Les responsables du projet Jovena et ICC BP, aux côtés du maire d’Anosy Avaratra, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la future station-service.
Les responsables du projet Jovena et ICC BP, aux côtés du maire d’Anosy Avaratra, lors de la cérémonie de pose de la première pierre de la future station-service.
La commune rurale d’Anosy Avaratra s’apprête à accueillir sa toute première station-service sous l’enseigne Jovena. Jusqu’à présent, les habitants et les automobilistes de la localité devaient parcourir plusieurs kilomètres pour se ravitailler, soit en direction de Sabotsy Namehana, soit vers Talatavolonondry, où se trouvent les points de distribution les plus proches. La cérémonie de pose de la première pierre s’est déroulée hier en présence du maire d’Anosy Avaratra, Marino Rakotondralala, du directeur technique de Jovena, Eric Sengchanh, du directeur général d’ICC BP, la société en charge du chantier, Philippe Boillat, et du chef de projet, Tojotiana Ramanantsoa. Cet événement marque le lancement officiel des travaux, dont la durée est estimée à environ quatre mois. La future station sera réalisée conformément aux normes en vigueur des stations Jovena. Elle comprendra notamment des boutiques et des aménagements destinés à fluidifier la circulation et à réduire les embouteillages dans le secteur. Pour Philippe Boillat, fondateur d’ICC BP, et Eric Sengchanh, directeur technique, ce projet témoigne d’une volonté de rapprocher les services essentiels des populations et de dynamiser l’économie locale. La station devrait ainsi devenir un point de repère pour la commune, faciliter la mobilité des usagers et ouvrir de nouvelles opportunités commerciales.
Voary Ranoromampionona, présidente de la FIMPIMA (3e à partir de l’extrême gauche).
Voary Ranoromampionona, présidente de la FIMPIMA (3e à partir de l’extrême gauche).
Un vent de renouveau souffle sur l’art oratoire malgache. La cité des Fleurs a accueilli le 6ᵉ Congrès de la FIMPIMA (Fikambanan’ny Mpikabary Malagasy), qui s’est déroulé au Palais de la Culture de Mahajanga. Cet événement national majeur a réuni de nombreuses délégations venues de toutes les provinces de la Grande île ainsi que de la diaspora. L’issue des élections a consacré Voary Ranoromampionona à la tête de l’association pour un mandat de quatre ans. Juste après sa prestation de serment, la nouvelle présidente a livré un discours d’investiture rassembleur. Elle a appelé l’ensemble des membres à conjuguer leurs efforts pour la promotion du « kabary » et à jeter dès maintenant les bases des festivités du 65ᵉ anniversaire de l’association. Soucieuse d’imprimer sa marque, la présidente Voary a affirmé que sa gouvernance sera axée sur l’ouverture et sur une écoute active de tous les membres.
Ouverture. Cette élection marque la fin d’une ère. Voary Ranoromampionona succède en effet à Hanitra Andriamboavonjy, figure emblématique ayant dirigé la FIMPIMA pendant deux décennies. Désormais élevée au rang de présidente d’honneur (Voarabe), la présidente sortante a dressé un bilan très positif de son parcours, en soulignant l’importance d’avoir poursuivi l’œuvre des fondateurs. Elle a tenu à féliciter chaleureusement sa successeure en lui garantissant son soutien indéfectible, rappelant avec humilité qu’elle a commencé comme enseignante et le restera.
Les prévisions saisonnières publiées par la annoncent une hausse généralisée des températures à Madagascar entre août et octobre 2026, dans un contexte climatique marqué par un El Niño fort. Ainsi, la Grande Île devrait connaître des températures globalement supérieures aux normales climatologiques. La majorité des régions est concernée par cette anomalie thermique positive, tandis que le sud, notamment l’Androy et l’Atsimo-Andrefana, devrait afficher des conditions plus modérées, oscillant entre normales et légèrement plus chaudes. La lecture de ces prévisions indique que cette dynamique s’inscrit dans la durée, sans rupture attendue sur les trois mois. Elle est renforcée par la combinaison d’un El Niño marqué et d’un dipôle positif de l’océan Indien.
L’émergence de centres d’escroquerie à Antananarivo révèle une mutation profonde des réseaux criminels internationaux.
Entre traite humaine, cybercriminalité et relocalisation stratégique vers l’Afrique, Madagascar se retrouve en première ligne d’un phénomène global en recomposition. En effet, la menace évolue, et le pays en subit désormais les premiers impacts visibles. Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), « en Afrique, des pays comme Madagascar et l’Ouganda constatent une augmentation du nombre de centres d’opérations d’escroquerie ». Un signal d’alerte qui s’inscrit dans une dynamique mondiale, selon laquelle, sous pression en Asie du Sud-Est, les réseaux criminels déplacent leurs activités vers de nouveaux territoires jugés plus permissifs.
Signaux
Antananarivo, cette mutation prend une forme concrète. Les forces de l’ordre ont identifié plus de huit « scam centers » opérant dans et autour de la capitale. Deux d’entre eux ont été démantelés, révélant une organisation structurée mêlant fraude en ligne et exploitation humaine. Plus de 75 ressortissants étrangers, victimes de traite, ont été recensés. Plus tôt cette année, l’ambassade de Chine à Madagascar avait déjà émis une alerte, évoquant la relocalisation de criminels organisés venus reconstituer leurs réseaux. Une indication supplémentaire que la Grande Île s’insère désormais dans une géographie mouvante de la cybercriminalité.
Souveraineté
Face à cette menace hybride, la riposte malgache reste encore en construction. Les opérations ciblées témoignent d’une volonté d’agir, mais elles mettent aussi en lumière des limites structurelles, telles que le manque de moyens spécialisés, une coordination perfectible et un cadre réglementaire encore vulnérable. Le recours à l’appui international, notamment celui de l’ONUDC, souligne le caractère transnational du phénomène. Mais au-delà de l’urgence sécuritaire, c’est bien une question de souveraineté qui se pose. La Grande île doit adapter ses dispositifs pour faire face à une criminalité désormais mobile, technologique et organisée à l’échelle globale. Sa capacité à contenir cette mutation déterminera si elle parvient à endiguer le phénomène… ou si elle s’impose durablement comme un nouveau maillon des réseaux criminels internationaux.
Le projet de régularisation de l’état civil et d’insertion professionnelle des jeunes poursuit son déploiement dans la capitale. Après Angarangarana et le IIe arrondissement, le IVe arrondissement a accueilli vendredi une campagne de sensibilisation menée par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), en partenariat avec l’association Andrimaso.
Insertion professionnelle. « L’état-civil et l’accès à l’emploi vont de pair », ont rappelé les responsables de l’association Andrimaso au cours de cette rencontre avec les jeunes de 18 à 35 ans. Selon les explications fournies, la régularisation de la situation administrative facilite l’accès au marché du travail, à la signature de contrats, aux financements ainsi qu’au développement d’activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires seront ensuite orientés vers des formations adaptées à leurs besoins, avant de recevoir un accompagnement en équipements destinés à favoriser leur insertion professionnelle. La campagne de sensibilisation se poursuivra dans les autres arrondissements afin de permettre à davantage de jeunes de bénéficier de ce dispositif.
Lors de la cérémonie de remise officielle de trois nouveaux référentiels de formation.
Lors de la cérémonie de remise officielle de trois nouveaux référentiels de formation.
Le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (METFP) et l’Institut européen de coopération et de développement (IECD) ont franchi une nouvelle étape ce lundi. La cérémonie de remise officielle de trois nouveaux référentiels de formation s’est tenue lundi. Ces nouveaux documents visent à adapter l’offre aux réalités du marché. Le premier concerne le certificat de fin de formation (CFF) « Chef d’équipe hébergement », conçu pour apporter une véritable valeur ajoutée aux acquis des valets et femmes de chambre. Le second porte sur le CFF « Agent technico-commercial en solaire », qui répond à une forte demande en profils polyvalents dans le secteur des énergies renouvelables, particulièrement pour les centrales de petite et moyenne capacité. Enfin, le CFF « Conseiller en orientation scolaire et professionnelle » (COSP) vise à harmoniser l’accompagnement des jeunes et à professionnaliser le métier d’orientateur.
Partenariat
Initiée en 2020, la collaboration entre le METFP et l’IECD continue de porter ses fruits pour renforcer durablement le système de formation professionnelle dans la Grande Île. Ce partenariat s’attache à officialiser et à faire reconnaître les cursus, tout en adaptant les programmes aux attentes du secteur privé dans des domaines stratégiques comme l’énergie, l’hôtellerie-restauration ou encore l’orientation. Entre 2020 et 2026, cette synergie a permis des avancées majeures : l’élaboration ou l’amélioration de neuf référentiels au total (dont six dans l’hôtellerie, deux dans le solaire photovoltaïque et un dans l’orientation), mais aussi le déploiement de formations en alternance au sein des lycées techniques et professionnels (LTP) d’Alarobia, à Antananarivo, et de Tuléar.
Le bras de fer autour de la grève annoncée à l’ASECNA Madagascar connaît un nouveau tournant. Le ministère des Transports et de la Météorologie a pris, hier, un arrêté portant réquisition de tous les agents de l’Agence afin d’assurer la continuité du service public de sécurité de la navigation aérienne. Prévu du 5 au 7 août 2026, le mouvement est motivé par plusieurs revendications. Parmi les principaux points soulevés par notre source figure le paiement de certains éléments de rémunération libellés en euros, mais convertis selon un taux remontant à 2012. Les organisations syndicales réclament ainsi une révision de ce mode de calcul, qu’elles jugent désormais déconnecté de la réalité économique. L’arrêté ministériel élargit toutefois l’obligation de continuité à l’ensemble des catégories de vols. Sont notamment concernés les évacuations sanitaires, les vols en détresse et humanitaires, mais également les vols commerciaux et militaires. Les agents requis doivent exécuter leurs obligations professionnelles dans le respect des relations contractuelles qui les lient à l’ASECNA. La mesure est exécutoire dès la signature de l’arrêté et restera applicable jusqu’à la fin de la grève, selon le ministère. Tout agent qui refuserait de s’y conformer s’expose donc aux sanctions prévues par le Code pénal. L’exécution de l’arrêté est confiée au secrétaire général du ministère, au directeur général de l’Aviation civile de Madagascar et au représentant de l’ASECNA. Certes, les deux parties ont intérêt à opter pour la voie du dialogue pour dénouer la situation. Reste à savoir si cette réquisition permettra d’éviter les perturbations initialement redoutées dans le ciel malgache.
Les investissements dans les infrastructures et la participation des jeunes figurent parmi les leviers privilégiés par le gouvernement
Les investissements dans les infrastructures et la participation des jeunes figurent parmi les leviers privilégiés par le gouvernement
Le gouvernement poursuit la mise en œuvre de ses priorités de développement, en accordant une attention particulière à la modernisation des infrastructures et à la participation active de la jeunesse.
Ces deux orientations ont été mises en avant à travers plusieurs événements officiels qui se sont déroulés le week-end dernier, en présence du président de la Refondation de la République, le col. Michaël Randrianirina, des membres du gouvernement et des responsables concernés. Vendredi 31 juillet 2026, la nouvelle route reliant Ambohimahitsy à Ambatobe a été officiellement inaugurée. D’une longueur de 2,468 kilomètres, cette voie rénovée doit contribuer à améliorer les conditions de circulation dans cette partie de la capitale, tout en facilitant les déplacements quotidiens des usagers. Elle permettra également de renforcer la mobilité des personnes et des marchandises, un facteur essentiel pour soutenir les activités économiques et désenclaver les zones desservies.
Du concret
La même journée a été marquée par le lancement officiel du projet de fly-over d’Anosizato, attendu depuis de nombreuses années. Financé par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), cet ouvrage devrait être réalisé sur une période de 24 mois. Il vise notamment à fluidifier la circulation dans une zone régulièrement confrontée à d’importants embouteillages. Au-delà de l’amélioration du trafic, le projet devrait favoriser les échanges économiques et réduire les contraintes liées au transport. Selon les discours officiels, ces investissements traduisent la volonté des autorités de doter le pays d’infrastructures capables d’accompagner durablement la croissance et de répondre aux besoins de la population. La jeunesse constitue également un autre axe majeur de l’action gouvernementale. Samedi 1er août, la Rencontre nationale de la jeunesse s’est achevée au Centre de conférences international d’Ivato, après quatre jours d’échanges. Des représentants des jeunes issus des 24 régions de Madagascar y ont pris part. Les discussions ont porté sur plusieurs domaines prioritaires, notamment l’économie, l’éducation, la santé et le sport. Les participants ont formulé des propositions destinées à renforcer leur contribution à la définition des politiques publiques. Cette rencontre a ainsi offert aux jeunes un espace d’expression et de concertation, afin qu’ils puissent participer pleinement à la construction d’un développement durable, inclusif et adapté aux réalités du pays.
Les acteurs ruraux sont sollicités à collaborer avec les enquêteurs.
Les acteurs ruraux sont sollicités à collaborer avec les enquêteurs.
Le Recensement général de l’agriculture, dans sa troisième édition (RGA-3), mené par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, est lancé. Les agents enquêteurs mobilisés dans le cadre de cette opération d’envergure nationale sont déjà sur le terrain. Le RGA-3 vise à combler un vide statistique, étant donné que le dernier recensement date de plus de vingt ans, tout en renouvelant l’ensemble des données structurelles du secteur, touchant notamment l’agriculture, l’élevage et la pêche. Ces nouvelles bases de données, fiables et complètes, serviront d’outils d’aide à la décision pour concevoir et mettre en œuvre des projets de développement agricole, ainsi que pour apporter un soutien direct aux producteurs dans des zones ciblées. L’implication des exploitants agricoles et de tous les acteurs œuvrant dans le monde rural garantira la fiabilité de ces données, contribuant par la suite au développement rural. Ils sont ainsi invités à collaborer pleinement avec les enquêteurs, a-t-on conclu.
Un atelier d’information sur le Code minier a eu lieu dans la région Androy, zone de production de mica
Un atelier d’information sur le Code minier a eu lieu dans la région Androy, zone de production de mica
Le ministère en charge des Mines a organisé dernièrement un atelier d’information sur le Code minier dans la commune rurale d’Antanimora Atsimo, située dans la région Androy.
Toutes les parties prenantes œuvrant dans le secteur minier y ont participé activement. Il s’agit notamment des représentants des autorités locales à tous les niveaux, des opérateurs économiques locaux, des exploitants miniers travaillant dans la filière mica, qui fait la réputation de la région, des membres de la société civile, des acheteurs et peseurs, ainsi que des techniciens du ministère de tutelle. À l’issue de cet atelier d’information, elles ont convenu que l’obtention de l’autorisation d’exploitation et des permis miniers de différentes catégories doit passer par les autorités compétentes à tous les niveaux locaux, notamment la région, le district et la commune, pour une validation hiérarchique.
Budget participatif
Ces démembrements de l’État s’engagent également à soutenir les projets miniers formels qui seront mis en œuvre sous leur juridiction. En revanche, ils réclament le renforcement strict de tous les suivis et contrôles sur le terrain, tout en instaurant une plateforme d’échanges pour une meilleure transmission des informations concernant les impacts des projets. La transparence financière est également exigée au niveau local. À titre d’illustration, les revenus issus des exploitations minières, perçus par chaque collectivité territoriale décentralisée, doivent être affichés dans chaque bureau de commune. Il s’agit, entre autres, des montants des ristournes et des valeurs des frais d’administration minière. La gestion de ces fonds se fera ensuite par le biais de l’application d’un budget participatif. Cela contribue à une meilleure gouvernance des recettes communales et au développement socio-économique local, étant donné que la population prend part à la prise de décision sur les investissements à réaliser. Une meilleure appropriation des projets miniers réalisés dans leur localité et la paix sociale constituent également les retombées positives de cette initiative.
Prix du mica
Par ailleurs, la révision des prix du mica sur le terrain a fait l’objet de discussions entre toutes les parties prenantes lors de cet atelier, organisé en collaboration avec l’association internationale RMI (Responsible Mica Initiative) et le PNUD. Cette entité vise à transformer le secteur de l’extraction du mica en un modèle durable, transparent et respectueux des droits humains, en particulier dans les deux principaux pays producteurs mondiaux que sont Madagascar et l’Inde. L’éradication du travail des enfants, la promotion d’un travail décent, l’instauration d’une chaîne d’approvisionnement traçable et le soutien au développement communautaire sont ses principales missions.