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dimanche, octobre 18, 2026
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FFKM : Concertations au niveau national entre mars et mai 2027

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La ministre en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, avec les chefs d’église du FFKM, hier au village Voara.
La ministre en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, avec les chefs d’église du FFKM, hier au village Voara.

Après plusieurs reports insufflés par le FFKM, les concertations nationales ont désormais un calendrier. Le lancement du processus est prévu le 14 septembre prochain au niveau des fokontany.

Le calendrier est enfin arrêté. Après des mois d’attente et plusieurs annonces avortées, les concertations nationales conduites par le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes (FFKM) devraient démarrer le 14 septembre 2026 au niveau des fokontany. L’annonce a été faite hier au village Voara, à Andohatapenaka, à l’issue d’une cérémonie religieuse dirigée par les chefs d’Église du FFKM. La démarche annoncée se déroulera par étapes. Après les fokontany, les consultations gagneront les communes le 5 octobre, puis les districts le 26 octobre et les régions le 16 novembre. L’ultime étape, la concertation nationale, est programmée entre mars et mai 2027.

Ce nouveau calendrier intervient après plusieurs rendez-vous manqués. La ministre en charge de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, a reconnu que le lancement avait déjà été envisagé en décembre 2025, puis en mai et juin 2026. Cette fois, le gouvernement veut croire au démarrage effectif du processus. Pour Hanitra Razafimanantsoa, l’enjeu est de taille. Il faut « donner de l’espace » aux Malgaches pour s’exprimer et permettre à la parole de remonter de la base vers le sommet. La ministre présente ces consultations comme une première dans l’histoire politique récente du pays. Une « première édition » appelée, selon elle, à devenir une initiative unique et surtout durable. Son diagnostic est sans détour. « Les crises politiques à répétition seraient largement liées à l’absence de consultations véritables à la base », selon Hanitra Razafimanantsoa. D’où l’ambition affichée de transformer les concertations en solution pérenne pour Madagascar, et non en simple opération politique ponctuelle.

Mais le gouvernement sait déjà que le processus ne sera pas sans tensions. Le ministère chargé de la Refondation appelle les participants à privilégier le calme et la responsabilité. « Les intérêts susceptibles d’être bousculés sont nombreux », a lancé Hanitra Razafimanantsoa. « Certains pourraient chercher à saper l’initiative, tandis que les débats promettent d’être parfois vifs », a soutenu Hanitra Razafimanantsoa. Pour le gouvernement, les désaccords doivent pouvoir s’exprimer sans faire dérailler le processus. Hanitra Razafimanantsoa insiste également sur le fait que les concertations ne doivent pas être considérées comme l’affaire exclusive des institutions ou du FFKM. Elles nécessitent, selon elle, un véritable élan de solidarité nationale. Le Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, place, lui aussi, la barre haut. Pour lui, le FFKM et le comité de pilotage des concertations doivent faire primer les intérêts nationaux. Le chef du gouvernement affirme que le programme devrait être achevé en 2027, conformément à la feuille de route déjà établie, afin de permettre au pays de se doter d’un nouveau régime élu.

Pour donner corps à cette opération, un comité technique a été installé auprès de la Primature, selon Mamitiana Rajaonarison. Il sera chargé notamment d’accompagner le dispositif matériel et financier des consultations. Selon certaines sources, ce comité bénéficie d’un budget de plusieurs milliards d’ariary destiné à financer les concertations conduites par le FFKM.

Rija R.

Siteny Randrianasoloniaiko : « Une commission d’enquête parlementaire n’est aucunement de la vengeance politique »      

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Dans son discours d’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko a souligné avec force la volonté manifeste des députés d’agir résolument dans l’intérêt général.
Dans son discours d’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko a souligné avec force la volonté manifeste des députés d’agir résolument dans l’intérêt général.

La deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’est ouverte officiellement hier dans l’enceinte de Tsimbazaza. Cette rentrée parlementaire met particulièrement l’accent sur l’examen de projets de loi majeurs et sur l’exercice rigoureux du contrôle de l’action gouvernementale.

Placée sous le signe d’un travail parlementaire soutenu, cette session extraordinaire réunit les élus autour de sept projets de loi jugés hautement prioritaires pour le pays. Parmi les textes inscrits à l’ordre du jour figure en bonne place le renforcement de la législation encadrant la presse en ligne ainsi que la cybercriminalité. Face aux défis croissants liés à la circulation de l’information sur les plateformes numériques, le président de la Chambre basse a rappelé l’importance capitale d’encadrer ce secteur névralgique tout en garantissant scrupuleusement le respect de l’éthique de l’information.

Contrôle

Au-delà de l’activité purement législative, l’institution parlementaire entend exercer pleinement ses prérogatives de contrôle de la gestion publique à travers des commissions d’enquête. Deux structures principales ont ainsi déjà été mises en place. La première se consacre à l’analyse approfondie de la situation de la Jirama, la compagnie nationale d’eau et d’électricité, en examinant minutieusement la gestion passée, les marchés publics et les contrats liés à l’entreprise afin d’identifier les facteurs explicatifs de ses difficultés actuelles. La seconde commission se penche, quant à elle, sur la gestion des affaires publiques sur la période allant de 2019 à 2025, dans le but d’analyser en détail l’utilisation des ressources et des marchés publics. « Ces enquêtes parlementaires ne sont pas faites pour des vengeances politiques ou des préjugés, mais seulement pour trouver la vérité », a déclaré Siteny Randrianasoloniaiko devant l’Assemblée, en insistant lourdement sur l’importance de la redevabilité en matière de gestion des deniers publics.

Cohésion

Plusieurs thématiques brûlantes ont été soulevées dans le cadre de ces travaux. Le président de l’Assemblée nationale a notamment évoqué l’examen des fonds et des dons relatifs à la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19, s’interrogeant ouvertement sur les procédures de décaissement pour des équipements acquis sans frais. Les questions épineuses liées aux indemnisations des expropriations dans le cadre des projets de « nouvelle ville » ont également été mentionnées, de même que les investissements colossaux réalisés pour la construction du stade de Mahamasina, à savoir le stade Barea. Selon les données présentées par l’institution, le montant total engagé pour cette infrastructure est évalué à environ 120 millions de dollars, alors que des études indiqueraient qu’une telle somme pourrait financer la construction de trois stades de cette envergure, de surcroît toujours pas homologués. Alors que les débats se poursuivent de plus belle au sein de l’hémicycle, le président de l’Assemblée nationale a tenu à rassurer quant à la cohésion au sein de l’institution face aux différentes prises de position et aux interrogations soulevées dans l’actualité politique. Les travaux de cette session extraordinaire s’annoncent ainsi particulièrement denses pour l’ensemble des députés.

Julien R.

Du cyberharcèlement à la sextorsion

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A l’image de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, l’ordre du jour est loin d’être ordinaire.

Du cyberharcèlement à la sextorsion

Les députés auront, entre autres plats extraordinaires, le projet de loi  relative à la lutte contre la cybercriminalité qui a été élaborée cette année même. Soit 12 ans après la loi de 2014 qui « a permis à Madagascar de se doter d’un premier cadre juridique moderne de lutte contre la cybercriminalité mais dont plusieurs dispositions ne répondent plus pleinement aux réalités technologiques actuelles », tel qu’il est souligné dans l’exposé des motifs du projet de loi appelé à appréhender « certaines infractions émergentes ». Notamment le cyberharcèlement qui est « le fait de tenir de manière répétée, par voie électronique, à l’égard d’une même personne, des propos ou d’adopter des comportements ayant pour objet ou pour effet, une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale ». La peine encourue varie de 2 à 5 ans d’emprisonnement et de 2 millions à 20 millions Ar. d’amende. La facture est plus lourde si le cyberharcèlement a été commis par plusieurs personnes ou à l’égard d’un mineur ou d’une personne vulnérable. Ou encore parce que la victime est ceci ou n’est pas cela (sexe, orientation, origine, appartenance ou de non-appartenance réelle ou supposée à une ethnie, une nation, une race ou une religion). Le présent projet de loi réprime également « le harcèlement sexuel en ligne » qui est puni de 2 à 3 ans d’emprisonnement et 4 millions à 20 millions Ar. C’est cher payé comme la sextorsion qui est « le fait de menacer une personne de diffuser ou de rendre accessible à des tiers, un contenu à caractère sexuel la représentant, dans le but de la contraindre à remettre une somme d’argent ou un avantage matériel (…) ». Force est de se demander si les députés auront assez de temps et de capacités pour examiner ce projet de loi qui s’inspire d’autres législations, à moins de recourir à l’intelligence artificielle qui fait l’objet de tout un chapitre avec les cryptocatifs.

R.O

Maevatanàna : Nitsidika ilay zaza varira avotra teo am-pelatanan’ireo jiolahy ny Ministry ny Fanabeazam-pirenena

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Taorian’ny fahombiazan’ny zandarimariam-pirenena miasa ato anatin’ny vondron-tobim-pileovana Betsiboka sy ny vatan-dehilahy tamin’ilay zaza manana toetena varira afaka teo am-pelatanan’ireo jiolahy enin-dahy, dia tonga nitsidika ny trano fonenan’ny filohan’ny fikambanana varira eto Madagasikara ny Ministry ny Fanabeazam-pirenena, sady mpiahy ny faritra Betsiboka, Ramatoa Sendra Nirina Rajaonarison, izay nitondra fanomezana ho an’i Sandratriniaina vao avy nalain’ny jiolahy an-keriny. Ontsa sy nalahelo ny Ministry ny Fanabeazam-pirenena nandritra ny fitantaran’ny filohan’ny fikambanana varira eto Madagasikara, mikasika ny nanjo an’ity zazalahy kely mamana toetena varira notazomin’ireo tsy mataho-tody, tao anatin’ny telo andro ity. Taorian’izay dia nijery ny fotodrafitrasa sy ny olana misy ao amin’ny  » CRNFP Maevatanàna Ramatoa ministry ny Fanabeazam-pirenena ny tolakandron’ny alahady faha-23 aogositra taona 2026 teo iny.

Ratantely

Attaque à main armée à Bongatsara : Neuf suspects tombent dans les filets de la Brigade criminelle

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Les personnes arrêtées.
Les personnes arrêtées.

Près de trois mois après une violente attaque perpétrée à Ambohimiadana, dans la commune de Bongatsara, district d’Antananarivo Atsimondrano, la Brigade criminelle de la police nationale à Anosy a réussi à remonter la piste des présumés auteurs. De fil en aiguille, neuf suspects ont été interpellés, dont certains seraient directement impliqués dans l’assaut. Les faits remontent à la nuit du 30 mai 2026, vers 23h30. Six individus armés de sabres et d’armes à feu avaient fait irruption dans une habitation. Deux étaient restés à l’extérieur pour assurer la surveillance, tandis que quatre autres pénétraient dans la maison. Les malfaiteurs avaient fait main basse sur un téléviseur à écran plat, deux ordinateurs portables, des bijoux, de l’or, 1,2 million d’ariary et plusieurs téléphones portables. Le père de famille avait tenté de s’opposer à l’attaque. Il avait alors été violemment frappé à coups de sabre et grièvement blessé à la jambe.

Les enquêteurs sur la piste

Après les faits, les éléments de la Brigade criminelle d’Anosy ont entrepris un important travail de renseignement et d’investigation pour identifier les auteurs et leurs éventuels complices. Le premier résultat est tombé le 20 août à Namontana. Un suspect a été interpellé par les policiers. Les enquêteurs ont retrouvé en sa possession l’un des téléphones dérobés lors de l’attaque, un élément qui a permis de faire progresser considérablement les investigations. Le lendemain, quatre autres suspects ont été arrêtés à Ambohibarikely Anosibe, dans le IVe arrondissement de la commune urbaine d’Antananarivo. Ils sont soupçonnés d’avoir servi d’intermédiaires pour réceptionner et revendre certains objets provenant du cambriolage. Les auditions ont ensuite permis aux enquêteurs de poursuivre leur remontée de la filière. Les informations recueillies ont conduit à quatre autres individus, présentés comme des complices présumés. Les vérifications effectuées par les policiers ont notamment permis à la victime de reconnaître formellement deux des suspects comme ayant participé directement à l’attaque. Selon les éléments communiqués par la Police nationale, l’un des suspects serait également un récidiviste. Au total, neuf personnes sont désormais impliquées dans cette affaire, avec des degrés de participation qui devront être établis par la justice. Ils devaient être déférés au parquet le lundi 24 août 2026.

T.M.

Mickaël Randrianirina : Présentation de condoléances aux familles des deux jeunes filles retrouvées mortes à Ambohimanga

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Le président de la Refondation de la République (PRRM), le colonel Michaël Randrianirina, accompagné de son épouse et de plusieurs membres du gouvernement, s’est rendu à Manjakaray, ce jeudi 26 août, auprès des familles de Stéphanie et Haingotiana, les deux jeunes filles retrouvées mortes à Ambohimanga Rova, afin de leur présenter ses condoléances et de leur apporter son soutien dans cette douloureuse épreuve.

La délégation, conduite par le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, comprenait également plusieurs responsables de l’État. Cette visite visait à témoigner de la solidarité des autorités envers les familles endeuillées, profondément éprouvées par la disparition tragique des deux jeunes filles.

À cette occasion, le PRRM et le Premier ministre ont assuré les familles de la détermination des autorités à faire toute la lumière sur cette affaire. Ils ont notamment promis que tous les moyens nécessaires seraient mobilisés pour retrouver les auteurs de cet acte, qualifiés d’« ennemis de la nation ». Les responsables de l’État ont également réaffirmé leur volonté de lutter contre les actes criminels visant la population et de traduire leurs auteurs devant la justice.

Ils ont assuré que les responsables seraient recherchés et poursuivis, quelles que soient les motivations derrière cet acte. Cette visite intervient alors que les circonstances exactes de la mort des deux jeunes filles font toujours l’objet d’investigations. Les autorités entendent ainsi rassurer les familles et l’opinion publique quant à leur détermination à faire aboutir les recherches et à établir les responsabilités dans cette affaire.

T.M.

Meurtre d’Elizio, docteur vétérinaire : Son ami proche impliqué avec deux complices

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Un jeune homme de 19 ans, présenté comme un proche ami de Nomenjanahary Elizio, le docteur vétérinaire retrouvé mort à son domicile à Toamasina, a été arrêté vendredi dernier. Il devait être présenté au parquet hier. Selon les informations disponibles, le jeune homme aurait reconnu sa participation au meurtre d’Elizio et aurait également indiqué que deux autres personnes auraient pris part aux faits. Ces dernières sont actuellement recherchées. Âgé de 32 ans, Nomenjanahary Elizio avait été retrouvé sans vie le 13 août dernier à son domicile, situé à Dépôt 4e, à Toamasina. Les recherches pour le retrouver avaient débuté deux jours auparavant, le 11 août. Le vendredi matin précédant la découverte de son corps, le vétérinaire aurait transporté des marchandises à destination de Sainte-Marie. Il n’était toutefois plus joignable à partir du samedi, suscitant l’inquiétude de ses proches. Lors de la découverte du corps, trois blessures à l’arme blanche avaient été constatées, dont deux au niveau du cou et une à l’abdomen. Plusieurs objets auraient également disparu du domicile, notamment un ordinateur, un téléviseur, un téléphone et une tablette. L’arrestation de ce proche constitue ainsi une avancée dans l’enquête. Les deux autres personnes citées sont toujours recherchées. L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes du meurtre et le rôle de chacun dans cette affaire. La suite de la procédure judiciaire est attendue.

Yv Sam

Antohomadinika : Un photographe tué à coups de couteau

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Le photographe Nirina Mahery Rakotobe.
Le photographe Nirina Mahery Rakotobe.

Un père de famille, connu dans le milieu de la photographie à Antananarivo, a été mortellement poignardé au niveau du cou dans la nuit de lundi à Antohomadinika. La victime, Nirina Mahery Rakotobe, était le fondateur de RM Studio MG. Le drame s’est produit vers 21h30, dans le fokontany de Lalamby, à Antohomadinika, où résidait la victime avec sa famille. Selon les premières informations, un individu aurait frappé à la porte de la cuisine. Le père de famille aurait alors ouvert avant d’être emmené à l’extérieur par son agresseur, qui l’aurait ensuite poignardé au cou. Aucun bien n’aurait été emporté après l’agression. La famille rapporte toutefois que l’individu aurait auparavant réclamé de l’argent et portait une cagoule. Une seule personne aurait été aperçue en train d’emmener la victime hors de la maison. Un objet ressemblant à un pistolet à eau, rempli d’une substance à base de piment, aurait également été retrouvé à l’intérieur de la maison. Alertée, la police s’est rendue sur place pour effectuer les premières constatations. Une enquête a été ouverte afin d’identifier l’auteur des faits et de déterminer les circonstances exactes de ce meurtre. Nirina Mahery Rakotobe laisse derrière lui une épouse et de jeunes enfants.

Yv Sam

Sécurité alimentaire : 24 zones sous loupe pour anticiper les chocs climatiques à Madagascar

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L’étude couvre 24 zones géographiques et profils de subsistance répartis sur l’ensemble du territoire national.
L’étude couvre 24 zones géographiques et profils de subsistance répartis sur l’ensemble du territoire national.

Dans le cadre du projet « FEWS NET 8 Base de Connaissances », financé par Chemonics, un atelier crucial de deux jours s’est achevé hier à Ankorondrano. Initiée par FEWS NET en étroite collaboration avec le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), ainsi qu’avec des partenaires stratégiques tels qu’ADRA et Welthungerhilfe (WHH), cette rencontre visait à examiner et valider le profil socio-économique et les moyens d’existence des ménages à travers le pays. Au total, l’étude couvre 24 zones géographiques et des profils de subsistance répartis sur l’ensemble du territoire national. À travers des travaux de groupe et des échanges approfondis, les participants ont procédé à une minutieuse vérification afin de garantir que les données concordent parfaitement avec les réalités du terrain. Ces informations actualisées permettront d’optimiser le dispositif d’alerte précoce et d’affiner la précision des analyses de la situation nutritionnelle. Grâce à cette synergie interinstitutionnelle, les décideurs disposeront désormais d’outils fiables pour renforcer la préparation et la réactivité face aux risques climatiques et alimentaires.

Narindra Rakotobe

Secteurs sociaux : 27% du budget de l’État entre 2023 et 2026

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Éducation, santé, protection sociale, eau et assainissement : ces secteurs concentrent une grande partie des besoins les plus urgents de la population. Pourtant, entre 2023 et 2026, ils n’ont représenté, en moyenne, que 27% du budget de l’État, selon l’analyse budgétaire de l’UNICEF.

En 2026, le budget général de l’État atteint 15 784 milliards d’ariary, contre 14 416 milliards en 2025, soit une progression de 9,5%. Mais selon l’analyse de l’UNICEF publiée en juillet dernier, les secteurs sociaux ont représenté, en moyenne, 27% du budget national entre 2023 et 2026. L’organisation appelle à sécuriser davantage les financements destinés notamment à l’éducation, à la santé, à la protection sociale ainsi qu’à l’eau et à l’assainissement.

Garantie

Le débat ne devrait pourtant pas se limiter au pourcentage. Un budget voté ne signifie pas automatiquement qu’un service sera effectivement fourni. La question de l’exécution devient donc centrale : autrement dit, les crédits sont-ils consommés ? Arrivent-ils réellement jusqu’aux établissements scolaires, aux centres de santé et aux ménages ciblés ? Les dépenses correspondent-elles aux besoins des territoires ? C’est là que la notion d’efficacité prend tout son sens.

Mesurer

Pour l’État, l’enjeu est désormais de pouvoir relier les dépenses aux résultats, tels que davantage d’enfants maintenus à l’école, davantage de soins accessibles, davantage de ménages protégés ou encore davantage de populations desservies en eau. Le taux de 27% doit donc être regardé comme un point de départ, pas comme une conclusion. Il serait trop simple d’affirmer que Madagascar dépense trop peu ou, au contraire, suffisamment. Le véritable débat est plus exigeant : combien l’État consacre-t-il aux secteurs sociaux, combien dépense-t-il réellement, où va cet argent et surtout, qu’est-ce que cela change dans la vie des citoyens ? C’est à cette dernière question que devra répondre toute politique sociale réellement efficace.

Jose Belalahy