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dimanche, octobre 18, 2026
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Samoëla à Antsahamanitra : Dernier grand concert d’anniversaire dans la capitale

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Le théâtre de verdure d’Antsahamanitra s’apprête à vibrer, ce dimanche 30 août, au rythme d’un moment rare : Samoëla y donnera son huitième concert en trois décennies de carrière. Huit fois seulement, et chacune de ces apparitions a laissé une empreinte durable. Cette rareté confère à l’événement une intensité particulière, d’autant plus qu’il s’inscrit dans la célébration de ses trente ans de scène. Organisé par Zouk Pro, le spectacle se veut une immersion totale dans l’univers de l’artiste. Samoëla et ses musiciens ont préparé près de cinquante morceaux pour un voyage musical de plus de quatre heures. Certaines chansons anciennes, rarement jouées, renaîtront dans des versions inédites, comme des confidences offertes au public. Fidèle à son style, il ne mise pas sur les artifices : aucun invité annoncé, seulement la force de ses textes et la complicité de ses musiciens pour porter la soirée. Depuis son premier concert en 1996 à l’Alliance Française, Samoëla a construit une relation singulière avec son public. Chaque apparition devient un rituel, qu’il s’agisse des grands rendez-vous comme Zara Revy ou de ces moments plus rares à Antsahamanitra. Ce concert, intitulé « Tsy tontan’ny ela », sera aussi le dernier de l’année dans la capitale, avant Tamatave puis une tournée européenne qui s’étendra sur dix-sept villes. Ce dimanche, il ne s’agira pas seulement d’écouter des chansons. Ce sera l’occasion de partager une histoire, de ressentir la force d’une voix qui a traversé les générations, et de se laisser emporter par les textes de l’artiste. Samoëla ne promet pas des surprises, il promet mieux : un moment vrai, vibrant, et profondément humain. Ce grand moment débutera à 15 heures.

Heriniaina Samson

Exposition : « Veloma lava » de Miarina

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Du 20 août au 11 septembre, l’Is’Art Galerie, au Tiers lieu, accueille « Veloma lava », la nouvelle exposition de la peintre Miarina. À travers une écriture figurative empreinte d’une belle sensibilité, l’artiste saisit l’évanescence des instants décisifs, ces moments charnières que le temps métamorphose en de doux souvenirs. L’espace d’exposition se conçoit comme un refuge intime où le visiteur vient déposer son propre vécu émotionnel. Le parcours s’articule en quatre temps distincts : la fraîcheur aquatique de « Plongée », la rupture imminente d’« Apocalypse », la distance solennelle de « Rituels » et la douce sérénité des ombres dans « Nocturne ». Miarina orchestre une constante tension entre geste, ombre et couleur pour traduire la fragilité de nos attachements. Loin de toute mélancolie stérile, cette traversée offre un temps de respiration salutaire pour observer le passé avec tendresse et reprendre sa route, l’esprit bien apaisé.

Recueillis par Maminirina Rado

Évènement : L’esprit DIY au Skate park avec Reviv’alt

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Rar Project est un collectif de deux générations de passionnés de rock avant tout.
Rar Project est un collectif de deux générations de passionnés de rock avant tout.

Le rock alternatif s’empare de la capitale dimanche avec l’événement « Reviv’Alt » au Skate Park Antanimena. Porté par le collectif Rar Project et un plateau de cinq groupes malgaches et mauricien, ce rendez-vous promet un retour aux sources brutes et authentiques.

Le mythe fondateur du rock alternatif se résumerait en trois mots : liberté, do-it-yourself et anti-establishment. À Madagascar, un évènement, « Reviv’Alt », lui sera dédié dimanche au Skate Park Antanimena, à partir de 10h. « C’est un des projets de Rar Project, nous allons montrer qu’il existe du rock alternatif dans le pays. Qu’il est éducatif, qu’il est plaisant, et ainsi de suite », soutient Naday, un des membres de l’équipe d’organisation. Ce dernier est un pilier du rock/métal et de la musique urbaine tananarivienne. Il s’est entouré d’un contingent de passionné(e)s depuis 2025, en prêchant ce genre né entre les années 70 et 80 à travers les scènes de la capitale. Pour ainsi dire, le rock malgache a souvent été un brin alternatif. Dominé par l’autoproduction, jusqu’à l’avènement du « rock FM » et ses power ballads. Ou plutôt de la variété agrémentée de riffs aux textes politiquement corrects, avec le « parler » citadin. « Il y aura cinq groupes », ajoute Naday, dont un mauricien, Silver Bullet X. Un trio minimaliste qui correspond parfaitement à cette musique d’anti-mécanique industrielle. Retrouver l’essence de leur rock, voilà l’esprit des Nirvana, Sonic Youth, The Afghan Whigs, Built to Spill et d’autres. Sur scène, à part les Mauriciens, il y aura Grey, la formation qui marche dans la place actuellement, Ikala, Highomellow et Rar Project Mdg. La matinée laissera d’abord place à des activités annexes avec Manoara Tatou, une communauté de « skaters », et des démonstrations de motos customisées de « Rom custom ». Puis, à 14 h, place à la musique. 

Maminirina Rado

Ljo : « One Night, One Stage » à l’Olympia Tanjombato    

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Le rendez-vous est pris pour tous les passionnés de musique. Le 4 septembre prochain, l’Olympia Tanjombato accueillera l’artiste Ljo pour une soirée inédite sous le thème « One Night, One Stage ». Formule cabaret oblige, l’événement promet une proximité rare et une ambiance feutrée pour redécouvrir le répertoire de l’artiste dans des conditions privilégiées.

Conçu pour offrir une expérience immersive, ce concert en une seule nuit réunira les grands succès de Ljo ainsi que des interprétations spécialement arrangées pour l’occasion.

L’artiste mise sur une production soignée et une acoustique adaptée à ce cadre intimiste pour garantir une immersion totale au public. Pensé pour privilégier l’échange direct avec le public, ce format s’éloigne des grands concerts de masse pour créer une ambiance chaleureuse et feutrée, avec un répertoire spécialement retravaillé pour l’occasion, oscillant entre moments d’émotion pure et envolées plus rythmées.

Zo Toniaina

Billard : Le GCT 9 sacre de nouveaux champions

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La 9ᵉ édition du Game Changer Tournament a connu un franc succès ce week-end. Entre émotions, suspense et émergence de nouveaux talents, la compétition a révélé de nouveaux champions tout en reclassant les anciens vainqueurs selon leur progression de l’année. Fidèles partenaires de l’événement, USB Union Studio Billard, Atelier SHOU Billard, Overdose Fruits Bar et les sponsors ont contribué à la réussite du tournoi. Chaque match a été retransmis en direct sur la page de l’Académie, permettant aux passionnés de suivre chaque bille, depuis le tirage au sort du vendredi 21 août jusqu’à la grande finale disputée le 23 août à Tsimbazaza. Conformément au règlement, une tenue correcte était exigée.

Le dimanche 23 août a été marqué par deux temps forts : le tout premier Tournoi Spécial des 8 Champions, réservé aux vainqueurs des éditions précédentes, a désigné le premier « Champion des Champions ». L’après-midi a ensuite accueilli la traditionnelle Doublette Master & Amateur, où joueurs confirmés et jeunes talents ont partagé la table dans un bel esprit de transmission.

Le champion Manou décroche enfin son premier titre du GCT après cinq participations consécutives. Une victoire vécue comme une revanche et une consécration. Le vice-champion Marco signe un parcours remarquable jusqu’en finale, confirmant sa place parmi l’élite. En Doublette Master & Amateur, le duo Mimi et Hasina (USB-Birds) s’impose, suivi de Hardy (Alpha) et Fasika (Arena), illustrant la complémentarité entre expérience et jeunesse. Lors du tout premier Spécial 8, Nosoavina (Games), invaincu depuis la première édition du GCT, s’est imposé et devient le premier Champion des Champions de l’histoire du tournoi. Derrière lui, Dakar (Osiris) prend la deuxième place. Au-delà des résultats, c’est l’esprit du GCT qui a une fois de plus brillé : ferveur du public, encouragements constants et convivialité autour des tables.

A.R.T (Stagiaire)

CAN U23 – Qualifications : Les Barea débutent face aux Comores

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Les Barea U23 connaissent désormais leur feuille de route sur la route de la CAN U23 2027. Le tirage au sort effectué hier par la CAF place Madagascar face aux Comores au premier tour des éliminatoires. Une double confrontation à négocier avec sérieux pour espérer poursuivre l’aventure.

Le premier rendez-vous opposera donc les deux sélections voisines dans une bataille qui s’annonce indécise. Le match aller est programmé le 28 septembre 2026, avant la manche retour prévue le 6 octobre. Madagascar devra se montrer solide dès cette première étape afin de prendre une option sur la qualification.

En cas de qualification, le défi montera d’un cran. Les Barea retrouveront, au deuxième tour, l’Afrique du Sud, une sélection qui n’a pas besoin de passer par le premier tour. Cette double confrontation est prévue dans la fenêtre internationale du 9 au 17 novembre 2026. Le vainqueur accédera au dernier tour qualificatif.

Le chemin vers l’Égypte pourrait ensuite devenir particulièrement difficile. Au troisième et dernier tour, Madagascar pourrait être opposé au vainqueur de la confrontation mettant aux prises le Rwanda, le Soudan et le Cameroun, selon l’issue des tours précédents. Les deux manches de cette ultime étape sont programmées en mars 2027, les 22 et 30 mars.

Cette CAN U23 revêt un enjeu particulier.Organisée en Égypte en 2027, elle réunira huit sélections : le pays hôte est qualifié d’office et les sept autres tickets seront attribués à l’issue des éliminatoires. La compétition servira également de cadre aux qualifications africaines pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

T.H

Kick-boxing – « Vehivavy mahery » : Les femmes à l’honneur au gymnase de Mahamasina

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(Photo Kelly R.)
(Photo Kelly R.)

Le tournoi de kick-boxing baptisé « Vehivavy mahery » s’est déroulé dans le calme au gymnase couvert de Mahamasina, malgré un retard au lancement. La veille, la salle avait accueilli la soirée Miss et Mister, dont les organisateurs n’avaient quitté les lieux qu’au petit matin, laissant derrière eux un espace jonché de déchets. À leur arrivée, les combattantes du 3FB Kick-boxing ont dû nettoyer elles-mêmes avant d’installer leur matériel. « Nombreux ont répondu à l’appel et beaucoup sont venus soutenir l’événement, ce qui mérite une reconnaissance particulière, notamment envers les arbitres qui ont assuré la bonne tenue des combats et les clubs participants. Cette initiative vise à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants, afin de les sensibiliser et de renforcer la nécessité de se protéger face aux risques d’insécurité », a déclaré Mbolatiana Raveloarimisa, marraine du club 3FB.

Pas moins de 34 clubs étaient présents, avec des combats en classes C, B et A, ainsi qu’en catégories cadets, juniors et seniors. « Le niveau progresse toujours lorsqu’il y a des tournois comme celui-ci. Nous remercions chaleureusement la marraine du club, Mbolatiana Raveloarimisa, pour sa contribution à la réussite de l’événement. Nous continuerons à organiser de telles compétitions, en préparant celles issues des sections, des ligues, de la fédération et surtout le Championnat du monde en septembre, où des jeunes du 3FB seront engagés. Merci également à la fédération, à la région Analamanga, au Dr Domoina et à tous les nombreux soutiens qui ont permis le succès du tournoi « Vehivavy mahery » », a ajouté le maître Alida. Avec ce tournoi, le 3FB Kick-boxing confirme son engagement à promouvoir les femmes dans les arts martiaux et à préparer la relève malgache sur la scène internationale.

Heriniaina Samson

Pétanque : Le club UBMT tire sur la sonnette d’alarme

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Une réunion regroupant une dizaine de clubs et quelques joueurs s’est tenue au boulodrome, à Ankatso, hier.
Une réunion regroupant une dizaine de clubs et quelques joueurs s’est tenue au boulodrome, à Ankatso, hier.

Le club Union des Boulistes Manjaka Tokana (UBMT), par la voix de son président, Ratsimbaharison Luc, a lancé hier à Ankatso un véritable cri d’alerte lors d’une réunion regroupant une dizaine de clubs et plusieurs joueurs. Trois boulistes malgaches – Onja, Tiana Kely et Donald – sont pressentis pour rejoindre le Décines Club, en France, après leurs performances remarquées lors de la tournée estivale écourtée.

Concernant les procédures de mutation, le président a précisé : « Après avoir signé légalement la mutation, j’ai conseillé à Tiana Kely de prendre directement contact avec la Ligue Sport Boules Analamanga et la Fédération Sport Boules Malgache pour les documents nécessaires. Jusqu’ici, nous n’avons reçu aucune réponse. La fédération nous a donné seulement deux explications : d’abord, un joueur ne peut pas changer de club en cours de saison mais uniquement à la suivante. Or, nous demandons que Tiana puisse jouer dès la saison 2027. Ensuite, la fédération ne peut délivrer une mutation sans le “visa talent”. Mais c’est justement cette mutation qui permet d’obtenir ce visa. Alors je pose la question : comment avancer si nous n’avons pas ce document ? » La fédération a rétorqué : « Nous attendons encore l’ensemble des pièces pour étudier le transfert. Pour l’instant, seule la demande de mutation nous est parvenue. Il faut aussi le contrat, la prise en charge et surtout un échange avec la fédération internationale. Nous ne bloquons pas les joueurs qui veulent évoluer à l’étranger, à condition que le dossier soit complet ».

Au-delà des mutations, Luc Ratsimbaharison a dénoncé une gestion financière opaque : « Pas moins de dix clubs réfléchissent actuellement à l’avenir de la pétanque malgache. Une somme de 10 000 euros, gain obtenu par les athlètes lors de la tournée estivale, a été retenue par la fédération et le coordinateur international. Ce montant devait revenir aux joueurs, car il s’agit de leur récompense, et la tournée estivale devait servir de préparation pour le championnat du monde ». La fédération a tenu à rassurer en affirmant que : « La somme de 10 000 euros est déjà réglée ». Enfin, le président de l’UBMT a regretté l’absence de Madagascar aux Masters de pétanque : « J’ai appris que Madagascar ne participera plus aux Masters de pétanque, car les organisateurs dénoncent des ingérences financières de la fédération. Une proposition avait été faite pour que Zigle et Yves, deux Malgaches qui évoluent au Décines Club, ainsi que deux joueurs locaux comme Tiana et Tonnerre, participent. La fédération avait donné son accord, mais le coordinateur a refusé. J’en ai été témoin ». La fédération a répliqué : « La décision appartient à la FSBM, organe suprême de la discipline à Madagascar. Nous n’avons pas refusé la proposition, mais il ne s’agissait pas d’une équipe nationale. Ceux qui participent aux Masters le font en leur nom propre, pas au titre de la sélection malgache ».

Recueillis par Heriniaina Samson

Réforme de la Liste électorale : Faible implication des partis politiques et de la société civile

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La société civile et les partis politiques sont encore peu présents dans la sensibilisation des citoyens à l’inscription sur la liste électorale. Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Thierry Rakotonarivo, déplore cette situation et appelle à une plus grande mobilisation. La société civile est notamment peu visible dans le suivi de l’établissement et de la révision de la liste électorale, malgré l’existence d’organisations bénéficiant de financements dans ce domaine. Sa participation au suivi des opérations reste ainsi limitée.

Suivi des opérations

Le même constat est fait pour les partis politiques. Leur rôle dans la sensibilisation des citoyens à l’inscription sur la liste électorale reste faible, alors qu’ils ont également une responsabilité en matière d’éducation citoyenne. Les grands partis politiques sont aussi peu présents dans le suivi de l’établissement de la liste électorale. « Ce sont pourtant eux qui critiquent le plus », a relevé Thierry Rakotonarivo. Pour le président de la CENI, la mobilisation des différents acteurs reste nécessaire afin d’inciter davantage de citoyens à s’inscrire sur la liste électorale et de renforcer le suivi des opérations.

Recueillis par Nadia R.

Harotsilavo Rakotoson : En garde à vue à Fiadanana depuis lundi

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Le juriste et politologue Harotsilavo Rakotoson demeure retenu dans les locaux de la Section des recherches de la gendarmerie à Fiadanana depuis ce lundi. Joint par téléphone hier, son avocat a tenu à apporter un éclairage sur la situation judiciaire de son client : « Il n’a pas encore été interrogé, mais l’enquête suit son cours et il demeure retenu à Fiadanana », a-t-il précisé. Une mise au point qui vient ainsi recadrer les informations véhiculées par certains observateurs. En effet, le média Mondafrica évoquait déjà une détention préventive pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Une qualification pénale que plusieurs analystes perçoivent d’emblée comme une stratégie visant à réduire au silence les voix critiques et réprimer les opinions dissidentes.

Diplômé d’Aix-en-Provence, de Sciences-Po Aix et formé à la prestigieuse Harvard Kennedy School, Harotsilavo Rakotoson incarne cette élite intellectuelle malgache au parcours exemplaire et au discours affûté. Figure respectée dans le milieu juridique, cet ancien Secrétaire général du ministère de la Justice sous le régime de Marc Ravalomanana exerce aujourd’hui comme consultant en droit des affaires. Il intervient également auprès des futurs hauts cadres de l’État à l’École Nationale de la Magistrature et du Greffe (ENMG) ainsi qu’à l’École Nationale d’Administration de Madagascar (ENAM). Après une longue période de discrétion, Harotsilavo Rakotoson a effectué son retour sur la scène politique dans un contexte de « refondation » où le débat d’idées devrait prévaloir pour redresser le pays. Fondateur et leader du parti Manajary Vahoaka (littéralement « Promouvoir le peuple »), il milite activement pour la refondation de l’autorité civile, la restauration de la confiance envers l’État et l’émancipation intellectuelle de la jeunesse. Ses prises de position mesurées et ses analyses pointues trouvent un écho grandissant auprès d’une population en quête de repères. Pour bon nombre d’observateurs, cette affaire illustre une nouvelle fois la crispation du pouvoir face aux esprits libres. Dossier à suivre.

Recueillis par Julien R.