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lundi, octobre 19, 2026
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Litige foncier dans l’Itasy : Verdict de la Cour Suprême sur une affaire de grande envergure après-demain

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ntre les deux ex-époux et les décisions de contrariété, de quel côté va se pencher la balance de la justice ?
ntre les deux ex-époux et les décisions de contrariété, de quel côté va se pencher la balance de la justice ?

Les « ady tany » se suivent et ne se ressemblent pas, surtout par rapport aux superficies en jeu et aux parties aux procès.

Un peu moins de 180ha. Une superficie dont la dimension n’a d’égale que l’importance du litige foncier opposant deux ex-époux, dont les biens acquis au cours de leur mariage ont été partagés à parts égales par la juridiction compétente à l’issue du divorce prononcé le 19 juin 2006. L’ex-épouse avait obtenu gain de cause à tous les degrés de juridiction, du tribunal de première instance à la Cour suprême, en passant par la cour d’appel, dont l’arrêt est devenu définitif et exécutoire.

Délai de prescription

Alors que la procédure de partage des biens venait d’être engagée devant le tribunal, l’ancien époux a vendu, le 21 août 2008, l’intégralité du terrain sis dans l’Itasy, quand bien même il s’agirait d’un bien commun concerné directement par la procédure de partage. La cour d’appel a fait droit à la demande d’annulation de ladite vente, mais la Cour suprême a cassé la décision au motif qu’elle était tardive et donc irrecevable. Et ce, en faisant remarquer que la demande d’annulation aurait dû être introduite dans un délai ne dépassant pas un an à compter du divorce, soit le 19 juin 2007 au plus tard. La transaction n’étant intervenue que le 21 août 2008, le délai d’un an prévu par la loi relative au mariage et aux régimes matrimoniaux n’était plus applicable, selon l’ex-épouse, qui argue que, pour ce type d’action, le délai de prescription est de 30 ans selon la Loi sur la théorie générale des obligations (LTGO).

Autorité de la chose jugée

Ne s’avouant pas vaincu, l’ex-époux a demandé, à son tour, l’annulation de l’ensemble des décisions judiciaires définitives relatives au partage à parts égales des biens communs. On est en droit – au propre comme au figuré – de demander si une décision de justice peut anéantir totalement, comme s’ils n’avaient jamais existé, des jugements et arrêts antérieurs passés en force de chose jugée, sous peine de mettre en péril la sécurité juridique et l’État de droit.

Mémoire en défense

L’ancien époux a effectivement introduit, le 27 avril 2026, une requête aux fins de règlement de contrariété de deux décisions de justice. Celle-ci a été notifiée par exploit d’huissier à l’ex-épouse le 12 juin 2026. Elle a aussi été notifiée, le 19 juin 2026, de l’ordonnance faisant droit à une requête de la partie adverse tendant à la saisine de la Cour de cassation, toutes chambres réunies, et a alors déposé son mémoire en défense le 29 juillet dernier, suivi, le lendemain même du dépôt de ses conclusions, par le ministère public. La question qui se pose est de savoir si ce dernier a eu le temps d’examiner le mémoire en défense de l’ex-épouse. Toujours est-il que l’affaire a été enrôlée et mise en délibéré le 13 août 2026.

Demande de rabat de délibéré

Face à cette célérité inhabituelle, pour ne pas dire surprenante (dans tous les sens du terme), alors qu’il n’y a pas urgence ni péril en la demeure, l’ex-épouse a demandé le rabat du délibéré pour le bon fonctionnement de la justice et afin de lui permettre d’assurer pleinement ses droits, notamment les droits de la défense, qui font partie des principes fondamentaux garantis par la Constitution. La Cour de cassation fera-t-elle droit à sa demande dans cette affaire, qui est à la mesure même de la superficie du terrain litigieux, dont une partie aurait été vendue et inscrite au nom d’un ancien haut responsable de la Cour suprême, comme l’atteste un certificat de situation juridique versé au dossier, mais qui se serait abstenu, à l’époque, de se récuser à bon droit. Quid de la refondation foncière clamée par les nouveaux tenants du pouvoir face à cette affaire de grande envergure ?

R.O

Modernisation de l’état-civil : Nouvelle phase prévue en septembre

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La réforme de l’état civil entre dans une nouvelle étape. Après une première phase d’enrôlement biométrique ayant permis d’enregistrer près de 6 millions de Malgaches, contre un objectif initial de 2 millions, le gouvernement prépare le lancement d’une nouvelle opération au début du mois de septembre. Les préparatifs sont actuellement en cours au niveau du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Selon les explications du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Hanitra Velonjara Tiaray Rakotonandrasana, les enseignements tirés de la précédente opération permettront d’améliorer le prochain dispositif. Le recours à des compétences locales sera notamment privilégié. Environ 1 000 équipements, cofinancés par l’État malgache et la Banque mondiale, doivent également renforcer les capacités de traitement des données.

PNDDL

La mise en œuvre de la Politique nationale de décentralisation émergente (PNDDL) se poursuit parallèlement. La désignation du secrétaire permanent constitue une nouvelle étape dans le pilotage de cette politique. Une commission d’évaluation doit également être mise en place pour déterminer les compétences à transférer aux collectivités territoriales décentralisées et les ressources nécessaires à leur exercice. À la Commune urbaine d’Antananarivo, le président de la Délégation spéciale (PDS), Feno Ralambomanana, a indiqué que l’indemnité des salariés est fixée à 50 000 ariary, en fonction des capacités financières de la commune.

Nadia R.

Société Gasy Miarina : L’atout social contre l’informel

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Le secteur minier dans l’Amoron’i Mania fait face à de fortes turbulences. La société « Gasy Miarina », spécialisée dans l’extraction de malachite, est aujourd’hui la cible de pressions persistantes et d’un harcèlement orchestré.

Dans la commune rurale d’Andakatany Be, nichée au cœur du district de Manandriana (région Amoron’i Mania), la question minière dépasse le simple cadre économique pour toucher directement le quotidien de la population. Présente sur les lieux depuis l’obtention de son permis en 2018, la société « Gasy Miarina » s’impose non seulement comme un acteur formel de l’extraction de malachite, mais surtout comme un véritable moteur de développement local. En permettant aux habitants d’exploiter librement son vaste périmètre, sous la seule condition de lui revendre le minerai selon une grille de prix transparente (variant de 500 à 1 700 ariary pour une pureté de 5 à 12%, et de 1 800 à 2 200 ariary pour une pureté de 13 à 20%), l’entreprise garantit des retombées directes pour les foyers. Mieux, fidèle à sa responsabilité sociétale (RSE), Gasy Miarina investit massivement dans des actions sociales : construction de routes et d’infrastructures indispensables pour désenclaver la commune et améliorer le bien-être communautaire.

Récidiviste notoire

Pourtant, cet engagement citoyen est aujourd’hui entravé par des pressions intolérables, orchestrées par un opérateur véreux et clandestin. S’affranchissant totalement de la législation et des contributions fiscales, cet acheteur illégal – un récidiviste notoire – fausse le marché en proposant des prix d’achat au mépris des règles, encouragé par l’absence totale de charges fiscales. « Pour asseoir son trafic, cet individu n’hésite pas à manipuler les habitants en propageant de fausses accusations sur la prétendue illégalité de Gasy Miarina », confie une source locale. « Des agissements destructeurs menés de concert avec le député de Manandriana (par ailleurs vice-président de l’Assemblée nationale pour Fianarantsoa), qui instrumentalise son statut pour protéger ces pratiques mafieuses », ajoute notre interlocuteur.

Descente musclée

Face à cette dérive, le ministère des Mines et des Ressources stratégiques est monté au créneau la semaine dernière, publiant un communiqué officiel attestant de la parfaite conformité des activités de Gasy Miarina. Une descente musclée sur le terrain a permis de constater l’ampleur du fléau, sanctionnée par l’interception récente d’un grand camion de 12 tonnes transportant illégalement de la malachite. Malgré ces actions de l’État, l’entreprise – engagée dans le développement local à travers la construction de routes et d’infrastructures communautaires – attend désormais que force reste à la loi pour rétablir l’ordre et préserver l’économie formelle dans la région.

Julien R.

Nécrologie du 10 août 2026

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Mahajamba : La justice populaire fait trois morts après une attaque à main armée

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Une attaque à main armée a dégénéré en un violent affrontement dans le village d’Ampombolava, commune rurale de Mahajamba, district de Mahajanga II, dans la soirée du 7 août. Trois individus, présentés comme des membres présumés du groupe d’assaillants, auraient été tués par la foule après l’attaque. Un quatrième suspect est parvenu à prendre la fuite.

Les faits se sont produits vers 20h30. Selon les informations recueillies, un couple de commerçants, venu d’Amboromalandy pour acheter du bétail, aurait été pris pour cible par des malfaiteurs. Au cours de l’attaque, la femme aurait été blessée au cou à l’arme blanche. Les assaillants auraient ensuite pris la fuite avec une somme de 20 millions d’ariary, que le couple transportait pour l’achat de zébus.

Alertés, les forces de l’ordre ainsi que des membres de la communauté locale se sont rendus sur les lieux. Trois individus soupçonnés d’avoir participé à l’attaque auraient alors été appréhendés par la foule. Selon les informations disponibles, ils seraient morts des suites des violences qui leur auraient été infligées, avant que leurs corps ne soient incendiés. Un quatrième suspect aurait réussi à échapper à la foule et demeure activement recherché par les forces de l’ordre.

La victime évacuée à Mahajanga

Grièvement blessée au cou, la commerçante a été évacuée vers Mahajanga afin d’y recevoir des soins médicaux. Des membres de la communauté auraient également été blessés lors de l’affrontement et ont été pris en charge. Parallèlement, les recherches se poursuivent pour retrouver les 20 millions d’ariary dérobés lors de l’attaque. Les forces de l’ordre ont engagé des investigations afin d’identifier précisément les personnes impliquées, de retrouver le suspect en fuite et de déterminer les circonstances exactes ayant conduit à la mort des trois individus.

Yv Sam

Soamanandrariny : Tovovavy nikasa hamono tena nitsoraka tambany fiara

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Tovovavy iray no nitsoraka teo ambanin’ny kodiaran’ny fiara, teny Soamanandrariny Rocade Iarivo, ny zoma tokony ho tamin’ny 9 ora alina. Araka ny filazan’ny manodidina dia nanandrana hamono tena izy, saingy voavonjin’ny fokonolona ka nentina haingana teny amin’ny Hopitaly Manarapenitra Ambohimangakely noho ny ratra nahazo azy. Tsy afaka milaza ny anarany izy ary mbola mirediredy, ka tsy fantatra mazava ny mombamomba azy. Ny hany fantatra dia mpianatra eny Ankatso, lalam-piofanana tantara, ary mipetraka eny Avaradoha. Voalaza fa any Moramanga ny ray aman-dreniny. Noraisin’ny zandary an-tanana ny momba azy ary nanokatra fanadihadiana izy ireo. Tsy voalohany ny nisehoan’ny tanora mikasa hamono tena tahaka izao. Toe-javatra miseho matetika eny amin’ny fiaraha-monina eny. Matetika noho ny famoizam-po sy olana eo amin’ny fitiavana no mahatonga ireny olona ireny manao fihetsika toy izao. Manokatra fanadihadiana foana ny mpitandro filaminana rehefa misy tranga toy izao.

Yv Sam

Antanikatsaka Bemasoandro : Un sexagénaire et sa fille de 20 ans retrouvés morts par balle à leur domicile

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L’arme à feu retrouvée auprès du corps.
L’arme à feu retrouvée auprès du corps.

Un homme de 61 ans et sa fille âgée de 20 ans ont été retrouvés morts par balle, dimanche matin, à leur domicile situé à Antanikatsaka Bemasoandro. Les circonstances de ce drame restent, pour l’heure, inexpliquées. Une enquête criminelle a été ouverte.

La découverte macabre a été faite dimanche matin à Antanikatsaka Bemasoandro. Un père de 61 ans et sa fille de 20 ans ont été retrouvés sans vie dans leur maison, chacun dans sa chambre. Tous deux auraient été mortellement atteints par des tirs d’arme à feu. Alertés, les éléments de la gendarmerie se sont rendus sur place pour procéder aux premières constatations.

Selon les informations recueillies, cinq douilles auraient été découvertes sur le lit de la jeune femme, qui aurait reçu plusieurs impacts de balle à la tête. Son père aurait, quant à lui, été atteint par un seul tir à la tête. Une arme à feu a également été retrouvée à proximité des pieds du sexagénaire. Quatre balles non tirées se trouvaient encore dans l’arme.

Les premières vérifications indiqueraient que le fusil appartenait au père et que les documents autorisant sa détention étaient en règle.

Pas de trace d’effraction. Les premières constatations effectuées dans la maison n’auraient révélé aucune trace d’effraction ni de désordre particulier. Aucun objet n’aurait, à ce stade, été signalé comme manquant. Une note manuscrite aurait également été retrouvée à l’intérieur du domicile. Ces différents éléments font partie des pistes examinées par les enquêteurs.

Toutefois, aucune conclusion ne peut être tirée, à ce stade, sur les circonstances exactes des décès. La Brigade criminelle a été chargée de l’enquête. Les investigations devront notamment permettre de déterminer le déroulement des faits, l’origine des tirs et les circonstances dans lesquelles le père et sa fille ont trouvé la mort.

Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de faire toute la lumière sur ce drame survenu à Antanikatsaka Bemasoandro.

Yv Sam

RN7 : Fiaram-panjakana nahafaty olona

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Maty tsy tsa-drano ny ramatoa iray manodidina ny 50 taona rehefa nofaohin’ny fiara tsy mataho-dàlana, ny asabotsy teo. Rehefa nohamarinina dia fiaram-panjakana izay ampiasain’ny talem-paritra iray izany. Raha araka vaovao akaiky ny fianakaviana dia tsy ny mpamily no nitondra io fiara io fa ramatoa iray hafa izay nolazain’izy ireo fa vadin’ilay tale. Nandritry ny fitsidiham-paritra nataon’ny minisitra iray tany an-toerana io tranga io ary mety azo heverina fa andeha hamonjy izany ilay fiara no io niteraka lozam-pifamoivoizana io. Efa nandeha ny fifampiresahana tamin’ny fianakavian’ny maty raha araka ny nampitaina. Na izany kosa aza anefa dia niparitaka vetivety tamin’ny tambajotra sosialy ny zava-nisy ary ny tena nasongadina tao dia ny hoe tsy mpiasam-panjakana no nitondra ilay fiara tamin’ny nitrangan’ny loza. Mahatohina ny olona hatrany rehefa fiaram-panjakana no manao lozam-pifamoivoizana satria haingana be ny fiheverana fa tsy matahotra sazy ny mpamily. Betsaka koa ireo izay tena tsy miraharaha mihitsy, indrindra rehefa fiara tsy mataho-dàlana sy fitaratra miloko mainty, izany hoe mitondra olona ambony. Rehefa eny amin’ny lalam-pirenena anefa dia mitovy avokoa ary lalàna iray ihany no tokony miasa dia izay voalazan’ny lalànan’ny fifamoivoizana. 

D.R

Trafic de drogue : Quatre Mauriciens arrêtés à Madagascar

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Les drogues transportées par un hors-bord.
Les drogues transportées par un hors-bord.

Ils ont été appréhendés à Madagascar dans le cadre d’une enquête portant sur un complot présumé visant à importer de la drogue. Parmi eux, deux hommes, déjà impliqués dans une affaire de trafic de drogue estimée à 375 millions de roupies mauriciennes, ont été interceptés à bord d’une vedette rapide échouée sur la côte est de la Grande Île. L’embarcation, un hors-bord bleu dépourvu de nom et de numéro d’immatriculation, aurait quitté Maurice dans la nuit du 17 juillet. Cette sortie en mer faisait l’objet d’une surveillance étroite depuis le mois de mars dernier. Les quatre suspects, identifiés comme David Kingsley Chicot, Ismael Benjamin Yoel, Jean David Legentil et Brian Bowanee, auraient utilisé de fausses identités lors de leur arrestation. Parmi eux, Jean David Legentil et Ismael Benjamin Yoel avaient déjà été arrêtés en 2024 dans une affaire de trafic de drogue à Goodlands. Ils avaient passé plus d’un an en détention préventive avant d’être libérés sous caution en janvier dernier. La Bail and Remand Court avait alors souligné les retards dans l’enquête et l’absence d’éléments concrets permettant d’établir un lien clair entre ces deux hommes et un complot criminel. Par ailleurs, des proches de Jean David Legentil font actuellement l’objet d’une enquête menée par la Financial Crimes Commission pour des soupçons de blanchiment d’argent. L’enquête en cours devra préciser le rôle de chacun des suspects dans ce présumé complot et la nature exacte de leur mission. Cette affaire met en lumière la vigilance des autorités mauriciennes et malgaches face aux réseaux de trafic de drogue opérant dans la région, ainsi que la coopération bilatérale pour lutter contre ce fléau. La suite de l’enquête permettra d’éclaircir les ramifications de cette affaire et d’identifier les éventuels autres acteurs impliqués dans ce trafic transfrontalier.

D.R

Pétanque : Les jeunes champions du monde décorés et primés 

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Les champions du monde jeunes accueillis en héros, ce samedi.
Les champions du monde jeunes accueillis en héros, ce samedi.

De retour au pays samedi dernier, la délégation malgache, qui a brillé aux Mondiaux jeunes de pétanque à Santa Susanna, en Espagne, a été accueillie avec les honneurs. Les champions ont été reçus au stade Barea par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Alain Désiré Rasambany, qui a salué leur exploit et annoncé l’octroi de décorations nationales ainsi que de primes. Le ministre a précisé qu’il en discutera avec le président de la Refondation de la République lors d’une cérémonie officielle à Iavoloha. « Nous allons également travailler avec la fédération pour doter la pétanque d’un boulodrome aux normes internationales. Ce sport mérite un terrain digne, car ce n’est pas la première fois que Madagascar décroche un titre mondial », a-t-il affirmé. En Espagne, l’équipe nationale n’a pas tremblé : médaille d’or en doublette mixte, après une finale maîtrisée contre l’Espagne (13-6), et deux médailles de bronze en triplette mixte et au tir de précision. La délégation était composée des jumelles Nomena et Nameno Ramamonjisoa, de Harison Clarito Andriambelonony et d’Avotiana Eliot Raberanto. 

À leur retour, Clarito a livré ses impressions : « C’est mon deuxième titre mondial juniors. L’expérience acquise l’an dernier m’a beaucoup aidé, je me sens plus serein quand je monte sur le terrain. Nos adversaires étaient solides, mais nous avons su garder l’avantage. La fatigue s’est fait sentir et nous avons manqué de réussite au tir de précision, tandis qu’en triplette mixte, nous n’avons pas eu de chance. Mais je continuerai à donner le meilleur de moi-même pour représenter dignement Madagascar et ramener encore d’autres titres », a-t-il ajouté. Au-delà des médailles, cette victoire illustre la maturité et la détermination de la jeunesse sportive malgache. Les champions ont prouvé que la Grande Île possède une relève capable de rivaliser avec les meilleures nations. Leur accueil triomphal et les promesses de soutien institutionnel marquent un tournant pour la pétanque nationale, qui aspire désormais à s’installer durablement sur la scène mondiale.

Heriniaina Samson