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lundi, octobre 19, 2026
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Ambohidratrimo : Une ressortissante ghanéenne décède dans un hôtel

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Le drame s’est produit samedi 8 août après-midi, vers 15h30, dans un hôtel situé à Mandrosoa Ivato, à proximité de la RN52, dans le district d’Ambohidratrimo. La victime, une ressortissante ghanéenne âgée de 43 ans, se trouvait seule dans l’établissement lorsqu’elle s’est soudainement effondrée alors qu’elle s’apprêtait à prendre une chambre. La femme était en train de fournir ses renseignements à la réceptionniste lorsqu’elle a progressivement perdu ses forces avant de s’affaisser sur le siège où elle était installée. Alertés, les responsables de l’hôtel ont rapidement sollicité l’intervention d’un médecin. À son arrivée, le praticien n’a pu que constater le décès. Les premiers éléments relevés sur place indiquent notamment la présence d’un liquide sombre au niveau de la bouche et du nez. Plusieurs médicaments ont également été retrouvés dans le sac de la défunte, tandis que ses vêtements, son téléphone portable et son passeport s’y trouvaient également. Les éléments recueillis lors de la première constatation médicale orienteraient vers un arrêt cardiaque brutal. Cette hypothèse reste toutefois à confirmer par les examens médico-légaux.

Saisie de l’affaire, la brigade territoriale de la gendarmerie d’Ambohidratrimo, à travers le poste avancé de Mandrosoa Ivato, s’est immédiatement rendue sur les lieux après avoir été alertée par les responsables de l’hôtel. Les autorités hiérarchiques ont été informées et les premières constatations effectuées. La dépouille a ensuite été transportée à la morgue du CHU-JRA à Antananarivo, conformément à une réquisition à personne qualifiée, en vue d’une autopsie. Cette mesure devrait permettre d’établir avec davantage de précision la cause exacte du décès. L’ambassade d’Afrique du Sud a été informée du décès, compte tenu de la nationalité de la victime. Les démarches nécessaires devraient être engagées avec les autorités malgaches pour la suite de la procédure. Une enquête est ouverte et se poursuit afin d’éclaircir les circonstances exactes de cette mort survenue dans cet établissement hôtelier de Mandrosoa Ivato.

T.M.

Arivonimamo : Un homme tué lors d’une vindicte populaire

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Un homme a été tué par une foule dimanche après-midi à Ankafotra, dans le fokontany d’Ankafanana, commune rurale de Miantsoarivo, district d’Arivonimamo. Il aurait été surpris alors qu’il tentait de cambrioler une habitation. Les faits se sont produits vers 17h30. Le chef du poste avancé de Miantsoarivo a été alerté par le chef du fokontany d’Ankafanana après qu’un homme aurait été pris en flagrant délit de cambriolage à Ankafotra. Rapidement, plusieurs habitants se sont rassemblés sur les lieux. Selon les informations recueillies, le suspect aurait tenté de résister avant de prendre la fuite. Poursuivi par la foule, il a finalement été rattrapé et aurait succombé aux coups qui lui ont été portés.

Alertés à leur tour, des éléments de la gendarmerie, dirigés par le chef du poste avancé de Miantsoarivo, se sont rendus sur place. Une intervention intervenue après le décès de l’homme, victime de cette vindicte populaire. Une pratique qui inquiète. Ce nouveau cas relance la question de la recrudescence de la vindicte populaire à Madagascar. Face à la multiplication des actes de cambriolage, de vols et d’agressions, des habitants choisissent parfois de se faire justice eux-mêmes, notamment lorsque des individus sont appréhendés en flagrant délit. Cette pratique constitue pourtant une grave menace pour la sécurité et l’État de droit. La colère de la population, souvent alimentée par un sentiment d’insécurité et de défiance envers les procédures judiciaires, peut rapidement dégénérer en violences mortelles.

La vindicte populaire risque également de conduire à la mort de personnes simplement soupçonnées d’avoir commis une infraction, sans qu’elles aient pu bénéficier d’une enquête ou d’un procès. Elle peut ainsi transformer une suspicion ou une accusation en condamnation immédiate et irréversible. Pour les autorités, le défi consiste donc à renforcer la sécurité de proximité, à améliorer la confiance de la population envers les forces de l’ordre et la justice, tout en rappelant que la lutte contre la criminalité ne peut justifier le recours à la violence collective.

Yv Sam

Athlétisme – Championnats nationaux : Analamanga rafle 27 médailles d’or

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(Photo Nary Ravonjy)
(Photo Nary Ravonjy)

Le stade d’Alarobia était en effervescence pendant trois jours, durant les Championnats de Madagascar toutes catégories. Une édition qui a consacré la suprématie de la ligue d’Analamanga, auréolée de 27 médailles d’or et d’un total impressionnant de 62 podiums. La Fédération malgache d’athlétisme (FMA) peut se féliciter d’une organisation exemplaire, réunissant plus de 600 jeunes et 375 athlètes toutes catégories, signe d’une discipline en plein essor. Sur la piste, deux figures ont marqué les esprits. La sprinteuse Anna Andrianjafy (ESAA) s’est imposée comme la reine du 400 m et du 400 m haies, cumulant les victoires en relais et décrochant le trophée de meilleure athlète féminine. Chez les hommes, Tojo Mamisoa (Cosfa) a brillé au 400 m haies, ses performances lui valant le titre de meilleur sprinteur et offrant à son club le trophée de la meilleure équipe. Derrière Analamanga, la ligue d’Atsimo-Andrefana s’est distinguée avec six médailles d’or, suivie de la Diana avec cinq. Grâce au soutien du partenaire officiel Yas Madagascar, athlètes, entraîneurs et clubs ont été honorés, renforçant l’élan collectif. La présidente de la FMA, Norolalao Ramanantsoa, s’est réjouie de cette dynamique : « La relève est bien là, et l’engagement des ligues est remarquable ». Un constat partagé par le DTN, Tsiry Manantena Rakotomalala, qui voit dans ces championnats une étape décisive pour affirmer l’athlétisme malgache sur la scène régionale.

Heriniaina Samson

Échecs – Championnat Analamanga : Plus de 100 joueurs réunis à Nanisana

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La présidente de la Ligue a également pris part au championnat
La présidente de la Ligue a également pris part au championnat

Le rideau est tombé sur le Championnat Analamanga d’échecs, disputé en individuel seniors (+1800 et -1800) et amateurs. Pendant trois jours, le CFFAMMA Nanisana a accueilli plus d’une centaine de passionnés venus des quatre coins de la région. Une vingtaine de clubs ont répondu présents, confirmant que ce rendez-vous est devenu incontournable pour les échephiles d’Analamanga. Dans la catégorie +1800, le CM Heritiana Andrianirina s’est imposé avec 8 points sur 9 rounds, devançant le FM Toavina Razanadrakotoarisoa (7,5 points) et le CM Dylan Rakotomaharo (6,5 points). Chez les -1800, Tsiky Harentsoa Andriananja a pris la première place (7,5 points), suivi de Setra Hery Dina Rakotonarivon et Ange Mathieu Rabe, tous deux à 7 points. Du côté des amateurs, Tsanta H’avana Rakotonanahary a remporté la palme avec 7 points, devant Alain Christophe Ralaivao (6 points) et Azaria Rakotomise (5 points). La présidente de la ligue, Faratiana Raharimanana, s’est félicitée de la mobilisation : « C’est une grande satisfaction de voir autant de joueurs réunis. Nous travaillons sans cesse à améliorer l’organisation, que ce soit au niveau des lots ou de la salle. Les champions régionaux bénéficieront d’un soutien complet de la fédération pour le prochain championnat national à Antsirabe, tandis que les vice-champions auront un appui partiel. Nous avons aussi renouvelé les licences, et déjà plus de 200 joueurs sont enregistrés. Nous encourageons tous les passionnés à se licencier pour participer aux compétitions régionales, nationales et internationales. Récemment, une réunion de concertation avec les clubs a permis de renforcer notre gouvernance et d’améliorer la communication ».

Heriniaina Samson

Afrobasket U18 : Battus par les Maliens, les Ankoay se tournent vers les quarts

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Première défaite pour les Ankoay de Madagascar au FIBA U18 AfroBasket 2026. Opposés au Mali, champion en titre, les jeunes Malgaches se sont inclinés sur le score de 53 à 44, hier, au Palais des Sports de Treichville, à Abidjan. Une défaite sans conséquence majeure puisque Madagascar conserve sa deuxième place du groupe B et son billet pour les quarts de finale.

Après deux victoires convaincantes en phase de groupes, les Ankoay ont cette fois trouvé sur leur route un Mali particulièrement solide. Les champions en titre ont parfaitement entamé la rencontre, profitant notamment des difficultés offensives malgaches pour prendre rapidement les commandes.

Le premier acte a été particulièrement compliqué pour les protégés de Tojo Hery Rasamoelina. Madagascar n’a inscrit qu’1 point durant les dix premières minutes, contre 11 pour le Mali. Un départ laborieux qui allait obliger les Ankoay à courir derrière le score durant une grande partie de la rencontre.

Mais loin de baisser les bras, les Malgaches ont totalement changé de visage dans le deuxième quart-temps. Plus agressifs et beaucoup plus efficaces offensivement, ils ont signé une superbe réaction en remportant la période 22 à 9.

À la pause, le Mali ne comptait plus que trois longueurs d’avance, 23-20, après avoir pourtant largement dominé les premières minutes. Les Ankoay avaient alors complètement relancé le suspense.

Serré

Le troisième quart-temps allait cependant être déterminant. Les Maliens, emmenés par une défense bien en place, ont repris le contrôle des opérations. Ils ont remporté la période 20-11, portant leur avantage à neuf points avant les dix dernières minutes.

Les Ankoay ont tenté de revenir dans le dernier quart-temps, mais le Mali a su gérer son avance. Madagascar a bien remporté certains duels et a continué à se battre jusqu’au bout, mais les champions d’Afrique en titre ont conservé suffisamment de maîtrise pour s’imposer finalement 53-44.

Côté malgache, Harinosy A’Ranty Rasetriarivony a, une nouvelle fois, été l’un des principaux moteurs de l’équipe. Le meneur des Ankoay a terminé la rencontre avec 17 points, confirmant son excellente forme depuis le début de la compétition. La FIBA le classe d’ailleurs parmi les meilleurs joueurs du tournoi, avec une moyenne de 22,3 points et 8,7 passes décisives par match à l’issue de la phase de groupes.

Cette défaite ne remet donc pas en cause l’essentiel pour les Ankoay. Avec deux victoires et une défaite, Madagascar termine la phase de groupes à la deuxième place du groupe B, derrière le Mali, qui boucle cette première phase avec trois victoires en autant de rencontres. Le Gabon et le Maroc complètent le classement.

Le bilan reste ainsi largement positif pour les Ankoay. Après leur succès inaugural contre le Gabon, obtenu au bout du suspense grâce à un tir à trois points au buzzer, puis leur victoire contre le Maroc, les jeunes Malgaches décrochent leur qualification pour les quarts de finale.

T.H

Un quart !

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Dès le début, il était prévisible que les 200 000 ariary d’indemnités de logement réclamés par les agents municipaux de la Commune urbaine d’Antananarivo n’allaient peut-être pas « passer ». 

Un quart !

Finalement, les employés de la Commune urbaine d’Antananarivo percevront 64 000 ariary, soit 50 000 ariary de plus que les 14 000 ariary qu’ils percevaient déjà auparavant, depuis des décennies. 50 000 ariary, le quart du montant réclamé : c’est ainsi ce qui peut être envisageable au regard des possibilités de la CUA, sur la base de son budget, a-t-il été indiqué par le président de la délégation spéciale de la CUA.

Voulant être mis sur un même pied d’égalité que les autres agents des collectivités territoriales décentralisées (CTD), le personnel de la CUA estime « avoir droit » aux 200 000 ariary, tel qu’indiqué dans le décret n°2026-1476 du 10 juin 2026 relatif à l’indemnité de logement des agents de l’État et des CTD. La note explicative du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation (MID) précise pourtant que les agents civils et militaires de l’État, ainsi que les agents des CTD rémunérés sur le budget général de l’État, perçoivent cette indemnité de logement de 200 000 ariary par mois. Ce qui n’est pas le cas des agents de la CUA, rémunérés sur le budget de la commune. La même note explicative du MID souligne, concernant les agents des collectivités rémunérés sur le budget des communes et des régions, que le taux de l’indemnité de logement est fixé par chaque commune en fonction de ses possibilités et de ses ressources budgétaires.

La balle est-elle maintenant dans le camp du personnel de la CUA ? En tout cas, le syndicat se garde, du moins pour le moment, de tout commentaire à propos du taux indiqué par le PDS, déjà pris en compte dans l’établissement des bons de caisse de ce mois d’août. Le syndicat semble même botter en touche en affirmant que, si le personnel souhaite « revenir à la charge », il devra le faire dans le cadre d’une assemblée générale ou d’une entrevue avec le PDS. Mais au vu de l’évolution de l’affaire, il semble bien que ce dernier leur a déjà coupé l’herbe sous le pied !

Hanitra R.

Danse contemporaine : « Festival 321 » sur les rails

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Les participants, les organisateurs et les invités internationaux de « Festival 321 » pour la « photo de famille ».
Les participants, les organisateurs et les invités internationaux de « Festival 321 » pour la « photo de famille ».

Lancée hier à la Cité des Cultures Antaninarenina, la septième édition du Festival 321 mobilise une nouvelle génération de la danse contemporaine et les pionniers pour sept jours de spectacles, d’ateliers et de débats au cœur de la scène tananarivienne.

Le Festival 321, septième édition, a débuté hier pour sept jours d’activités en tout genre. Le thème de cette année est « Dihy sy tantara » ou Conte – histoire réelle », avance Ariry Andriamoratsiresy. Figure continentale de la danse contemporaine ou « danse de création », tient-il à préciser, et initiateur de cet évènement. À voir l’assistance lors de la conférence de presse, hier matin, à la Cité des Cultures à Antaninarenina, la nouvelle vague de cette discipline est déjà bien en place. Telle Mireille Andriamihaja : « La jeunesse a toujours bougé, mais ce sont les plateformes pour nous exprimer qui manquaient. De plus, la jeunesse d’aujourd’hui semble être plus éveillée », affirme cette chorégraphe. Il est vrai que ces dix dernières années, voire un peu plus, la danse contemporaine s’est quelque peu effacée du paysage artistique tananarivien. Cependant, les chorégraphes ne s’empêchaient pas de créer ou d’élargir leurs horizons. Et, pour revenir à cette génération montante de la danse contemporaine, il reste à savoir sa posture d’engagement, comme dans les autres disciplines. « Je crois que c’est un choix, à chacun de poursuivre selon ses motivations. L’engagement vient naturellement quand vous y mettez votre volonté dans la danse », explique Ange Ralaiherlinarivony, chorégraphe confirmée. La chorégraphie « SOS », du duo Tantely Rajaobelina et Mireille Andriamihaja, en serait la confirmation. « C’est une petite aventure : comme nous venons de lieux très différents, pourtant nous avons une vision commune », lance Tantely Rajaobelina. Cependant, le Festival 321 offrira plus de 30 spectacles, des workshops, des conférences et deux expositions artistiques : « Dihy soratra soradihy » et « Fa’Style ». Avec des invités internationaux : Gwen Rakotovao, venue de Suède, où elle prépare sa thèse sur les traditions malgaches, notamment la danse du sud ; Farid Abdoul El Fatah, venu des Comores ; et d’autres invités. La délégation mauricienne s’est désistée. Les workshops et les conférences seront bien animés. Plusieurs lieux abriteront aussi l’évènement : Tahala Rarihasina, Tranompokonolona Analakely, la bibliothèque municipale, la Cité des Cultures… Quelques perles, comme la conférence « Votre vie artistique et organisationnelle dans votre pays », un pays qui s’appelle Madagascar, parmi les plus pauvres au monde, le 14 août au Tahala Rarihasina à 9h. Le Festival 321 pose les bonnes questions, pour mieux préparer l’avenir.

Maminirina Rado

Festival : « Hosotra 2026 » aux jardins d’Antaninarenina

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L’« Hosotra » a traversé plusieurs mandats, depuis celui du premier magistrat de la Ville entre 1980 et 1990. « C’est grâce à lui que le nom ‘’hosotra’’ a été trouvé », révèle Petit Maître, nom d’artiste, membre de l’équipe d’organisation. Cette année, « Hosotra 2026 » se tient du 8 au 29 août sur les demi-hauteurs de la capitale, au jardin Ortana d’Antaninarenina. « Toutes les activités sont gratuites », met en avant Nate Nambinintsoa de la « Maison Sociale des Arts » à Ambatovinaky. Sous la fraîcheur des jacarandas, entre les jardins arborés, une quarantaine d’artistes et des dizaines de tableaux se laissent scruter et voir par les Tanariviens et les Tanariviennes. Une petite mention pour la jeune Ramy Rentia, qui se confirme dans l’art numérique. Ses œuvres abordent des sujets délicats, comme le vertige, l’introspection, la féminité… Des artistes plus ou moins confirmés comme Kami et d’autres encore. Une occasion aussi de flâner durant la journée. Le vernissage aura lieu vendredi après-midi.

Maminirina Rado  

Festival Tongolobe : Le gros oignon fait danser Mampikony

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Tongolobe a désormais son propre festival. Depuis le vendredi 7 août, la ville a accueilli la quatrième édition, achevée en beauté le dimanche 9 août. Ces trois jours ont été animés par des concerts, du sport, du carnaval et des animations autour d’un produit qui fait partie du quotidien des habitants, mais qui constitue surtout l’une des principales richesses agricoles de cette partie du pays.

Tongolobe, « gros oignon », évoque l’un des articles qui font la célébrité de Mampikony. Le district est, en effet, l’un des greniers du gros oignon de Madagascar. Que ce soit dans les champs ou sur les marchés, le produit joue un rôle majeur dans l’économie locale. Ces sacs d’oignons distribués dans diverses zones nourrissent les familles et soutiennent un réseau commercial qui fournit à une portion de la population un moyen de subsistance. Par conséquent, par le biais de cet événement, les organisateurs cherchent clairement à mettre en valeur la culture tsimihety : une tradition bicéphale, entre la culture des oignons et les coutumes associées. C’est en fait un moyen de souligner que le territoire va bien au-delà de ses productions agricoles. Il charrie aussi une histoire, des coutumes, des usages et une identité culturelle qui méritent d’être mieux connus.

La fête s’est établie au stade municipal Jaotody Georges. Le vendredi 7 août, Stella Lyncha, Rootsman et LC Barbo ont lancé l’ambiance musicale. Le jour suivant, la scène a été investie par Maman’i Tsôlôlô, Din Rotsaka et Kesy. Le bal s’est terminé avec éclat le dimanche 9 août grâce à Dady Love, Naïmah et Njakatiana. Entre les spectacles, les responsables ont organisé des activités pour divertir les amateurs de scène folklorique. Le programme comportait des activités telles que le carnaval, le football, le basketball, une course cycliste, de la pétanque, des garigaries et une démonstration de moto. Le morengy, l’élection de Miss Tongolobe et une tombola de grande envergure ont aussi eu leur place lors de la célébration. L’événement a donc uni différentes générations autour d’un rendez-vous commun. Les jeunes y ont trouvé des animations et de la musique, les athlètes, leurs compétitions, tandis que les producteurs ont pu tirer parti de cette exposition pour mettre davantage en avant leur travail. Ainsi, pour les organisateurs, le défi va bien au-delà des trois soirées de spectacles. Promouvoir le gros oignon de Mampikony, c’est également promouvoir la ville de Mampikony elle-même ! Mettre en valeur la culture tsimihety, c’est attribuer une dimension culturelle à une région souvent limitée à ses pratiques agricoles.

Cette quatrième édition vise donc à transformer le Tongolobe en bien plus qu’un produit que l’on plante et que l’on vend. L’oignon géant sert naturellement de prétexte pour se réunir, faire la fête et souligner les particularités de cette région.

Iss Heridiny

Concert « Asandrato » : Trois chœurs pour une célébration commune

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Ce samedi 15 août, la salle Havoria Anosy sera le théâtre d’un événement musical et spirituel d’exception. Trois anniversaires se conjuguent pour donner naissance à une fête unique : les 50 ans de la section des jeunes chrétiens, ou Sampana Tanora Kristianina (STK), Tia FJKM Andraisoro Kristy Fehizoro ; les 35 ans des compositions de louange créées par Handrisoa Razafindrazaka au sein de l’Anjomaran’ny Fitiavana de la FJKM Tranovato Fitiavana Toamasina ; et les 25 ans de la section sport et loisirs, ou Rantsana Fialamboly sy Fanatanjahantena (RFF), de la FJKM Amparibe Famonjena. 

Les organisateurs ont choisi d’unir ces célébrations dans un seul souffle de reconnaissance et de joie. C’est ainsi qu’est né le concert « Asandrato », où les trois chœurs partageront la scène à partir de 15 heures. 

La rencontre promet une atmosphère chaleureuse et inspirante : chaque formation présentera ses propres chants, mais des moments de communion vocale viendront aussi illuminer ce grand moment. Entre les morceaux, la Parole de Dieu sera proclamée, renforçant la dimension spirituelle de l’événement. 

La mise en scène, pensée avec soin, offrira un décor travaillé et des lumières professionnelles pour magnifier l’expérience. Le verset choisi comme fil conducteur, tiré du livre d’Isaïe (40:9), résonne comme une invitation à l’espérance et à la confiance : 

« Élève ta voix avec force, élève-la, ne crains pas ! Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu. » 

Une occasion solennelle d’élever ensemble ses voix en prière et en louanges, à travers la musique, qui devient ainsi un langage de foi et de fraternité. 

Hanitra Andria