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lundi, octobre 19, 2026
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Data centers : Madagascar, encore loin des pays africains

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À Madagascar, l’absence relative de data centers soulève des questions cruciales en termes de souveraineté, d’économie et de sécurité.

Derrière ce sujet encore méconnu du grand public se cache pourtant un enjeu stratégique majeur pour l’avenir du pays. Un data center, souvent appelé « centre de données », est un lieu sécurisé où sont stockées les informations numériques, telles que les sites internet, les applications mobiles, les données administratives ou encore les services bancaires. Chaque fois qu’un Malgache utilise Internet, envoie un message ou effectue un paiement en ligne, ses données transitent donc par ces infrastructures.

Dépendance

Aujourd’hui, faute d’équipements suffisants sur le territoire, une grande partie de ces données est hébergée à l’étranger. Cela signifie concrètement que des informations sensibles, publiques comme privées, échappent en partie au contrôle national. Cette situation pose la question de la souveraineté des données dans un pays qui veut incarner le développement via le numérique et le digital. En effet, la question se pose : un pays peut-il réellement maîtriser son développement numérique s’il ne contrôle pas ses propres informations ?

Croissance

Les data centers jouent également un rôle économique. Ils permettent de développer des services numériques locaux, d’attirer des entreprises technologiques et de créer des emplois qualifiés. Avec les lacunes actuelles en la matière, Madagascar reste un simple consommateur de services numériques produits ailleurs, avec une valeur ajoutée limitée pour son économie.

Stratégique

Si les enjeux sont importants, les défis le sont tout autant. Le principal obstacle au développement des data centers à Madagascar reste l’électricité. Ces infrastructures nécessitent une alimentation stable, continue et coûteuse. Or, le pays fait face à des coupures fréquentes et à un coût énergétique élevé, freinant ainsi les investissements dans ce secteur. Pourtant, cette contrainte pourrait se transformer en opportunité. Madagascar dispose d’un potentiel significatif en énergies renouvelables, notamment hydraulique et solaire, qui pourrait soutenir, à terme, des infrastructures numériques plus autonomes et durables.

Hub

La position géographique du pays, au cœur de l’océan Indien, constitue également un atout majeur. Connecté à plusieurs câbles sous-marins, Madagascar pourrait devenir un point stratégique pour le transit des données entre l’Afrique et l’Asie. Autant de perspectives qui questionnent la place que Madagascar doit et entend occuper dans le monde numérique de demain. En effet, développer des data centers ne relève pas uniquement de la technologie. C’est un choix de société, qui engage à la fois la souveraineté, l’économie et l’avenir numérique du pays.

José Belalahy

Forte houle : Vigilance renforcée face à des vagues de 2,5 à 3,5 mètres

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Une alerte a été émise par Météo Madagascar face à un épisode de forte houle attendu sur plusieurs façades maritimes du pays. En effet, une agitation marine significative est prévue dans les prochains jours sur les côtes ouest et sud de Madagascar. Selon les prévisions, des vagues pouvant atteindre entre 2,5 et 3,5 mètres sont attendues, sous l’effet d’une houle en provenance du sud et du sud-ouest. Les zones concernées s’étendent du littoral centre-ouest jusqu’au sud-est, de Maintirano à Farafangana.

Le phénomène débutera dès le mercredi 12 août au matin, entre Morombe et Taolagnaro, avant de s’étendre progressivement à d’autres portions du littoral dès le lendemain. Cette situation pourrait entraîner des difficultés de navigation, voire des risques de naufrage pour les embarcations, en particulier les plus vulnérables.

Outre le secteur maritime, les activités économiques quotidiennes liées à la mer pourraient également être perturbées. Face à ces risques, les autorités météorologiques recommandent à la population, notamment aux pêcheurs et aux transporteurs maritimes, de suivre strictement les consignes de sécurité émises localement. La vigilance reste donc de mise durant toute la période concernée.

Recueillis par JoséBelalahy

Santé publique : Les États-Unis annoncent de nouveaux financements pour Madagascar

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L’éradication de la polio figure parmi les domaines bénéficiant du soutien des États-Unis à Madagascar.
L’éradication de la polio figure parmi les domaines bénéficiant du soutien des États-Unis à Madagascar.

Madagascar et les États-Unis consolident leur partenariat stratégique à Washington. Récemment, une délégation malgache de haut niveau s’est entretenue avec des responsables américains au cœur de la capitale fédérale des États-Unis, scellant une volonté commune d’intensifier la coopération dans le domaine de la santé publique. La délégation nationale était conduite par le secrétaire général du ministère de la Santé publique, Dr Ephraim Randrianambinina, aux côtés de l’ambassadeur de Madagascar aux États-Unis. Les discussions bilatérales se sont concentrées sur les grands défis sanitaires de la Grande Île. Les priorités abordées incluent la lutte contre le VIH/sida, la préservation de la santé maternelle et infantile, le combat ciblé contre le paludisme, l’éradication définitive de la poliomyélite ainsi que la modernisation des dispositifs de surveillance et de riposte face aux épidémies.

Objectifs

Cette rencontre de haut niveau porte déjà ses fruits pour le système de santé malgache. Les autorités américaines ont annoncé l’octroi d’un financement complémentaire destiné à renforcer le programme national de lutte contre le VIH/sida, selon le communiqué du ministère de la Santé publique. Dans la continuité de ces engagements, la venue prochaine d’une délégation américaine à Madagascar a été officialisée. Cette mission d’experts aura pour objectif d’apporter un soutien direct sur le terrain afin d’élever la qualité des prestations médicales offertes à la population, informe toujours le ministère de la Santé.

Narindra Rakotobe

Environnement : Madagascar National Parks inaugure son Control Room à Ambatobe

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Inauguration du Control Room de Madagascar National Parks, au siège d’Ambatobe.
Inauguration du Control Room de Madagascar National Parks, au siège d’Ambatobe.

Une avancée décisive pour la préservation du patrimoine naturel de Madagascar. Ce lundi 10 août, Madagascar National Parks (MNP) a inauguré son Control Room au siège d’Ambatobe, en présence de ses partenaires techniques et financiers et de Kiady Rakotondravoninala, directeur général de la gouvernance environnementale du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). Cette cérémonie a marqué le déploiement opérationnel du système national SYNERGI-MNP, accompagné d’une remise d’équipements stratégiques aux agents de terrain. « SYNERGI-MNP devient un pilier du dispositif national de surveillance des aires protégées. Il centralise les informations, fluidifie la communication et renforce la sécurité des agents », explique Ollier Andrianambinina, chef du département Système d’information et innovation de MNP. Le Control Room constitue désormais le cœur opérationnel : suivi des alertes, supervision des communications et appui direct aux équipes locales. La technologie spatiale complète ce dispositif. Les données satellitaires permettent de détecter les feux et les évolutions de la couverture forestière, même dans les zones enclavées. Associées à l’expertise des patrouilleurs, elles orientent les interventions et accélèrent les réactions face aux menaces.

Pour renforcer les capacités, MNP a remis 100 dispositifs ZOLEO, 66 smartphones avec powerbank et deux motos destinées au parc national de Makay. Ces dotations s’accompagnent de formations intensives sur la sécurité, la gestion des alertes et l’exploitation des données SMART. Cette modernisation est le fruit d’un partenariat solide avec la KfW, le BMZ, Conservation Allies et la FAPBM.

Heriniaina Samson

Concours « Tsinjorano » : Valoriser l’ingéniosité locale dans l’innovation en irrigation

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La technique d’irrigation goutte-à-goutte est déjà très répandue à Madagascar.
La technique d’irrigation goutte-à-goutte est déjà très répandue à Madagascar.

Un concours national intitulé « Tsinjorano » est organisé par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, en partenariat avec Farming & Technology in Africa (FTA).

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion de l’innovation agricole et de recherche de solutions concrètes face aux défis liés à la maîtrise de l’eau, au changement climatique et à l’amélioration de la productivité des petites exploitations agricoles à Madagascar. À travers ce concours, les organisateurs souhaitent valoriser l’ingéniosité, la créativité et le savoir-faire des acteurs malgaches, en particulier des jeunes, dans le domaine de l’irrigation et de la gestion durable des ressources en eau. L’objectif est également de faire émerger des solutions locales, simples, accessibles et reproductibles, susceptibles d’améliorer durablement les conditions.

Maîtrise de l’eau

Ouvert depuis le 1er juillet 2026, le concours s’adresse à un large éventail d’acteurs intervenant directement ou indirectement dans le développement agricole. Les exploitants agricoles, jeunes entrepreneurs ruraux, coopératives de producteurs, organisations non gouvernementales, chercheurs, étudiants, techniciens agricoles ainsi que les porteurs de solutions innovantes sont notamment invités à participer. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 30 septembre 2026. À Madagascar, l’agriculture reste fortement dépendante des conditions climatiques et de la disponibilité de l’eau. L’irrégularité des précipitations, les épisodes de sécheresse, les inondations, la dégradation des infrastructures hydrauliques et les effets croissants du changement climatique constituent autant de contraintes qui affectent les rendements agricoles et les revenus des producteurs. Dans ce contexte, la maîtrise de l’eau représente un enjeu majeur pour renforcer la sécurité alimentaire, l’autosuffisance, la productivité et la résilience des exploitations agricoles. L’accès à des systèmes d’irrigation adaptés aux petites superficies peut permettre aux producteurs de mieux valoriser leurs terres, de sécuriser les productions et, dans certains cas, de diversifier leurs cultures.

Accessibles

Tout candidat devra présenter un dispositif, une technique, une pratique ou une innovation permettant d’apporter une solution concrète à l’amélioration de l’irrigation sur une petite exploitation agricole, d’une superficie comprise entre 0,1 hectare et 2 hectares. L’innovation proposée devra être déjà mise en pratique ou en phase de test à Madagascar. Cette exigence vise notamment à privilégier des solutions ayant démontré leur faisabilité dans les conditions réelles du pays et pouvant, à terme, être reproduites ou adaptées dans d’autres exploitations. Les solutions recherchées devront répondre à plusieurs critères essentiels : être adaptées aux réalités locales, techniquement accessibles, économiquement abordables et suffisamment simples pour pouvoir être adoptées par les petits producteurs. L’objectif n’est donc pas uniquement de promouvoir des technologies sophistiquées, mais surtout de mettre en avant des innovations utiles, efficaces et accessibles au plus grand nombre.

Solutions

La thématique principale du concours est axée sur l’innovation en irrigation et la gestion durable des ressources en eau. Plusieurs domaines d’innovation sont particulièrement encouragés. Les systèmes d’irrigation frugaux et économes en eau constituent notamment un axe important. Il peut s’agir du goutte-à-goutte à basse pression, de la micro-aspersion adaptée aux petites exploitations, ou encore de solutions permettant d’alimenter des systèmes d’irrigation dans des zones où l’accès à l’électricité est limité, tout en réduisant les coûts liés au carburant et en favorisant une agriculture plus durable. La gestion et la conservation de l’eau constituent un autre axe prioritaire. Les candidats peuvent notamment proposer des solutions relatives à la collecte et au stockage des eaux de pluie et des eaux de ruissellement, à l’amélioration des retenues collinaires, à la récupération de l’eau ou encore à la réutilisation des eaux usées traitées, lorsque les conditions sanitaires et techniques le permettent. L’objectif est de favoriser une utilisation plus rationnelle de chaque ressource disponible. Dans les zones confrontées à des périodes de sécheresse, la capacité à collecter, conserver et utiliser efficacement l’eau au moment opportun peut jouer un rôle déterminant dans la sécurisation des productions agricoles.

Navalona R.

Secteur financier : L’île Maurice, une place financière qui s’affirme

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L’Île Maurice tire aussi son développement, à travers l’avancée de son secteur financier.
L’Île Maurice tire aussi son développement, à travers l’avancée de son secteur financier.

Une récente opération sur les marchés obligataires internationaux, portant sur une émission de 920 millions de dollars, illustre la montée en puissance de l’île Maurice comme plateforme financière au service des économies africaines. Elle ouvre également de nouvelles perspectives pour Madagascar.

Il y a quelques jours, le Gabon a finalisé une émission obligataire internationale de 920 millions de dollars. L’opération, initialement prévue pour 750 millions de dollars, a suscité un carnet d’ordres supérieur au milliard de dollars.

Conseiller financier exclusif

Cette opération couronnée de succès a mobilisé AFG Capital Ltd, en qualité de conseiller financier exclusif du gouvernement gabonais, ainsi que les arrangeurs Cygnum Capital et Citigroup Global Markets. Elle illustre la capacité des expertises financières établies à Maurice à accompagner des opérations souveraines de grande envergure et à convaincre des investisseurs internationaux exigeants. Cette évolution ne doit rien au hasard. Depuis plus de 30 ans, Maurice développe méthodiquement sa place financière internationale. Le secteur financier représente aujourd’hui près de 14% du PIB mauricien et gère plus de 100 milliards de dollars d’actifs. La Bourse de Maurice permet la cotation, la négociation et le règlement de titres dans cinq devises : la roupie mauricienne, le dollar, l’euro, la livre sterling et le rand. Au fil du temps, les entreprises y ont levé plus de 6,5 milliards de dollars. Plus de 450 fonds de private equity domiciliés dans l’île investissent par ailleurs activement en Afrique. En juin 2021, ils y avaient déjà acheminé près de 40 milliards de dollars.

Particulièrement favorable

Maurice ne cherche donc plus seulement à être une juridiction où sont domiciliés des fonds ou des sociétés. L’île ambitionne désormais de fournir l’expertise et les connexions nécessaires à la réalisation d’opérations financières complexes. Le moment est particulièrement favorable puisque, dès les premières semaines de 2026, plusieurs pays africains, dont le Kenya, la Côte d’Ivoire et la RDC, avaient levé près de 6 milliards de dollars sur les marchés obligataires, soit le meilleur démarrage de la région depuis plus d’une décennie. Cet engouement traduit un regain de confiance des investisseurs internationaux envers les émetteurs souverains africains, un mouvement dans lequel l’île Maurice s’affirme progressivement comme un intermédiaire de choix.

Proximité stratégique

L’île sœur constitue le centre financier international le plus proche de Madagascar. Cette proximité donne accès à une expertise pointue en matière de structuration de financements. Les groupes régionaux comme AFG, présents à la fois à Maurice et à Madagascar, illustrent déjà cette connectivité entre les deux places. À l’image des pays africains qui profitent déjà de l’offre mauricienne, Madagascar pourrait, à terme, mobiliser des financements destinés à des projets structurants. L’enjeu serait ainsi de mieux tirer parti de cette proximité géographique et financière. Des perspectives intéressantes.

R.Edmond.

Impact social : Des retombées concrètes dans l’éducation, l’élevage et la finance

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Selon Miarakap, les entreprises accompagnées ne produisent pas uniquement des résultats financiers. Leurs activités génèrent également des retombées dans l’éducation, l’agriculture, l’alimentation et l’inclusion financière. Vatel Madagascar forme plus de 300 étudiants chaque année aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Depuis l’entrée de Miarakap dans son capital, en 2019, plus de 2 000 jeunes ont bénéficié de ses formations. Dans le secteur financier, Apem Paiq a financé plus de 10 000 microentrepreneurs. La structure a amélioré sa gouvernance ainsi que ses performances opérationnelles et financières en 2025, ouvrant la voie à un renforcement de ses interventions. La Laiterie Maminiaina collabore, pour sa part, avec plus de 750 éleveurs, contribuant ainsi à soutenir la production laitière locale et les revenus des exploitations familiales. Dans la restauration collective, Le Complexe distribue quotidiennement plus de 13 000 repas équilibrés. Ces exemples montrent que le développement des PME peut produire des effets directs sur les conditions de vie, l’emploi et les chaînes de valeur locales.

Antsa R

Entreprises malgaches : Des PME en croissance, malgré les chocs économiques

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Les PME soutenues par Miarakap ont affiché une bonne performance, malgré un contexte difficile
Les PME soutenues par Miarakap ont affiché une bonne performance, malgré un contexte difficile

Malgré les crises et les incertitudes ayant marqué l’année 2025, les entreprises accompagnées par Miarakap ont maintenu leur dynamique. Leur chiffre d’affaires cumulé a progressé de 12%, témoignant de la capacité croissante des PME malgaches à s’adapter aux périodes difficiles.

Les crises successives n’ont pas eu raison de la dynamique des entreprises malgaches les mieux structurées. Les sociétés constituant le portefeuille de Miarakap ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de 55 milliards d’ariary, en hausse de 12% par rapport à l’année précédente, d’après le rapport de cette société d’investissement. Une performance obtenue dans un environnement économique et institutionnel particulièrement contraignant. L’année a notamment été marquée par l’arrêt brutal de plusieurs activités financées par l’USAID, les effets persistants de l’inflation et le ralentissement des investissements. Les tensions sociales apparues en septembre ont ensuite évolué vers une crise politique et une transition de régime en octobre. Malgré ces chocs, les entreprises accompagnées ont continué à produire, investir et préserver leurs emplois. Miarakap qualifie cette capacité d’« antifragilité », permettant d’utiliser les difficultés pour améliorer l’organisation, renforcer la gouvernance et adapter le modèle économique. En effet, outre le financement, la société d’investissement intervient également dans les décisions stratégiques, le pilotage financier, la structuration des ressources humaines et la recherche de financements additionnels.

Gestion des risques

La diversification du portefeuille a également joué un rôle important. Les entreprises soutenues interviennent dans les services aux entreprises, l’agroalimentaire, le commerce de détail et les services essentiels. Cette variété permet de limiter les risques liés à une trop forte concentration sur un seul secteur. Plusieurs sociétés ont ainsi poursuivi leur développement. Malakass a renforcé son appui à la filière manioc et étendu la présence des produits Vita Malagasy dans le réseau Leclerc à La Réunion. Exa Feed a commencé à commercialiser des produits protéinés à base d’insectes, en valorisant des déchets organiques. Dogs & Co et Java Import ont, de leur côté, réorganisé leur gouvernance afin de mieux différencier leurs activités. Au total, les entreprises du portefeuille ont généré 872 emplois, dont plus de 40% sont occupés par des femmes. Au-delà des résultats financiers, ces performances montrent que les PME formelles et bien accompagnées peuvent devenir des points d’ancrage de l’économie. Dans un contexte incertain, leur capacité d’adaptation apparaît désormais comme un enjeu majeur pour la croissance et l’emploi à Madagascar.

Antsa R.

AGOA : Feu vert du Sénat américain jusqu’en 2028

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L’industrie textile malgache figure parmi les principales bénéficiaires des opportunités offertes par l’AGOA sur le marché américain.
L’industrie textile malgache figure parmi les principales bénéficiaires des opportunités offertes par l’AGOA sur le marché américain.

Le Sénat américain a voté massivement en faveur de la prolongation de l’AGOA jusqu’au 31 décembre 2028. Une avancée majeure pour Madagascar, notamment pour les entreprises du textile et de l’habillement tournées vers le marché américain.

Un signal fort venu de Washington. Par 90 voix contre 6, le Sénat des États-Unis s’est prononcé, le 8 août, en faveur de la prolongation de l’AGOA jusqu’à fin 2028. Seuls deux sénateurs républicains et quatre démocrates ont voté contre, témoignant du large consensus bipartisan autour du maintien de ce mécanisme commercial avec l’Afrique subsaharienne. Pour Madagascar, la décision est loin d’être anodine. L’AGOA constitue depuis plusieurs années un levier majeur pour l’accès des produits malgaches au marché américain, particulièrement pour l’industrie textile et de l’habillement. Le dispositif permet aux pays africains éligibles d’exporter vers les États-Unis une large gamme de produits en bénéficiant d’un accès préférentiel. Plus largement, l’AGOA a été conçue comme un instrument destiné à soutenir la croissance économique et à renforcer les relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique subsaharienne.

Visibilité pour les entreprises

L’enjeu est surtout celui de la prévisibilité. L’incertitude sur l’avenir du dispositif constituait un facteur de risque pour les entreprises, qui doivent planifier leurs commandes, leurs investissements et leurs capacités de production plusieurs mois, voire plusieurs années, à l’avance. Le vote du Sénat offre ainsi une perspective supplémentaire jusqu’au 31 décembre 2028, même si la procédure législative doit encore être finalisée. Le texte H.R. 6500 avait déjà été adopté par la Chambre des représentants en février dernier. Entre-temps, l’AGOA avait été reconduite jusqu’au 31 décembre 2026, avec effet rétroactif au 30 septembre 2025. Le président américain Donald Trump avait promulgué cette prolongation le 3 février. Le texte voté au Sénat ayant toutefois subi des modifications, il doit désormais revenir devant la Chambre des représentants. Selon Global Business Council, celle-ci devrait se saisir du dossier après la pause estivale, en septembre. Une fois les deux chambres accordées sur une version identique, le texte devra encore être soumis à la promulgation présidentielle.

Textile préservé

Autre point crucial pour les pays producteurs de vêtements : le mécanisme dit « Third-Country Fabric » est maintenu. Celui-ci autorise les pays africains éligibles concernés à utiliser des tissus ou fils provenant de pays tiers pour confectionner des vêtements bénéficiant ensuite des préférences de l’AGOA sur le marché américain. Pour une industrie comme celle de Madagascar, intégrée aux chaînes internationales d’approvisionnement, cette disposition est particulièrement stratégique. La nouvelle version de l’AGOA traduit cependant aussi l’évolution des priorités américaines. Elle comporte notamment un volet consacré aux minerais critiques et entend faciliter l’accès des États-Unis aux ressources des pays bénéficiaires ainsi qu’à leur transformation. Washington souhaite également aller vers une relation commerciale davantage fondée sur la réciprocité. Le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, avait déjà affirmé en février que la future AGOA devrait offrir davantage d’opportunités aux entreprises, agriculteurs et producteurs américains. Bref, la perspective de l’AGOA jusqu’en 2028 constitue une opportunité pour Madagascar, mais aussi une fenêtre de temps à mettre à profit pour consolider les investissements, les exportations et l’emploi industriel.

Antsa R.

Déplacement au Tchad : 8e sortie officielle africaine de Michaël Randrianirina

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Après l’Afrique du Sud, le Kenya, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Nigeria et l’Égypte, Michaël Randrianirina met le cap sur le Tchad. Le président de la Refondation et sa délégation sont attendus à N’Djamena ce jour pour une visite officielle. La visite, selon la présidence de la République, a pour objectif de renforcer les relations bilatérales entre Madagascar et le Tchad. Le déplacement intervient alors que le pays célèbre le 66e anniversaire de son indépendance, dont les cérémonies sont prévues ce 11 août.

Cette visite constitue surtout la huitième sortie officielle de Michaël Randrianirina sur le continent africain depuis octobre 2025. En effet, depuis son arrivée au pouvoir, Michaël Randrianirina a multiplié les déplacements en Afrique. Afrique du Sud, Kenya, Congo-Brazzaville, Guinée équatoriale, Gabon, Nigeria, Égypte : la liste s’allonge désormais avec le Tchad. Huit déplacements en moins d’un an.

Rija R.