sont d’ailleurs souvent remportés par des Malgaches. Parmi les figures actuelles ou récentes, on peut citer Jean Tigana Hajatiana (plus connu sous le nom de Tigana), multi-titré avec Foresters FC, où il évolue aux côtés de son frère Tina Kely et de Pitre. Au Saint Louis FC, Pierre Randy Franco, Ryan Rajaonarivelo et Timain se sont illustrés. Au Cap United, Mamy Rakotoarison (Fanaka) et Hasina Ramaroson ont contribué au sacre. D’autres, comme Danielson Maxime (Andry Max) à Bel Air, Aviza et Massy (PTL Bazar Brothers), Henintsoa et Romario (au Cap United), Gelo Kely (Revengers Football) ou encore Jocelyn Fenosoa, de Real Maldive, ont également rejoint l’archipel ces dernières saisons.

Les Seychelles offrent un environnement économiquement stable. Le passeport seychellois figure parmi les plus puissants d’Afrique. La vie y est relativement simple, même si le coût de la vie reste élevé. En compensation, les salaires proposés sont nettement plus attractifs qu’à Madagascar. Le départ n’est cependant pas sans défis. « Changer d’environnement, s’adapter à une nouvelle culture, répondre aux objectifs fixés par le club qui vous fait confiance : tout cela crée une pression supplémentaire », souligne Fenosoa Razafimamonjy. Les Seychelles peuvent aussi servir de tremplin. L’exemple le plus frappant reste celui d’El Hadary Raheriniaina, passé par le Saint Michel United avant de rejoindre le Paris FC, puis Valenciennes, en France. D’autres, avant lui, comme Christian Kely ou Bapasy, ont emprunté le même chemin.

Ce mouvement d’exode s’explique aussi par la richesse du vivier malgache. « Nous avons de nombreux jeunes talents. Cela prouve que nous disposons d’une réserve importante. Les académies et écoles de football se multiplient à Madagascar », observe Fenosoa Razafimamonjy. La carrière d’un joueur reste individuelle et ne peut être freinée. L’enjeu pour les clubs locaux est donc de mieux former et de faire progresser les joueurs restants. Rado Rasoanaivo, directeur technique national de la Fédération malgache de football, partage cette analyse : « Nous avons des joueurs malgaches de qualité. Les clubs seychellois le voient et les recrutent, car ils peuvent apporter une plus-value. En général, le départ est bénéfique pour les joueurs : ils évoluent et s’épanouissent dans un cadre plus favorable. » Il reconnaît toutefois l’impact sur le football malgache. « Cela crée un vide dans les clubs qui perdent leurs meilleurs éléments. C’est la réalité actuelle à Madagascar. Il est difficile d’empêcher un joueur de saisir une meilleure opportunité. En revanche, si les clubs locaux parviennent à proposer un équilibre, des conditions comparables à ce que les joueurs peuvent trouver à l’étranger, certains choisiront de rester. »

Le phénomène des départs vers les Seychelles illustre à la fois la vitalité du vivier malgache et les défis structurels du football national. Entre aspiration individuelle à une vie meilleure et nécessité de renforcer les clubs locaux, l’équation reste délicate.

Dossier recueilli par Heriniaina Samson

Toeram-piantsonana ao amin’ny Spat : Hanomboka tsy ho ela ny asa fanorenana fotodrafitrasa

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Misy hatrany ny fifampiresahana eo amin’ny orinasa Spat, tompon’ny tany ao amin’ny « Port Sec III », sy ireo olona niditra an-keriny tao, amin’ny firosoan’izy ireo mba hiala ao amin’ilay tany, satria hanomboka amin’io herinandro hitsidika io ny fanamboarana ireo fotodrafitrasa fiantsonan’ny fiara vaventy hiditra haka entana ao amin’ny seranan-tsambo.

Araka ny voalaza dia ireo ao amin’ny « carreau II » no manana olana amin’ny fialany ao, noho ny entan’izy ireo tsy misy mpitaona amin’ny fifindrana tsy maintsy hataony. Vokatr’izany dia nilaza ny Spat fa hanome kamiao azy ireo mba hahafahany mitatitra ireo entany. Nangataka fotoana ireto vahoaka nihaona tamin’ireo tompon’andraikitry ny tetikasa mba hialany moramora. Araka ny fanazavana avy amin’ny Spat hatrany dia mbola mitohy hatramin’izao ny fanomezana ilay tany 250m² ho an’ireo vahoaka monina tao amin’ny « Port Sec III » tsy maintsy hifindra ao amin’ny « Port Sec II ». Mitohy hatrany koa ny fanonerana ara-bola atao amin’izy ireo, ka vola 10.000.000 ariary ho an’izay nanana trano hazo ary vola 20.000.000 ariary ho an’ireo tranovato. Mitohy ihany koa ny fanomezana mpisolovava ho an’ireo hitory ireo mpisoloky sy mpanararaotra azy tamin’ilay tany nanaovany fanorenana, araka ny tenin’ny tale jeneralin’ny Spat ihany. Nanamafy izy ireo fa zava-dehibe ny fanarahana ny lamina napetraka, mba hahafahana miroso amin’ny tetikasam-panjakana ao anatin’ny fanatsarana ny seranan-tsambon’i Toamasina, sy ny fitaterana eto Toamasina. Ny tanjona mantsy dia ho seranana fitaratra sy filamatra aty Afrika Atsinanana sy Ranomasimbe Indiana ny seranan-tsambon’i Toamasina. Ny vola avy amin’ny famatsiam-bola ivelany koa efa eto Madagasikara hanaovana ilay fotodrafitrasa.

Araka ny fanazavan’ny Spat hatrany dia asa maro no hiforona aorian’izao fotodrafitrasa hatsangana afaka herinandro izao, ka ny isam-batan’olona no samy hahazo ny tombontsoa ao anatin’izany. Mila mitazona ny ny teniny ny Spat, toraka izany koa ireo vahoaka noesorina tao amin’ny « Port Sec III » ireto.

Malala Didier

Violences sexuelles : Cinq suspects interpellés dans plusieurs affaires

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Cinq personnes ont été interpellées par la Police nationale dans le cadre de différentes affaires de viol signalées dans plusieurs régions du pays depuis la fin de la semaine dernière. Les victimes sont principalement des jeunes filles mineures, dont certaines particulièrement vulnérables.

À Tolagnaro, une fillette de 6 ans aurait été victime de violences sexuelles à Ambinanibe, le 30 juillet 2026. Après avoir dénoncé les faits et désigné l’auteur présumé, ses parents ont déposé plainte. Le suspect a été interpellé durant le week-end dernier. À l’issue de l’enquête, le dossier a été transmis au parquet et le mis en cause a été placé en détention provisoire.

* À Sambava, une fillette de 9 ans aurait été victime de viol à Bemanevika. Un homme âgé de 38 ans, soupçonné d’être impliqué dans les faits, a été arrêté le 11 août 2026. L’affaire sera présentée au parquet à l’issue de l’enquête préliminaire.

* À Amparafaravola, une jeune fille de 12 ans aurait subi un viol à Andranolava, le 5 août dernier. Le suspect a été interpellé et placé en détention après sa présentation devant le parquet.

* À Antananarivo Atsimondrano, une adolescente de 13 ans présentant un handicap mental a déclaré avoir été victime de viol à Ambohijanaka. Un homme âgé de 29 ans, soupçonné des faits, a été arrêté par les forces de l’ordre.

* Enfin, dans le IVe arrondissement de la commune urbaine d’Antananarivo, une autre jeune fille de 13 ans aurait été victime de viol à Namontana, le 11 août 2026. Le suspect a également été interpellé.

Appel à la vigilance

Face à la multiplication de ces affaires, la Police nationale appelle la population à la vigilance et encourage toute personne à signaler immédiatement les cas de violences commises contre les enfants et les personnes vulnérables. Les forces de l’ordre rappellent que les auteurs présumés sont souvent des personnes appartenant à l’entourage des victimes ou à leur environnement social. La prudence reste donc de mise, notamment à l’égard des mineurs. Le signalement rapide des faits permet de mieux protéger les victimes, de diligenter les enquêtes et de prendre les mesures judiciaires nécessaires à l’encontre des personnes mises en cause. La Police nationale réaffirme ainsi son engagement dans la protection des enfants et des personnes vulnérables.

T.M.

Vangaindrano : Maty voatifitra i Koko, lehiben’ny jiolahy mpanao fanafihana

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Taorian’ireo hetsika nahavitàna nanavotra sy namongotra ireo tambajotra mpangalatra olona tany amin’iny distrikan’i Vaingaindrano iny dia mbola mitohy hatrany ny fametrahana ny fandriampahelamana sy ny famongorana ireo tontakely fanetriben’ny firenena. Fantatra ary fa jiolahy rain-dahiny amin’ny resaka fanafihana mitam-piadiana sy tompon’antoka tamin’ny vono olona mahatsiravina, izay nahalasibatra tompon’andraiki-panjaikana tany an-toerana, maty voatifitry ny zandary. Lehiben’ny jiolahy fantatra amin’ny anarana hoe Koko.

Ny voalohan’ny herinandro teo no nisy fifandonana tamin’ireo andian-jiolahy notarihin’ity olon-dratsy ity, tao amin’ny toerana antsoina hoe Anarabe, kaominina Lopary. Toerana isan’ireo fiafenan’ireo olon-dratsy ity toerana ity ary toeram-pivorian’izy ireo alohan’ny hanafihana. Tonga teny am-poto-tsofin’ny zandary ny mahakasika izany toerana izany ary nandrafitra paik’ady avy hatrany izy ireo hilatsahana any amin’io toerana io. Tamin’izay fotoana izay ihany koa anefa no fantatra fa miery tao amin’io toerana io i Koko ary efa manangona ireo mpiara-dia aminy, hanomana fanafihana hafa indray. Tsy nisy fisalasalana intsony ny  zandary fa nilatsaka avy hatrany tany an-toerana izy ireo. Vantany vao nahatazana azy ireo lavitra anefa ireo olon-dratsy dia nivoaka ilay toerana sady rafitra nitsoaka sy ny nitifitra. Raikitra teo ny fifandonana satria voatery niaro tena ihany koa ireo mpitandro filaminana tety ankilany. Resy tosika ihany ireo andian’olon-dratsy, araka ny vaovao ao ary nisy iray tamin’ireo no lavo. Nisy ihany koa ny naratra saingy tafatsoaka. Tsy iza izay io lavo io, rehefa nojerena fa i Koko. Mbola hita teo aminy moa ny basiny : basy poleta vita gasy. Mbola mandeha kosa ny hazalambo hihakarohana ireo namany.

Marihina fa anisan’ny fanafihana miharo vono olona farany nataon’ny ekipan-dry Koko ny faran’ny volana aprily lasa teo, tao amin’ny fokontany Soasirana. Tsy vitan’ny nangalatra omby intsony izy ireo tamin’io fotoana io fa mbola nodoran’izy ireo ny tanana ary notifirin’izy ireo ho faty ny sefo fokontany tao an-toerana.

m.L