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lundi, octobre 19, 2026
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ENMG : Concours à refaire en septembre

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Le concours d’entrée à l’École nationale de la magistrature et des greffes (ENMG) connaît un nouveau rebondissement. Les épreuves d’admissibilité de la filière judiciaire, prévues les 16, 17, 18 et 19 décembre 2025, sont annulées.

De nouvelles épreuves écrites seront organisées du 1er au 4 septembre 2026, conformément à l’arrêté n° 24 967/2026 du 3 août 2026 du ministère de la Justice. Cette décision fait suite à l’enquête ouverte après des soupçons de fuite de sujets lors du concours. Les investigations menées par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) ont permis de confirmer l’existence d’une fuite concernant les sujets de la filière judiciaire. Selon les éléments recueillis dans le cadre de la procédure, un agent affecté à la reprographie aurait transmis des sujets avant le déroulement des épreuves. Les documents auraient été communiqués à plusieurs personnes moyennant une somme estimée à un million d’ariary. Le dossier a, par la suite, été transmis au Pôle anti-corruption (PAC).

Six poursuivis

Pour rappel, six personnes sont concernées par cette affaire, dont des membres du personnel de l’ENMG et des personnes liées aux candidats. Elles sont poursuivies pour des faits présumés d’abus de fonction, de corruption passive, d’intermédiaire de corruption active, de bénéficiaire de corruption et de favoritisme. Trois d’entre elles auraient été placées en détention provisoire à la prison d’Avaradrano. Les éléments examinés dans le cadre de la procédure auraient toutefois orienté les débats vers la piste d’un acte isolé plutôt que d’une fraude généralisée. Les candidats concernés ne figureraient pas parmi les admissibles au concours.

Nouvelles épreuves

Selon l’arrêté ministériel, les quatre épreuves d’admissibilité de la filière judiciaire seront reprises du 1er au 4 septembre 2026. Les candidats composeront notamment sur des sujets relatifs aux aspects sociaux, juridiques, politiques, économiques et culturels du monde contemporain, au droit civil, au droit social ou commercial ainsi qu’au droit pénal général et spécial. Les filières administrative et financière ne sont pas concernées par cette annulation. Leur calendrier initial reste maintenu, avec des épreuves orales prévues du 17 au 20 août 2026.

Organisation. Le ministère de la Justice précise que les dispositions relatives aux épreuves d’admissibilité de la filière judiciaire ont été annulées et remplacées par un nouveau calendrier. L’organisation technique du concours reste confiée à l’École nationale de la magistrature et des greffes. Cette reprise intervient après les premières épreuves organisées en décembre 2025, qui avaient déjà connu plusieurs reports. Le concours d’entrée à l’ENMG demeure une étape déterminante dans la sélection des futurs élèves-magistrats.

Recueillis par Nadia R.

Refondation : L’OEACP réaffirme son soutien à Madagascar

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La ministre en charge de la Refondation, Maître Hanitra Razafimanantsoa, a reçu hier dans son bureau M. Moussa Saleh Batraki, secrétaire général de l’OEACP.
La ministre en charge de la Refondation, Maître Hanitra Razafimanantsoa, a reçu hier dans son bureau M. Moussa Saleh Batraki, secrétaire général de l’OEACP.

La dynamique du processus de refondation à Madagascar continue d’attirer l’attention des partenaires internationaux. Dans cette perspective, la ministre en charge de la Refondation, Maître Hanitra Razafimanantsoa, a reçu hier dans son bureau M. Moussa Saleh Batraki, secrétaire général de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), actuellement en mission dans la Grande île. Au cœur des échanges, l’Accord de Samoa a été largement évoqué. Ce cadre de coopération mondial de référence, qui unit l’Union européenne aux pays membres de l’OEACP, repose sur des piliers fondamentaux : le respect des droits de l’homme, la démocratie, la bonne gouvernance, la lutte contre le changement climatique, ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité.

Souveraineté nationale

À l’issue de cette audience, le secrétaire général a tenu à rassurer son hôte. Madagascar demeure un membre à part entière de l’OEACP et continue, à ce titre, de bénéficier pleinement des retombées du partenariat, notamment au titre de la coopération Sud-Sud redynamisée depuis 2019. Dans le cadre du processus de Refondation et de Concertation nationale, l’organisation s’est dite pleinement disposée à accompagner le pays à travers des partages de connaissances et des échanges d’expériences ciblés. De son côté, Maître Hanitra Razafimanantsoa a retracé la genèse de ce chantier républicain. Des revendications initiales portées par la jeunesse en septembre 2025 jusqu’aux consultations conduites par le CAPSAT, la ministre a réaffirmé l’orientation choisie : une démarche ancrée sur la souveraineté nationale et l’expression directe du peuple malgache pour bâtir une Refondation véritable.

Julien R.

Parti Otrikafo : Priorité à l’organisation d’un référendum constitutionnel

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Alors que le débat sur la forme de l’État enflamme les réseaux sociaux et suscite la confusion au sein de l’opinion, le parti Otrikafo monte au créneau pour réclamer une consultation populaire. Par la voix de son président et leader du KAFIM, Elia Rabevahiny, la formation politique rappelle l’urgence d’organiser un référendum constitutionnel afin de poser les jalons de la nouvelle société à bâtir. « C’est le débat autour de la Constitution et du référendum qu’il faut mener, car c’est à partir de ce texte qu’on dirige le pays », a martelé Elia Rabevahiny.

Pour le leader du parti Otrikafo, une refonte institutionnelle claire est la condition sine qua non de tout changement véritable à Madagascar. Outre le volet constitutionnel, Otrikafo insiste sur une gestion axée sur la base. Selon Elia Rabevahiny, chaque région doit pouvoir profiter directement de ses propres ressources. Il prône une répartition effective des responsabilités au niveau local, dans des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé, la justice et les affaires foncières. S’exprimant enfin sur l’insécurité alimentée par des manœuvres de déstabilisation, le président d’Otrikafo plaide pour une politique propre, appelant à préserver la population malgache innocente des querelles de pouvoir.

Julien R.

Concertations nationales des jeunes : Pour l’instauration des quotas régionaux aux concours administratifs

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Les résolutions adoptées à l’issue des concertations nationales des jeunes devraient désormais alimenter les prochaines étapes du processus de dialogue national annoncé par les autorités.

Les revendications risquent de bousculer le débat. Les jeunes participants aux concertations nationales, organisées la semaine dernière au Centre de conférences internationales d’Ivato, ont placé la barre haut. Au terme de trois jours d’échanges et des consultations régionales tenues auparavant, ils réclament notamment la dissolution de l’actuelle Assemblée nationale au profit d’une Assemblée constituante. Cette résolution va faire réagir les députés qui ont défendu bec et ongles le maintien de la chambre basse après la chute du régime d’Andry Rajoelina. Pourtant, en octobre 2025, cette dissolution avait déjà été annoncée par les cinq militaires tombeurs de l’ancien président au moment de leur prise de pouvoir. Mais, très vite, ils ont renoncé à cette option. Aujourd’hui, la dissolution de la chambre basse est réclamée par les jeunes qui ont participé aux concertations nationales. Une revendication qui va droit à l’encontre de la décision de la Haute Cour constitutionnelle du 14 octobre 2025.

L’instauration de quotas régionaux dans les concours administratifs figure également dans les résolutions prises à l’issue des concertations nationales des jeunes. Un sujet vieux de plusieurs décennies qui revient en force en plein processus de « refondation ». En tout cas, ces deux propositions fortes s’ajoutent à une série de réformes institutionnelles, économiques et sociales destinées à alimenter le projet politique du régime en place. Les propositions s’inscrivent dans une réflexion plus large des jeunes sur l’architecture institutionnelle du pays. Deux modèles sont ainsi avancés. Le premier privilégie un État unitaire fortement décentralisé, doté d’un régime parlementaire « tricaméral ». Le second défend un État fédéral, garantissant une répartition équilibrée des pouvoirs entre l’État fédéral et les provinces fédérées. Les jeunes estiment que ce choix devra être tranché à l’issue d’un débat national conduisant à l’adoption d’une nouvelle Constitution.

Dissolution CENI

Autre revendication forte, les jeunes réclament également un dispositif d’accompagnement des jeunes diplômés afin de faciliter leur insertion professionnelle. Les résolutions portent aussi sur la réforme de la gouvernance électorale. Deux options sont proposées : la dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour créer une nouvelle autorité électorale indépendante, ou le transfert de l’organisation des élections au ministère chargé de l’Intérieur. Sur le plan institutionnel, les jeunes plaident également pour l’institutionnalisation des fokontany comme collectivités territoriales décentralisées dans la future Constitution, ainsi que pour la création d’un parlement des jeunes destiné à renforcer leur participation aux décisions publiques.

Les recommandations touchent également le domaine économique. Les participants aux concertations nationales des jeunes exhortent l’État à adopter un modèle « d’économie mixte interventionniste » afin de « lutter contre les monopoles, prévenir les situations de concurrence déloyale, contrôler les prix des produits de première nécessité et surveiller le taux de change ». Ils demandent aussi la « suppression du monopole dans le secteur énergétique » afin d’encourager la concurrence. Les jeunes réclament la création de centres de formation professionnelle dans chaque district, une réforme des programmes scolaires ainsi que l’intégration des enseignants FRAM dans la fonction publique, avec un salaire décent et une formation continue obligatoire. En matière d’entrepreneuriat, ils proposent une exonération fiscale totale pendant les cinq premières années d’activité des entreprises créées par les jeunes entrepreneurs, afin de favoriser l’initiative privée.

Rija R.

Nécrologie du 04 août 2026

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Projet d’État fédéral : Risque de fracture entre Régions

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La question de la forme de l’Etat a suscité d’âpres débats au CCI Ivato.
La question de la forme de l’Etat a suscité d’âpres débats au CCI Ivato.

Le débat sur la forme de l’État pourrait favoriser les clivages entre les régions, au détriment de l’unité nationale.

Basculement

Les débats autour de la forme de l’État étaient particulièrement houleux durant la concertation nationale des jeunes, qui s’est déroulée la semaine dernière au Centre de Conférence Internationale d’Ivato. Le ton est monté d’un cran entre les défenseurs d’un État unitaire et les partisans d’un État fédéral. Certains représentants des régions ont même été attaqués sur les réseaux sociaux. Les échanges et discussions, durant cette concertation des jeunes, démontrent que le sujet est loin d’être maîtrisé par les forces en présence, avec des relents régionalistes qui risquent de mettre en péril l’unité nationale. En effet, ce sont principalement les régions côtières qui réclament haut et fort le basculement vers un État fédéral, estimant que, dans la forme actuelle de l’État, le pouvoir est fortement concentré à Antananarivo.

Balkanisation

Bon nombre d’observateurs estiment que, vu le tempérament des Malgaches, la menace de dérive ou de dérapage sécessionniste n’est pas à écarter. Un changement à 180° de la forme de l’État requiert une longue période de sensibilisation et de préparation, à la fois psychologique et technique. Et ce, dans la mesure où il pourrait y avoir un risque de fracture entre les différentes régions, voire de balkanisation de la Grande île. Les barrages anti économiques qui ont marqué la crise politique de 2002 pourraient refaire surface si le processus n’est pas bien préparé. Pour l’heure, on remarque que les débats autour de ce sujet font l’objet de calculs politiques de toutes parts. Bon nombre de citoyens, y compris certains participants à la concertation nationale des jeunes, ne savent même pas qu’un éventuel changement de la forme de l’État nécessite une réforme constitutionnelle et doit impérativement passer par un référendum. C’est certainement la raison pour laquelle le PRRM a mis les points sur les « i » durant la cérémonie de clôture de cet évènement, en annonçant que le dernier mot appartient au peuple par voie référendaire.

Manipulations

Pour leur part, les proches du pouvoir de la Refondation affichent clairement leur penchant vers l’instauration d’un État fédéral. Le député élu à Mahajanga I, Afakandro Christian, l’une des grandes figures de ce régime, avait exprimé publiquement sa position, tout en dénonçant l’existence de manipulations politiques et d’achat de voix lors de cette concertation des jeunes. « Prenez leur argent mais optez pour l’État fédéral », a-t-il déclaré sur son compte Facebook la veille du vote au CCI Ivato. Par ailleurs, le vice-président de l’Assemblée nationale ne s’est pas empêché d’attaquer ouvertement l’ancien président Marc Ravalomanana, qui avait fait part de son choix pour l’État unitaire. « L’État unitaire vous permettrait de continuer le monopole et d’éviter de payer vos dettes (ndlr : une allusion aux impôts impayés de l’ex-Président), ainsi que le détournement de 40 000 milliards fmg par an », a déclaré Afakandro Christian dans une publication sur les réseaux sociaux. Une attaque très virulente qui risque de raviver les tensions entre « Dada » et les dirigeants du régime en place.

Fiaraha-mitantana

On constate en tout cas une divergence flagrante de points de vue entre la Refondation et le fondateur de l’Empire Tiko à propos de la question de la forme de l’Etat. Et ce, même si les deux camps font du « fiaraha-mitantana » au sein du système actuel, dans la mesure où des membres du TIM font partie de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison. Qui plus est, Marc Ravalomanana s’affiche ces derniers temps aux côtés du colonel Michaël Randrianirina, comme pour montrer leur alliance dans la perspective de la tenue du dialogue politique. Une alliance plus ou moins fragile, compte tenu du désaccord sur certains sujets, mais aussi à cause des ambitions affichées par les deux personnalités. Nul n’ignore en effet que l’actuel locataire d’Iavoloha et le président fondateur du TIM sont deux candidats potentiels aux prochaines élections présidentielles. Au vu du rapport de forces actuel sur l’échiquier politique, notamment avec le TIM, qui dispose de bases politiques solides à travers le pays, et les partisans de l’ancien président Andry Rajoelina, qui forment une grande majorité silencieuse, faire passer l’Etat fédéral par le biais d’un référendum constitutionnel n’est pas gagné d’avance pour le régime de la Refondation.

Davis R

Betsiboka  : Tanora miisa 80 no nahazo mari-piofanana

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Ny harivan’ny sabotsy 01 aogositra 2026 teo, tokon’ny tamin’ny 04 ora sy sasany tany ho any no nanatanterahana fanolorana mari-piofanana ho an’ireo tanora 80, nanaraka lalam-piofanana fohy ezaka tamin’ny alalan’ny sampan’asa roa, toy ny  » Électricité de Bâtiment sy Pâtisserie,  » izay nokarakarain’ny eo anivon’ny fitaleavam-paritry ny Fampianarana Teknika sy ny Fanofanana arak’Asa Betsiboka, tany amin’ny disitrikan’i Kandreho. Tonga nanome voninahitra ny lanonana fanolorana mari-pankasitrahana ho an’ireo tanora, tao amin’ny renivohitry ny disitrikan’i Kandreho ny talem-paritry ny Fampianarana Teknika sy ny Fanofanana arak’Asa Betsiboka, Andriamatoa Dimby Ranaivo sy ny solontenan’ny mpiara-miasa aminy, ary ireo tomponandraikim-panjakana maro isan-tsokajiny ao an-toerana, ny avy eto Maevatanàna ambonivohitra. Teo amin’ny kianja fandraisana lanonana ao Kandreho an-tapon-tanàna no nanaovana izao hetsika mendri-piderana izao. Anisan’ny tanjon’ny eo anivon’ny fitalevam-paritry ny Fampianarana Teknika sy ny Fanofanana arak’Asa eto Betsiboka ny hanofanana ny tanora ho matihinana amin’ny fanatanterahana ny asa ataony. Nanamafy ihany koa ity tomponandrakitra iray voalaza anarana etsy ambony ity, fa eo an-dalana ny fikarakarana ny taratasy hahafahana mametraka ny  » ivon-toeram-piofanana na CFP: Centre de Formation professionnelle iray, any amin’iny disitrika iny. Eto am-pamaranana ny lahatsoratra, dia tsara ny mampahafantatra fa tsy voatery mpianatra ihany no manaraka fiofanana fohy ezaka, saingy na olon-tsotra efa eo amin’ny sehatry ny asa aza dia manaraka izany avokoa.

Ratantely

Fahamaizan’ny Bazary kely Toamasina : Lehilahy iray may kila, an-tapitrisany ireo entana levon’ny afo

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Alin’ny alahady hifoha ny alatsinainy teo tamin’ny 10 ora alina sy 40 minitra tany ho any no nahitana ny lelan’afo voalohany tany Bazary kely ambany, aty amin’ireo tantsaha sy mivarotra « fripperie », ary lasopy gasy.

Vao nahare ny firehetana ny ben’ny tanàna Atoa Andrafanomezantsoa Alain, sy ny ekipany, ary ny solombavambahoakan’i Toamasina renivohitra Atoa Ratsiraka Roland, niaraka tamin’ireo mpivarotra may entana tao anatiny, ary mbola niaraka tamin’ireo mpamonjy voina sy hain-tranon’ny kaominina ihany koa. Tsy hay mihitsy ny niandohan’ny afo, fa ireo nahita ny afo voalohany no nahalalana fa izany mpivarotra lasopy gasy nahandro tongotr’omby izany no nahatonga ny afo. Efa mandeha moa ny fanadiadiana mikasika izany noho ny resaha mifamahofaho be. Naharitra adin’ny enina ny afo vao nanomboka maty, satria ny maraina teo mbola teny foana ireo mpamonjy voina sy hain-trano mbola namono ireo afo mbola tsy maty tanteraka satria hazo ny ankamaroan’ny tsena.

Maro anefa ireo olona tonga teny Bazary kely ny alin’ny firehetana io ihany, niezaka nanampy amin’ny fanesorana ireo entam-barotra mbola azo navotana. Tsy vitsy koa anefa ireo manararaotra ny fahamaizana ahafahana maka ny tsy an’ny tena ; ka maro ireo mpivarotra nanararaotra nitaraina fa misy mibata lalan-kafa indray ireo entana navotany. Araka ny fanazavan’ny mpamonjy voina tamin’ny mpanao gazety dia isan’ny nampanano sarotra ny famonjena natao ny fisan’ireo entana navokoan’ireo mpamonjy ireo entana tamin’ny lalantsara, satria saika may teo amin’ny lalantsara ireo entana navoaka saika havotana ny ankamaroany. Nefa nanao ny ezaka rehetra ireto mpamonjy voina sy hain-trano nanao ny fahaizany nandritra ity fahamaizana ity.

An-tapitrisany maro ireo entana may tao anatiny, ka miantso ny fanaovana « téléthon » ho fanampiana ireto may entana sy fananana tamin’izany ny ankamaroan’ny olona nahita ny fahavoazana. Ankoatra izany dia nisy olona iray hita faty efa nikaraikona tao anatin’ilay afo be ny bazary kely. Lehilahy izy io tsy misy mahalala ihany koa, ary tsy fantatra ny antony nahatevela azy tao sy izao nahafaty azy izao. Mandeha ihany koa ny fanadiadiana mikasika izany ankehitriny.

Malala Didier

Katsepy : L’eau potable coule enfin au niveau de 12 bornes-fontaines

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Après de longues années de pénurie, les habitants de plusieurs quartiers de la commune de Katsepy, dans le district de Mitsinjo, voient enfin leur quotidien transformé. Douze bornes-fontaines alimentées en eau potable sont désormais accessibles à la population grâce à un partenariat entre la Fondation HASENE et l’association AHE Mandomba (Action Humanitaire et Entraide), avec l’appui de la Turquie.

Pendant des années, les familles parcouraient de longues distances pour s’approvisionner en eau, s’exposant à de nombreux risques sanitaires. Aujourd’hui, des forages à haute pression, des pompes et un réseau de bornes fontaines permettent à des milliers d’habitants de disposer d’une eau potable à proximité de leur domicile. Au-delà de l’amélioration des conditions de vie, cette réalisation constitue un véritable levier de développement. L’accès à l’eau contribue à préserver la santé publique, facilite la scolarisation des enfants, désormais moins sollicités pour la corvée d’eau, et renforce la dignité des communautés bénéficiaires. Pour les responsables de l’association AHE Mandomba, ce projet dépasse largement la simple mise en place d’infrastructures hydrauliques : il s’agit d’un acte de solidarité concrète qui répond à un besoin vital et place l’être humain au cœur des priorités. L’inauguration de ces douze bornes-fontaines marque ainsi une étape importante pour le district de Mitsinjo. Les habitants et les autorités locales espèrent que cette initiative ouvrira la voie à d’autres projets de développement afin que chaque foyer puisse, à terme, bénéficier d’un accès durable à l’eau potable, un droit fondamental pour tous.

MANALAHY OMAR

Foire Meva – 12ᵉ édition : La ville du Pain de Sucre fidèle à elle-même

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Pendant quatre jours, les 29, 30 et 31 juillet ainsi que le 1ᵉʳ août, plus de 130 stands ont pris place sur l’esplanade de l’hôtel de ville d’Antsiranana. Aux côtés des exposants issus des trois secteurs de production, les îles voisines, notamment La Réunion et Mayotte, ont également répondu présentes. La ministre du Commerce et de la Consommation, Michela Andriamadison, a honoré cette douzième édition de sa présence.

Pour le président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antsiranana, Laou-po Wilfrid, l’un des initiateurs de cette manifestation, la Foire Meva figure parmi les plus importantes de la partie sud-ouest de l’océan Indien. « Les régions de Madagascar ainsi que les îles sœurs sont représentées. Nous pouvons donc parler d’un grand rendez-vous », a-t-il souligné. Des milliers de visiteurs ont salué l’initiative des entrepreneurs du Nord. L’ambition demeure la même : mettre en lumière les produits du terroir, l’artisanat et les savoir-faire locaux. Après une période difficile, la région DIANA retrouve progressivement son élan. Ce take-off repose avant tout sur la détermination des forces vives du territoire. Le défi dépasse d’ailleurs le seul monde des affaires. Les directions régionales de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, de l’Élevage, du Commerce et de l’Industrie conjuguent leurs efforts pour faire avancer la pointe nord de Madagascar. À leurs côtés, les petites et moyennes entreprises apportent une contribution essentielle à cette dynamique.

La Foire Meva ne se résume donc pas à une simple exposition-vente de produits de qualité. Elle traduit une volonté commune de renforcer les filières, de consolider la chaîne de valeur, de créer des passerelles entre producteurs, transformateurs et consommateurs. La ministre Michela Andriamadison a d’ailleurs encouragé les participants ainsi que les organisateurs à poursuivre cette voie, convaincue qu’elle constitue un levier pour accélérer l’essor de la région, voire celui du pays tout entier. De son côté, le chef de la région DIANA, Francio Louis Marovavy, a insisté sur l’importance de fédérer les acteurs du secteur productif. Selon lui, cette synergie demeure l’un des moyens les plus sûrs de lutter contre la pauvreté.

Il convient également de souligner qu’il s’agit de la première fois qu’un membre du gouvernement participe à la plus grande foire de la province d’Antsiranana. Un geste salué par les promoteurs de cette rencontre, qui lui ont exprimé leur reconnaissance. Hormis les espaces d’exposition, les conférences, les réunions d’échanges et les réflexions prospectives ont rythmé ces quatre journées, confirmant que la Foire Meva est devenue bien plus qu’un marché éphémère : un lieu où se dessinent les ambitions du Nord.

Iss Heridiny