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vendredi, octobre 16, 2026
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INJET : Les trois comptes bancaires de la société d’Andry Rajoelina saisis et vidés

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Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison préside désormais le Conseil des ministres de l’ESAAMLG.

La société de l’ex-Président risque de faire face incessamment à des difficultés pour payer ses charges sociales ainsi que les salaires de ses employés.

Scandale sur scandale. Énième dossier louche et/ou chaud qui risque de ternir davantage l’image du régime de la Refondation. De source concordante, les tenants du pouvoir auraient pris la décision de geler les comptes bancaires de la société INJET. D’après les informations, cette société appartenant à l’ancien Président Andry Rajoelina ferait actuellement l’objet d’une enquête judiciaire dans le cadre de l’affaire des tables-bancs impliquant l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Sahondrarimalala Marie Michelle. Reste à savoir si ce gel de comptes est lié à cette procédure judiciaire. Les faits se seraient déroulés la semaine dernière. Selon notre source, trois comptes de la société INJET auraient été concernés par cette initiative. Mais ce qui intrigue les observateurs, c’est que le gel en question n’a duré que quelques heures car, ayant été bloqués dans la matinée, les comptes ont été rouverts dans l’après-midi. Mais, bizarrement, les trois comptes ont tous été vidés complètement. Les responsables d’INJET auraient découvert, après cette suspension temporaire, qu’il n’y avait plus aucun solde et que tout l’argent de la société s’est volatilisé comme par magie. Pour l’heure, nous n’avons obtenu aucune information concernant le montant exact de la somme d’argent qui a été saisie. D’autant plus qu’à ce jour, aucune communication officielle n’a été faite, ni de la part des autorités judiciaires ni de la part de la société concernée. Notre source a toutefois laissé entendre que c’est l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (ARAI), à la demande du Pôle anti-corruption d’Antananarivo, qui aurait réalisé cette opération contre la société de la famille Rajoelina. Nul n’ignore pourtant qu’INJET a été créée par Andry et Mialy Rajoelina en 1999, c’est-à-dire bien avant l’époque où l’ancien Président a fait ses débuts en politique.

Zéro ariary. En tout cas, transparence et clarification sont de mise dans cette affaire afin de lever toute suspicion de règlement de comptes politique car bon nombre d’observateurs estiment qu’il s’agit d’une démarche visant l’élimination politique de l’ex-Président. Car, à en croire notre source, pour le moment, la société INJET n’a fait l’objet d’aucune enquête judiciaire ni même d’aucune convocation auprès d’un officier de police judiciaire. Aucun jugement n’a non plus été prononcé à son encontre. À titre de comparaison, pour ce qui est du cas des sociétés appartenant à l’opérateur économique Mamy Ravatomanga, la décision de gel de tous les comptes ouverts à son nom a été prononcée par la juridiction de premier degré du Pôle anti-corruption (PAC) le 12 novembre 2025. Avec zéro ariary sur ses comptes, INJET risque de rencontrer incessamment des difficultés pour payer les charges sociales de la société ainsi que les salaires de ses employés. Outre le volet politique, il faudrait s’attendre aussi à des répercussions socio-économiques. Faut-il rappeler qu’en créant INJET et DOMAPUB, l’ancien Président Andry Rajoelina est considéré comme le pionnier dans le domaine de la publicité, de la technologie de l’impression numérique et de l’affichage grand format à Madagascar. C’est ce qui lui avait permis de remporter le Trophée du jeune entrepreneur, organisé par la Société BNI en 2003. À l’allure où vont les choses, INJET risque de devenir une énième société typiquement malgache détruite pour des raisons politiques.

Davis R

ACM : Menace de grève dès ce mercredi

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Les employés de l’Aviation Civile de Madagascar (ACM), affiliés au syndicat, annoncent une possible entrée en grève dès ce mercredi. Une décision qui pourrait perturber le fonctionnement de l’établissement si elle est confirmée. Selon les représentants syndicaux, ce mouvement fait suite aux différends qui les opposent à la direction générale. Les employés dénoncent notamment un climat de travail qui se serait dégradé au cours des dernières semaines. Les syndicalistes indiquent que certains employés feraient l’objet de pressions morales et d’actes d’intimidation de la part de la direction. Ils estiment que ces pratiques rendent les conditions de travail de plus en plus difficiles et demandent des mesures pour mettre fin à cette situation. Le syndicat réclame ainsi des solutions permettant de désamorcer les tensions au sein de l’ACM.

Auditions au BIANCO. Quinze employés, membres du syndicat, ont été convoqués et entendus au Bureau indépendant anticorruption (BIANCO), dans le cadre d’une affaire portant sur une suspicion d’usage de faux diplômes au sein de l’établissement. Les représentants syndicaux considèrent que ces auditions interviennent dans un contexte déjà tendu. Ils maintiennent leur décision d’engager un mouvement de grève en l’absence de solution. Une concertation pourrait toutefois permettre d’éviter le déclenchement du mouvement. Reste désormais à attendre l’évolution de la situation d’ici mercredi.

Nadia R.

Diplomate malgache : Un livre blanc de la politique étrangère en gestation

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Les participants à l’ouverture des assises sur la diplomatie malgache, hier, à Anosy.
Les participants à l’ouverture des assises sur la diplomatie malgache, hier, à Anosy.

Les consultations nationales sur la diplomatie malgache tentent d’apporter des réponses à la question liée à la place de Madagascar dans le nouvel ordre mondial.

Lancées hier, 7 septembre, à Antananarivo, les cinq tables rondes programmées jusqu’au 11 septembre doivent servir de laboratoire de réflexion pour l’élaboration du futur Livre blanc de la politique étrangère de Madagascar. Le chantier est ouvert. Et l’ambition affichée est claire. Il s’agit de doter Madagascar d’une vision diplomatique à la hauteur des bouleversements internationaux. La première table ronde, consacrée à la « Vision stratégique et positionnement international de Madagascar », a été ouverte par la ministre des Affaires étrangères, Alice N’Diaye. Elle marque le début d’un processus de consultation qui doit culminer avec les assises nationales de la diplomatie malgache.

Le futur Livre blanc, selon les organisateurs, doit surtout permettre de sortir d’une diplomatie au fil des circonstances pour aller vers une politique étrangère davantage structurée, lisible et cohérente. Le contexte international impose cette réflexion. Les rapports de force se déplacent, les équilibres géopolitiques se recomposent et les rivalités stratégiques s’intensifient. À ces mutations s’ajoutent des défis devenus incontournables, notamment le changement climatique, la sécurité énergétique, la transition numérique et la compétition pour l’influence. Dans ce nouvel échiquier, l’océan Indien constitue un espace stratégique de premier plan. Madagascar, par sa position géographique, ne peut rester en marge de ces dynamiques. La ministre des Affaires étrangères a ainsi défendu l’idée d’une diplomatie capable de conjuguer souveraineté, identité nationale et ouverture internationale. « Une diplomatie qui puiserait dans les valeurs de Fihavanana et de Firaisankina, tout en assumant pleinement les intérêts stratégiques de Madagascar », dit-on.

La démarche des assises entend également élargir le cercle des acteurs de la politique étrangère. La diaspora, la jeunesse, les universités, le secteur privé et la société civile sont appelés à participer à la réflexion. L’idée est de faire de la future doctrine diplomatique un produit de la réflexion nationale, affirme-t-on, et non le seul résultat d’un exercice administratif. Le calendrier de cette semaine de consultations traduit cette volonté de couvrir l’ensemble des dimensions de la politique étrangère. Après la vision stratégique et le positionnement international, les discussions se poursuivront aujourd’hui, 8 septembre, autour de la diplomatie économique, du développement durable et de l’attractivité internationale. Demain, 9 septembre, les débats s’élargiront à la diplomatie territoriale, à la diaspora, à la culture, à la science et au rayonnement international. Le 10 septembre, la question de la souveraineté, de la sécurité nationale et de la gouvernance internationale sera au centre des échanges. Enfin, le 11 septembre, la dernière table ronde s’intéressera à la modernisation de la diplomatie malgache face à la géopolitique mondiale.

Rija R.

Ola-tany Mandrosoa Ivato : Didim-pitsarana raikitra, saingy tsy tanteraka ny fandravana

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Efa ho 30 taona izao no nitohy teny anivon’ny fitsarana ny ady tany iray mahakasika tany mirefy 1 ha mahery ao Mandrosoa Ivato. Araka ny fanazavan’ireo mpividy, novidian’izy ireo tamin’ny olona iray io tany io, saingy tat? aoriana dia nisy olona hafa nilaza ho tompony. Nanomboka teo ny fifanolanana ka niakatra teny amin’ny ambaratonga samihafa teo anivon’ny fitsarana. Araka ny fanazavana nomen’i Rakotonirina Angelo, iray amin’ireo mpividy, dia efa nisy didim-pitsarana raikitra nivoaka momba ity raharaha ity. Nilaza izy fa nandresy tamin’ireo dingana maro nandalovan’ny raharaha izy ireo, ary ny Fitsarana Tampony no namoaka ny didy farany izay manome rariny azy ireo. “Efa tonga tany amin’ny PIL ny raharaha ary nandresy izahay. Ny mahagaga anefa dia ny Fitsarana Tampony no namoaka ny PIL, kanefa ny fitsarana ambaratonga voalohany indray no nanafoana izany didy izany. Hitanay fa tsy ara-dalàna izany ka voatery nampiakatra fitsarana izahay ary mbola nandresy,” hoy i Rakotonirina Angelo. Nambarany fa nivoaka ihany koa ny didy manome alalana ny fandravana ireo trano sy fanesorana ireo zavatra mipetraka eo amin’ilay tany, ho fanatanterahana ny didim-pitsarana. Araka ny fanazavan’ilay mpividy, nokasaina hotanterahina ny Alatsinainy 20 Aprily 2026, nanomboka tamin’ny 5 ora maraina, ny fandravana ireo trano eo amin’ilay toerana. Efa nomanina ny fanatanterahana izany ary efa voaloa, araka ny filazany, ny vola ilaina amin’ny asa. Ny alahady alina, ora vitsy monja talohan’ny fotoana voatondro hanaovana ny fandravana, dia nampandre azy ireo anefa ny vadintany fa nahazo antso avy amin’ny mpitsara izy, ka nisy baiko tsy hanatanterahana indray ny didim-pitsarana. “Efa ho avy hanao ny fandravana izahay no nisy baiko avy amin’ny mpitsara nanakana anay sy ny vadintany tsy hanatanteraka izany didy izany. Io indrindra no olana,” hoy hatrany i Rakotonirina Angelo. Araka ny fanazavany, didy nivoaka avy amin’ny Fitsarana Tampony no nokasaina hampiharina, saingy voasakana tamin’ny ora farany ny fanatanterahana azy. Manoloana izany toe-javatra izany, manao antso avo amin’ny Filohan’ny Fanavaozana ny Repoblika ireo milaza fa tompon’ny tany, mba hijery akaiky ny raharaha sy hahitana ny marina ary ny rariny. Milaza izy ireo fa efa nandresy tamin’ny dingana maro teny amin’ny fitsarana ary manana didim-pitsarana raikitra manamarina ny maha-azy ireo ilay tany. Ny fanontaniana mipetraka ankehitriny, hoy izy ireo, dia ny amin’ny antony nahatonga ny fanatanterahana ilay didim-pitsarana ho voasakana tamin’ny ora farany.

Yv Sam

Le Glacier : Chantal en mode « michaondraondra »

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Le temple de la nuit tananarivienne s’apprête à accueillir Chantal. Elle investira la scène du Le Glacier Analakely le vendredi 11 septembre pour un cabaret tropical qui s’annonce très rythmé. Portée par une ascension fulgurante, la chanteuse confirme son statut d’attraction pop-tropicale. C’est principalement avec son titre phare, « Michaondraondra », que Chantal regagne l’intérêt du grand public. Le morceau fait sensation : il accumule les vues sur les plateformes de musique, alimente les tendances sur les réseaux sociaux, notamment TikTok et Facebook, et tourne en boucle sur les petits écrans de la capitale. Pour ce rendez-vous du 11 septembre, l’artiste promet de restituer sur scène toute l’énergie qui fait le succès de ses clips. Les amateurs de musique tropicale et les noctambules d’Analakely auront l’occasion de découvrir ses compositions en live et de reprendre en chœur son refrain devenu viral. Le rendez-vous est pris pour une soirée où la cadence tropicale promet d’animer le centre-ville jusqu’au bout de la nuit.

Zo Toniaina

Musique : Basta Lion dénonce le « dirty system »

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Le lion n'arrête pas de rugir.
Le lion n’arrête pas de rugir.

Lui, il ne cesse d’ébahir ses aficionados. Il a dévoilé Dirty system la semaine dernière. Un son avec des textes pointus, tranchants. Le lion a surgi et a craché ce qu’il avait dans le cœur. Basta Lion n’écrit pas que du Colombian. Cette fois-ci, il n’a pas fait bouger des « poom-poom ». Dirty system fait lever le poing, conscientise la jeunesse du ghetto sur ce qui se passe dans le pays depuis longtemps. Oui, les paroles que sort le raggaman ont été mûrement réfléchies. Dans sa chanson, le poète urbain rappelle, d’une manière aiguisée, que le système politique doit être révisé. « Le moment est venu pour raconter la vraie histoire », chantonna-t-il dans son couplet. L’artiste sous-entend que les récits historiques véridiques sont dissimulés par les détenteurs du pouvoir, notamment les hauts dignitaires, « les bourgeois ». Basta n’en est pas à sa première fois. Dans ses titres antérieurs, le rastaman a déjà soulevé d’une façon assez subtile l’égocentrisme de ces hommes en costard, qu’il qualifie de « Babylon ». Effectivement, Dirty system n’a pas laissé indifférents les followers, les stars des réseaux sociaux. Saylo Samir, créateur de contenu siégeant à Antsiranana, a réagi en publiant sur son mur : « Si tous les artistes suivent les pas de Basta Lion, en écrivant un texte similaire, ceux qui contrôlent le système seront avisés. Il y aura peut-être un changement. Basta Lion est vraiment un artiste intercontinental ». Quant au rappeur Fléau Pit, il salue la bravoure du prince du dancehall. « Peu de textes engagés comme celui-ci. Il nous faut ce genre de plume pour faire bouger les choses », a-t-il signalé. Aux paroles crues, sans détour, voulant l’équilibre régional, l’autonomie des faritra, la vidéo musicale exprime aussi cette revendication identitaire. Réalisé par Jc Visuel Studio, le script marie la tradition, illustrée par les figurants vêtus de lambahoany, et le moderne. Ce qui prouve la complicité entre l’artiste et le metteur en scène. Les propos et les images sont en parfait accord. Depuis le début de sa carrière, Basta Lion est loin d’être ces chanteurs qui caressent dans le sens du poil. D’ailleurs, il l’a dit dans l’une de ses chansons : « fotsiko aminao izay négatif », littéralement : « Je te dévoile tout ce qui ne va pas ». Une phrase devenue un terme dans les quartiers périphériques pour dire : « La vérité, rien que la vérité ». En somme, la sortie de Dirty system a permis au lion à la crinière dreadlock de voir fléchir sa popularité. D’autre part, il a encore affirmé qu’il n’est pas là que pour faire déhancher. Il veut casser ce cliché. Sa vision est encore plus loin.

Iss Heridiny

Ils ont fait le buzz

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Tananarive, Antananarivo, la ville des milles et une peurs.
Tananarive, Antananarivo, la ville des milles et une peurs.

Plaidoyer pour « Tana »… Tananarive encaisse ce que « Facebook » déverse de plus morbide depuis au moins cinq mois. Meurtres, enlèvements, justice populaire, accidents de la route, etc. Le sang et la terreur marquent des lieux et des quartiers de la Ville des Mille. Que reste-t-il des vestiges de cette capitale appelée à être ville-monde ? De son bon vivre, de sa dynamique culturelle et intellectuelle, de son cachet historique… Deviendra-t-elle une « cité zombie », avec des habitants n’y ressentant aucun sentiment d’appartenance ? Ou bien la dynamique générationnelle se fait-elle, cette fois-ci, plus douloureuse ? Plus en phase avec cette société mondialisée en perpétuelle mutation, où les faibles, les vulnérables et les inadaptés sont dévorés par les loups et délaissés par les chiens de berger. Tananarive ne servira-t-elle, d’ici une génération, que d’aimant à pauvreté ? Avec un exode rural sans horizon, voué à s’offrir à l’indifférence numérique et au non-lieu « psychologique ». Les ingrédients des crimes perpétrés par des jeunes « déshumanisés » et déboussolés, comme Sitraka et sa clique. Une ville avec un capital sympathie digne des grandes métropoles ; le business informel, qui occupe la majorité des actifs, renforce cela, mais une ville dépourvue d’empathie, jusqu’à vouloir effacer l’autre. Un petit salut au passage aux lèche-bottes, aux faux « culs » et aux experts du commérage dans les bureaux. Que restera-t-il de cette ville ? Des stigmates d’un passé meurtrier. La « fierté incrédule » des riverains, pour montrer le lieu où le cadavre d’un gosse a été trouvé dans leur quartier. L’oubli que le sang a coulé abondamment et que la douleur des familles restera attachée pour longtemps à Tananarive. Pauvre cité, où les vrais tananariviens et tananariviennes sont désormais une « race » gazéifiée, au discours inaudible. La tendance actuelle à la nostalgie se comprend mieux, une niche pour les tourneurs. Sera-t-elle un garde-manger pour le « Jésus business » ? Le business au raccourci le plus élémentaire. Pauvre cité, ainsi est ce plaidoyer des « Mille ».

Maminirina Rado

« Passerelle » : Immersion dans l’univers de Richianny Ratovo et Édouard Rajaona en une exposition

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Aujourd’hui, la Galerie IFM ouvre ses portes à l’exposition « Passerelle », une rencontre artistique entre Richianny Ratovo et Édouard Rajaona. Deux univers, deux époques, mais une même volonté : donner corps à l’essence de la peinture malgache.

Richianny Ratovo, plasticienne contemporaine, travaille la lumière et la matière comme des territoires de mémoire. Ses toiles vibrent d’une énergie qui capte l’instant et le transforme en résonance. Face à elle, Édouard Rajaona, figure majeure du XXe siècle, laisse transparaître la densité du granite et la poésie de l’air. Ensemble, leurs œuvres ne s’opposent pas : elles dialoguent, se répondent et esquissent un pont entre tradition et modernité.

« Passerelle » se veut un espace de résonance où chaque toile devient un pont entre deux époques, deux générations et deux visions, entre matière et rêve.

Elle interroge la filiation artistique, la transmission d’un imaginaire qui se réinvente sans cesse. Chaque toile devient un miroir inversé, révélant deux mondes asymétriques qui trouvent leur équilibre dans la rencontre.

Le vernissage, prévu ce soir à 18h, promet un moment d’échanges vibrant, où l’art se fait langage universel et mémoire vivante.

Hanitra Andria

Volley – Jubilé 50 ans : Clarisse Randrianilana élevée au rang de chevalier

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Chevalier de l’ordre national pour Clarisse Randrianilana.
Chevalier de l’ordre national pour Clarisse Randrianilana.

Clarisse Bakoly Harisoa Randrianilana, ancienne internationale et ex-présidente de la Fédération malgache de volley-ball, a fêté ses cinquante années de dévouement au ballon volant, ce week-end, au gymnase d’Ankatso. À cette occasion, elle a été décorée chevalier de l’ordre national, une distinction qui vient couronner un parcours hors du commun. La cérémonie, placée sous le haut patronage du président de la Refondation de la République, le colonel Michaël Randrianirina, a été marquée par la présence du haut conseiller Rampanarivo Thierry, représentant le chef de l’État. Sa présence constante durant les deux jours de célébration a donné un éclat particulier à l’événement, aux côtés des promotions de Clarisse venues honorer ce demi-siècle au service du volley-ball malgache. Émue, Clarisse a confié : « Je suis heureuse car ce premier jubilé d’or s’est déroulé avec succès. Cela faisait longtemps que je rêvais de l’organiser et aujourd’hui, il est devenu réalité. Je remercie Dieu, ainsi que le président de la Refondation et son haut conseiller, pour m’avoir honorée de la distinction de chevalier de l’ordre national. Nous envisageons de poursuivre la célébration à Antsirabe, selon la disponibilité des clubs invités. Tant que je suis en vie, je resterai au service du volley-ball ». Le jubilé a été ponctué d’un tournoi de volley réunissant clubs et jeunes talents, symbole d’une relève encouragée par les valeurs de travail, de discipline et de solidarité. Fondatrice de l’école KOLO Volley, Clarisse rappelle que la réussite sportive repose autant sur la formation et l’encadrement que sur la force mentale.

Heriniaina Samson

Rugby – XXL Top 12 : COSFA sacré champion sur le fil, 26-25

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Les militaires sacrés champions de Madagascar. (Photo : Nary Ravonjy)
Les militaires sacrés champions de Madagascar. (Photo : Nary Ravonjy)

Le Stade Makis a vécu une finale de haute intensité ce dimanche, où le Cosfa a arraché le titre du XXL Top 12 face à l’Uscar sur le score serré de 26-25. Entre essais spectaculaires, pénalités manquées et suspense jusqu’au bout, les militaires ont su s’imposer dans un duel haletant. Une victoire dédiée à la mémoire de leur ancien coach Rija, symbole d’un rugby malgache en pleine effervescence.

Le Stade Makis Andohatapenaka était en effervescence, ce dimanche, lors de la grande finale du Championnat de Madagascar XXL Top 12. Devant une foule de spectateurs passionnés, le Cosfa a arraché la victoire face à l’Uscar de la commune urbaine d’Antananarivo sur le score serré de 26 à 25. Un duel haletant où chaque minute a compté. Dès la 2e minute, l’Uscar a ouvert le compteur par un essai non transformé, avant d’aggraver l’écart grâce à une pénalité à la 9e minute. Mais les militaires, portés par la précision de Zinot, ont renversé la tendance avec deux pénalités et un drop, reprenant l’avantage 9-8. Les protégés de Razily ont ensuite inscrit un essai non transformé, portant le score à 14-8. Juste avant la pause, l’Uscar a réduit l’écart à 15-14 grâce à un nouvel essai. Au retour des vestiaires, l’intensité est montée d’un cran. L’Uscar a pris les devants avec un essai transformé, menant 25-20. Mais la discipline et la ténacité du Cosfa ont fait la différence : deux pénalités réussies ont scellé le sort du match, offrant aux militaires le titre national. Les occasions manquées – trois pénalités ratées – auraient pu coûter cher, mais la solidarité de l’équipe a permis de tenir jusqu’au bout. « Merci à l’Uscar pour cette belle opposition. Cette victoire est aussi un hommage à notre ancien coach Rija, disparu en juillet 2025. Nous avions fait le défi de lui offrir ce trophée. Repose en paix, coach, le titre est pour toi », a déclaré avec émotion l’entraîneur Razily du Cosfa. De son côté, Coco, coach de l’Uscar, a reconnu les failles de son équipe : « Nous avons manqué de conservation de ballon et concédé deux cartons jaunes. À ce niveau, chaque erreur se paie cash ».

En lever de rideau, le match pour la troisième place a opposé le CEA Andranomanalina au FTM Manjakaray. Menés 22-14 à la pause, les joueurs du CEA ont renversé la situation en seconde période pour s’imposer 56-49, confirmant leur statut de club redoutable. Cette finale du XXL Top 12 restera comme l’une des plus disputées de ces dernières années, symbole d’un rugby malgache en pleine effervescence.

Heriniaina Samson