À Madagascar, près de 1,9 million de familles ont bénéficié des programmes de filets sociaux depuis 2016. Une mobilisation nationale qui illustre la volonté de bâtir une société plus résiliente et inclusive, en accompagnant les ménages vulnérables vers l’autonomie et la dignité.
Les projets Filets Sociaux de Sécurité et Filets Sociaux de Résilience, coordonnés par le ministère de la Population, mis en œuvre par le Fonds d’Intervention pour le Développement avec le financement de la Banque Mondiale constituent une réponse concrète aux défis du quotidien. Ils visent à renforcer le capital humain, à promouvoir l’inclusion économique et à développer l’autonomie des communautés.Les bénéficiaires sont encouragés à adopter des comportements favorables à la santé, à la nutrition, à l’hygiène et à la citoyenneté. L’inclusion productive se traduit par des formations agricoles adaptées et par la mise en place d’activités génératrices de revenus. L’inclusion financière repose sur les associations villageoises d’épargne et de crédit, véritables leviers d’autonomisation.
Resultats
Plus de 8 000 associations villageoises ont été constituées, permettant à 177 600 membres, dont 148 600 femmes, de renforcer leur capacité d’épargne et d’investissement. Près de 299 000 bénéficiaires ont lancé des AGR, chaque initiative générant entre 1,5 et 2 emplois indirects. Cette dynamique entrepreneuriale contribue à la résilience des communautés et à la réduction de la pauvreté. En période de crise, ces dispositifs apportent une aide rapide et ciblée, renforçant la capacité des familles à surmonter les chocs socio-économiques et climatiques. Avec 1,9 million de familles accompagnées, Madagascar démontre qu’une politique sociale ambitieuse peut transformer durablement les conditions de vie et ouvrir la voie vers un avenir plus équitable.
Alors que les engagements de dépenses et les travaux routiers connaissent actuellement une accélération, une étude de la DGEP montre l’enjeu économique de cet effort : la réhabilitation et l’entretien du réseau pourraient générer jusqu’à 1,11 point de PIB supplémentaire. En effet, le mauvais état des routes malgaches n’est pas seulement une contrainte pour les déplacements. Il représente un véritable manque à gagner pour l’économie. Près de 90 % du réseau n’est pas revêtu et seulement 11,4 % de la population rurale vit à moins de deux kilomètres d’une route praticable en toute saison. Dans un pays où la route concentre l’essentiel des flux intérieurs, cette faiblesse infrastructurelle pèse directement sur les échanges, les coûts logistiques et la production. L’accélération actuelle des engagements de dépenses et des travaux routiers prend ainsi une dimension économique particulière. Une étude réalisée par la Direction générale de l’Économie et du Plan, au sein du ministère de l’Économie et des Finances, évalue ce que pourrait rapporter l’amélioration du réseau. Selon ses simulations, la réhabilitation et l’entretien des routes entraîneraient une hausse de 43,2 % du trafic total, soit 637 743 véhicules supplémentaires par an. Le fret progresserait de 21,7 % et le transport de voyageurs de 45,6 %.
Retombées. Cette amélioration se répercuterait largement au-delà du secteur routier. La valeur ajoutée des transports augmenterait de 17,2 %, avec des effets d’entraînement sur le commerce, les services aux entreprises, les banques et assurances, ou encore les équipements. Au total, l’impact sur le PIB est évalué à +1,11 %. Un chiffre qui peut également être interprété comme une estimation du manque à gagner lié à l’insuffisance des interventions routières. L’étude livre surtout un enseignement majeur pour les arbitrages publics : les investissements les plus lourds ne sont pas toujours ceux qui produisent le rendement économique global le plus important. L’entretien périodique des axes structurants concentrerait 52,1 % du gain total de trafic, contre 36,8 % pour les réhabilitations lourdes et 11,2 % pour le bitumage des pistes. Selon cette logique, intervenir rapidement sur une route déjà très fréquentée évite sa dégradation et protège immédiatement des flux économiques importants. Entretenir aujourd’hui coûte donc moins cher à l’économie que reconstruire demain. Dans ce contexte, l’accélération des chantiers routiers ne relève pas uniquement d’une politique d’infrastructures. Elle peut être considérée comme un levier de croissance : chaque axe remis en état réduit progressivement les pertes liées à l’enclavement, facilite la circulation des biens et rapproche l’économie de son potentiel réel.
L’excellence du cacao malgache est indéniable, de la production à la transformation
Une des filières clés des exportations malgaches, le cacao était à l’honneur lors de la Foire Internationale de l’Agriculture, qui s’est déroulée la semaine dernière au CCI Ivato.
Le cacao a en effet affiché une présence remarquée avec un vaste stand du Conseil National du Cacao (CNC), regroupant toute la chaîne de valeur de la filière. On peut citer notamment les producteurs, les coopératives, les chocolatiers artisanaux, les organismes d’appui et les institutions de recherche, comme la FOFIFA.
Filière structurée
« L’objectif de notre participation est la promotion de la filière cacao », explique Grégory Rabeson, secrétaire exécutif du CNC. Il ajoute que « cette présence collective permet aussi de mettre en relation directe les producteurs et les transformateurs, et d’ouvrir de nouveaux débouchés ». Le stand cacao donne, en tout cas, l’image d’une filière bien structurée, où chaque maillon connaît sa place. Les participants rencontrés se disent d’ailleurs satisfaits de cette organisation, qui se traduit concrètement par de meilleurs prix au producteur et par une reconnaissance internationale croissante. C’est le cas notamment de la coopérative Voankazomamy et de Claudio Mananjara, deux producteurs de cacao d’Ambanja médaillés de bronze au concours international Cacao Excellence Award. La coopérative Voankazomamy regroupe une trentaine de producteurs pour une production annuelle de 50 tonnes, dont 30 tonnes sont exportées. Cette reconnaissance a un effet direct sur les revenus : le prix du cacao tend désormais vers 22 000 à 25 000 ariary le kilo, contre 10 000 ariary auparavant. Un signal fort pour des planteurs longtemps restés au bas de la chaîne de valeur.
Transformation locale
Mais des efforts restent encore à faire. À en entendre les producteurs, la qualité du cacao malgache mérite un meilleur prix. Sur le marché international, la fève de cacao de Madagascar, labellisée « 100 % cacao fin », se négocie entre 5 et 6 dollars américains, alors que certaines origines d’Amérique du Sud se vendent à 10 dollars. Les producteurs souhaitent ainsi une rémunération équitable de leur production. La présence de la filière cacao au CCI Ivato a également permis de mettre en exergue l’importance de la transformation locale, au lieu d’une simple exportation de fèves brutes. En effet, plusieurs chocolatiers artisanaux transforment localement et commercialisent leurs produits, y compris en ligne. Les prix pratiqués, entre 90 000 et 100 000 ariary le kilo de chocolat, témoignent de l’enjeu de la production locale. Et le marché de la transformation est d’autant plus prometteur quand on sait que certains chocolatiers artisanaux peuvent transformer jusqu’à 40 kilos de fèves par jour.
45 000 producteurs
En amont de la filière cacao, la recherche joue un rôle déterminant. Le Centre régional de recherche Nord du Fofifa, basé à Ambanja, travaille à la conservation du patrimoine génétique du cacaoyer malgache, à la production de jeunes plants et à la distribution de semences sélectionnées aux planteurs. Un travail de fond qui bénéficie aux quelque 45 000 producteurs que compte la filière. Entre reconnaissance internationale, remontée des prix au producteur, transformation locale et appui de la recherche, le cacao malgache présente à Ivato le visage d’une filière organisée, qui a choisi de jouer la carte de la qualité plutôt que celle du volume.
La dénonciation a porté ses fruits. La Douane Malagasy a réagi à la suite de publications relayées sur les réseaux sociaux faisant état du comportement inapproprié de l’un de ses agents à l’aéroport international d’Ivato, le 8 septembre 2026. Dans une déclaration, l’administration douanière confirme les faits et annonce que des mesures ont été prises à l’encontre de l’agent concerné. Selon les précisions communiquées, des responsables de la Douane se sont rendus sur place dès le signalement de l’incident. Une enquête interne a aussitôt été ouverte afin d’établir les circonstances exactes des faits. Les vérifications effectuées ont permis de confirmer le comportement dénoncé.
Un guide disponible. Au-delà de ce cas, la Douane Malagasy rappelle que ses agents exercent aux frontières une mission de contrôle qui porte principalement sur les marchandises et les effets transportés par les voyageurs. Une attention particulière est notamment accordée aux produits prohibés ou soumis à restrictions, ainsi qu’aux marchandises devant faire l’objet d’une déclaration. Ces prérogatives doivent cependant être exercées « dans le strict respect de la loi et des voyageurs », souligne l’administration douanière. Un rappel qui intervient dans un contexte où la qualité des services publics et le comportement des agents au contact des usagers font régulièrement l’objet d’une forte attention. Pour éviter les incompréhensions lors des contrôles, les voyageurs sont également invités à consulter le Guide de passage en douane disponible sur le site officiel de la Douane Malagasy. Celui-ci précise notamment leurs droits et leurs obligations aux frontières. L’administration encourage enfin les usagers à signaler tout comportement inapproprié ou tout soupçon de corruption par l’intermédiaire du numéro vert 360.
’ensemble de la cour du Rova de Manjakamiadana est désormais illuminé.
’ensemble de la cour du Rova de Manjakamiadana est désormais illuminé.
Un projet d’éclairage solaire couvrant l’intégralité de la cour du Rova de Manjakamiadana a été mis en œuvre grâce à un partenariat entre le ministère de la Communication et de la Culture, l’Office du Rova de Madagasikara (ORMADA) et le groupe Filatex.
Ce projet vise à assurer l’illumination permanente des 8 000 m² de l’esplanade du palais grâce à une énergie propre, alliant ainsi la préservation du patrimoine et la modernité du site. Les travaux d’installation des 60 plots solaires en fonte d’aluminium, étanches aux intempéries, ont duré deux mois. Dans cette démarche, l’ORMADA a assuré la maîtrise d’ouvrage, tandis que le groupe Filatex s’est chargé de la conception. Les travaux de terrassement et de maçonnerie ont quant à eux été confiés à la société SITMA. Par ailleurs, un travail minutieux de recherche de matériel garantissant la plus grande sobriété visuelle a été entrepris avec le concours de Fara H. Rahoeliarivahy, architecte DPLG et présidente de l’Ordre des Architectes de Madagascar. Il est à noter que l’ensemble de l’initiative a été financé par le Fonds Yavarhoussen. Le ministre de la Communication et de la Culture, Gascar Fenosoa, a inauguré la semaine dernière l’illumination de l’esplanade, incluant également les jardins qui entourent le Palais de la Reine.
Plusieurs enjeux
L’objectif principal de cet éclairage des espaces extérieurs de ce haut lieu patrimonial est de renforcer la surveillance nocturne et la sécurisation du site afin de prévenir toute intrusion. Les parties prenantes ont également veillé à préserver l’authenticité et l’harmonie du paysage. C’est la raison pour laquelle les promoteurs ont privilégié de petits plots d’éclairage bas et discrets pour illuminer la cour royale. Le choix d’une solution solaire répond à de multiples enjeux, à commencer par l’autonomie énergétique des équipements, évitant ainsi la dépendance au réseau électrique et les lourds travaux de raccordement. Cet engagement écologique souligne la volonté commune des partenaires de conjuguer modernité et respect de l’environnement, comme cela a été rappelé lors de l’inauguration. Enfin, cette mise en lumière contribue à l’embellissement du site et participe à son attractivité touristique auprès des visiteurs nationaux et internationaux.
« Diriger un pays exige de regarder loin vers l’avenir », a soutenu l’ancien président Hery Rajaonarimampianina, samedi, à Itaosy.
« Diriger un pays exige de regarder loin vers l’avenir », a soutenu l’ancien président Hery Rajaonarimampianina, samedi, à Itaosy.
Clôturant le congrès du HVM à Itaosy, Hery Rajaonarimampianina a plaidé pour l’État de droit, les libertés et une vision à long terme pour Madagasikara, appelant les militants HVM à l’action.
L’atmosphère était singulière, samedi dernier à Itaosy, à l’occasion de la clôture du congrès provincial du parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) pour Antananarivo. Rassemblant les militants de la première heure ainsi que plusieurs formations politiques alliées, cet événement a surtout été marqué par le discours tant attendu de l’ancien président de la République, Hery Rajaonarimampianina. Une tribune de choix pour l’ancien chef de l’État afin de réaffirmer les grands axes de la vision de son parti pour l’avenir de la Grande île.
Fisandratana 2030. Devant une foule attentive, l’ancien locataire d’Iavoloha n’a pas manqué de rappeler la genèse de son engagement programmatique : « Diriger un pays exige de regarder loin vers l’avenir. C’est précisément la raison pour laquelle nous avons conçu et proposé le Fisandratana 2030, une vision de développement durable taillée sur mesure pour répondre aux besoins profonds de la nation et du peuple malgache. Nous ne devons jamais céder au découragement, car je demeure convaincu qu’un réel espoir subsiste pour Madagascar, et je crois fermement que notre pays finira par se relever », a-t-il déclaré avec conviction, suscitant l’adhésion de ses partisans.
Cohésion. Au-delà du bilan et des perspectives économiques, le leader du HVM a également insisté sur les urgences démocratiques du moment, exhortant les autorités et les forces vives de la nation à préserver les acquis fondamentaux : « J’appelle solennellement au respect de l’État de droit et à sa défense indéfectible, ainsi qu’à la garantie de toutes les libertés que nous revendiquons de longue date, qu’il s’agisse de l’exercice politique, de l’entrepreneuriat ou de la liberté de circulation. » Insistant sur la nécessité absolue d’apaiser le climat sociopolitique national, l’ancien président a encouragé la jeunesse tout en lançant un appel pressant à la cohésion : « Nous incitons les jeunes à s’engager, tout en veillant constamment à préserver la quiétude publique. Notre patrie a impérativement besoin de stabilité, et plus encore, d’une stabilité durable pour amorcer un véritable développement. » Enfin, s’adressant directement à sa base militante, Hery Rajaonarimampianina a conclu sur une note de mobilisation générale. « J’encourage les membres du parti à prendre leurs responsabilités, à se dresser avec courage. Une concertation nationale aura lieu : débattez, discutez-en. Car les grands desseins ne se réalisent point par de simples discours, mais par des actes concrets », a-t-il conclu.
Samedi dernier, le gouvernement malgache a procédé à deux nominations stratégiques au sein de son corps diplomatique. L’ancien président du Sénat et chef de l’État par intérim, Rivo Rakotovao, a été officiellement nommé ambassadeur de Madagascar auprès du Royaume de Belgique et de l’Union européenne. Il succède à Jean Omer Beriziky et aura pour mission cruciale de réchauffer les relations bilatérales, plombées notamment par un vieux différend financier concernant l’indemnisation d’une société belge victime des événements de 2009. Ce dossier délicat vient toutefois de trouver une issue favorable à la suite des récentes négociations menées lors d’un déplacement présidentiel.
De son côté, Georget Mandehatsara prend la tête de l’ambassade de Madagascar en Inde, avec résidence à New Delhi. Cet ancien ministre de la Transition et ex-préfet met fin à une longue période d’intérim, assurée par des chargés d’affaires depuis plus de dix ans au sein de cette représentation créée en 2008. À travers ces choix, l’Exécutif mise résolument sur des profils aguerris pour redynamiser la présence de la Grande île sur la scène internationale, tant auprès de son partenaire européen clé qu’en Asie. Les deux diplomates s’apprêtent à prendre leurs fonctions respectives dès les prochaines semaines.
Herilaza Imbiki soutient l’adoption d’un « accord politique national »
Herilaza Imbiki soutient l’adoption d’un « accord politique national »
Magistrat de carrière et juriste de formation, Herilaza Imbiki appelle à dépasser le simple remplacement des dirigeants ou des institutions pour engager une transformation en profondeur de l’État malgache.
Face à la situation politique actuelle, Herilaza Imbiki livre une lecture qui dépasse le seul calendrier électoral. À ses yeux, Madagascar ne pourra rompre avec le cycle des crises successives qu’en s’attaquant aux causes structurelles de l’instabilité. « La véritable refondation de Madagascar ne devrait pas être seulement un changement de dirigeants ou d’institutions », estime-t-il. Elle doit, selon lui, « tirer les leçons des crises successives et reconstruire durablement l’État, la démocratie, la justice, l’économie et la confiance entre les citoyens et les institutions ».
Première leçon avancée par le magistrat : la stabilité politique ne peut pas reposer sur la personnalité d’un dirigeant. Les institutions doivent être suffisamment solides pour fonctionner indépendamment « des personnalités et des rapports de force du moment ». Cette consolidation institutionnelle suppose notamment de revoir l’équilibre entre la Présidence de la République, le gouvernement et le Parlement. Herilaza Imbiki préconise ainsi de renforcer réellement le rôle du Parlement dans le contrôle de l’action gouvernementale, de garantir l’indépendance de la justice et de renforcer les mécanismes de contrôle constitutionnel.
Il estime également nécessaire de clarifier les conditions de dissolution et de changement des institutions, tout en mettant en place des mécanismes efficaces de lutte contre les conflits d’intérêts et la corruption. À cela doit s’ajouter, selon lui, une professionnalisation durable de l’administration publique. L’objectif, selon Herilaza Imbiki, est de « faire en sorte que l’État fonctionne au-delà des changements de personnes au sommet ».
« Une élection ne suffit pas nécessairement à résoudre une crise politique », a affirmé Herilaza Imbiki. Pour être véritablement une « élection de sortie de crise », elle doit être préparée par un processus « consensuel, inclusif et transparent », avec des garanties acceptées par les principaux acteurs, a-t-il avancé. Dans cette perspective, le fichier électoral devient une question centrale, estime-t-il. « Le fichier électoral est une question de confiance nationale », souligne Herilaza Imbiki. Il plaide pour sa refonte, son audit indépendant et une gestion transparente.
Données électorales. Son approche repose sur l’établissement d’un « pacte national » pour des élections crédibles. Ce pacte devrait notamment, selon Herilaza Imbiki, prévoir l’audit et la refonte du fichier électoral, une réforme consensuelle du Code électoral, ainsi qu’un renforcement de l’indépendance et de la crédibilité de la CENI. La transparence du financement des campagnes, le contrôle indépendant des résultats et la mise en place de mécanismes rapides de règlement des contentieux figurent également parmi ses propositions. Il insiste par ailleurs sur la nécessité d’une participation effective des partis politiques et de la société civile. Les élections des chefs de fokontany devraient également être transparentes, tandis que l’observation nationale et internationale devrait être encouragée. Et toutes les données électorales essentielles, selon toujours Herilaza Imbiki, devraient être publiées de manière accessible au public.
Dans le contexte actuel, le dialogue national occupe également une place centrale dans la réflexion du magistrat. Mais Herilaza Imbiki met en garde contre un dialogue qui se limiterait à une succession de réunions. Le Dinika Fakankevitra, estime-t-il, doit devenir « un véritable instrument de décision ». Il devrait déboucher, selon cet ancien ministre, sur des résultats précis et mesurables, dont « un accord politique national, un calendrier électoral consensuel, une feuille de route institutionnelle et un ensemble de réformes électorales ». À cela devraient s’ajouter des garanties de sécurité et de liberté politique, ainsi qu’un mécanisme de suivi associant les différentes forces politiques.
L’Office des Mines Nationales et des Industries Stratégiques (OMNIS) supervise la recherche et l’éventuelle exploitation du bloc 3102 à Bemolanga (district de Morafenobe, région Melaky). Le sous-sol renferme des réserves considérables estimées à 2,85 milliards de barils de sable bitumineux, dit grès bitumineux. Contrairement au site voisin de Tsimiroro, où l’on extrait de l’huile lourde à moindre coût, Bemolanga exige un processus d’extraction plus lourd et plus technique. Seuls 5,5 % de ce volume peuvent être transformés en goudron pur exploitable.
Impact environnemental. Dans la dynamique de valorisation des richesses nationales, un projet pilote est concrétisé sur le terrain. Sur un tracé d’environ 1,4 km, 500 mètres de route seront revêtus grâce au goudron issu du sable de Bemolanga. Le directeur général de l’OMNIS, le général Tsilavonjato Honoré Andriantaolo, rappelle que des techniciens de l’Office mènent depuis des mois des études d’impact environnemental rigoureuses. L’institution balaie ainsi les intoxications circulant sur les réseaux sociaux, rappelant que la transformation requiert une séparation technique de l’huile et du bitume, ainsi que l’adjonction d’additifs spécifiques.
Viabilité technique. Ce test préalable est indispensable pour statuer sur la viabilité technique et économique du projet. L’OMNIS s’entoure de garanties scientifiques avant d’envisager tout partenariat avec de futures compagnies. Si les résultats s’avèrent concluants, l’exploitation se concrétisera à travers un Contrat de Partage de Production (CPP), assurant une gestion souveraine au profit des Malgaches. L’Office salue l’audace politique du pouvoir en place et remercie le ministère des Travaux publics, le Fonds routier, les forces de l’ordre ainsi que la population locale pour leur soutien indéfectible dans cette initiative d’envergure.
La capitale arménienne accueillera, du 23 juillet au 1er août 2027, la 10e édition des Jeux de la Francophonie. Pour ce grand rendez-vous qui réunira sport et culture, plusieurs sites emblématiques d’Erevan et de sa région ont été retenus pour accueillir les compétitions et les activités culturelles.
Erevan se prépare à vivre au rythme des Jeux de la Francophonie. Pour cette édition 2027, les organisateurs ont choisi de répartir les différentes disciplines dans plusieurs infrastructures sportives, mais également dans des lieux emblématiques de la capitale arménienne.
Le breaking investira notamment la place de la Liberté et l’Opéra, tandis que le complexe sportif Karen Demirchian accueillera les épreuves de judo et d’haltérophilie. La Maison des échecs, lieu incontournable pour cette discipline en Arménie, sera naturellement dédiée aux compétitions d’échecs.
La place de la République sera également au cœur de l’événement avec le basket 3×3 et le basket-fauteuil 3×3. L’athlétisme et le parathlétisme se dérouleront au stade Hrazdan, l’une des grandes enceintes sportives d’Erevan. Le Centre de gestion du sport accueillera, de son côté, le tennis de table.
Pour le football, les rencontres seront réparties entre les terrains d’Abovyan et ceux d’Urartu. Cette répartition permettra ainsi aux différentes délégations de découvrir plusieurs facettes de la capitale et de ses environs.
Culture
Au-delà du sport, la culture occupera une place importante dans cette 10e édition. Peinture, photographie, sculpture, danse de création, littérature, chanson, contes et création numérique figurent au programme. Le théâtre et la jonglerie avec ballon viendront compléter cette programmation culturelle.
Avec ces différents sites, les Jeux d’Erevan ambitionnent de réunir sport, culture et échanges entre les jeunes de la Francophonie. Pour les délégations participantes, le rendez-vous de 2027 constituera également une nouvelle occasion de faire vivre les valeurs de solidarité, de dialogue et de partage portées par les Jeux de la Francophonie.
L’Arménie s’apprête ainsi à faire de sa capitale un véritable carrefour de la jeunesse francophone, où la performance sportive côtoiera la créativité artistique et les rencontres entre les cultures. Madagascar, pays membre à part entière de l’Organisation internationale de la Francophonie, n’a jamais manqué une édition des Jeux de la Francophonie. La délégation malgache fera désormais partie des participants à Erevan.