Il n’y avait qu’une seule équipe hier à l’Arena Fonte Nova. Une étincelante formation allemande qui n’a pas tardé à rentrer dans le match et infliger aux Portugais une leçon qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Un score sévère de 4 buts à 0 qui restera dans les annales.
L’homme de la rencontre n’est autre que Thomas Muller, auteur d’un exceptionnel triplé dont le premier sur un penalty (12) et le second (45+1) sur un missile à ras de terre sur lequel le portier portugais, Rui Patricio, ne pouvait rien faire.
A la demi-heure de jeu, Hummels corsa encore l’addition (32) d’une puissante tête. C’était visiblement trop pour le fougueux Pepe qui s’en est pris à Muller. Un coup de tête qui lui a valu une expulsion logique. Mais là où on n’a rien compris c’est de voir le visage heureux du Madrilène après la sanction de l’arbitre.
Mais les conséquences de ce geste irréfléchi de Pepe pénalisent une équipe de Portugal pratiquement privée de Cristiano Ronaldo marqué à la culotte par Hummels et assez souvent par Howedes.
Et le troisième but de Muller est venu presque tout seul. Le Bavarois reprenait un ballon repoussé par le gardien portugais (78).
Les Allemands auraient pu en marquer un cinquième but mais l’arbitre préféra voir ailleurs sur cette obstruction sur Podolski (90+1).
Ronaldo dans une ultime tentative de sauver la face et non les meubles, ajusta un boulet des 35m que Neur dévia en touche. Le Ballon d’Or 2013 rentra aux vestiaires le profil bas. Et même sans le dire, il devait regretter d’avoir trop parlé.
Grande fête pour les employés de la compagnie Jovenna, vendredi dernier au Dome RTA Ankorondrano. 44 d’entre eux ont été faits Chevalier de l’Ordre National, décorés de la Médaille d’argent ou la Médaille de bronze. La cérémonie de remise de distinction a été assistée par le ministre d’Etat en charge des Ressources Stratégiques, Joeli Lalaharisaina, le Chancelier de Madagascar, le directeur de cabinet du ministère de la Fonction Publique, de l’Emploi, du Travail et des lois sociales. D’après le directeur des ressources humaines de la compagnie, la demande pour la décoration de ces employés méritants a été accordée au début de l’année, mais ils ont préféré attendre le passage du président du Conseil d’Administration de Jovenna à Madagascar, pour la cérémonie. Pour le ministre d’Etat présent à l’évènement, de telles distinctions honorifiques ne sont pas accordées à n’importe qui. Ces personnes ont fait leurs preuves et peuvent servir d’exemple aux autres acteurs du secteur des hydrocarbures, a-t-il noté.
« Réconcilier vous et pardonnez-vous les uns les autres ». Ce message lancé par le président de la République Hery Rajaonarimampianina dans le Sud ne restera certainement pas lettre morte. Malgré l’absence des habitants d’Ambatotsimivalo, ceux d’Andranonadambo ont bu ces paroles qui traduisent la volonté du pouvoir de venir à bout de l’insécurité et des conflits improductifs qui n’apportent que malheur et pauvreté. Le Sud a besoin plus que jamais d’apaisement pour son développement.
Réconciliation en marche
La réconciliation est en marche. Des routes sont construites pour mieux le démontrer. Mais des critiques se font jour parce la réconciliation nationale espérée dans l’opinion est politique au plus haut point. Elle remonte à la non-application des clauses sur les exilés et les prisonniers politiques dans la feuille de route de sortie de crise signée par les principales forces politiques de la nation en septembre 2011. Après une Transition qui n’a pas respecté ses engagements, la République aura plus de crédibilité auprès de la population en honorant les décisions consensuelles. Les Notam délivrés pour empêcher l’exilé d’Afrique du Sud de revenir dans son pays sont une honte pour les Malgaches. Mais ne pas délivrer le passeport d’un citoyen sans raison valable alors que la Constitution défend les droits de celui-ci ne l’est pas moins. Le président de la République devrait aussi lancer les mêmes propos de réconciliation qu’il a exprimés dans le Sud envers la classe politique nationale. « Réconciliez-vous et pardonnez-vous les uns les autres » ! La paix sociale est à ce prix. Le Premier ministre ne cache plus en ce moment ses suspicions de déstabilisation par des politiciens même s’il n’aurait encore aucune preuve. Cela ne veut-il pas dire en d’autres termes que des efforts devraient être déployés en priorité pour renforcer la réconciliation nationale et l’unité nationale afin de tuer dans l’oeuf les velléités de déstabilisation. Le moment n’est-il pas venu de surmonter tous les obstacles sur le chemin du développement et de la croissance ? Le président de la République a déjà réalisé des résultats significatifs dans sa quête de crédibilité auprès de la communauté internationale, en particulier des bailleurs de fonds. L’arrivée dans nos murs de la Secrétaire d’Etat français au développement et à la francophonie Annick Girardin en témoigne. Elle est venue pour rappeler l’excellence des liens qui unissent les deux pays mais aussi pour préparer le séjour prochain du président François Hollande dans la région en vue de la réunion de la Commission de l’Océan Indien. Il reste au président de la République de renforcer sa cote de popularité au niveau national, auprès des siens. Son message de réconciliation portera davantage et lui apportera plus de soutien s’il arrive à réparer les erreurs de son prédécesseur au pouvoir dans ce domaine.
Le Dr Philippe Soubrane, Chirurgien orthopédique et traumatologique, lors de son passage à Madagascar.
Le Dr Philippe Soubrane, Chirurgien orthopédique et traumatologique, lors de son passage à Madagascar.
Environ une quarantaine de patients est ciblée pour une consultation gratuite en orthopédie au centre médical Funhece Ambondrona, depuis hier et aujourd’hui.
Grâce à une coopération bilatérale entre le centre médical FUNHECE du groupe FUNRECO et l’hôpital Apollo Bramwell de Maurice (ayant rempli tous les critères internationaux en termes de traitements orthopédiques), un médecin spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique de formation parisienne travaillant dans cet hôpital mauricien est actuellement dans nos murs. Il s’agit du Dr Philippe Soubrane. Pour information, l’orthopédie désigne la spécialité chirurgicale qui s’occupe des pathologies des os et de l’appareil locomoteur. Le médecin qui le fait s’occupe donc non seulement des fractures, mais également des pathologies touchant les tendons, muscles et les articulations. Pendant les deux jours de son passage à Madagascar, dont hier et aujourd’hui, ce médecin de Maurice tient à apporter et ainsi de mixer les compétences des médecins et chirurgiens de ce centre hospitalier de Maurice et ceux du centre médical Funhece, outre le suivi dans le temps de la collaboration entre les deux établissements. « C’est également en étant conscient de la complexité du traitement à faire dans l’orthopédie que j’ai accepté de venir ici », confie ce spécialiste de l’Apollo Bramwell.
Une conférence de partage d’expériences et de connaissances entre les professionnels de la santé des deux entités a donc eu lieu hier, au centre médical Funhece Ambondrona. Une séance qui a été suivie de consultations gratuites en orthopédie, dans le même endroit, pendant les deux jours de séjour du spécialiste en orthopédie. Une quarantaine de patients en seront ciblées, selon les explications. Et suite à une interview, le médecin de Maurice a affirmé: « Pour le moment, d’après les quelques patients que j’ai reçus, j’ai constaté que la tendance s’oriente encore sur les soins d’urgence, comme la traumatologie, les fissures des os,… Il existe encore beaucoup de fossés en termes de traitements programmés de l’orthopédie à Madagascar, surtout du point de vue moyens financiers et matériels des patients », dit-il. Il entend par traitement programmé les traitements orthopédiques longs, suivant une programmation de longue durée nécessitant des opérations chirurgicales après 4 à 5 années. Ces consultations sont une sorte d’action sociale apportée en faveur de tous ceux qui veulent obtenir des consignes médicales en termes d’orthopédie chirurgicale.
Une forte délégation du ministère des Affaires Etrangères français dirigée par Annick Girardin a été reçue par Hery Rajaonarimampianina hier.
Une forte délégation du ministère des Affaires Etrangères français dirigée par Annick Girardin a été reçue par Hery Rajaonarimampianina hier.
La Secrétaire d’Etat français a confirmé qu’elle n’a pas du tout proposé une cogestion de ces îles entre la France et Madagascar.
Agenda très chargé pour la Secrétaire d’Etat français au Développement et à la Francophonie qui est actuellement en visite dans la Grande île. En effet, après avoir visité dimanche dernier les quartiers d’Andranomanalina, d’Isotry, d’Ambodin’Isotry et d’Antetezana Afovoany, Annick Girardin, accompagnée de l’Ambassadeur français, François Goldblatt, de l’Ambassadrice à la Coopération régionale de la Zone Océan Indien, Claudine Ledoux et du Directeur général adjoint de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats, Jean-Marc Châtaigner, a été reçue par le président de la République, Hery Rajaonarimampianina au Palais d’Iavoloha hier. Une occasion pour elle de confirmer le soutien de la France au nouveau régime malgache. « Nous sommes toujours aux côtés de Madagascar, et nous appuyons votre pays notamment à travers les aides de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Union Européenne », a-t-elle déclaré. Elle, c’est Annick Girardin qui a profité de cette visite à Iavoloha pour démentir les rumeurs selon lesquels, le président français François Hollande, actuellement en visite dans l’Océan Indien, a ignoré Madagascar pour sa tournée dans la Zone Océan Indien. François Hollande se rendra en effet à l’Île Maurice et aux Comores où il assistera au Sommet de la COI. « La France sera toujours aux côtés de la Grande Ile dans son développement futur », a précisé La Secrétaire d’Etat français. Et d’ajouter au passage : « si je suis là, c’est un signe que nous sommes aux côtés de Madagascar pour connaître sa vision et sa stratégie ».
Cogestion. Questionnée sur la position de la France vis-à-vis des Îles Eparses, Annick Girardin a laissé entendre que la question figure au menu de sa visite. En effet, cette forte délégation du Ministère des Affaires Etrangères français entend profiter de ce déplacement en terre malgache pour aborder la question de la gestion des Îles Eparses avec le président Hery Rajaonarimampianina. « Ce n’est pas un sujet tabou », a soutenu le Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie. Et de soutenir dans la foulée que « nous en avons parlé aujourd’hui et nous envisageons de l’évoquer à nouveau avec le Président de la République ». Pour ce qui est des polémiques autour de la cogestion des Îles Eparses, Annick Girardin a déclaré qu’elle n’a pas proposé une cogestion entre la France et Madagascar. « Je n’ai absolument pas dit ça, j’ai simplement dit que nous allons pouvoir travailler sur un certain nombre de projets communs ». Après sa rencontre avec le président Hery Rajaonarimampianina, la délégation française s’est rendue au Ministère des Affaires Etrangères à Anosy pour assister à la signature de 5 conventions entre l’Etat malgache et l’Agence Française de Développement. Des conventions prévoyant le financement de projets concernant le domaine de l’aménagement, l’éducation, la micro-finance, un projet touchant la santé mères-enfants soutenu par l’association Médecin du Monde France, ainsi que le projet médicaments pour tous initié par Salama. Pour la réalisation de ces projets, l’AFD a octroyé 25 millions d’Euros, dont 5 millions d’Euros pour le projet « Lalankely II » qui consiste à la réhabilitation des ruelles, escaliers et bornes fontaines dans différents quartiers de la Ville des Mille.
Trois jeunes filles de 15 à 24 ans sur cinq et une fille âgée de moins de 19 ans sur deux, sont déjà mères dans au moins six régions de Madagascar, à savoir la SAVA, Diana, Boeny, Melaky, Sofia et Menabe. Par ailleurs, 50% des infections sexuellement transmissibles (IST) enregistrées dans ces régions concernent des jeunes de 15 à 24 ans. C’est évaluer l’étendue de la problématique de la grossesse précoce et des IST dans ces régions, mais aussi dans d’autres localités de Madagascar. Le programme JSI/MAHEFA intervient dans ces six régions afin de lutter contre ces problèmes relevant du domaine de la santé reproductive, mais intervient également dans les domaines de la nutrition, de l’eau, hygiène et assainissement, du paludisme ou encore de la santé maternelle, néonatale et infantile. Financé par l’USAID, le programme comporte un volet SMS, mis en place en partenariat avec la Fondation Telma, pour véhiculer des messages permettant aux jeunes d’être informés sur les questions de santé reproductive et par conséquent, de faire les bons choix et de prendre des décisions réfléchies en faveur de comportements sexuels plus responsables. Il s’agit ainsi de se servir des SMS comme canal de communication pour atteindre les jeunes ciblés par le projet jeune du JSI/MAHEFA. La première séance informative sur ce volet SMS s’est tenue le 13 juin dernier, à Antsiranana.
Un nouveau centre pilote de lecture vient d’être inauguré hier, à Ambilobe. Celui-ci est inscrit dans le projet d’installation de cinq centres de lecture au niveau des EPP dans quelques parties de la Grande Ile, entrant dans le programme d’activité de la Première Dame, Voahangy Rajaonarimampianina. Ces nouvelles infrastructures seront ainsi dotées d’un espace de lecture contenant des livres, des manuels de lecture et des matériels didactiques.
Les enfants prêts à être circoncis (photo d’archives)
Les enfants prêts à être circoncis (photo d’archives)
Les Antambahoaka se soumettent à ce rite depuis des temps immémoriaux et quelque soit le lieu où ils se trouvent à Madagascar ou dans le monde, ils reviennent à Mananjary où se déroulent les cérémonies du Sambatra, tous les sept ans. Ce sera le cas cette année.
Ce que les profanes retiennent surtout du Sambatra, c’est la grande cérémonie de circoncision collective à laquelle sont soumis les enfants Antambahoaka. Néanmoins, dans la pratique, des aménagements sont faits car certains ne peuvent attendre le Sambatra qui se déroule tous les sept ans et sont opérés par des praticiens modernes. Ces derniers sont accueillis comme les autres et observent un certain rituel sans être pris en charge par les gardiens des rites. Le Sambatra comprend toute une série de manifestations dont la portée religieuse et sacrée est incontestable. Le programme de ce Sambatra 2014 court sur un mois du premier vendredi du mois d’octobre au samedi 1er novembre. Nous allons en présenter les principaux points.
Les rites sont initiés par l’Ampanjaka et ils se déroulent dans le « tranobe ». A Mananjary, il en existe six.
Le vendredi 3 octobre. La cérémonie du bain peut commencer. Elle se fait sous la pierre sacrée « Valamena » avec une eau pure. La bénédiction de Zanahary est demandée (« Bénédiction de l’eau pure »). La population se lave le visage avec cette eau pure bénie. Le chef des parents d’enfants à circoncire prend en main l’administration du « tranobe ». Les femmes chantent et dansent tous les matins et les après-midi autour du « tranobe » pendant trois semaines sauf le jeudi.
Le jeudi 12 octobre. Des milliers de gens se déplacent d’un quartier à un autre en chantant et en dansant. C’est un spectacle grandiose.
Le lundi 27 octobre. Les femmes vont chercher des joncs et les font sécher tandis que les hommes sont en quête de « Ramavona », sorte d’olivier. Ils ne vont pas en rester là car ils ramènent aussi du « fatakandahy » et de la canne à sucre. Les femmes rangent les joncs qui ont été séchés au soleil.
Le mercredi 28 juin. Les femmes tressent les joncs et en font des chapeaux et des nattes. Une danse avec les chapeaux et les nattes des enfants à circoncire a lieu. Les hommes simulent des combats. Ces derniers accompagnés de leurs parents sont introduits dans le « tranobe ». C’est dans l’après-midi qu’a lieu finalement la circoncision.
Le samedi 1er novembre. Les jeunes et les « mpagnampy soa » réclament à travers le village des marques de reconnaissance.
Le partenariat entre le projet Pôle Intégré Croissance et QMM est un atout majeur pour la région Anosy. Le président de la République Hery Rajaonaromampianina l’a reconnu lors de son passage à Fort-Dauphin. Un partenariat public privé (PPP) pour le développement en somme. En tout cas, lors de ce passage, Hery Rajaonarimampianina a constaté de visu les énormes potentialités de la région Anosy, ainsi que les réalisations ayant trait à ce grand investissement minier de Rio Tinto QMM. Il a notamment visité le Port d’Ehoala et l’interconnexion du réseau d’électricité Rio Tinto QMM/Jirama.