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vendredi, octobre 16, 2026
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Football – CAF Interclubs : CFFA réussit son entrée, FC Rouge en difficulté

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Entrée réussie du CFFA en Ligue des champions de la CAF.
Entrée réussie du CFFA en Ligue des champions de la CAF.

Un week-end décisif pour les représentants malgaches en compétitions africaines. Le CFFA a signé une victoire convaincante 2-0 face au Lijabatho FC en Ligue des champions de la CAF, tandis que le FC Rouge s’est incliné sur le même score contre les Red Arrows en Coupe de la CAF. Deux résultats contrastés qui ouvrent la voie à des matchs retour décisifs pour l’avenir du football malgache sur la scène continentale.

Le football malgache a vécu un samedi contrasté sur la scène africaine. Engagés dans les compétitions interclubs de la CAF, le CFFA Andoharanofotsy et le FC Rouge ont connu des fortunes diverses lors de leurs matchs aller du premier tour préliminaire. À Maurice, le CFFA a signé une victoire précieuse en Ligue des champions face au Lijabatho FC du Lesotho. Après une première période verrouillée, les Malgaches ont trouvé la faille à l’heure de jeu grâce à Gone, avant que Fitahiana ne scelle le succès dans le temps additionnel (90+3). Score final : 2-0. Un résultat qui place le CFFA en position favorable avant le retour prévu le 12 septembre au Dobsonville Stadium, en Afrique du Sud. Avec deux buts d’avance, les champions de Madagascar disposent d’un matelas stratégique, mais devront rester vigilants face à un adversaire qui n’a pas dit son dernier mot.

FC Rouge (en noir) s’incline 2-0 face aux Red Arrows du Lesotho en Coupe de la CAF.

Pendant ce temps, à Ndola, le FC Rouge a connu une soirée plus compliquée en Coupe de la CAF. Opposés aux Red Arrows, les Malgaches ont résisté en première période avant de céder sur une tête d’Eliya Mandanji à la 39e minute. En seconde période, Alassane Diarra a doublé la mise (57e), scellant la victoire zambienne (2-0). Les joueurs du FC Rouge ont exprimé leur frustration face à un arbitrage jugé sévère, notamment après une main flagrante non sanctionnée dans la surface adverse. Malgré cette défaite, l’espoir reste intact. Le match retour, prévu le 13 septembre au Côte d’Or National Sports Complex, à Maurice, sera décisif. Le FC Rouge devra s’imposer par trois buts d’écart pour espérer renverser la situation et décrocher son billet pour la phase suivante. « Le FC Rouge s’est incliné 2-0 face aux Red Arrows. Nous avons constaté nos lacunes, notamment l’avantage de l’adversaire, qui possède déjà l’expérience des phases de groupes africaines. Leur vécu a fait la différence. De notre côté, certains joueurs ont montré de la crainte, hésitant à prendre leurs responsabilités, ce qui a altéré la qualité de notre jeu. En seconde période, après de nouvelles consignes, l’équipe a affiché un meilleur visage et a produit des choses positives. Certes, nous avons perdu ce match aller à l’extérieur, mais rien n’est terminé. Nous avons encore la possibilité de renverser la situation lors du retour à Maurice. Notre objectif n’est pas seulement de gagner, mais bien d’obtenir la qualification pour le deuxième tour préliminaire », explique Fenosoa Ratolojanahary, entraîneur du FC Rouge. De son côté, le capitaine Ismaël Martin a tenu à saluer l’adversaire : « Nous félicitons les Red Arrows pour leur victoire lors de ce match aller. Notre principal défaut a été le manque de concentration sur le terrain, et l’on a aussi vu que c’était une première expérience africaine pour plusieurs de nos joueurs. Ils ont su s’imposer 2-0, mais nous croyons fermement en nos chances de réaliser une remontada 3-0 au retour. Nous donnerons tout pour aller chercher cette qualification ». Entre enthousiasme et désillusion, ces deux affiches traduisent la réalité du football malgache : un mélange de promesses et de défis, où chaque rencontre devient une bataille pour l’honneur national.

Heriniaina Samson

Kick-boxing : Dix nouveaux juges-arbitres certifiés

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Le corps arbitral du kick-boxing malgache s’est renforcé ce week-end. Après une semaine de formation intensive à l’ANS Ampefiloha, dix nouveaux juges-arbitres ont reçu leur attestation officielle, en présence de José Rafidison, président de la Fédération malgache de kick-boxing, de Voary Pierre, président de la ligue Analamanga, ainsi que des formateurs du corps arbitral. Cette cinquième promotion, baptisée « Mahery », regroupe des participants venus d’Analamanga, Antsirabe, Toamasina et Morondava. « Nous sommes tous des hommes et des femmes forts, neutres et impartiaux. Les formateurs nous ont transmis la matière première ; à nous, désormais, de la transformer en produit fini », a déclaré Adelino Dodoson, major de promotion. Mahery Randriamiarisoa, président du corps arbitral, a rappelé que cette formation, unique pour le mandat en cours, a permis d’aborder les lois et règles essentielles de la discipline. « Les stagiaires, déjà combattants ou coachs, ont assimilé 65% des enseignements grâce aux formateurs, le reste par leurs recherches personnelles. Les résultats aux examens montrent qu’ils sont prêts à officier. Ces jeunes, tous âgés de plus de 25 ans, pourront désormais assurer la relève sur le long terme », a-t-il souligné. Dès ce dimanche, les nouveaux juges-arbitres ont déjà été mobilisés lors d’une compétition à Antananarivo, preuve de leur intégration immédiate dans le circuit officiel.

Heriniaina Samson

RNS : Huit associations suspendues avant l’AG de La gouvernance de la RNS fait l’objet de vives contestations

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Huit associations suspendues, plus d’une vingtaine de personnes concernées et le président du Comité d’éthique écarté à quelques heures de l’AG.

Le torchon brûle au sein de la RNS. La décision du Conseil d’administration de suspendre huit associations a provoqué une nouvelle vague de contestations. Selon les associations concernées, cette mesure, prise le 28 août, ne leur aurait été notifiée que vendredi 4 septembre, soit la veille de l’AG du samedi 5 septembre. Une décision particulièrement sensible, puisque les associations affirment avoir confirmé leur participation à l’Assemblée générale, directement ou par procuration. Elles réfutent ainsi catégoriquement avoir refusé d’y prendre part, contrairement à ce qui aurait été déclaré durant l’AG.

Interrogation

La sanction ne se limiterait pas à une suspension temporaire. Les associations concernées auraient également été interdites de participation à la RNS 2027, et ce jusqu’en juin 2028. Pour leurs soutiens, la question est désormais de savoir sur quelle base statutaire une telle mesure peut être prise et selon quelle procédure. Le calendrier de la décision alimente surtout les interrogations. En excluant huit associations juste avant une Assemblée générale appelée notamment à se prononcer sur l’élection des nouveaux membres du Comité d’éthique, la direction se retrouve accusée par ses opposants d’avoir modifié les conditions du scrutin.

Écarté

Autre coup de tonnerre, Dera Ramanandraivonona, président du Comité d’éthique, a été écarté à quelques jours de l’Assemblée générale. Figure historique et considéré comme l’un des fondateurs de la RNS, il ne devait pourtant pas solliciter un nouveau mandat. Les élections des nouveaux membres du Comité d’éthique figuraient justement à l’ordre du jour.

Derrière cette affaire, c’est le fonctionnement même de la RNS qui est désormais au centre des débats : respect des statuts, transparence des procédures, équilibre des pouvoirs et place accordée aux anciens dirigeants.

Une AG sous haute tension

La présence d’un dispositif de sécurité avec, selon plusieurs témoignages, une liste nominative des personnes autorisées à entrer a également suscité des réactions. Pour les contestataires, l’enchaînement des décisions ressemble à une véritable opération de « nettoyage » de l’organisation. La direction, de son côté, devra désormais apporter des réponses précises sur le fondement juridique et statutaire de ces mesures. Car, au-delà des querelles de personnes, une question demeure : peut-on écarter des associations et des responsables historiques à la veille d’une Assemblée générale sans que cela ne fragilise la légitimité des décisions prises ? La bataille autour de la RNS ne semble donc pas terminée. Et le prochain épisode pourrait, à en croire certains protagonistes, porter sur un autre dossier particulièrement sensible : les comptes de l’exercice 2026.

T.H

Alysh : Madagascar rejoint la fédération internationale

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Un pas historique pour la lutte malgache. L’assemblée générale élective de la Fédération internationale d’Alysh s’est tenue vendredi au Kirghizstan, en présence de Mamitiana Raveloson, président de la Fédération malgache de lutte. À cette occasion, Madagascar a été officiellement admis parmi les seize nouvelles fédérations affiliées à cette discipline traditionnelle. La Grande Île avait déjà marqué sa présence aux Nomad Games, organisés dans le même pays, avec deux représentants engagés en Alysh et en Kurash. Les résultats furent contrastés : Arsène Heriniaina Randrianasolo (60 kg) a été éliminé dès le premier tour, tandis que Mialy Henintsoa Rakotovelo (80 kg) a quitté la compétition en huitième de finale, battu sur décision arbitrale malgré un score de 6-6 (trois fautes de différence). « Nos athlètes ont aussi découvert d’autres styles de lutte, comme le Kurash kirghiz et kazakh. Mialy a montré un réel potentiel, même si c’était une première pour Madagascar. Nous n’avons pas démérité », a souligné Mamitiana Raveloson. Ce dernier a annoncé des discussions avec la fédération internationale pour l’envoi d’experts à Madagascar, ainsi que la formation d’athlètes sur place et au Kirghizstan. Une opportunité déjà accordée à Rakotovelo, qui pourrait bénéficier d’un stage prolongé. Cette affiliation ouvre ainsi une nouvelle page pour la lutte malgache, prête à s’enrichir d’une discipline ancestrale et à s’affirmer davantage sur la scène internationale.

Heriniaina Samson

Pétanque : FSBM et UBMT, dialogue sous tension

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La Fédération Sport Boule Malgache (FSBM) tente de rétablir le dialogue après des semaines de critiques et de tensions autour de la gestion de la pétanque nationale. Entre accusations de manque de transparence et pétition de 1 500 signatures portée par l’UBMT, le climat reste électrique. Une nouvelle réunion prévue mercredi pourrait marquer un tournant décisif pour l’avenir des joueurs et de la discipline.

La Fédération Sport Boule Malgache (FSBM) est sortie de son silence ce samedi lors d’une réunion d’information au restaurant Ravimpotsy, à Tsiadana. Devant clubs, ligues et joueurs, son président, Julio Adrien Andrianirina, a tenu à « éclaircir certains points » sur la situation actuelle de la discipline. Dès l’ouverture, il a rappelé que la fédération fonctionne sous l’égide du ministère de la Jeunesse et des Sports et de la FIPJP, avec des règles et statuts à respecter. « La fédération ne peut pas se soustraire aux procédures administratives ; ce n’est pas seulement lorsqu’il y a des avantages qu’il faut se tourner vers le ministère », a-t-il insisté, soulignant que la pétanque doit rester au-dessus des querelles personnelles. Sur le plan sportif, Madagascar a repris sa place dans les compétitions internationales : 12 joueurs envoyés en 2024, 15 en 2025 et déjà 17 en 2026, en attendant les Championnats du monde seniors hommes prévus en novembre en Thaïlande. Mais les débats se sont cristallisés autour des mutations internationales, notamment le cas de Faratiana Rakotoniaina, dit Tiana Kely. La FSBM affirme n’avoir « jamais refusé » sa demande, mais avoir exigé des pièces justificatives (contrat de travail, couverture sanitaire, titre de séjour). « La fédération n’empêche pas une mutation dès lors que les conditions sont réunies », a martelé Julio Adrien, dénonçant les accusations de discrimination relayées sur les réseaux sociaux. Face aux critiques sur la communication jugée trop discrète, le président a défendu une stratégie de retenue : « Toutes les rumeurs qui circulent n’ont pas à être systématiquement démenties. Nous ne sommes en guerre contre personne », a-t-il ajouté. Il a néanmoins reconnu que la fédération devra clarifier davantage ses décisions pour éviter les malentendus.

De son côté, le club UBMT, par la voix de son président, Luc Ratsimbaharison, a exprimé la colère des joueurs. « La pétanque malgache est malade. C’est un sport de fair-play, pas une lutte de pouvoir. La gestion doit être transparente », a-t-il déclaré. L’UBMT, soutenu par une pétition venue de clubs et de la diaspora, demande la révocation du coordinateur international et des décisions fermes pour protéger l’avenir des jeunes talents. Le président de l’UBMT, Luc Ratsimbaharison, a enfin tenu à clarifier la démarche de son club. La pétition de 1 500 signatures, assortie d’un délai d’une semaine accordé à la fédération pour examiner la situation, ne doit pas être interprétée comme une menace. « Il ne s’agit pas d’un ultimatum, mais d’un temps de réflexion que nous proposons afin que la FSBM prenne des décisions justes et transparentes pour l’avenir des joueurs », a-t-il souligné. Cette nuance traduit la volonté du club de privilégier le dialogue et la recherche de solutions dans un esprit de fair-play et de responsabilité partagée. Une seconde réunion est prévue mercredi, signe que le dialogue reste ouvert malgré les tensions. Entre volonté de transparence et quête de stabilité, la pétanque malgache joue aujourd’hui une partie décisive pour son avenir.

Recueillis par Heriniaina Samson

Lutte anti-corruption : 641 affaires recensées en 2025

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Les responsables de l’association Mazava lors du point de presse, avant-hier.
Les responsables de l’association Mazava lors du point de presse, avant-hier.

La corruption demeure présente dans plusieurs secteurs de l’administration. C’est le constat dressé par l’association Mazava lors d’un point de presse consacré à la lutte contre ce phénomène.

Ses responsables ont notamment évoqué les difficultés rencontrées dans ce combat et appelé à une plus grande mobilisation de la population. Le Secrétaire général de l’association Mazava, Anthonio Abraham, a fait avant-hier le point sur la situation de la corruption à Madagascar. Il a notamment évoqué les raisons pour lesquelles ce phénomène persiste ainsi que les secteurs les plus touchés. « La corruption et l’injustice détruisent véritablement tout. C’est une réalité que j’ai moi-même constatée », a-t-il déclaré, tout en soulignant que les moyens actuellement mis en œuvre pour lutter contre la corruption restent insuffisants.

Bilan du BIANCO

Selon Anthonio Abraham, la persistance de la corruption s’explique notamment par l’insuffisance des moyens et le manque de personnes prêtes à dénoncer les faits. Plusieurs secteurs de l’administration sont concernés, notamment les collectivités territoriales décentralisées (CTD), les ministères, les services fonciers et la justice. Il s’est également référé au bilan du BIANCO portant sur l’année 2025 et présenté en 2026. Celui-ci fait état de 641 affaires de corruption, impliquant plus de 2 000 personnes. Parmi elles, 666 ont fait l’objet de poursuites et 215 ont été placées sous mandat de dépôt. Les collectivités territoriales décentralisées, le secteur forestier et le secteur judiciaire sont les plus touchés.

Mobilisation

Pour l’association Mazava, la lutte contre la corruption ne peut toutefois pas reposer uniquement sur les institutions. Anthonio Abraham estime qu’une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds, l’administration et la population est nécessaire. Il a notamment évoqué l’Objectif de développement durable n° 16, consacré à la paix, à la justice et aux institutions efficaces. Et d’appeler les citoyens à ne pas rester passifs face aux faits de corruption. L’association invite ainsi toute personne témoin d’un acte de corruption, disposant d’une proposition ou souhaitant apporter son soutien, à se rapprocher d’elle. Didier Razanapanala, coordonnateur de l’association Mazava, a, pour sa part, insisté sur l’importance de la solidarité dans cette lutte. « Il n’y a pas de solution magique. Nous devons travailler ensemble », a-t-il fait remarquer. Et de rappeler que le peuple doit rester au centre de cette démarche.

Nadia R.

Chronique de Mickey : Bonnet d’âne pour les instits

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Dans son article écrit par Nadia R, intitulé « Un réseau mafieux au sein du ministère », la ministre Sendra Nirina Rajaonarison aurait dit : « Ce qui affecte ce ministère, c’est la volonté de remettre en place des systèmes qui ont déjà échoué. Il existe même un réseau mafieux. Y a-t-il réellement de l’attachement au ministère ou s’agit-il de faire de la politique pour obtenir des postes ? ». Il est vrai qu’elle interpelle le personnel du ministère central, mais, à travers lui, elle englobe, qu’on le veuille ou non, et affecte tout le corps enseignant en général.

Là, elle va trop vite en besogne. Si l’éducation va mal, on ne peut accuser le seul corps enseignant. La dégradation du système éducatif n’est nullement la responsabilité exclusive des « Ramose ». Elle n’est que le dérivé des errements de l’État, de par ses décisions aberrantes, comme, par exemple, celle de faire appel aux « maîtres FRAM » (Fikambanan’ny Ray Aman-Drenin’ny Mpianatra), dépourvus de formation adéquate, au lieu d’employer les sortants de l’ENS (École normale supérieure) ou de l’ex-École normale d’instituteurs, qui sont presque tous sans emploi. L’excuse d’insuffisance budgétaire ne peut être requise si l’on veut vraiment en faire une priorité absolue, au regard des dépenses attribuées au train de vie de l’État et à son maintien.

Tourner en dérision le corps enseignant, c’est oublier qu’il a beaucoup perdu de son statut et de ses conditions de vie. Son cas illustre bien la paupérisation vertigineuse du Malgache. Il est loin le temps où l’instituteur pouvait prétendre avoir une voiture et/ou une maison en fin de carrière ; maintenant, il arrive à peine à se vêtir et à se chausser.

Ici viennent à l’esprit les dires d’un vieux sage chinois : « Si vous voulez détruire un pays, inutile de lui faire une guerre sanglante… Il suffit de détruire son système d’éducation et d’y généraliser la corruption ». Alors, qui est responsable de notre descente aux enfers ? Ce n’est sûrement pas l’instituteur public, à qui on a déjà enlevé son rôle fondamental de précepteur pour toutes les générations, sans distinction.

M.Ranarivao.

Difficile exercice d’équilibre

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Désagréable surprise pour les automobilistes. Alors qu’ils s’attendaient, comme promis, à un maintien des prix à la pompe des carburants jusqu’à la fin de l’année, ils ont eu droit, depuis samedi, à une nouvelle hausse.

Difficile exercice d’équilibre

Du moins pour le supercarburant, qui a fait l’objet d’une hausse de 200 ariary par litre, en passant de 5 100 à 5 300 ariary le litre, tandis que les prix du gasoil et du pétrole lampant restent inchangés. Cette évolution marque ainsi le retour du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants. Mais cette décision témoigne aussi de la difficulté, pour le gouvernement, de maintenir l’équilibre entre le pouvoir d’achat et l’équilibre budgétaire suggéré par le FMI. D’une part, la volonté de maintenir les prix à la pompe jusqu’à la fin de l’année répondait précisément à la préoccupation de l’exécutif de protéger le pouvoir d’achat des consommateurs face aux effets néfastes de la hausse des prix du carburant. Car, dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés internationaux de l’énergie, la stabilité des prix des carburants constitue un moyen de limiter les répercussions sur les transports, les prix des marchandises et, plus largement, le coût de la vie. D’autre part, le gouvernement doit garder un œil sur l’équation budgétaire. Maintenir artificiellement les prix à la pompe a un coût qui peut se chiffrer en plusieurs milliards d’ariary. Lorsque le prix payé par le consommateur ne reflète plus suffisamment le coût réel de l’approvisionnement, la différence doit être prise en charge quelque part. Cela provoque, en conséquence, un déséquilibre budgétaire dont l’impact dommageable sur l’économie du pays n’est pas négligeable. Le FMI a précisément insisté sur ce point, lors de sa mission d’avril dernier, au cours de laquelle l’institution avait souligné la nécessité de maintenir le mécanisme d’ajustement automatique afin de limiter l’impact de la hausse des cours mondiaux du pétrole sur le budget de l’État et de dégager des ressources pour les besoins de développement. Difficile exercice d’équilibre, en tout cas, pour l’exécutif de la Refondation.

R.Edmond

Colonel Patrick à Tsiafahy : 15 jours en cellule d’isolement, son épouse dénonce une manœuvre d’élimination 

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Dans une vidéo publiée hier, le docteur Minohasina a fait des révélations à propos d’une manœuvre visant à faire taire son mari détenu à Tsiafahy.
Dans une vidéo publiée hier, le docteur Minohasina a fait des révélations à propos d’une manœuvre visant à faire taire son mari détenu à Tsiafahy.

Docteur Minohasina interpelle le PRRM, le colonel Michaël Randrianirina et le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, qui sont, eux aussi, des membres de l’Amicale des Anciens Enfants de Troupe (AET).

L’épouse du colonel Patrick Rakotomamonjy sort de son mutisme et hausse le ton pour dénoncer une véritable manœuvre d’élimination physique contre son époux en prison. Cette dernière n’aurait plus été autorisée à visiter son mari, incarcéré à la maison de force de Tsiafahy, depuis le 23 août dernier. Cela ferait donc deux semaines que l’ancien directeur du Bureau des doléances auprès de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar aurait été placé dans une cellule d’isolement mesurant environ 6 m2, et ce, dans des conditions de détention qualifiées d’extrêmes, voire inhumaines. La cellule serait étroite, obscure et sans aucun équipement, obligeant le détenu à s’allonger à même le sol, privé de lit et de couverture. Dans une vidéo publiée hier sur les réseaux sociaux, le docteur Minohasina affirme que le colonel Patrick Rakotomamonjy subirait une situation de torture à Tsiafahy. Et ce, malgré son état de santé très alarmant qui se détériore de jour en jour. Actuellement, l’officier supérieur serait victime, entre autres, de douleurs au dos, de douleurs thoraciques et aurait des difficultés à respirer. À l’entendre, la possibilité d’une hyperthermie et d’une hypoglycémie ne sont pas non plus à écarter. D’après son épouse, le colonel Patrick Rakotomamonjy serait en danger et ses jours seraient comptés si aucune mesure n’est prise pour mettre fin à cette situation. Elle réclame ainsi une évacuation sanitaire à l’Hôpital militaire de Soavinandriana afin que l’intéressé puisse bénéficier de soins médicaux appropriés. En tenant des propos directs et sans détour, l’épouse de l’ancien directeur auprès de la PRRM affirme qu’elle ne fait plus confiance au médecin de la prison de Tsiafahy, qu’elle accuse de chercher une manœuvre dilatoire pour refuser la prise en charge de son époux. En quelque sorte, le docteur Minohasina dénonce un complot ayant pour but d’éliminer physiquement son mari pour le faire taire. Selon elle, il serait question de la possibilité d’un empoisonnement alimentaire afin de faire endosser la responsabilité à son épouse, qui est la seule autorisée à lui rendre visite quand il n’est pas en cellule d’isolement. Dans cette vidéo, qui a fait le tour des réseaux sociaux hier, elle affirme que l’ordre émanerait d’un haut responsable au sein du ministère de la Justice.

Anciens Enfants de Troupe

Tout en affichant son inquiétude à propos de l’état de santé de son mari, le docteur Minohasina lance un appel aux membres de l’Amicale des Anciens Enfants de Troupe de Madagascar afin de demander leur prise de responsabilité pour sauver l’un de leurs camarades, le colonel Patrick Rakotomamonjy. Il convient de souligner que le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, et l’actuel Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, sont, eux aussi, membres de cette association. D’ailleurs, l’épouse du colonel Patrick s’est adressée particulièrement au PRRM pour qu’il intervienne afin de résoudre cette affaire. Reste à savoir si l’actuel homme fort du pays va prendre en considération cet appel en détresse de l’épouse de son ancien compagnon de lutte. Il convient toutefois de noter que, vers la fin du mois d’août, le colonel Patrick Rakotomamonjy avait été accusé d’être impliqué dans un complot visant à incendier la prison de Tsiafahy afin de préparer son évasion. Des discussions WhatsApp et des preuves avaient fuité à l’époque pour incriminer l’ancien directeur technique adjoint de l’HOMI Soavinandriana. C’est probablement la raison expliquant ce placement en cellule d’isolement. Actuellement, plusieurs membres de sa famille, accusés d’être complices de ce projet d’évasion, ont été arrêtés et/ou font l’objet de poursuites judiciaires. Des arrestations qualifiées d’illégales par le docteur Minohasina. Afin de renforcer son combat et d’encourager les citoyens à soutenir sa revendication, cette dernière a mis en place un groupe de solidarité et de soutien au colonel Patrick Rakotomamonjy. Histoire à suivre. 

Davis R 

Lutte contre le blanchiment : Madagascar prend la présidence de l’ESAAMLG

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Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison préside désormais le Conseil des ministres de l’ESAAMLG.
Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison préside désormais le Conseil des ministres de l’ESAAMLG.

Madagascar prend les commandes de l’ESAAMLG pour la période allant de septembre 2026 à août 2027. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, devient ainsi président du Conseil des ministres de cette organisation régionale engagée dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et les flux financiers illicites.

Une nouvelle responsabilité régionale pour Madagascar

À l’issue de la 52e réunion de la « Task Force of Senior Officials » et de la 26e réunion du Conseil des ministres de l’ESAAMLG (Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group), tenues du 31 août au 4 septembre à Kigali, au Rwanda, Madagascar a officiellement pris la présidence de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group pour une durée d’un an. La passation de flambeau entre le Rwanda et Madagascar a constitué l’un des temps forts de cette rencontre. Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, succède ainsi à son homologue rwandais en qualité de président entrant du Conseil des ministres de l’ESAAMLG. La cérémonie de passation a également été honorée par la présence du Premier ministre malgache, Mamitiana Rajaonarison, chef du gouvernement, marquant l’importance accordée par Madagascar à cette responsabilité régionale.

Quatre priorités

Pour son mandat, le ministre malgache a défini quatre axes stratégiques. Madagascar entend d’abord conduire avec exemplarité et solidarité le troisième cycle d’évaluation mutuelle des pays membres. Il s’agira également de renforcer la lutte contre les flux financiers illicites liés aux ressources naturelles et à la criminalité environnementale, un enjeu particulièrement important pour des économies riches en ressources naturelles. La présidence malgache prévoit aussi la mise en place d’un système de gestion des statistiques au sein de l’organisation. Enfin, elle veut renforcer la supervision fondée sur les risques, avec une attention particulière portée à la conformité des prestataires de services d’actifs virtuels, dans un contexte où les nouveaux instruments financiers et numériques posent de nouveaux défis aux autorités de contrôle.

Positionnement régional

Cette présidence constitue aussi une occasion pour Madagascar de renforcer son positionnement au sein des dispositifs régionaux de lutte contre la criminalité financière. L’ESAAMLG intervient notamment dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. La délégation malgache à Kigali comprenait notamment des représentants de la présidence, de la primature, du ministère de l’Économie et des Finances, du SAMIFIN et de la Commission de supervision bancaire et financière. Au sein du MEF, la DAI, la DGT, la DGI et la DGD étaient représentées. La présidence malgache culminera notamment avec l’organisation, à Madagascar, de la prochaine réunion du Conseil des ministres de l’ESAAMLG, prévue en août 2027.

Antsa R.