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vendredi, octobre 16, 2026
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Projet PAPRiz 4 : Développer l’ensemble de la chaîne de valeur riz

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Les parties prenantes entamant le lancement de la phase 4 du projet PAPRiz.
Les parties prenantes entamant le lancement de la phase 4 du projet PAPRiz.

Le Projet d’amélioration de la productivité rizicole (PAPRIZ), mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire en collaboration avec le ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé, avec l’appui de la JICA, entame actuellement sa phase 4.

Il vise notamment à développer l’ensemble de la chaîne de valeur riz afin de renforcer la production nationale tant en quantité qu’en qualité. Étalé sur une période de cinq ans, les régions Alaotra Mangoro et Boeny constituent ses principales zones d’intervention. Les parties prenantes ont lancé cette nouvelle étape afin de pérenniser les acquis des trois premières phases du projet PAPRIZ à Madagascar. À titre d’illustration, les compétences des producteurs ont été renforcées et des techniques culturales performantes ont été diffusées au niveau national. Pour pouvoir atteindre cet objectif de renforcement de la production nationale de riz, l’amélioration de la qualité du riz destiné au marché intérieur fait partie des axes prioritaires du projet. Vient ensuite le renforcement des organisations de producteurs, qui n’est pas en reste, en facilitant leur mise en relation avec les fournisseurs d’intrants agricoles et les transformateurs, sans oublier l’accès aux marchés pour l’écoulement de leurs récoltes.

Développement du capital humain

Ce nouveau projet issu de la coopération nippo-malgache œuvre également au renforcement de la gestion financière, des compétences commerciales et de la gouvernance des coopératives. Dans la foulée, il accordera une place importante à la gestion des infrastructures hydro-agricoles. Les Associations des Usagers de l’Eau bénéficieront, entre autres, d’un accompagnement visant à améliorer la gestion et l’entretien de ces infrastructures, tout en renforçant leur capacité à faire face aux effets du changement climatique. Le développement du capital humain constitue un autre axe prioritaire inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du PAPRIZ 4, en tissant une collaboration avec des établissements de formation tels que les EFTA, les CAFPA et les universités, notamment l’ESSA de l’Université d’Antananarivo. L’objectif consiste à renforcer les compétences des acteurs œuvrant dans l’ensemble de la chaîne de valeur riz.

Inclusion des femmes

Par ailleurs, le projet accordera une attention particulière à l’inclusion des femmes, a-t-on énoncé. Cela consiste notamment à favoriser leur participation au sein des coopératives et des Associations des Usagers de l’Eau tout en renforçant leur accès aux responsabilités, surtout en matière de prise de décision, et en améliorant leur accès au financement, notamment à travers le Fonds de Développement agricole (FDA). Grâce à ces différentes interventions, le PAPRIZ 4 ambitionne ainsi de consolider les acquis des précédentes phases et de contribuer à une filière rizicole plus productive, mieux organisée et plus résiliente, permettant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, a-t-on indiqué.

Navalona R.

Prix des carburants : Hausse pour l’essence, le gasoil préservé pour éviter un effet domino sur le coût de la vie

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Malgré la hausse, le prix de l’essence reste encore largement en dessous du prix de 2022, qui était à 5 900 ariary.
Malgré la hausse, le prix de l’essence reste encore largement en dessous du prix de 2022, qui était à 5 900 ariary.

Le litre d’essence SP95 coûte désormais 5 300 ariary, soit 200 ariary de plus. Le gasoil et le pétrole lampant restent inchangés. Un arbitrage assumé par l’État pour amorcer l’ajustement des prix sans provoquer un effet domino sur le pouvoir d’achat et l’activité économique nationale.

Le nouveau tarif est entré en vigueur à la première heure du 5 septembre dernier. L’essence SP95 est maintenant vendue à 5 300 ariary le litre, contre 5 100 ariary auparavant. Le gasoil reste, pour sa part, à 4 860 ariary et le pétrole lampant à 3 710 ariary. Le choix de ne pas toucher à ces deux derniers produits répond surtout à leur poids dans la vie quotidienne des ménages et dans l’économie.

Effet domino

Le gasoil représente près des trois quarts des volumes de carburants concernés, vendus sur le marché national, avec une part de 73,7% en 2025. Il alimente les transports de marchandises, les transports en commun ainsi qu’une partie de la production d’énergie. Toute hausse risquerait ainsi de se répercuter sur les coûts logistiques, les prix des produits de première nécessité et, au final, sur l’inflation. Son maintien bénéficie également à la production électrique. La Jirama utilise notamment du gasoil pour compléter la production des centrales hydroélectriques et solaires, en particulier durant les heures de pointe. Le pétrole lampant reste, de son côté, particulièrement important dans les zones rurales dépourvues d’électricité. Selon les données disponibles, 40,2% des ménages ruraux utilisent encore la lampe à pétrole.

Engagements

L’ajustement de l’essence intervient néanmoins dans un contexte où Madagascar doit progressivement rapprocher les prix à la pompe de ceux résultant du mécanisme d’ajustement. Cette orientation fait partie des engagements inscrits dans le programme économique soutenu par le Fonds monétaire international, à travers la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Les autorités malgaches entendent toutefois éviter un rattrapage brutal. L’option retenue consiste donc à avancer progressivement, tout en préservant les carburants ayant les plus fortes répercussions économiques et sociales. Cette approche rejoint la stratégie du MEF, qui insiste sur la nécessité de concilier protection de la population, soutenabilité des finances publiques et transition progressive. À 5 300 ariary, le litre d’essence reste par ailleurs inférieur de 600 ariary au record de 5 900 ariary atteint en juillet 2022.

Antsa R.

RN2 – Mandraka : Circulation réglementée au tronçon Grand S pour cause de travaux

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La circulation au niveau du Grand S à Mandraka sur la RN2 connaît quelques réorganisations en raison des travaux de réhabilitation actuellement en cours au niveau du PK68. Ainsi, les usagers de la route devront se conformer aux consignes des éléments de la gendarmerie issus de la brigade de Manjakandriana et du poste avancé d’Ambatolaona, chargés de la coordination de la circulation sur place. Durant les travaux, la RN2 ne sera pas complètement coupée à la circulation. Toutefois, quelques réaménagements sont prévus, dont notamment la circulation alternée.

La RN2 connaît également, ces derniers temps, des ralentissements causés par des pannes de véhicules poids lourds ou des accidents de la circulation bloquant le passage des véhicules. Ces ralentissements retardent de plusieurs heures la durée du trajet Antananarivo-Toamasina. La présence des éléments des forces de l’ordre est primordiale, car elle permet d’éviter davantage de blocages de la circulation.

Hanitra R.

Éducation spécialisée pour les adolescents à difficulté mentale : Une cinquantaine d’élèves inscrits au Centre Avana pour l’année scolaire 2026-2027

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L'équipe enseignante d'Avana.
L’équipe enseignante d’Avana.

Nouvelle étape historique pour le Centre scolaire et éducatif Avana. Unique en son genre à Madagascar, cette structure enregistre une nette progression de ses effectifs pour l’année scolaire 2026-2027. D’une dizaine d’élèves à son ouverture en 2021, elle en accueille aujourd’hui une cinquantaine.

Noble mission

Une performance qui fait la fierté de l’équipe d’Avana, plus que jamais déterminée à accompagner ses protégés de la manière la plus efficace possible. La mission n’a pourtant rien d’aisé : il s’agit de prendre en charge des adolescents présentant des troubles de l’apprentissage – TDA, TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité), autisme – ou des difficultés psychologiques. « Conscients de l’ampleur de cette mission et soucieux d’améliorer la qualité de nos enseignements, nous avons mis en place un certain nombre d’innovations, aussi bien dans l’administration que dans la logistique du centre », a expliqué Raphaël Jakoba lors de la réunion des parents, qui s’est tenue vendredi dernier au siège du centre, à Amboditsiry. « Nous allons renforcer les orientations professionnelles, comme les travaux manuels et l’informatique, afin d’accroître les relations avec les entreprises et de focaliser nos efforts sur l’autonomie », a-t-il ajouté.

Une éducation complète

Désormais doté d’un nouveau bureau, le Centre Avana met à la disposition de ses élèves une éducation complète. Outre les activités purement pédagogiques, ceux-ci bénéficient de séances pratiques de couture ou de make-up, animées par des professionnels du métier. Le centre leur apprend également à mieux s’intégrer dans la vie sociale, en leur faisant découvrir le shopping, par exemple. Mieux, un système d’orientation professionnelle a été mis en place, afin de leur permettre de devenir demain des actifs à part entière. Aux côtés de l’équipe de direction et de la douzaine d’enseignants spécialisés interviennent une psychologue clinicienne et un médecin psychiatre référent. Un service de bus scolaire et une cantine complètent le dispositif. Malgré l’ampleur de sa mission, le Centre scolaire et éducatif Avana a par ailleurs fait le choix de frais de scolarité adaptés au pouvoir d’achat des familles malgaches. Avana étant une initiative purement malgache, elle mérite l’appui non seulement des pouvoirs publics, mais aussi des partenaires privés de bonne volonté.

R.Edmond.

Salon de l’Étudiant de l’université d’Antananarivo : L’Esplanade d’Ambohitsaina a fait le plein

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Forte affluence sur l’esplanade d’Ankatso durant le Salon de l’Étudiant 2026.
Forte affluence sur l’esplanade d’Ankatso durant le Salon de l’Étudiant 2026.

Un site constamment noir de monde durant les deux jours du Salon de l’Étudiant 2026 témoigne de l’intérêt porté par les nouveaux bacheliers aux diverses branches d’études proposées à Ankatso, où moins de 10 000 nouveaux étudiants peuvent pourtant s’inscrire chaque année.

Le rideau est maintenant tombé sur les deux jours du Salon de l’Étudiant, qui s’est tenu à Ambohitsaina les 3 et 4 septembre 2026. Un rendez-vous annuel qui a suscité l’engouement des nouveaux bacheliers, deux semaines après la publication des résultats du baccalauréat à Antananarivo.

L’université d’Antananarivo dispose d’un maximum de 10 000 places pour les nouveaux étudiants en début de parcours universitaire. Au regard des 32 000 candidats récemment admis au baccalauréat dans la province d’Antananarivo en 2026, pas moins de 22 000 nouveaux bacheliers tananariviens n’auront pas leur place à Ambohitsaina. En tenant compte des autres nouveaux bacheliers issus de diverses régions du pays, qui comptent également s’inscrire à l’université d’Antananarivo, point de surprise à attendre : mathématiquement, le nombre des futurs recalés aux divers concours, examens d’entrée et autres sélections de dossiers sera élevé.

Sélection

Durant les deux jours du Salon, Ambohitsaina a connu une forte affluence, tant au niveau des stands d’exposition des diverses facultés et écoles que dans les salles où se tenaient les séries de conférences sur divers thèmes, en majorité en lien avec l’employabilité et les perspectives de carrière des futurs diplômés. Dans leur choix des établissements universitaires, des mentions et des parcours qu’ils projettent d’intégrer, les étudiants prennent en considération plusieurs facteurs. Celui du coût pèse lourd sur la balance, pour d’évidentes raisons de pouvoir d’achat de la grande majorité des ménages malgaches. Les coûts nettement moins élevés des frais de scolarité dans les universités publiques en général, par rapport aux universités et instituts supérieurs privés, amènent les étudiants à opter pour le public. D’où le nombre important de candidatures aux concours et examens d’entrée. Comme chaque année, la sélection promet d’être dure, où l’indulgence aura peu de place.

Hanitra R.

Aire protégée Makira : Deux suspects écroués pour exploitation illégale

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Deux individus ont été arrêtés dans l’aire protégée de Makira lors d’une opération menée par la Direction de l’Unité de l’Audit et de la Lutte contre la Corruption (DUALC) et la direction du Contrôle forestier et de la lutte contre les trafics (DCFLT) du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). Les deux hommes, d’origine chinoise selon les autorités, sont soupçonnés d’avoir participé à l’extraction de pierres précieuses à l’intérieur de cette aire protégée. L’intervention a été réalisée avec la collaboration des autorités et des habitants locaux. Leur arrestation met en lumière la persistance des activités minières clandestines dans des espaces pourtant soumis à une protection particulière.

Corruption

Après leur interpellation, les deux suspects ont été présentés au Pôle anti-corruption (PAC). Ils sont poursuivis pour faux et usage de faux, ainsi que pour des faits de corruption. Ils ont été placés en détention provisoire à la maison centrale de Tsiafahy à l’issue de leur audition. L’affaire ne se limite donc pas à une simple opération contre des exploitants clandestins. La présence d’infractions liées à la corruption laisse entrevoir l’existence de mécanismes permettant à certaines activités illégales de se maintenir, malgré le statut protégé de la zone. Pour le ministère de l’Environnement et du Développement durable, la lutte contre la corruption constitue ainsi un axe indissociable de la protection des ressources naturelles. Le ministère rappelle que l’exploitation des ressources naturelles est interdite dans les aires protégées et appelle la population à signaler toute activité suspecte au numéro vert 955.

José Belalahy

Ampefiloha Ambodirano : Un père de famille touché par deux balles lors d’une attaque

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L’insécurité continue de faire parler d’elle dans la capitale. À Ampefiloha Ambodirano, un père de famille a été grièvement blessé par balle après avoir été attaqué par trois individus armés, samedi soir. Les malfaiteurs sont repartis avec une importante somme d’argent. La scène s’est produite samedi, vers 18h10, à Ampefiloha Ambodirano. Le père de famille venait de fermer son kiosque et rentrait chez lui lorsqu’il a été pris pour cible par trois individus. Les malfaiteurs auraient tenté de lui arracher son sac. Face au refus de la victime de le leur remettre, les agresseurs ont fait usage de leurs armes à feu. Trois coups de feu auraient été tirés. Deux projectiles ont atteint le père de famille, le blessant grièvement. Profitant de la confusion, les bandits ont pris la fuite avec le sac contenant 18 millions d’ariary. La victime, sérieusement blessée, était toujours hospitalisée dimanche soir et bénéficiait de soins médicaux. Une enquête a été ouverte.

Yv Sam

ENSP Ivato : Polisimpirenena nahazo galona vaovao

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Lanonana teny amin’ny ENSP Ivato.
Lanonana teny amin’ny ENSP Ivato.

Notontosaina ny zoma teo teny amin’ny Sekolim-pirenena Ambony ho an’ny Polisy (ENSP), Ivato ny fametrahana galona polisy. Nisy tamin’ireo no niakatra ho Lehiben’ny Kaomisarian’ny Polisy, Kaomisera Polisy kilasy voalohany, ary manamboninahitry ny Polisy roa. Ny Minisitry ny Filaminam-bahoaka, Inspecteur Général de Police Erick Michel, no nitarika ny lanonana. Nanatrika izany ihany koa ny Minisitry ny Tontolo Iainana sy ny Fampandrosoana Lovainjafy, Andriamatoa Andriatsihala Nolave Luck Aristide, niaraka tamin’ireo manamboninahitra avy amin’ny Tafika Malagasy sy ny Zandarimariam-pirenena. Nandritra ny lahateniny, dia nisaotra ny Fitondram-panjakana, tarihin’ny Filohan’ny Repoblika, Kolonely Randrianirina Michaël, ny Minisitry ny Filaminam-bahoaka noho ny fanomezana alalana ny fanatanterahana izao fisondrotana izao. Niarahaba ireo Polisimpirenena nahazo galona vaovao ihany koa ny Minisitra ary nirary soa azy ireo amin’ny fanatanterahana ny andraikitra vaovao izay napetraka aminy. Nohamafisiny fa tsy voninahitra fotsiny ny fisondrotana amin’ny laharana, fa mitaky vokatra sy fahombiazana eo amin’ny asa andavanandro. Notsindriany fa tokony hijoro ho olona mendrika, hiasa amim-pahitsiana, hanompo amim-panajana ary hiaro ny vahoaka sy ny fananany ireo Polisimpirenena nahazo galona.

YvSam

Ampangabe – Trano Dimy : Des individus armés tirent sur la police, un agent blessé

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Le ministre de la Sécurité publique au chevet du policier blessé.
Le ministre de la Sécurité publique au chevet du policier blessé.

Une intervention policière a tourné court, samedi soir, à Trano Dimy, dans le fokontany d’Ampangabe. Un policier du commissariat d’Ilanivato a été blessé par balle alors qu’il intervenait à la suite d’un signalement faisant état de deux individus armés. Les faits se sont produits le samedi 5 septembre, vers 19h15, sur la route menant vers la pharmacie Volahanta, à proximité du portail d’un particulier.

Le commissariat de police d’Ilanivato avait été alerté de la présence de deux individus munis de couteaux dans le secteur. Deux policiers ont immédiatement été dépêchés sur place afin de vérifier le signalement et de procéder à une éventuelle intervention. Mais à leur arrivée, alors qu’ils s’apprêtaient à descendre de leur moto, les deux suspects auraient ouvert le feu avant de prendre la fuite. L’un des policiers a été atteint par balle au niveau du ventre au cours de l’intervention.

Face à la situation, d’importants moyens policiers ont rapidement été mobilisés. Des responsables du commissariat central se sont rendus sur les lieux, accompagnés d’éléments des unités d’intervention de l’UIR, de la SAG et de la CUI. Les chefs des commissariats de Mahamasina et d’Isotry, ainsi que le chef du commissariat d’Ilanivato, ont également participé aux opérations.

Le policier blessé a, pour sa part, été immédiatement évacué vers l’hôpital HJRA, où il a reçu les soins nécessaires. Une enquête a été ouverte afin d’identifier et de retrouver les deux individus impliqués dans cette attaque.

Yv Sam

Sillon du passé : Révolution proclamée et continuité administrative (1975-1985)

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La Révolution socialiste de 1975 est généralement présentée comme une rupture majeure dans l’histoire politique de Madagascar. La Charte de la Révolution socialiste malgache promet l’avènement d’un État populaire, débarrassé des privilèges hérités de la colonisation et de la Première République. Pourtant, l’observation des élites de Diego-Suarez révèle une réalité plus nuancée. Derrière le vocabulaire révolutionnaire se dessine une remarquable continuité des pratiques administratives et des mécanismes d’accès au pouvoir.

La Première République est souvent décrite par ses adversaires comme le régime de la promotion des élites côtières. Richard Andriamanjato, dans un entretien accordé à l’INA au début des années 1960, dénonçait déjà une redistribution des responsabilités administratives qui ne remettait nullement en cause les fondements du système colonial. Cette critique, bien que formulée dans un contexte d’opposition politique, met en lumière une permanence institutionnelle : l’État malgache indépendant conserve largement les structures administratives, les méthodes de gouvernement et les réseaux de recrutement hérités de la colonisation. L’indépendance change le personnel politique davantage qu’elle ne transforme les règles de fonctionnement de l’administration.

L’arrivée de Didier Ratsiraka au pouvoir en 1975 ne rompt pas totalement avec cette logique. La création du Front national pour la défense de la Révolution (FNDR) en 1976 et la mise en place des institutions révolutionnaires donnent l’impression d’une ouverture politique en faveur des provinces. Les représentants provinciaux siègent en nombre au sein des organes révolutionnaires, notamment au Conseil national de la Révolution. Cependant, cette représentation demeure étroitement encadrée par le pouvoir central. Les responsables provinciaux apparaissent moins comme les porte-parole de leurs territoires que comme les prolongements institutionnels d’un État fortement centralisé. L’autonomie provinciale reste largement théorique. À Diego-Suarez, cette configuration se traduit par l’émergence d’une élite administrative relativement homogène. Les hauts fonctionnaires, les cadres du parti et les officiers militaires constituent les principales figures du pouvoir local. Leur influence dépasse largement leurs fonctions administratives. Ils contrôlent les circuits de décision, disposent d’un accès privilégié aux informations stratégiques et incarnent, aux yeux de la population, la présence de l’État dans une province éloignée de la capitale. La spécificité de Diego-Suarez, marquée par son héritage militaire et portuaire, renforce encore le poids des officiers dans la gestion des affaires publiques.

Une contradiction apparaît alors. Ces élites dénoncent régulièrement la domination politique des Hautes Terres centrales et la concentration des décisions à Antananarivo. Pourtant, elles participent elles-mêmes au fonctionnement de cette centralisation. Leur ascension dépend de leur fidélité au pouvoir révolutionnaire, tandis que leur autorité locale repose sur leur capacité à représenter ce même pouvoir auprès des populations. Elles deviennent ainsi les courroies de transmission d’un État qui continue de gouverner depuis son centre, tout en revendiquant un discours favorable aux provinces.

Iss Heridiny