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mercredi, octobre 14, 2026
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Judo : Zo Hajanirina prend ses marques à l’ASE Évry

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L’internationale malgache des moins de 78 kg poursuit son parcours en France en rejoignant l’ASE Évry Judo. Une nouvelle étape dans la carrière de la judokate, qui a déjà commencé les entraînements avec son nouveau club et pris ses marques au sein de sa nouvelle équipe.

Après plusieurs saisons consacrées au développement de sa carrière sur la scène nationale et internationale, Zo Hajanirina Andriambololona poursuit donc son aventure sportive en France. La judokate malgache, engagée dans la catégorie des -78 kg, a intégré l’effectif de l’ASE Évry Judo, club d’Évry-Courcouronnes.

L’adaptation semble déjà bien engagée. Présente aux entraînements, la nouvelle recrue a commencé à découvrir le fonctionnement de son nouveau club, à travailler avec ses nouveaux partenaires et à prendre progressivement ses repères sur les tatamis franciliens. Une intégration qui devrait lui permettre de préparer, dans les meilleures conditions, les prochaines échéances de la saison.

Sur le plan sportif, Zo arrive avec une expérience internationale importante. En 2025, elle avait notamment décroché l’argent à l’Open d’Afrique d’Abidjan et terminé cinquième des Championnats d’Afrique seniors. Elle s’était également illustrée lors de compétitions nationales à Madagascar. En 2026, Zo a poursuivi sur sa lancée avec une victoire à l’Open d’Afrique de Dakar, avant de prendre part aux Championnats d’Afrique seniors ainsi qu’au prestigieux Grand Slam de Paris.

Avec son arrivée, l’ASE Évry Judo accueille ainsi une judokate internationale expérimentée, déterminée à poursuivre sa progression. Bien installée dans son nouvel environnement, Zo Hajanirina peut se concentrer sur ses prochains objectifs et atteindre de nouveaux rêves.

T.H

Maître Kira : Disparition d’une grande figure du football malgache

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Maître Kira s’est éteint.
Maître Kira s’est éteint.

Une page sombre s’est tournée pour le football malgache. Kira Michel, affectueusement surnommé « Maître Kira », a tiré sa révérence à 76 ans, emporté par une longue maladie diagnostiquée en 2025. La mobilisation massive de ses admirateurs et des instances sportives n’a malheureusement pas suffi à prolonger le combat de cette figure tutélaire du ballon rond national. Considéré comme l’une des plus belles plumes du Club M, cet ancien capitaine et milieu de terrain ambidextre hors pair, souvent comparé au « Pelé malgache », a illuminé son époque par son élégance technique, son dribble légendaire face au gardien Thomas N’Kono en 1974 et son engagement ultérieur sur le banc. En 1997, le stade d’Andaboly, à Toliara, a été baptisé en son honneur, juste reconnaissance d’une carrière exceptionnelle. À 18 ans déjà, il intégrait l’équipe nationale, dont il fut le plus jeune élément. Formé à Besakoa Toliara dans les années 1960, il évolua ensuite à l’AS PTT puis à l’AS Corps Enseignants Toliara, triple champion de Madagascar. Dans les années 1980, il cofonda l’AS SOMASUD avec Armand Mahonjo, autre club titré. Capitaine de la sélection de Toliara, il porta le brassard du Club M de 1978 à 1983 et disputa quinze saisons sous le maillot national. Poste 10 de prédilection, capable de frapper des deux pieds, il participa aux qualifications des Mondiaux 1970, 1974, 1978 et 1982. Aux côtés de Rasoanaivo Étienne, d’Augustin Andriamiarinosy « Baovola », de Bevoavy ou de Babazy, il rivalisait avec les plus grands noms africains, de Roger Milla à El Katib. Des clubs étrangers le convoitaient ; il préféra rester fidèle à sa terre. Midi Madagasikara et toute la famille du football malgache présentent leurs plus sincères condoléances à ses proches.

Heriniaina Samson

Courses hippiques : Un 30e anniversaire réussi pour l’ASCEL/AHCEL

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Delphine, montée par Bernard Andrianiana, a remporté le Prix des Poussins
Delphine, montée par Bernard Andrianiana, a remporté le Prix des Poussins

La célébration du 30e anniversaire de l’ASCEL/AHCEL et du PMU à Madagascar restera gravée dans les mémoires. Dimanche, l’hippodrome de Mahazina, à Ambatolampy, a connu une affluence exceptionnelle, réunissant turfistes, passionnés et habitants venus partager ce moment historique pour la filière hippique malgache. L’événement a pleinement atteint ses objectifs, confirmant la maturité d’une institution qui œuvre depuis trois décennies au développement de l’élevage et des courses de chevaux dans le pays. La journée a été marquée par sept courses disputées, réunissant des chevaux issus des principaux centres d’élevage d’Antananarivo, Antsirabe, Ambatolampy, Ampitatafika ou encore Ambatofotsy.

Parmi les temps forts, Coralie Rabe s’est imposée dans le Prix Nomades, sous la monte de Roméo Radotiana, tandis que Delphine, pilotée par Bernard Andrianiana, a remporté le Prix des Poussins. L’avenir de la discipline s’est également invité sur la piste avec le Prix des Légendes, réservé aux élèves de l’École des courses hippiques et de l’élevage (ECHEL). La victoire de Zarra, montée par le jeune Mario Mamitiana Herimanantsoa, a démontré le potentiel de cette nouvelle génération de jockeys. Plusieurs de ces jeunes talents sont d’ailleurs appelés à poursuivre leur formation et leur carrière à Maurice ou en France.

Dans les autres épreuves, Vision Nouvelle a remporté le Prix d’Encouragement, tandis que Belladona s’est imposée dans le Prix Bet261/ASCEL. Chez les jeunes chevaux de catégorie I, Divine Star a confirmé toutes les attentes en gagnant le Prix Zazakely. Point d’orgue de la fête, le prestigieux Grand Prix PMU France/AHCEL, sur 2 000 mètres, a couronné Cirus Pleasure, monté par Joseph Marcelin, devant Bartabas et Arizona. La présence du représentant du PMU France a donné un éclat particulier à cette célébration, animée avec brio par le groupe Ny Ainga. Au-delà des résultats sportifs, cette journée a surtout témoigné de la vitalité et des ambitions de toute une filière tournée vers l’avenir.

Heriniaina Samson

Éliminatoires CAN 2027 : Courte défaite 2 – 1 des Barea face au Nigeria

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Les Barea tombent avec les honneurs face aux Super Eagles.
Les Barea tombent avec les honneurs face aux Super Eagles.

Le Nigeria a renversé Madagascar 2-1, vendredi, au Godswill Akpabio International Stadium d’Uyo, lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2027. La marche était haute, mais les Barea ont répondu présents. Opposés à une redoutable sélection nigériane, les Malgaches ont livré une bataille de tous les instants avant de s’incliner sur le fil dans ce premier rendez-vous des éliminatoires.

Pour leur entrée dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations CAN Pamoja 2027, les Barea de Madagascar ont livré une prestation encourageante malgré une défaite de 2 buts à 1 face au Nigeria, vendredi soir, au Godswill Akpabio International Stadium. Longtemps solides et bien organisés, les hommes de Corentin Martins ont tenu tête à l’un des poids lourds du football africain avant de céder en seconde période. Dès le coup d’envoi, le sélectionneur malgache a misé sur la quasi-totalité de ses expatriés afin de relever le défi nigérian. Un choix qui a rapidement porté ses fruits. À la 16e minute, sur une combinaison bien exécutée après un petit corner, Ryan Ponti adresse un centre précis repris de la tête par Ehsan Kari. Le ballon finit sa course au fond des filets et permet aux Barea de prendre les devants (0-1). Piqués dans leur orgueil, les Super Eagles ont multiplié les offensives. Malgré la pression, les Barea ont affiché un visage séduisant, faisant preuve de discipline et de maîtrise dans la conservation du ballon. Alors que Madagascar semblait tenir son avantage jusqu’à la pause, George Ilenikhena est venu doucher les espoirs malgaches dans le temps additionnel. Bien servi par Alex Iwobi, l’attaquant nigérian gagne son duel face à Geordan Dupire et remet les deux équipes à égalité (45+1, 1-1).

Au retour des vestiaires, la rencontre gagne en intensité. Les Barea obtiennent une énorme occasion de reprendre l’avantage à la 50e minute. Lancé dans la profondeur, le capitaine Rayan Raveloson se retrouve seul face au gardien Stanley Nwabali, mais manque le dernier geste. Une action qui marquera sans doute le tournant du match. Le Nigeria ne tarde pas à en profiter. Entré en jeu quelques instants plus tôt, Moses Usor fait parler sa vitesse lors d’une contre-attaque. Après avoir éliminé plusieurs défenseurs malgaches, il trompe Dupire d’une frappe au premier poteau à la 65e minute pour offrir l’avantage définitif aux siens (2-1). Malgré plusieurs changements, dont les premières minutes de Roman Ferber sous le maillot des Barea à la 83e minute, Madagascar ne parvient plus à revenir au score. Si les Barea ont fait preuve d’une belle organisation collective, les chiffres ont finalement penché en faveur du Nigeria. Les Super Eagles ont affiché 55% de possession et surtout une nette supériorité dans les tentatives avec 22 tirs recensés contre 4 pour les Malgaches. 

Dans l’autre rencontre du groupe L, la Guinée-Bissau est allée s’imposer en Tanzanie (0-2) grâce à des réalisations de F. Dju et M. Baldé. À l’issue de cette première journée, la Guinée-Bissau prend la tête du classement devant le Nigeria. Madagascar occupe la troisième place tandis que la Tanzanie ferme la marche. Les Barea auront l’occasion de se relancer dès le 29 septembre au Stade d’honneur de Meknès, au Maroc, face à la Tanzanie. Un rendez-vous déjà crucial pour entretenir l’espoir d’une qualification dans un groupe où chaque point comptera.

Heriniaina Samson

« Changer de vie mais pas de pays »

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« Te hiova fiainana fa tsy te hiova firenena ». C’est l’un des slogans inscrits noir sur blanc sur les T-shirts, parmi d’autres, portés hier par des jeunes se réclamant du « Tolona » du 25 septembre 2025.

« Changer de vie mais pas de pays »

Un an après, on parle toujours du changement au futur proche. C’est-à-dire un futur peu éloigné du présent, parfois conjugué au passé décomposé, à en juger par la persistance de certaines situations et/ou la résurgence de pratiques diverses qui ont été dénoncées en 2025 par les « mpitolona ». Notamment par la génération montante, qu’on ne peut désigner par une seule lettre de l’alphabet français, qui en compte 26. En somme, cinq de plus que l’alphabet malgache qui ne comporte pas, entre autres lettres, de x, quoique la population comprenne la Génération X. Des personnes nées vers la fin des années 60 et le début des années 80, qui aspirent également au changement, au « Fanavaozana », pour reprendre le terme en vogue, que d’autres jeunes exhibaient fièrement hier dans le dos de leurs T-shirts. Un vêtement basique – souvent à manches courtes – en forme de T. T comme « Tolona ». Celle de 2025, dont l’un des signes de ralliement ou de reconnaissance était le « satro-bory », propre aux Betsileo, même s’ils n’ont pas déposé pour cela un brevet auprès de l’OMAPI. La GEN Z se l’est approprié en un tour de chapeau. Ceux et celles qui ont porté hier le « satro-bory » ont fait d’une pierre deux coups. Ils ont fait chapeau bas au « Tolona » tout en respectant la consigne présidentielle d’arborer, chaque vendredi, une tenue traditionnelle. Hier, la mode était au couvre-chef betsileo, qui se joue des styles et des saisons, mais aussi des régions. 

R.O

Guide du weekend

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(crédit photo : Tovo J’hay)

Tovo J’hay à l’affiche

(crédit photo : Tovo J’hay)

Tovo J’hay investira la scène du Makay Lounge Anlamahitsy aujourd’hui à 19 h 30. Pour ceux ou celles qui ont raté ses dernières prestations, le moment est venu d’apprécier « Mbola hafa », « Vanona », « Teny mamy », le morceau culte de son répertoire, et d’autres. Une soirée soft pour oublier, un tant soit peu, les tumultes du quotidien.

En « périph’ » avec Ifanihy

(crédit photo : Ifanihy Roland Randriamanatsoa)

Le Poony Lodge Iavoloha met à l’affiche Ifanihy ce jour à partir de 16 h 30. Bien que loin du centre-ville, sortir un peu en périphérie et apprécier des textes recherchés, avec un humour assumé, est un bon programme. Ifanihy est l’un des princes des « chansons à texte » malgaches, d’autant que son jeu à la guitare est aussi un vrai régal.   

Cirque et accords dans les arbres

(crédit photo : Anjara R.)

Anjara Rakotozafiarison sera à l’affiche au Tiers Lieu Mahatazana Ampandrianomby ce soir à partir de 19 h. Il sera épaulé par l’Aléa Circus, une troupe de cirque. Un va-et-vient entre musique et acrobaties, donc, histoire de découvrir d’autres sensations ou d’en mêler plusieurs. Le postulat de ce spectacle est sans équivoque : « un concert dans les arbres ».  

Vazo Lee au Fara West

(crédit photo : Vazo Lee)

De l’électro modern pop jazz pour une soirée mélomane au Fara West Faravohitra ce soir à 19 h avec Vazo Lee. Entouré par Dô Mee, Talenta et Kevy Rakotoarivelo, la nouvelle vague est en train de pousser actuellement. Son plus : un public de plus en plus réceptif aux nouvelles expériences sonores et à des horizons plus élargis.

Live « Athanor »

L’évènement « métal » de ce weekend : le concert du groupe Kazar, un mythe, une légende, des pionniers, au Le Pavé Antaninarenina demain à 15 h. Milon à la guitare, Lalah à la batterie et Nix à la basse : un trio féroce, capable d’envoyer du très lourd. Le groupe Loharano sera en première partie, pour encore plus de piment.

En apothéose pour Ambondrona

Les inconditionnels, et surtout les inconditionnelles du groupe pop/rock Ambondrona pourront se rassasier de la bande à Kix dimanche à 15 h. Ce sera l’apothéose d’une célébration des 25 années de ce band, qui entre de plus en plus dans la légende de la musique malgache. Fort à parier que le stade sera rempli comme un œuf.

Maminirina Rado

Tradition : Retournement septennal des reliques d’Andriantsihanika

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: Ouverture du rituel sur les reliques sacrées d’Andriantsihanika, son épouse et leur militaire, mardi à Ambonga (crédit photo : Zanaharitsimandry)
: Ouverture du rituel sur les reliques sacrées d’Andriantsihanika, son épouse et leur militaire, mardi à Ambonga (crédit photo : Zanaharitsimandry)

La colline d’Ambonga célèbre le rituel de retournement des reliques sacrées du roi Andriantsihanika. Entre sacrifices de zébus et « hiragasy », la population se rassemble du 23 au 27 septembre pour honorer, par ricochet, la mémoire des Zanak’antitra.

« C’est Andriantsihanihina, le nom du royaume placé en hauteur. Parce qu’Andrianampoinimerina n’arrivait pas à le soumettre, il a été surnommé ainsi. Ça a été raccourci en Andriantsihanika », soutient Olivier Rakotoarimanga, membre de l’association « Tsy mamorona fa mamelomaso ». Depuis mardi, la colline d’Ambonga, à Imerintsiatosika, baigne dans une effervescence populaire. Retournement d’un monarque oblige, une trentaine de zébus seront abattus pour les rituels et le partage. « Ce retournement se fait tous les sept ans », ajoute le spécialiste des traditions malgaches. Le roi, sa femme et leur soldat, Rakotomaditrabiby, sont les trois reliques sacrées qui rassembleront des milliers de personnes sur place. Grand personnage historique des Zanak’antitra, Andriantsihanika rassemblait une aire géographique allant d’Imerintsiatosika jusqu’à l’Itasy. Avant-hier, les reliques ont été sorties du sépulcre royal pour être « exposées au soleil », une tradition, sauf qu’elles seront à l’abri d’une installation ombragée, conformément à l’usage. Une sorte de chapelle ardente, devant laquelle toute l’assistance peut défiler pour leur rendre hommage. Tout le monde est convié, sans exception, à ce grand rituel, entre mémoire historique populaire et rassemblement des Zanak’antitra. La « sacralisation » se déroule ce jour et, pour dimanche, les reliques sacrées seront remises dans leur sépulcre. Bien sûr, la joute de « hiragasy » sera un marqueur indélébile de ce genre de tradition.

Maminirina Rado

Festival : Madajazzcar du 1er au 10 octobre

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Les « Tremplins » Madajazzcar, actuellement à Toamasina, annoncent un festival plein de promesses. (crédit photo : Madajazzcar Festival – official)
Les « Tremplins » Madajazzcar, actuellement à Toamasina, annoncent un festival plein de promesses. (crédit photo : Madajazzcar Festival – official)

Les dates sont enfin connues : le festival international Madajazzcar se tiendra du 1er au 10 octobre à Tananarive et probablement dans d’autres régions. Actuellement, comme il est de tradition, c’est le programme Tremplin Madajazzcar qui précède le cœur de l’événement. Des ateliers se sont déroulés à Tamatave, de plus en plus un « hub » de l’art à Madagascar, à Antsirabe, un incontournable, et à Tananarive. Avec la génération montante en tant que formateurs : Joro Rakotozafiarison, Vatsiahy Ravaloson, Tahinavibe et Lova Ramahefason… Pour ainsi dire que le jazz malgache attendait cette relève, et Madajazzcar en est l’un des grands bénéficiaires. Pour dire aussi que ce genre musical possède une dynamique intarissable dans le pays. De quoi ravir les mélomanes en attendant les grands podiums d’Antsahamanitra ou d’Ambohijatovo.

Maminirina Rado

Vaky Sehatra 2026 : Une scène ouverte pour le vako-drazana

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Les représentants de la plateforme ainsi que le directeur général de l'OFNAC ont procédé au lancement officiel de l'événement à l'Ivokolo Analakely il y a peu
Les représentants de la plateforme ainsi que le directeur général de l’OFNAC ont procédé au lancement officiel de l’événement à l’Ivokolo Analakely il y a peu

Demain, Havoria Anosy accueillera Vaky Sehatra 2026, premier grand événement organisé par la plateforme des « mpanao vako-drazana ». Ce rendez-vous marque une étape fondatrice pour la culture traditionnelle malgache, en réunissant des artistes issus de plusieurs régions et en offrant une scène commune à des disciplines longtemps restées en marge des statistiques officielles. 

Créée en mars 2026, la plateforme compte déjà une vingtaine de membres. Elle fédère des associations venues d’Amoron’i Mania, Matsiatra Ambony, Alaotra Mangoro et Atsinanana, avec quinze groupes attendus. 

Parmi eux, le public découvrira Rakoto Frah Junior, Vonimboahangy, Raozy Gasy, Bakomanga, Gasykanto et Voninavoko, qui offriront un panorama riche des styles et sensibilités du vako-drazana. 

De plus, les Bezanozano présenteront le fameux betatoato, danse et chant transmis de génération en génération. Rythmes puissants et mouvements collectifs feront vibrer la scène et marqueront les esprits. 

La présidente de la plateforme, Voahanginiaina Raheliarisoa, souligne : « Nous voulons rassembler les artistes du vako-drazana pour créer une base solide et encourager les jeunes à renouer avec leurs racines. » 

Le terme vaky sehatra signifiant « ouverture de scène », cette première apparition publique symbolise l’entrée officielle des artistes dans un espace reconnu et structuré. 

Le DG de l’OFNAC, Christian Rabekoto, rappelle à ce propos : « Le MCC a pris l’initiative de créer des plateformes dans presque toutes les catégories d’art afin d’obtenir des statistiques fiables et d’accompagner les artistes. » 

Sedera Rabemananjara, chef du groupe Vonimboasary, précise quant à lui : « Le hira gasy est un théâtre populaire, contrairement au vako-drazana qui plonge dans les racines spirituelles et gestuelles de nos ancêtres. » 

Immersion possible dans cet univers demain, à partir de 14 h jusqu’à 17 heures.

Hanitra Andria

Ambondrona : 25 ans de musique magnifiés au Coliseum

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Demain, le groupe Ambondrona transformera le Coliseum d’Antananarivo en point focal de la célébration de ses 25 ans de carrière. Un moment exceptionnel, attendu avec ferveur par les fans, car le groupe ne propose que rarement des concerts d’une telle ampleur.

Depuis mars 2000, Ambondrona a marqué la scène avec 7 albums et des tournées régulières : Madagascar chaque année, l’océan Indien (La Réunion, Maurice), l’Afrique du Sud, l’Europe, les États-Unis et le Canada. Ce cycle anniversaire, ouvert à La City en mars 2026, se prolongera jusqu’en 2027 pour revisiter tous les lieux qui ont jalonné leur parcours.

Une mise en scène centrale et immersive

Pensé comme le cœur de la célébration, le spectacle rapprochera le groupe de son public. La scène, installée au centre du Coliseum, créera une atmosphère circulaire et intime. Durant 3h30, les cinq membres revisiteront leurs grands titres en trois volets, ponctués de récits et d’anecdotes.

Des projections visuelles et sonores, des images emblématiques et des séquences audio viendront enrichir l’expérience. Chaque époque musicale sera racontée comme une histoire partagée, plongeant le public dans une immersion totale, où la musique se mêle à l’émotion du présent.

Une communion rare avec les fans

Ce concert-anniversaire sera, bien entendu, une performance musicale, mais surtout une déclaration d’amour du groupe à ses fans. La scénographie centrale et les récits partagés feront de cet après-midi un moment de proximité unique, où chaque spectateur aura le sentiment de vivre l’histoire du groupe de l’intérieur.

Un engagement social affirmé

Ambondrona reste fidèle à son rôle citoyen : ambassadeur de causes sociales, engagé dans des actions comme la distribution de kits scolaires. Soutenu par Orange Madagascar et des partenaires techniques chevronnés tels que Miritsoka, le groupe inscrit cette célébration dans une dynamique de responsabilité et de solidarité.

Une tournée anniversaire prolongée

Par ailleurs, la fête des 25 ans ne s’arrête pas dans la capitale. Elle se poursuivra dans les régions, y compris la Sava et Fort-Dauphin, ainsi que dans les chefs-lieux. L’objectif est de revenir sur toutes les étapes qui ont marqué leur histoire, pour que chaque public retrouve une part de ce quart de siècle musical.

Mais, en attendant, Ambondrona offre en cadeau à ses fans la promesse d’un moment inoubliable. Demain, le Coliseum sera donc un écrin de lumière, un cercle de proximité où la musique sera loi et force de liens.

Hanitra Andria