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dimanche, novembre 1, 2026
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BEPC : Début des choses sérieuses avec les épreuves d’EPS

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Hier ont débuté les épreuves d’éducation physique et sportive (EPS) pour les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (BEPC). Les premiers candidats de la session 2014 ont ainsi foulé les terrains de sport pour ces épreuves physiques, la première que ces candidats, adolescents pour la majorité affrontent dans le cadre de cet examen officiel qui termine quatre années de collège et ouvre les portes du lycée. Le stade de Mahamasina et celui d’Alarobia seront ainsi les deux grands sites des épreuves d’EPS, avec notamment celles des demi-fond, 600m pour les filles et 800m pour les garçons, ainsi que les épreuves de sport collectif. Les garçons ont en majorité choisi le football, mais le basket enregistre également un nombre assez important de choix. Chez les filles, le basket-ball et le handball notamment, figurent parmi les plus prisés. Mais des filles qui ont choisi le foot commencent également à augmenter en nombre.

Supporters ! Les jeunes candidats comptent, parfois, un ou plusieurs accompagnateurs – parents, camarades de classe ou amis – qui suivent de loin le déroulement des épreuves et apportent, une fois celles-ci terminées, de quoi se rafraîchir ! Chaque année, le stade de Mahamasina compte toujours dans les gradins, les tribunes, durant les épreuves d’EPS du BEPC ou du baccalauréat, des groupes de jeunes qui encouragent des amis lors des épreuves de demi-fond. De véritables supporters qui hurlent ou applaudissent afin que « leurs » candidats finissent leur tour de piste, et de préférence, avec les meilleurs temps !

Les épreuves écrites quant à elles, débuteront le 28 juillet 2014 et se termineront le 31 juillet 2014. Il reste encore quelques semaines de révision pour combler quelques lacunes afin d’être prêt, le jour J. Ce sera dans exactement deux mois.

Hanitra R.

UTOP 2014 : Un bilan positif pour la 7e édition

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Les membres de l’association UTOP avec le DG de CANAL+.
Les membres de l’association UTOP avec le DG de CANAL+.
Les membres de l’association UTOP avec le DG de CANAL+.

Un résultat satisfaisant avec un bilan positif grâce à la mobilisation de toutes les parties prenantes, a été constaté au 7e UTOP.

Plus de 917 coureurs issus de 18 nationalités ont participé à la 6e édition de l’UTOP 2014 du 2 au 4 mai sur les parcours du Lycée Français – Mantasoa. Des participants répartis en 74 pour le solo, 8 équipes relais, 296 sur le semi, 320 sur le T-Rail et 195 sur le fun run. «  Nous avons enregistré un résultat positif avec la hausse du nombre des participants, le respect de l’environnement sans oublier la question de sécurité et de santé » a expliqué Eléonore Naud, lors de la présentation du bilan de cette édition, hier, à l’Hôtel AKOA à Ivandry.

Cette année, on a enregistré une hausse de 20 millions d’Ariary de recettes soit 120 563 727 Ariary par rapport aux 100 millions d’Ariary de 2013. Avec le concours des partenaires et des sponsors, 7 coureurs malgaches vont participer à des Trail en France, à La Réunion et à Maurice. La compagnie Air France a offert 3 billets à Prosper, Fano et Christina qui s’envoleront en France pour l’Ultra Marin de Morbihan. Alfa vainqueur du prix espoir prendra part à la course du Dodo Trail de Maurice.

S’engageant dans une promotion sociale et une activité citoyenne, 4000 repas ont été distribués, 9 villages ont été traversés par la course, 50 enfants ont participé à une petite course de 2 km le «  Zaza Trail » à Ambohimiadana. Des actions que l’association compte renforcer en 2004 surtout en faveur des enfants et de l’éducation.

Mille sourires. Pour la 7e édition de 2015, l’équipe de l’UTOP vise haut. Comme le slogan, le Trail aux mille sourires, 1000 participants seront attendus avec une invitation massive des coureurs internationaux, la participation villageoise des Malgaches. Et afin de donner une chance aux champions, au lieu de 7 cette année, l’équipe de l’UTOP espère envoyer plus de 8 meilleurs sportifs aux compétitions internationales. Ce pour une professionnalisation du suivi des coureurs. Autant le dire que l’UTOP lance le défi du développement par le sport.

T.H

Fisolokiana : Pasitera sandoka milaza mahatafiditra mpiasa ao amin’ny minisiteran’ny Fampianarana

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Hain’ity olona ity ny mampiresaka ireo hosolokiany. Voasambotra tamin’ny alarobia faha-21 may teo teny Ampitatafika ny lehilahy iray misoloky ho mahatafiditra mpiasa ao amin’ny minisiteran’ny Fampianarana Ambaratonga Voalohany. Mitonona ho pasitera amina fingonana iray lehibe eto an-drenivohitra ity olona ity. maro ireo natoky azy tamin’izany ary dia roboka tokoa. Ireo mpampianatra FRAM, araka ny vaovao voaray, no tena lasibatra amin’izany. Asainy mamorona “dossier”, avy eo angalany vola hatrany amin’ny1 tapitrisa ariary, dia tafiditra mpiasa raikitra. Ireo olona te ho tale na mpiasam-panjakana ambony kosa dia voasoloky volabe tokoa, satria mahatratra 14 tapitrisa mehery izany. Izay avy andraisana vola dia ilazany handalo eny amin’ny minisitera. Rehefa eny anefa, miveri-maina fa tsy misy “dossier” tafiditra akory eny. Maro ny olona nitaraina vokatr’izany ary nametraka fitoriana teny amin’ny mpitandro filaminana. Natao ny fikarohana an’ilay olona ary dia izao izy voasamboatra izao. Tamin’ny fotoana nahatratrarana azy, nifamotoana tamina vehivavy roa teny Ampitatafika izy ary dia noraisim-potsiny. Voalaza fa eny no fihaoanany amin’izao olona hofitahiny. An’ny anabaviny io trano io. Eny Ambohibao izy no monina, araka ny vaovao voaray hatrany. Hatolotra ny Fampanoavana tsy ho ela ity mpisoloky ity.

r.s.

Barea : « On ne devait pas changer une équipe qui a gagné ! » Estime Franck Rajaonarisamba

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Franck Rajaonarisamba misera sur ses éléments de Mahajanga.
Franck Rajaonarisamba misera sur ses éléments de Mahajanga.
Franck Rajaonarisamba misera sur ses éléments de Mahajanga.

Le match nul et vierge des Barea de dimanche à Carion face à une fougueuse sélection d’Analamanga n’aura aucune incidence, enfin presque, sur la composition des Barea qui iront défendre le but d’écart à Namboole, en Ouganda.

A un joueur près notamment Elysée, beaucoup plus athlétique que son coéquipier au sein de la CNaPS, Toby, sur l’aile droite de la défense, le onze de départ des Barea pour le match retour contre les Cranes ougandais, restera le même. C’est l’entraîneur Franck Rajaonarisamba qui remet ainsi à leur place les nombreux « entraîneurs » qui tentent de l’influencer sur la composition de l’équipe pour ce déplacement, il l’avoue, difficile en raison de ce but des Ougandais durant les arrêts de jeu.

Option défensive. « Nous avons travaillé contre une entreprenante sélection d’Analamanga, notre option défensive et cela a dans l’ensemble marché car les joueurs d’en face ont joué leur va-tout à l’image de Dino qui a énormément donné contrairement à ce qu’il offrait quand je l’avais appelé chez les Barea ».

Mais il n’est pas près de faire appel à Dino ni à quelqu’un d’autre à l’exception de Elysée qui remplacera poste par poste Toby. A valeur égale, le physique d’Elysée a été préféré à celui de Toby, explique encore Franck Rajaonarisamba qui ne lâche pas pour autant le capitaine de la CNaPS Sports car l’ancien de l’Académie Ny Antsika fait partie des joueurs d’avenir et donc susceptible de faire partie des Barea au COSAFA Cup et même aux Jeux des Iles.

Et si Franck Rajaonarisamba qui mise sur le retour de Jordan Dupray et sur l’arrivée peu probable du Lillois Franck Béria pour former son arrière-garde, il ne nie pas l’existence de quelques problèmes au niveau de l’attaque.

Tout chambouler. Si Carolus placé à la pointe de l’attaque n’a pas pu trouver l’ouverture, c’est qu’il a besoin d’espace et ne sera à 100 % que lorsqu’ il vient de l’arrière mais aussi parce que ses adversaires ne lui laissaient que très peu d’initiative.

Autant le dire, la défense d’Analamanga avec une charnière centrale composée de Milor (Elgeco+) et surtout de Romaric (COSFA) ainsi que Bosco (Elgeco+) et Elefonie (Tana Formation) a été en tous points très bonne au point de faire dire à certains techniciens présents à Carion qu’il serait préférable de revoir la copie.

Mais à une semaine du rendez-vous ougandais, ce serait aussi suicidaire de vouloir tout chambouler. Il faut tout juste mettre en place les remplaçants pour des hommes qui ont du mal à finir la partie notamment Johann Paul et Baggio. Ce dernier a certes du talent mais comme sa capacité à défendre présente des lacunes, le maintenir pendant 90 mn serait prendre d’énormes risques dans une bataille qu’on savait déjà très spéciale. A charge pour Franck de gagner la guerre…

Clément RABARY

Come-back : R’zalah et Green à nouveau sur le devant de la scène

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Green sera de nouveau sur le devant de la scène.
Green sera de nouveau sur le devant de la scène.
Green sera de nouveau sur le devant de la scène.

Deux pierres d’un coup ! Le 1er juin, R’zalah et Green se partageront la scène du Dôme Ankorondrano. Un concert qui va surtout marquer le retour de ces deux groupes. L’un et l’autre ont en effet été absents de la scène ces dernières années. Cet évènement sera pour eux l’occasion de faire à nouveau parler d’eux. En pleine préparation de leur second album, Liva et ses compagnons de scène vont dévoiler une partie de leurs nouveaux titres pour donner un avant-goût à leurs inconditionnels et leur montrer que malgré cinq ans loin de la scène, R’zalah est toujours aussi performant. Pour plus d’ambiance, les morceaux ayant fait la renommée de la formation seront également au menu. Avec le retour de Jacquot, Green a gagné un second souffle. Le grand succès de ce cabaret au Piment Café témoigne de l’engouement des amateurs de rock. Le 1er juin, le groupe marquera donc son retour officiel. R’zalah et Green au Dôme, un moment à ne rater sous aucun prétexte !
Mahetsaka

Jules Etienne à Mananjary : Pour la relance des activités des sociétés d’Etat en difficulté

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Le ministre Jules Etienne Rolland prône un partenariat gagnant-gagnant avec les investisseurs étrangers crédibles.
Le ministre Jules Etienne Rolland  prône un partenariat gagnant-gagnant avec les investisseurs étrangers crédibles.
Le ministre Jules Etienne Rolland prône un partenariat gagnant-gagnant avec les investisseurs étrangers crédibles.

Le ministre de l’Industrie, du Développement du Secteur privé et de la promotion des PMI/PME n’attend pas la présentation officielle devant l’Assemblée nationale de la politique générale de son département pour venir au chevet des sociétés d’Etat en difficulté. Samedi dernier, le Dr Jules Etienne Rolland s’est rendu dans le district de Mananjary pour constater de visu les réalités que vit l’IMI (Institut malgache d’Innovation), une société d’Etat rattachée au ministère de l’Industrie. L’IMI de Mananjary ne tourne plus. Ses employés ne sont plus payés. Le ministre Jules Etienne Rolland s’est entretenu avec le personnel de cette société et a promis la relance de ses activités d’ici peu. Pour cela, le ministre de l’Industrie a déclaré être prêt à chercher des partenaires pour la relance des activités de l’IMI de Mananjary. A noter que le département de l’Industrie, du Développement du Secteur Privé et de la Promotion des PMI/PME a sous sa tutelle plusieurs sociétés d’Etat qui sont en difficulté, pour ne citer que la SIDEMA, la SECREN et la SIRAMA.

Partenariat gagnant-gagnant. Immédiatement après sa nomination au sein du gouvernement de Kolo Roger, Le ministre Jules Etienne Rolland a annoncé les défis. Ces défis consistent entre autres à débloquer les situations qui bloquent le fonctionnement des sociétés qui étaient à l’époque la fierté de Madagascar. Le ministre Jules Etienne Rolland parle de partenariat gagnant-gagnant avec les investisseurs nationaux ou étrangers qui seraient prêts à investir à Madagascar. Le cas de la société Siranala de Morondava est un exemple réussi de ce partenariat gagnant-gagnant. Les Chinois s’y investissent. Madagascar en général et la population de Menabe en particulier en profitent. Il y a une semaine, le ministre Jules Etienne Rolland a effectué une descente à Morondava pour résoudre les problèmes relatifs aux revendications du personnel de la Siranala. En tout cas, L’Etat seul ne peut pas assurer la relance des activités des sociétés d’Etat en difficulté. La recherche des investissements étrangers s’impose.

RAJAOFERA Eugène

Anosy : Les ambassadeurs du Japon et de l’UE chez le ministre Rivo Rakotovao

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Visite de courtoisie de l’ambassadeur japonais Ryuhei Hosoya au ministre d’Etat Rivo Rakotovao.
Visite de courtoisie de l’ambassadeur japonais Ryuhei Hosoya au ministre d’Etat Rivo Rakotovao.
Visite de courtoisie de l’ambassadeur japonais Ryuhei Hosoya au ministre d’Etat Rivo Rakotovao.

Double audience pour le ministre d’Etat Rivo Rakotovao chargé des Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement. Le ministre d’Etat a ainsi reçu l’ambassadeur du Japon Ryuhei Hosoya et Leonidas Tezapsidis, ambassadeur de l’Union européenne, hier matin, en son bureau à Anosy. Ce sont des visites de courtoisie afin de raffermir les coopérations du ministère d’Etat chargé des Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement avec ces partenaires de Madagascar. Notamment pour sortir le pays de sa crise actuelle.

Recueillis par Dominique R.

KARATE / IBA : Kaliana, Brandon et Mami champions de France de kata par équipe

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Une multitude de médailles avec les jeunes protégés de Dadou Rafierenana à Biarritz.
Une multitude de médailles avec les jeunes protégés de Dadou Rafierenana à Biarritz.
Une multitude de médailles avec les jeunes protégés de Dadou Rafierenana à Biarritz.

La délégation qui s’est prise en charge pour l’Open international de Biarritz dans le cadre de l’International Budo Association rentrera avec tout plein de médailles. Le summum ? Kaliana Rakotobe, Brandon et Mami sont sacrés Champions de France IBA 2014 en kata par équipe. Leur coach et non moins compétiteur Daddou Rafiarenana a gagné aussi le titre de champion de France IBA 2014 en kata individuel chez les vétérans de plus de 45 ans. Mirana Andrianarison aussi est devenue championne de France IBA 2014 en kata individuel senior et elle a même été félicitée par ses adversaires et les membres du jury. Madagascar faisait partie des plusieurs pays et villes participantes comme Paris, Verdun, République Dominicaine, Niger, Pays Basque, Espagne… « Il s’agit de la 1re édition de l’Open et nous reviendrons évidemment l’année prochaine » a déclaré le chef de délégation Rado Rakotobe.

Les autres résultats

3e place en kata individuel cadettes filles : Henintsoa Rarojoson

3e place en kumite espoir garçons : Faniry Rarojoson

3e place en kumite H cadets : Mami Raveloson

3e place en kumite Fille cadettes : Kaliana Rakotobe

3e place en kumite espoir garçons : Faniry Rarojoson

4e place kumite cadets garçons : Brandon Rakotomalala

4e place kumite espoir filles : Henintsoa Rarojoson

4e place kumite senior dames : Mirana Andrianarison.

Anny Andrianaivonirina

Orlando Robimanana : « N’attendons pas un désastre pour une prise de conscience générale »

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DG du Trésor Public, Orlando Robimanana, à Kigali : Une simple prise de conscience pourrait casser le cercle vicieux de la pauvreté.
DG du Trésor Public, Orlando Robimanana, à Kigali : Une simple prise de conscience pourrait casser le cercle vicieux de la pauvreté.
DG du Trésor Public, Orlando Robimanana, à Kigali : Une simple prise de conscience pourrait casser le cercle vicieux de la pauvreté.

Un pays africain peut réussir son développement. Le Rwanda l’a prouvé. En seulement 20 ans, ce pays est passé du statut de pays perdu, au bord de la faillite, au statut de pays le plus avancé en Afrique. Madagascar peut suivre ce chemin, il dispose de plus de ressources naturelles que le Rwanda, selon le DG du Trésor public, également gouverneur suppléant de la Banque Africaine du Développement (BAD), Orlando Robimanana, Interview.

Midi Madagasikara. Quel bilan pouvez-vous faire sur les 50 années de la BAD ?

DG du Trésor. En 50 ans, la BAD a connu une grande évolution, en tant que banque. Son capital et ses pays membres ont connu des accroissements impressionnants. Malheureusement, les pays africains n’ont pas suivi cette évolution, mis à part quelques exceptions, alors que presque tous les pays du continent ont autour de 50 ans d’indépendance. On savait que sans investissement sur les infrastructures, on ne peut évoluer. Pourtant, après 50 ans, on a encore un grand déficit dans ce volet. On se demande parfois à qui a profité la BAD. Si la Banque cherche un réel développement de l’Afrique, il faut réfléchir sur ce sujet et bien répartir les aides pour appuyer les plus pauvres. Madagascar classé parmi les pays fragiles n’a obtenu que près de 119USD au dernier Fonds africain pour le développement, alors que d’autres pays plus forts ont bénéficié des financements exorbitants.

Midi. Peut-on espérer un développement ? Est-ce probable pour la Grande Ile ?

DGT. Le Rwanda a prouvé que c’est faisable. Il y a 20 ans, ce pays était le cas le plus désespéré. Mais comme l’a affirmé son président, Paul Kagame, ils ont fait des erreurs, ont trébuché et se sont même arrêtés, mais se sont relevés par la suite après la surchauffe générale. Leurs comportements et leur mentalité ont complètement changé. Ils ont la volonté politique et la discipline. C’est ce qu’il nous faut. Le Trésor a d’ailleurs véhiculé ces valeurs et ces principes depuis des années. A Madagascar, on parle de bonne gouvernance, mais lorsqu’on observe, on se rend compte que les débats reposent encore sur l’égoïsme. Si le Rwanda a pris 20 ans pour arriver à sa situation actuelle, quand arriverons-nous au même niveau si on ne commence pas dès maintenant ? Certes, tous les pays de l’Afrique ont les mêmes problèmes. Même lorsqu’on aura une bonne politique publique, il nous faut une prise de conscience.

Midi. Qu’est-ce qui pourrait déclencher cette prise de conscience ?

DGT. Pour leRwanda, c’était le génocide. Un million de morts en trois mois. N’attendons pas qu’un tel désastre n’arrive ! Il faut une prise de conscience générale. Maintenant, nous sommes sortis de la crise. Cette situation devrait déclencher notre prise de conscience. La Grande Ile est riche, mais nous sommes toujours à la traîne, en termes de développement et croissance.

Midi. Nombreux sont ceux qui réfléchissent déjà au développement de Madagascar. Est-ce encore insuffisant ?

DGT. La moindre des choses est d’écouter les techniciens malgaches. D’habitude, ils ne sont pas écoutés. Au contraire, ils sont même poursuivis pour leurs propos. Pourtant, lorsque des étrangers comme les bailleurs de fonds reprennent ces mêmes propos, tout le monde devient très attentif. Par ailleurs, je reviens à la nécessité de la prise de conscience qui doit être générale. Il nous faut une discipline stricte pour ne pas aller vers l’anarchie. Chez nous, une simple vérification fiscale peut engendrer une grève. 90 % des activités économiques s’opèrent dans l’informel. Le Rwanda a connu cette même situation, il y a 20 ans passés. Tout le monde doit réfléchir sur cela.

Recueilli par Antsa R.

Aller de l’avant

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Le Premier ministre, ministre de la Santé publique Kolo Roger est de retour au pays. Son séjour en Suisse, pays dans lequel il a vécu pendant plusieurs années de sa carrière professionnelle avant sa nomination, a été fructueuse. La veille de la tenue de la 67e Assemblée Mondiale de la Santé à laquelle il a assisté, il a participé avec quinze ministres de la Santé dont deux sont également Premiers ministres aux 16e Rencontres Leem/Pays Francophones en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, sur le thème de La Lutte contre les maladies non transmissibles : une responsabilité partagée. Ces 16e Rencontres ont confirmé leur statut d’espace unique où les pays francophones échangent au plus haut niveau sur les problématiques de santé publique.

Aller de l’avant

           Au cours des échanges entre délégations venues d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, de l’océan Indien, professionnels de santé, OMS, organisations non gouvernementales, bailleurs de fonds et industriels du médicament, toutes les questions nouvelles posées par la prévalence des maladies non transmissibles telles que le cancer, l’hypertension, le diabète…, première cause de mortalité dans le monde (2/3 des décès en 2011 selon l’OMS, dont près de 80%, soit 26 millions de victimes, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire) ont été abordées. Le Premier ministre Roger Kolo a rappelé au cours de cette manifestation qu’il met la santé au cœur de sa politique, pour le bien-être du peuple malgache, mais aussi parce qu’elle est « le corollaire de la bonne santé économique d’un pays », avec une priorité absolue : l’éducation. Le Premier ministre, ministre de la Santé publique a du pain sur la planche. Le déplacement à l’extérieur d’un nouveau Premier ministre venant juste de former son gouvernement ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique devant les nombreux problèmes urgents à résoudre sur place. En particulier, celui de l’insécurité dans le Sud qui a fait de nombreuses victimes. Des politiciens estiment que le Premier ministre doit d’abord se consacrer aux affaires nationales avant de se lancer sur la scène internationale. Quoi qu’il en soit, le Premier ministre a déjà présenté à l’Assemblée nationale la politique générale de l’Etat. Ce qui devrait permettre aux membres du gouvernement de s’organiser pour soutenir leur politique. Toujours est-il que beaucoup de députés sont restés sur leur faim et souhaitent davantage d’explications ainsi que des détails sur tous les objectifs annoncés et les actions à mener pour atteindre le taux de croissance ambitieux visé d’ici à la fin de l’année. Le Premier ministre est de retour au pays, il est grand temps d’aller de l’avant.

Zo Rakotoseheno