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mercredi, octobre 14, 2026
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Journée du 25 septembre : Rétropédalage du régime

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Le ministre du Travail, Mac Denis Franconio lors de son intervention sur le plateau de la TVM.
Le ministre du Travail, Mac Denis Franconio lors de son intervention sur le plateau de la TVM.

Un véritable imbroglio institutionnel a secoué les réseaux sociaux et l’opinion publique durant la journée du 24 septembre. À l’origine de cette vive tension, des annonces contradictoires émanant du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique (MTEFoP), concernant le caractère chômé et payé de la journée du 25 septembre, ont provoqué une confusion générale et fortement perturbé le quotidien de la population. Tout a commencé le soir du 23 septembre, lorsque le MTEFoP a publié un avis officiel déclarant le vendredi 25 septembre jour chômé et payé. Cependant, le lendemain après-midi, un nouveau message est apparu sur cette même page, qualifiant la précédente publication de « fake news » et affirmant que la journée serait finalement travaillée. Cette volte-face soudaine a immédiatement déclenché une vague d’incompréhension et un raz-de-marée de réactions indignées sur les plateformes numériques. Face à la polémique grandissante et au flot de commentaires virulents, la page officielle du ministère a subitement été supprimée de Facebook. Dans une tentative d’apaisement, la Primature a publié, à son tour, un communiqué confirmant le caractère non travaillé du 25 septembre. Toutefois, cette intervention n’a pas suffi à dissiper le doute et l’agacement des usagers, désorientés par cette succession de versions contraires.

Incertitudes

C’est finalement lors d’une intervention sur les plateaux de la TVM et de la RNM, dans la soirée du 24 septembre, que le ministre du Travail, Mac Denis Franconio, a mis un terme aux incertitudes en réaffirmant officiellement que le 25 septembre est bel et bien un jour chômé. Pour justifier le désordre survenu sur les réseaux sociaux, le membre du gouvernement a évoqué un acte de cybercriminalité. Il a affirmé que des individus malintentionnés s’étaient introduits frauduleusement sur la page du ministère afin d’en prendre le contrôle et d’y publier de fausses informations, dans le seul but de semer le trouble au sein de la population. Le ministre a d’ailleurs précisé que l’équipe de communication ne disposait plus d’accès à la page en raison de ce piratage.

Sur le terrain, cet épisode d’incertitude, bien qu’ayant duré quelques heures à peine, a causé des désagréments majeurs. De nombreux citoyens, ayant anticipé un long week-end, se sont précipités pour annuler leurs réservations d’hôtel ou leurs billets de taxi-brousse dès l’apparition de la contre-information, avant de devoir faire machine arrière après la mise au point télévisée. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais ce changement d’avis a eu de multiples répercussions sur le monde du travail. Un couac de communication institutionnelle dont les usagers se seraient bien passés.

Narindra Rakotobe

Association Fanarenana : 13 jeunes en situation de handicap formés en cuisine

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Depuis 20 ans, l’association Fanarenana accompagne des enfants et des jeunes en situation de handicap. Cette semaine, 13 jeunes filles et garçons ont suivi une formation dans le domaine de la restauration, avec l’appui d’un bénévole étranger et d’un futur formateur relais au sein du centre. Depuis 2020, Fanarenana organise des formations professionnelles à l’intention des jeunes accueillis au centre. L’objectif est de leur permettre d’apprendre un métier et de pouvoir, à terme, travailler dans de meilleures conditions.

Démonstration

Les jeunes ont présenté, ce jeudi, les connaissances acquises au cours de leur formation, au centre IKM Antsahavola. Ils ont montré leur savoir-faire dans différentes tâches liées à la restauration. Selon leur formation, ils pourront travailler dans l’entretien, le service en salle ou encore comme aide-restaurateur.

La situation financière de nombreuses familles reste toutefois difficile. L’association assure ainsi un suivi auprès des parents et continue à rechercher des financements pour maintenir la gratuité de sa prise en charge.

Nadia R.

Epidémie à Ifanadiana : 21 vols d’urgence effectués par des drones

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21 vols d’urgence effectués par des drones pour le transport des médicaments (photo UNFPA).
21 vols d’urgence effectués par des drones pour le transport des médicaments (photo UNFPA).

Face à l’urgence sanitaire dans la région Sud-Est, la technologie se met au service de l’humanitaire. Dans le district d’Ifanadiana, une urgence médicale secoue les communes reculées. Depuis le début du mois de septembre, la localité d’Ampasinambo enregistre une hausse inquiétante de pathologies, comptabilisant déjà 106 cas de rougeole ainsi que 108 tests positifs au paludisme. Pour faire face à cette crise, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a déployé des drones d’urgence afin d’approvisionner sans délai les populations sinistrées. En l’espace d’une semaine seulement, pas moins de 21 rotations aériennes ont été effectuées vers des zones particulièrement difficiles d’accès, à l’instar d’Ampasinambo, de Fasintsara et d’Ambinanisery. Cette initiative apporte un véritable souffle d’espoir aux équipes médicales locales. Le Dr Delfin Ratsimbazafy, médecin inspecteur d’Ifanadiana, souligne l’impact décisif de ce dispositif aérien. Il rappelle que l’acheminement des médicaments essentiels, des vaccins et des produits de santé de première nécessité par voie terrestre peut parfois nécessiter jusqu’à deux jours de trajet éprouvant. Grâce aux drones, l’approvisionnement devient nettement plus rapide et efficace, sauvant des vies dans les moments les plus critiques.

Recueillis par Narindra Rakotobe

Assises nationales du litchi : La filière face à 7 obstacles matériels

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Le président du GEL a exposé les particularités de la filière litchi lors de ces Assises nationales.
Le président du GEL a exposé les particularités de la filière litchi lors de ces Assises nationales.

L’ensemble des acteurs de la filière litchi s’est réuni pendant deux jours lors des Assises nationales du litchi organisées à Toamasina.

Les parties prenantes ont échangé sur la diversification des marchés afin de booster les exportations de Madagascar, premier exportateur mondial en détenant 35 % des parts de marché et 4e producteur mondial. « La Chine, le Canada, les États-Unis, l’Inde et d’autres destinations offrent de belles perspectives. Cependant, leur ouverture exige des démarches concrètes telles que la mise en place de protocoles phytosanitaires, des négociations interétatiques, des contrôles reconnus et une organisation commerciale fiable. Le gouvernement et les professionnels doivent mener ce travail ensemble. Avec nos clients, nous avons convenu de financer une campagne de marketing et de communication basée sur la création d’un label, à l’instar de celui de la vanille et du cacao malgaches, reconnu par les grandes enseignes internationales. Le litchi malgache se distingue par son goût particulier, d’où le choix du slogan « Le goût de l’île trésor » pour stimuler la consommation européenne à court terme », a expliqué Roland Ratsiraka, président du Groupement des exportateurs de litchi de Madagascar (GEL), lors de l’ouverture de l’événement.

Difficultés de rapatriement. Cependant, « ces ambitions se heurtent actuellement à des obstacles matériels très précis », a-t-il évoqué. Premièrement, les redevances aéroportuaires et le coût du fret pèsent lourdement sur les exportations aériennes. Deuxièmement, les infrastructures aéroportuaires à Toamasina et dans les régions productrices, pour accompagner le développement de la filière, sont insuffisantes. Troisièmement, les embouteillages et retards sur la RN2 détériorent la qualité d’un fruit hautement périssable. Une coordination opérationnelle s’impose entre transporteurs, autorités routières et gendarmerie. Quatrièmement, les ruptures de la chaîne du froid et la lenteur des procédures douanières à l’aéroport d’Ivato risqueraient de détruire, en quelques heures, la valeur créée durant des mois. Ensuite, la logistique au port de Toamasina, notamment en matière de capacité de stockage, de fluidité des opérations et de fiabilité des départs, est limitée. La concurrence régionale accrue de La Réunion et de l’île Maurice, qui cherchent également à conquérir des parts de marché, nécessite un renforcement de la compétitivité de la Grande Île, en amont comme en aval de la filière. Enfin, une solution s’impose face aux difficultés de rapatriement des devises lorsque des fruits arrivent dégradés, sont refusés ou restent impayés. Sur ce dernier point, le président du GEL a plaidé pour une approche pragmatique : « L’État doit pouvoir distinguer une opération commerciale réellement en difficulté d’un manquement volontaire. Nous proposons d’étudier des procédures de régularisation documentées et réalistes, tout en travaillant avec les acheteurs sur une meilleure commercialisation, des contrats plus sûrs et une gestion plus rapide des litiges. »

Nouveaux membres. Depuis l’installation du nouveau bureau du GEL, plusieurs avancées majeures ont été enregistrées. On peut citer, entre autres, la levée de l’interdiction d’exporter les litchis primeurs, le rétablissement de l’équité dans l’attribution des quotas, la fin du blocage des exportations vers les autres marchés et l’augmentation du nombre de chargeurs.

De plus, la filière s’ouvre de nouveau à d’autres opérateurs. Le groupement a ainsi enregistré l’adhésion de deux nouveaux membres respectant le cahier des charges : disposer d’une station de traitement adaptée, assurer la traçabilité des produits, respecter les normes, honorer ses engagements envers les producteurs.

Résultats positifs. Par ailleurs, Roland Ratsiraka a annoncé que les résultats de l’audit mené cette semaine par les experts de l’Union européenne sur le contrôle sanitaire et phytosanitaire des exportations agricoles de Madagascar sont positifs. Les membres ont su démontrer que le litchi respecte rigoureusement les normes européennes, positionnant la filière comme un modèle pour les autres produits d’exportation. « À l’issue de ces Assises nationales, une Déclaration de Toamasina, faisant office de plan d’action pour les années à venir, sera adoptée. Je remercie Madame la ministre du Commerce et de la Consommation ainsi que l’ensemble de nos partenaires pour leur présence et leur engagement », a conclu le président du GEL.

Recueillis par Navalona R.

Transport : Madagascar et le Maroc explorent de nouvelles pistes de coopération

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Rencontre entre l’ambassadeur du Royaume du Maroc, Mohammed Benjilany et le ministre Herizo Andrianavalona Ramanambola, à Anosy.
Rencontre entre l’ambassadeur du Royaume du Maroc, Mohammed Benjilany et le ministre Herizo Andrianavalona Ramanambola, à Anosy.

Madagascar et le Maroc envisagent de renforcer leur coopération dans le secteur des transports. L’ambassadeur du Royaume du Maroc, Mohammed Benjilany, a été reçu le 23 septembre dernier à Anosy, par le ministre des Transports et de la Météorologie, Andrianavalona Ramanambola Herizo, accompagné du DG des Transports maritime, fluvial et aérien, Rasoloson Luc. Les échanges ont porté sur plusieurs domaines de coopération, notamment le transport aérien, la météorologie ainsi que le nettoyage et l’entretien du canal des Pangalanes. Il s’agit, à ce stade, de discussions préliminaires, appelées à être approfondies en vue d’éventuels accords opérationnels entre les deux pays. Cette rencontre s’inscrit dans l’orientation affichée par les autorités malgaches en faveur d’une coopération ouverte avec les partenaires étrangers lorsque celle-ci répond aux intérêts du pays. Le ministre Andrianavalona Ramanambola Herizo a insisté sur la nécessité de privilégier des partenariats « gagnant-gagnant », susceptibles de déboucher sur des accords concrets et mutuellement avantageux. La partie marocaine a, pour sa part, exprimé sa disponibilité à accompagner Madagascar dans plusieurs volets liés au transport et à la météorologie.

Antsa R.

Importation de carburants : Début du processus de recrutement d’un nouveau trader

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L’objectif du gouvernement est de mieux maitriser l’approvisionnement en produits pétroliers

Madagascar aura un nouvel importateur de produits pétroliers. L’Office malgache des hydrocarbures a annoncé, avant-hier, le lancement d’un nouvel appel d’offres pour les importations de carburants. Ce nouveau processus fait suite à l’expiration, en fin novembre prochain, du contrat d’approvisionnement passé avec le trader omanais O.Q Trading. Avec un changement majeur, puisque dorénavant, ce ne sont plus les distributeurs pétroliers, mais l’Office malgache des hydrocarbures (OMH) qui se chargera du lancement de l’appel d’offres. L’OMH a annoncé une plus grande ouverture quant aux candidats potentiels pour l’approvisionnement en produits pétroliers du pays. « L’objectif est de parvenir à recruter le meilleur fournisseur afin de mieux maîtriser le marché qui reste encore difficile, en raison de la hausse des prix du pétrole brut, provoquée par la guerre au Moyen-Orient », a expliqué le DG de l’OMH, lors d’une conférence de presse tenue, hier, à son siège à Behoririka. Les expériences et la qualité des infrastructures figurent parmi les critères qui seront retenus pour déterminer la meilleure société d’approvisionnement. Dans cette démarche, les autorités se fixent ainsi comme objectifs de garantir l’approvisionnement en carburants des stations-service tout en mettant en place les dispositifs qui permettent de maîtriser l’impact des coûts logistiques sur les prix à la pompe. Un défi qui reste difficile vu le contexte actuel, où le gouvernement est obligé de maintenir les prix grâce aux subventions.

R.Edmond.

81e session de l’AG de l’ONU : Michaël Randrianirina plaide pour un multilatéralisme réformé

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Michaël Randrianirina lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York
Michaël Randrianirina lors du débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York

Madagascar plaide pour une refonte du multilatéralisme et une plus grande représentation de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies.

À la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le 24 septembre 2026, Michaël Randrianirina a défendu une organisation internationale appelée, selon lui, à retrouver un rôle central dans la prévention et le règlement des conflits. Le dirigeant malgache a prononcé l’intégralité de son discours en malgache.

Conflits. Devant les représentants des États membres réunis pour le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale, Michael Randrianirina a estimé que le multilatéralisme actuel avait « déjà montré ses limites ». Madagascar appelle ainsi à une révision de ses mécanismes et de sa forme, face aux crises et aux conflits qui continuent de secouer plusieurs régions du monde. Sur le terrain diplomatique, il défend le primat du droit international. Les conflits actuels devraient, selon le président malgache, être résolus en s’appuyant sur les règles du droit international, plutôt que sur les rapports de force. Dans cette logique, la souveraineté des États, a-t-il soutenu, doit également être « considérée et respectée » dans les relations internationales.

Réalités géopolitiques. La réforme de la gouvernance mondiale a constitué l’un des axes forts du discours malgache pour ce sommet des pays membres des Nations unies. Madagascar a renouvelé son plaidoyer en faveur d’une place accrue de l’Afrique au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. Pour Michaël Randrianirina, la représentation du continent africain dans les principaux mécanismes de décision de l’organisation doit évoluer afin de mieux tenir compte des réalités géopolitiques actuelles. Cette revendication s’inscrit dans le débat plus large sur la réforme du Conseil de sécurité, régulièrement porté par les États africains.

Défis contemporains. Michaël Randrianirina a également insisté sur le rôle que devrait jouer l’ONU dans la gestion des crises internationales. L’organisation doit rester au centre des efforts de promotion de la paix et de règlement des conflits dans les différentes régions du monde, a-t-il défendu. Mais cette ambition suppose, selon le chef de l’État, que les Nations unies disposent des moyens nécessaires pour répondre efficacement aux défis contemporains. Le renforcement des capacités de l’organisation apparaît ainsi comme un préalable à un multilatéralisme plus opérationnel. Au-delà des questions internationales, Michaël Randrianirina a également évoqué la situation politique intérieure de Madagascar. Il a annoncé qu’une élection se tiendra dans le pays avant la fin de l’année 2027. Cette échéance intervient alors que le processus de « refondation » institutionnelle engagé à Madagascar doit encore déboucher sur de nouvelles règles et un calendrier électoral. L’annonce de Michaël Randrianirina devant l’Assemblée générale de l’ONU donne ainsi une échéance internationale à ce processus.

Rija R.

Commémoration du septembre-octobre 2025 : Les partenaires internationaux rendent hommage aux victimes

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Un an après les événements de septembre et octobre 2025, la communauté internationale s’est de nouveau exprimée. Dans un communiqué conjoint daté d’hier, 25 septembre 2026, sept représentations diplomatiques accréditées à Madagascar rendent hommage à la mémoire des victimes. « En cette période de commémoration des événements historiques de septembre et octobre 2025, nous, partenaires internationaux de Madagascar, rendons hommage à la mémoire des victimes de violence pendant les manifestations et adressons nos pensées à leurs familles ainsi qu’à toutes les personnes affectées », peut-on lire dans le document. Signé par les ambassades d’Allemagne, de Corée, de France, du Japon, du Royaume-Uni, de Suisse et la délégation de l’Union européenne, ce communiqué intervient à un moment hautement symbolique. Les signataires constatent, un an après, « les aspirations continues du peuple de Madagascar à de meilleures conditions de vie, à la lutte contre la corruption et à une participation citoyenne véritablement inclusive ». La missive met un accent particulier sur la jeunesse, qui « aspire à être écoutée, entendue et prise en compte dans les décisions qui marqueront le futur du pays ».

Confiance. Plus qu’un simple hommage, les partenaires internationaux affichent leur positionnement politique. Ils déclarent saluer « les orientations générales voulues par la population et la Refondation : la démocratie, les droits humains, l’État de droit et la bonne gouvernance ». Les diplomates disent exprimer « leur confiance dans la capacité de la société de Madagascar, dans son ensemble, à poursuivre, dans l’unité, le dialogue et, dans la souveraineté, la construction d’un avenir de progrès répondant à ces aspirations, et réaffirment leur soutien à accompagner leur mise en œuvre ». Un message clair, qui sonne comme un soutien appuyé aux principes de la Refondation en cours, tout en rappelant l’importance du dialogue et du respect des droits fondamentaux, un an après une crise qui a marqué l’histoire récente du pays.

Julien R.

Hajo Andrianainarivelo : « Les acteurs politiques doivent être issus des partis politiques »

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Hajo Andrianainarivelo, président national du parti Malagasy Miara-Miainga.
Hajo Andrianainarivelo, président national du parti Malagasy Miara-Miainga.

Un an après la vague de contestations menée par la jeunesse et la chute du régime d’Andry Rajoelina, l’échiquier politique malgache poursuit sa mue. Saisissant ce tournant historique, le parti Malagasy Miara-Miainga (MMM) franchit une étape décisive dans sa stratégie d’ancrage. Son président national, Hajo Andrianainarivelo, a officiellement donné le coup d’envoi, hier, de l’« Akademia Malagasy Miara-Miainga ». Une école de cadres conçue pour façonner une nouvelle génération de responsables politiques intègres, responsables et aguerris aux réalités du pouvoir.

Relève. « Les acteurs politiques doivent être issus des partis politiques », a martelé le leader du MMM pour souligner la nécessité de rompre avec les anciennes pratiques opportunistes. L’Akademia vise à doter ses membres, en particulier les jeunes de 18 à 35 ans, d’un socle de compétences théoriques et pratiques. Les modules de formation couvriront des thématiques clés : démocratie, éthique, gouvernance, processus électoraux et décentralisation. L’objectif est clair : préparer la relève à l’exercice des responsabilités publiques tout en restaurant la confiance entre la population et la classe politique. Le leader du parti l’a souligné dans le même temps.

Parité. Cette initiative fait directement écho aux manifestations de septembre 2025, au cours desquelles la jeunesse malgache a exprimé une soif ardente de justice sociale et de bonne gouvernance. Fidèle à ses engagements, le MMM met un point d’honneur à appliquer une parité stricte entre les femmes et les hommes au sein des promotions. La première session regroupe déjà, à Antananarivo, des participants venus de divers horizons du pays. Conformément à l’idéologie du parti, fondée sur la décentralisation effective, cette structure ne restera pas cantonnée à la capitale : un déploiement progressif est prévu dans toutes les provinces. Avec l’Akademia, Hajo Andrianainarivelo réaffirme sa volonté de faire des jeunes et des femmes les véritables moteurs de la Refondation nationale.

Julien R.

25 septembre 2025 : Commémoration dans le calme, hier, à Anosy

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Un an après les événements majeurs qui ont conduit à la chute du régime Rajoelina, le souvenir reste intact. Hier, entre recueillement officiel à Ambohidahy et élan estudiantin à Ankatso, la jeunesse malgache a réaffirmé que le combat pour un véritable changement est loin d’être achevé.

Une atmosphère empreinte d’une certaine amertume. C’est dans un climat plutôt morose, à l’image de la météo de la capitale, que s’est tenue hier la journée de commémoration du soulèvement populaire de l’année dernière. À Ambohidahy, haut lieu des affrontements passés entre manifestants et forces de l’ordre, autorités, leaders politiques et une frange importante de la jeunesse — la Gen Z en tête — se sont donné rendez-vous pour marquer cette date charnière de l’histoire récente du pays.

Stèle

Le temps fort de cette journée reste l’inauguration d’une stèle érigée en hommage aux victimes de ces événements. La cérémonie s’est déroulée en présence des quatre Hauts conseillers de la Refondation, épaulés par le Premier ministre, les membres du gouvernement ainsi que plusieurs figures de l’échiquier politique national. Si le protocole a été scrupuleusement respecté, dans les rangs des jeunes présents, le cœur n’était pas totalement à la fête. Pour la plupart d’entre eux, le constat est sans appel : le « Tolona » est loin d’être terminé et le profond changement promis peine encore à se concrétiser. D’autres rassemblements sont d’ores et déjà annoncés pour les prochains jours afin de maintenir la flamme de la contestation.

Solidarité

Pendant ce temps, le campus d’Ankatso vibrait au rythme d’une tout autre ambiance. Loin du faste et des discours officiels, les étudiants — acteurs incontournables de la contestation — ont choisi de se réunir sur leurs propres terres. Après un carnaval haut en couleur à travers le domaine universitaire, les jeunes se sont retrouvés autour du traditionnel « nofon-kena mitam-pihavanana », après le sacrifice d’un zébu. Un geste fort, empreint de coutume, destiné à sceller la solidarité du mouvement estudiantin face aux tentatives de récupération et aux calculs politiques de tous bords, qui risquent de parasiter la suite de leurs revendications.

Julien R