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jeudi, octobre 22, 2026
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Sucre roux de Madagascar: La SUCOMA s’oriente vers le marché local

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Le sucre roux est plus nutritif que le sucre blanc raffiné.
Le sucre roux est plus nutritif que le sucre blanc raffiné.
Le sucre roux est plus nutritif que le sucre blanc raffiné.

Outre son prix  abordable, le sucre roux de Madagascar produit par la Sucrerie Complant de Madagascar (SUCOMA) a le grand avantage d’être bio.

En malgache, on l’appelle « siramamy mavokely » en raison de sa couleur qui vire au roux. Le sucre roux de Madagascar produit  par la SUCOMA  n’est malheureusement pas très apprécié des consommateurs malgaches, notamment ceux des grandes villes, lesquels préfèrent le sucre blanc raffiné.

Journée du sucre roux. Et pourtant, il s’agit d’un sucre de très bonne qualité. Selon les experts en nutrition qui l’ont présenté samedi dernier au Restaurant Les Cygnes Ivato, lors de la « journée du sucre roux » il s’agit en premier lieu d’un sucre produit à partir de canne à sucre biologiquement cultivée. Il est par ailleurs plus naturel car contrairement au sucre blanc, le sucre roux ne comporte pas de chaux vive, ni de souffre. Comme il comporte plus de nutriments, le sucre est à la fois énergétique et nutritif, il est facile à digérer en raison de la séparation du fructose et du glucose, lors de la digestion ; il a la capacité de maintenir l’équilibre métabolique de la vitamine B1 et du calcium ;  en raison de sa teneur en potassium, le sucre roux ne provoque pas l’hyperglycémie ; moins riche en saccharose, le sucre roux est moins nocif… ». Autant de bonnes raisons citées par les experts en nutrition qui ont conclu que le sucre roux est meilleur pour la santé.

Marché européen. Raison pour laquelle d’ailleurs, le sucre de Madagascar est très apprécié des Européens.  En effet, sur les 80 000 tonnes de production annuelle de la SUCOMA dans  ses usines de Morondava, Namakia et Ambilobe, 60 %, soit un peu moins de 50 000 tonnes sont exportées notamment sur le marché européen. « Notre sucre roux est très demandé  sur le marché européen car il est parmi les meilleurs en terme de qualité nutritive », a expliqué Zhou Jiamping, Directeur  Général de la SUCOMA. Une manière de dire que le sucre de Madagascar est très compétitif sur le marché international. Malheureusement sur le marché local, ce produit aux multiples vertus n’est pas encore consommé convenablement. Et c’est justement dans  le souci de faire profiter les Malgaches des bienfaits du sucre roux que la SUCOMA a organisé cette « journée du sucre roux », dont le premier avantage est son prix compétitif par rapport  aux autres catégories de sucre disponibles sur le marché.  Actuellement le prix d’usine du sucre roux est de 73 000 ariary. « Ce prix peut fluctuer en fonction du marché », a cependant précisé Zhou Jiamping.

En tout cas, les grossistes qui sont venus assister à cette Journée  ont tous été convaincus de la compétitivité du sucre roux. « On va  renforcer nos relations avec la SUCOMA afin que les consommateurs malgaches puissent  bénéficier des avantages du sucre roux », a indiqué Roger. R., un grossiste bien connu de la Capitale. Bref, s’ils optent pour le sucre roux, les consommateurs malgaches seront en meilleure santé.

R.Edmond

OMD : Objectifs non atteints, mais bonne performance dans certains domaines

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Le progrès de Madagascar, par rapport aux Objectifs du millénaire pour le développement a été présenté hier à l’Hôtel de Ville Analakely.
Le progrès de Madagascar, par rapport aux Objectifs du millénaire pour le développement a été présenté hier à l’Hôtel de Ville Analakely.
Le progrès de Madagascar, par rapport aux Objectifs du millénaire pour le développement a été présenté hier à l’Hôtel de Ville Analakely.

Seulement 40 % des malgaches se sentent pauvres d’après une grande enquête réalisée par l’INSTAT. Mais par rapport au seuil international qui fixe un revenu journalier de 2USD par tête, 91 % de la population de la Grande-île vivent dans la pauvreté. Et si on se réfère au seuil national, 71,5 % des malgaches sont pauvres.

19000 ménages composés au total de 18000 femmes et de 9000 hommes ont été questionnées dans le cadre de l’Enquête nationale sur le suivi des Objectifs du millénaire pour le développement (ENSOMD). En effet, sur les huit objectifs fixés pour 2015, sept ont fait l’objet d’une enquête réalisée par l’Institut national de la statistique (INSTAT), auprès des ménages. Les résultats de cette enquête ont été présentés hier à l’hôtel de Ville Analakely. Certes, Madagascar n’atteindra pas tous les objectifs fixés pour 2015, mais certains volets ont connu des évolutions positives, malgré la crise ballonnée par l’incompétence du chef de la Transition et de la majorité de son équipe. Certains domaines ont connu d’importants reculs, comme l’éducation primaire pour tous, l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, etc. Mais pour le reste, la situation n’est pas si mauvaise que l’affirment les bailleurs de fonds étrangers. En effet, 37,6 % des femmes sont en 2012, des salariées, alors que ce taux était encore à 10,9 % en 2005. Le taux de mortalité infantile est passé de 159 pour 1 000 en 1997 à 62 pour 1000 en 2012, si l’objectif est d’atteindre 53 pour 1 000 en 2015. Pour la lutte contre le VIH SIDA, paludisme, etc. les indicateurs traduisent également des progrès. Ces chiffres concernent toute la Grande-île, mais si on considère les cas par région, les progrès sur les huit objectifs fixés pour 2015 sont très visibles dans quelques zones comme les hautes terres, la partie nord, est et nord-est de Madagascar. Cependant, les difficultés ont surtout été rencontrées sur le littoral ouest et la partie sud du pays.

Dramatisé. La paupérisation a frappé fort durant la Transition. La déclaration de la Banque Mondiale selon laquelle, plus de 92 % de la population malgache sont pauvres, a fait comprendre à tous que la situation est très critique. D’après les données de l’INSTAT, 91 % de la population malgache gagnent chacun moins de 2 USD par jour, en 2012, soit 976 794 Ariary par personne, par an, si l’on prend en compte la parité du pouvoir d’achat (PPA). Ce seuil international est très différent du seuil national. Pour les économistes, la situation est dramatisée par les bailleurs, pour inciter le pays à contracter des dettes.  En effet, si on se réfère au seuil national de la pauvreté qui est de 535 603 Ariary par personne, par an, le pourcentage de malgaches considérés comme pauvre en fin 2012 est réduit à 71,5 %, contre 76,5 % en 2010. « Ce taux dépend toujours des seuils fixés. Pour la Banque Mondiale, 92 % des malgaches sont pauvres. D’après le seuil national, le chiffre descend à 71,5 %. Mais lors de notre étude, nous avons également demandé aux enquêtés s’ils se sentent pauvres. Seulement 40 % ont déclaré être pauvre », a informé le directeur général de l’INSTAT, Gérard Ravelomanantsoa. Bref, ceux qui arrivent à satisfaire leurs besoins essentiels ne se sentent pas encore pauvres. Néanmoins, peu importe la situation actuelle, l’important est de réduire la pauvreté et d’accroître le revenu par habitant, maintenant que l’on se dirige vers une amélioration de l’environnement politique et économique.

Antsa R.

Premier ministre : MAPAR propose Haja Resampa

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Haja Resampa félicité par Maharante Jean de Dieu. (Photo Kelly)
Haja Resampa félicité par Maharante Jean de Dieu. (Photo Kelly)
Haja Resampa félicité par Maharante Jean de Dieu. (Photo Kelly)

Même si des noms ont circulé ces derniers temps sur les premiers ministrables que MAPAR aurait l’intention de proposer au président de la République, finalement, il n’y a eu qu’un nom. Pas de choix donc pour le chef de l’Etat.

Le bureau national du « Miaraka amin’i Prezida Andry Rajoelina » (MAPAR) s’est réuni, dans la matinée d’hier, à l’immeuble Injet, à Ambodivona. A l’issue de cette réunion, le bureau national a désigné Haja André Resampa pour le poste de Premier ministre. D’après le coordonnateur national du MAPAR, Maharante Jean de Dieu,  ce choix a été dicté par l’article 54 de la Constitution et sur l’avis de la HCC qui dispose que « la présentation du Premier ministre revient au parti ou groupe de partis légalement constitué lors du dépôt des candidatures et ayant obtenu le plus grand nombre de députés aux élections législatives. Le président de la République nomme le Premier ministre formellement présenté par les députés issus du parti ou du groupe de partis majoritaire ».

Pression. D’autres critères sur le choix de Haja Resampa, toujours d’après Maharante Jean de Dieu, « il s’y connaît dans les arcanes de l’administration. Il a travaillé depuis de longues années avec le nouveau président de la République ». Tout en signalant au passage qu’« on a remis officiellement la lettre au président de la République à 17 h 15 (hier) ». Et d’ajouter que « cela va aller de l’avant ». Par ailleurs, ce député a aussi indiqué que l’ancien président de la Transition n’a fait aucune pression sur les décisions du MAPAR, il a laissé le champ libre au bureau national.

Conseil. Force est cependant de constater que le nouveau président de la République, Hery Rajaonarimampianina a évincé de son poste de Secrétaire Général à la Présidence, Haja Resampa, lors du premier conseil des ministres. Et l’on se demande si le courant va vraiment passer entre ces deux personnalités ? D’ailleurs, la majorité présidentielle a l’intention de présenter un candidat pour le poste de Premier ministre (lire article par ailleurs). En tout cas, tout va se décider dans les prochains jours.

Dominique R.

Moramanga : Gineana roalahy nahatratrarana vatosoa 1,5 taonina

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Avy nalaina tany Marolambo ireo vato ireo.
Avy nalaina tany Marolambo ireo vato ireo.
Avy nalaina tany Marolambo ireo vato ireo.

Tra-tehaky ny tobim-paritry ny zandarimariam-pirenena misahana ny fifamoivoizana an-dalam-be ny tera-tany vahiny roalahy, nitondra vato sarobidy teo amin’ny lalam-pirenena faharoa raha 08km tsy hiditra ny tanan’I Moramanga; iray taonina sy 500 kilao ireo vato ireo. Avy tany Marolambo no nangalany azy ary notombanana ny ho nanam-potoana maharitra ireto vahiny ireto nahafahany nanangona ny harena ankibon’ny tany malagasy tany ambanivohitra tany, izay inoana fa tsy ampy fahalalana loatra amin’ny lalàna mifehy ny fitrandrahana, ka raha vao mahita mpanambola mitondra taratasy santionany dia noheverina ho marina;ny antotan-taratasy mahafeno ny fepetra ahafahana manao ity asa ity anefa tsy hita teny amin’izy ireo.Mihevitra ny ho mety mandrakariva amin’ny ataony ireto Gineana roalahy, kanjo nifanena tamin’ireo zandary tena nanao ny asany ary noporofoin’ireto farany fa miady mandrakariva amin’ny kolikoly izy no sady ezaka ataon’ireo zandary eto Moramanga ny hanao môdely eo amin’ny fiarahamonina, indrindra amin’ireo minia mandika lalàna rehetra.Efa eo am-pelatanan’ny ministera misahana ny harena ankibon’ny tany ny fanohizana ny fanadihadiana.

 Cathy

Pety Rakotonianina : « Le président doit être libre de choisir ses collaborateurs »

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Le PDS de Fianarantsoa est connu pour sa verve.
Le PDS de Fianarantsoa est connu pour sa verve.
Le PDS de Fianarantsoa est connu pour sa verve.

Le  fondateur de Tambatra, Pety Rakotoniaina,  est de nouveau monté au créneau, hier, au Motel de Tanà.  Celui qui n’a pas sa langue dans la poche est allé droit au but pour déclarer que le « président de la République est libre de choisir ses collaborateurs. Laissez-le d’abord travailler ». Le Président de la Délégation Spéciale de Fianarantsoa estime, par ailleurs qu’il faudrait procéder à la réconciliation nationale, l’amnistie et à la libération des détenus politiques. Il est allé même plus loin en annonçant que « même s’il m’avait jeté en prison, on ne devrait pas toujours considérer Marc Ravalomanana comme un ennemi ».  L’Alliance pour la Paix et la Refondation de la Nation (APRN) qu’il préside de déplorer la situation dans laquelle le pays est plongé. Il est grand temps de penser au redressement du pays a-t-il souligné. Il n’a pas manqué de toucher mot à l’avis de la HCC sur l’article 54 de la Constitution. « Il ne faut pas oublier qu’il y a d’autres articles, notamment les articles 55 et 57 », a-t-il soutenu.

Dominique R.

Tapatapany

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#  Ambohimanarina. Tokantrano voatafika. Ny marainan’ny alatsinainy tamin’ny 1 ora, notafihana jiolahy fito ny trano iray teny amin’ny faritra Ambohimanarina. Ny vaovao no nahalalana fa nisy tamin’ireo mpandroba no nanao saron-tava. Nopotehany ny varavarana. Rehefa tafiditra ry zalahy dia nitaky vola. Voaambana basy ny rehetra ary tsy nisy afaka nihetsika. Nomena an’ireo olon-dratsy izay notadiaviny. Raha vao nahazo izany izy ireo dia lasa nandositra.

nangonin’i r.s.

Golf – Formation : Ramy Rabenja invité à St Andrews

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Ramy Rabenja, Vice-président de la FMGolf a participé au « Tournament Administrators and Referees School » à St Andrews.
Ramy Rabenja, Vice-président de la FMGolf a participé au « Tournament Administrators and Referees School » à St Andrews.
Ramy Rabenja, Vice-président de la FMGolf a participé au « Tournament Administrators and Referees School » à St Andrews.

Une très bonne nouvelle pour la Fédération malgache de golf avec la participation de Ramy Rabenja au « Tournament Administrators and Referees School » à St Andrews. Une porte ouverte pour le golf malgache.

Une reconnaissance pour Madagascar. A moins d’un an après son affiliation à  » The Royal and ancient of St Andrews, la Fédération malgache de golf a participé pour la première fois au « Tournament Administrators and Referees School » à St Andrews. Une formation professionnelle d’administration de tournois et d’arbitrage. Et comme Madagascar n’a pas encore d’arbitre officiel, le Vice-président de la FM de Golf Ramy Rabenja a suivi la formation du 4 au 7 février 2014 aux côtés de 78 délégués provenant de 34 pays au Fairmont St Andrews Resort pour cette formation de haut niveau (Level 3) et ont passé les examens sur les règles et décisions du golf en vigueur suivant les règles de The R&A. Ce n’est que le début pour Madagascar, mais le chemin s’annonce encore long pour faire parti de ce cercle très fermé des professionnels. « L’objectif d’ici 4 ans est d’avoir des arbitres professionnels qui sillonneront nos parcours pendant les tournois majeurs dans le pays. C’est un stage très enrichissant et très passionnant regroupant les professionnels du golf », a expliqué Ramy Rabenja.

Visite et formations. Le PGA David Johnson, Master Professional de St Andrews est attendu au pays ce jour pour voir l’état et les réalités du golf dans la Grande Ile et pour dispenser des séries de formations. A partir de demain jusqu’au vendredi 28 février 2014, les juniors et caddies bénéficieront d’un stage de formation au Golf club de Malaza à Ampitatafika.

Six caddy Gilbert, Ali, Fis, Roland, Solofo et Prosper auxquels viennent s’ajouter pour cette formation Fano et Laza du Golf du Rova, Rodin du Golf de Malaza et Augustin du Golf d’Antsirabe participeront au stage en vue de devenir des formateurs. Une clinique pour le perfectionnement de nos golfeuses et de nos golfeurs dans les règles de ce sport se déroulera le dimanche 02 mars toujours à Malaza. Le lendemain, un tournoi est concocté pour les juniors et les caddies en guise d’évaluation. D’autre part, la FMGOLF profitera du séjour de David Johnson pour inaugurer l’Ecole de Golf d’Andakana.  Cette école regroupe une quarantaine d’enfants défavorisés qui auront la chance de découvrir les plaisirs de ce noble sport. Il y aura également la visite de l’Ecole de Golf de Malaza où une vingtaine d’enfants ont déjà commencé à s’entrainer depuis quelques semaines.

Une réunion sur la stratégie et action du développement du golf à Madagascar se tiendra entre la Fédération, les directeurs de clubs et le PGA  David Johnson à Antsirabe le mardi 5 mars.

Sommet national. Lentement mais surement. Le premier championnat national de Golf, sous l’égide de la FMGolf est programmé pour les 19, 20 et 21 avril prochains. Un sommet national en partenariat avec la Fédération Française de Golf (FFG) pour l’organisation et l’arbitrage du tournoi. Durant ce championnat, la FMGolf lancera officiellement le système intégré de « handicaps-licence-gestion de tournois » suivant les règles de l’EGA. Les clubs bénéficieront d’un système professionnel et reconnu internationalement traitant ce sujet sensible du handicap.

T.H

Bois de rose : Trois gros bonnets dans le collimateur

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Apparemment, toutes les parties prenantes s’y mettent activement à la mise en œuvre du plan d’assainissement pour lutter contre les trafics de bois de rose. Le bateau patrouilleur « Tendromaso » a été déjà mobilisé entre Vohémar et Mananara. Il procède maintenant aux inspections de tous les navires et boutres aux abords de Mananara tout en identifiant ceux qui ne sont pas en règle vis-à-vis de l’administration maritime et  ceux qui font partie de l’autorité reconnue mais participant au transbordement des bois de rose. En outre, trois gros bonnets sont maintenant dans le collimateur des Officiers de Police Judiciaire chargée des enquêtes, a-t-on appris de source auprès du Comité de Pilotage.

Sanctions exemplaires. La prise de responsabilité du ministère de la Justice est ainsi attendue pour mener des enquêtes au fond et d’appliquer des sanctions exemplaires pour des cas avérés. D’autant plus, l’Ordonnance 2011-001 prévoit des sanctions de 2 ans de prison ferme assorti du paiement d’une amende d’une valeur de deux fois la valeur marchande des bois de rose saisis à l’encontre des trafiquants qu’ils soient commanditaires ou complices. En fait, les responsabilités sont déjà partagées afin de concrétiser les promesses présidentielles de mettre un terme à ces trafics de bois précieux. Chaque acteur est ainsi tenu à effectuer un compte-rendu systématique contradictoire sinon il sera démis de ses fonctions voire même poursuivi en justice pour refus d’exécution d’ordre.

900 000 USD. Par ailleurs, la Banque Mondiale a alloué 900 000 USD pour mettre en œuvre ce plan d’assainissement dont 200 000 USD sont destinés à l’acquisition des images satellitaires et à la location des bateaux patrouilleurs et 400 000 USD seront utilisés pour le transport, le marquage et le comptage des bois de rose saisis ainsi que leur sécurisation et leur transport jusqu’au port. Par contre, 200 000 USD seront affectés au contrôle forestier et les 100 000 USD restant serviront à payer les frais liés à la vente aux enchères des bois précieux saisis et comptés. Mais ce fonds est encore indisponible en raison des longues procédures au niveau de l’unité de coordination du Programme Environnemental III, a-t-on conclu.

Navalona R.

Air Madagascar : Le vol en provenance de Paris retardé par un oiseau

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Un retard de 12 heures sur l’horaire de départ prévu. C’est ce qu’ont enduré hier les passagers du vol de la compagnie aérienne nationale Air Madagascar en provenance de Paris. Un retard indépendant de la volonté des passagers puisqu’il a été provoqué par une panne causée par un oiseau  qui a été aspiré par le réacteur de l’Airbus A 340.

Comme il est d’usage en pareil cas, la compagnie procède immédiatement et le plus rapidement possible à la réparation des dégâts provoqués par l’oiseau.  Un certain nombre de dispositions en usage en matière de transport aérien doivent par la suite être  prises pour assurer la sécurité du vol. En tout cas, l’on assure du côté d’Air Madagascar que la sécurité est une grande priorité. A noter que ce genre de panne provoquée par un oiseau est relativement fréquent dans le transport aérien.

R.Edmond

Un mois après …

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Un mois, jour pour jour, après l’investiture du président de la République Hery Rajaonarimampianina, aucune nomination n’a encore été faite en conseil des ministres. On a l’impression que le nouveau Chef de l’Etat ne tient pas à bousculer le rythme et le cours normal des choses.  L’Assemblée nationale a ouvert sa session. Les députés nouvellement élus de la quatrième République ont procédé à l’élection des membres du Bureau permanent de l’Assemblée. Une femme, Christine Razanamahasoa, ancienne ministre de la Justice et Garde des Sceaux  de la Transition, pour la première fois  en devient président. La démocratie l’a élue ainsi que les autres membres du Bureau  à travers les voix du Mapar et du GPS qui ont formé la majorité parlementaire.

Un mois après …

             L’avènement de l’Assemblée nationale a mis fin à l’existence de deux institutions de la Transition : le Congrès et le Conseil Supérieur de la Transition.  La formation du gouvernement est apparemment plus délicate. Bien qu’il soit clair dans la Constitution que « le président de la République nomme le Premier ministre présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire», la notion de partis, de groupe de partis et de majorité, prête à polémique au niveau des députés. La Haute Cour Constitutionnelle a bien spécifié que la majorité dont il s’agit est celle relative, mais les contestations émises par les politiciens contre la force politique qui s’affiche majoritaire portent aussi sur le respect de la définition du parti et du groupe de partis. Le constat de flou qui en découle profite à la concurrence pour la recherche de la majorité parlementaire. Celle-ci  est à l’origine de rapprochements et de regroupements politiques de députés à l’Assemblée nationale.  Mapar et plate- forme pour la majorité présidentielle qui coexistent ont du mal à ne pas se regarder en chiens de faïence bien que le Président de la République mette cela sur le compte du jeu démocratique et considère le Mapar comme « l’allié naturel » du HVM.  Andry Rajoelina, pour sa part, n’a pas mâché ses mots pour exprimer sa profonde aversion envers le nouveau président de la République.  Il a décliné l’offre du Mapar qui voulait le présenter  pour nomination comme Premier ministre. Le Mapar a présenté hier Haja Resampa à sa place. Il reste au président de la République à décider de nommer  ou non  l’ancien SGP de la transition qu’il avait  limogé au lendemain de son investiture. La Plate-forme pour la majorité présidentielle présentera  aussi son candidat. Au président de la République de faire son choix sans plus attendre.  La nation a besoin de changement après un mois de l’investiture.

Zo Rakotoseheno