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dimanche, octobre 18, 2026
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Université d’Itasy : Prise en charge des étudiants atteints d’albinisme

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Les étudiants atteints d’albinisme bénéficient d’une prise en charge pour la poursuite de leurs études universitaires.
Les étudiants atteints d’albinisme bénéficient d’une prise en charge pour la poursuite de leurs études universitaires.

Une avancée majeure pour l’inclusion sociale et l’accès à l’enseignement supérieur dans la région Itasy. Désormais, les étudiants atteints d’albinisme bénéficient d’une prise en charge spéciale pour la poursuite de leurs études universitaires. Cette initiative est le fruit d’une collaboration fructueuse entre le ministère de la Population et des Solidarités et l’Université d’Itasy. L’annonce officielle a été faite lors d’une descente sur le terrain effectuée la semaine dernière par la ministre de la Population et des Solidarités, Voahanginirina Cathia Rakotoniaina. Cette visite de proximité a permis de constater les réalités locales et de concrétiser cet engagement fort envers les groupes vulnérables.

Inclusion

L’Université d’Itasy, établissement d’enseignement supérieur clé de la région, continue ainsi d’étendre ses opportunités académiques tout en prônant une politique d’ouverture et d’équité. En offrant des formations axées sur le développement régional, l’établissement s’efforce de garantir un environnement d’apprentissage accessible à tous. En assurant un encadrement adapté et un soutien spécifique à ces jeunes universitaires, les deux institutions entendent lutter efficacement contre les discriminations et promouvoir l’égalité des chances. Grâce à ce partenariat, l’Université d’Itasy s’affirme comme un modèle d’intégration académique, prouvant que la différence génétique ne doit plus constituer un obstacle au parcours intellectuel et professionnel des jeunes Malgaches.

Narindra Rakotobe

Université d’Antananarivo : Une capacité d’accueil entre 8 000 et 10 000 places pour plus de 32 000 nouveaux bacheliers

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La capacité d’accueil des nouveaux étudiants en première année est limitée à 8 000 à 10 000 places.
La capacité d’accueil des nouveaux étudiants en première année est limitée à 8 000 à 10 000 places.

Alors que le « Salon de l’Étudiant 2026 » de l’Université d’Antananarivo se tiendra les 3 et 4 septembre prochains sur l’Esplanade d’Ankatso, les nouveaux bacheliers sont confrontés à la dure réalité des chiffres. Avec plus de 30 000 bacheliers par an dans la capitale, pour seulement 8 000 à 10 000 places en première année, la sélection s’annonce impitoyable.

Chaque année, Antananarivo compte entre 30 000 et 38 000 nouveaux bacheliers. Pourtant, la capacité d’accueil de l’Université publique d’Antananarivo pour les nouveaux inscrits en première année est plafonnée entre 8 000 et 10 000 places, toutes facultés et écoles confondues. En clair, seul un bachelier sur trois ou quatre réussira à décrocher un banc à Ankatso. Plus de 70% des lauréats de la capitale se retrouvent ainsi d’emblée éjectés du système universitaire public, faute de capacités d’infrastructures adaptées à la démographie estudiantine. Pour cette session 2026, Antananarivo compte 32 078 nouveaux bacheliers.

Galères

Pour ces dizaines de milliers de jeunes laissés sur le carreau, l’orientation tourne rapidement au casse-tête. Les universités privées restent souvent la seule alternative pour poursuivre des études supérieures, mais avec des frais de scolarité variant de 150 000 à plus de 500 000 ariary par mois, elles demeurent un luxe inaccessible pour la majorité des ménages. Même pour les rares admis dans le secteur public, le parcours reste semé d’embûches. Les grèves à répétition des enseignants-chercheurs ou du personnel, ainsi que les retards récurrents de paiement des bourses d’études, entraînent des suspensions de cours fréquentes, rallongeant anormalement la durée des cursus. Faute de places dans les filières porteuses ou d’orientation adéquate, de nombreux étudiants se rabattent sur des parcours saturés, débouchant trop souvent sur le sous-emploi ou la reconversion forcée dans le secteur informel.

Orientations

L’Université d’Antananarivo s’apprête à célébrer ses 65 ans sous le thème « Ensemble, vers l’excellence académique et professionnelle ». Le rendez-vous annuel des 3 et 4 septembre à Ankatso offrira ateliers d’orientation, conférences et prestations artistiques gratuites. Mais derrière la devanture événementielle, l’anxiété gagne les familles. Alors que les stands du Salon de l’Étudiant s’apprêtent à accueillir des milliers de visiteurs à Ankatso, le constat reste amer : sans une extension significative des capacités d’accueil publiques et une meilleure adéquation entre la formation et l’emploi, le diplôme du baccalauréat risque de demeurer un passeport vers l’incertitude.

Narindra Rakotobe

COP17 –  COP31 : La jeunesse de Madagascar prête à faire entendre sa voix

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Riantsoa Randrianantenaina, jeune négociateur et acteur du développement durable à Madagascar, a partagé son expérience lors de la COP17. (photo UNICEF)
Riantsoa Randrianantenaina, jeune négociateur et acteur du développement durable à Madagascar, a partagé son expérience lors de la COP17. (photo UNICEF)

Alors que les impacts du dérèglement climatique et de la sécheresse continuent de frapper de plein fouet la Grande île, les jeunes Malgaches ont plus que jamais leur mot à dire. Dans le cadre des préparatifs de la COP31 sous l’égide de l’UNFCCC, tout comme dans la dynamique impulsée lors de la COP17, une opportunité historique s’offre à la jeunesse nationale pour faire entendre ses préoccupations, ses réalités et ses solutions. Sally Higgins, Championne Jeunesse de la Présidence de la COP31 sur le changement climatique (PYCC), lance une série de consultations régionales stratégiques. L’objectif est de recueillir directement la parole des jeunes sur les conséquences du climat au sein de leurs communautés et de valoriser les initiatives locales qu’ils portent déjà. Pour la session Afrique, le rendez-vous est fixé au 27 août 2026 à 12h00 (heure de Madagascar). Les inscriptions sont ouvertes en ligne via l’UNICEF.

Résilience

Cette initiative résonne directement avec la vision portée par Madagascar lors du Dialogue ministériel de haut niveau de la COP17 qui se déroule actuellement à Oulan-Bator (Mongolie). Le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Andriatsihala Nolave Luck, y a affirmé avec conviction l’importance d’investir dans les acteurs locaux : « La résilience à la sécheresse ne se construira pas en finançant les communautés après chaque crise, mais en investissant dans leur capacité, celle des femmes, des jeunes et des enfants », a-t-il déclaré. À travers le Plan d’investissement sécheresse et le programme Écovillage soutenus par l’UNICEF, Madagascar montre que les actions concrètes reposent sur l’engagement communautaire. Qu’il s’agisse des orientations stratégiques défendues à la COP17 ou de la construction des activités de la COP31, la jeunesse malgache est appelée à faire entendre sa voix pour influencer l’avenir climatique mondial.

Narindra Rakotobe

Décrochage au secondaire : Madagascar perd énormément en capital humain

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Faire entrer les enfants à l’école ne suffit plus. Le véritable défi se joue désormais au moment du passage au secondaire, lorsque de nombreux adolescents quittent le système éducatif.

Le constat est préoccupant

Selon l’analyse de la Banque mondiale sur la situation des femmes et des filles à Madagascar, seulement 30,8% des filles et 27,6% des garçons âgés de 11 à 17 ans fréquentent le secondaire. L’organisation souligne également que les activités agricoles et professionnelles interrompent les parcours scolaires de nombreux adolescents dans le pays. Ces chiffres traduisent une perte progressive de capital humain au moment où les jeunes devraient consolider leurs acquis et préparer leur insertion professionnelle.

Perdants

Pour les familles vulnérables, maintenir un adolescent au collège représente un coût. Transport, fournitures, frais scolaires ou manque à gagner lié au travail peuvent faire basculer l’arbitrage en faveur d’une activité économique immédiate. Le phénomène touche aussi différemment les filles et les garçons. La Banque mondiale relève que les tâches domestiques, les violences en milieu scolaire, les mariages précoces et les grossesses précoces réduisent particulièrement les chances des filles d’achever le secondaire.

Facture

Le décrochage ne s’arrête pas à la porte de l’école. Un adolescent qui quitte prématurément le système éducatif entre généralement dans la vie active avec moins de qualifications. Il risque alors de rejoindre les secteurs les plus précaires et les moins productifs. Pour Madagascar, l’enjeu est donc double : retenir les jeunes à l’école et faire en sorte que les années supplémentaires d’études débouchent sur de véritables compétences. Faute de quoi, le pays continuera de perdre, à chaque génération, une partie de son capital humain.

José Belalahy

Santé publique : La médecine traditionnelle africaine à l’honneur ce vendredi 28 août

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Le ministère de la Santé publique de Madagascar, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires institutionnels, organise un événement dédié à la valorisation des savoirs ancestraux dans le domaine de la santé. La manifestation se déroulera le vendredi 28 août 2026, dès 8 heures du matin, à la grande salle du Plan Anosy. Cette journée permettra de mettre en lumière la recherche et le développement des soins traditionnels. Le thème principal met en avant l’importance d’analyser les recherches et les progrès dans la médecine traditionnelle afin d’améliorer l’accès aux soins dans toute la région africaine. Cette rencontre réunira praticiens, chercheurs et professionnels, afin de promouvoir la complémentarité entre savoirs traditionnels et médecine moderne.

Biodiversité

À Madagascar, la médecine traditionnelle demeure le premier réflexe de santé pour une grande majorité de la population. Ancrée dans l’histoire et les coutumes, la pharmacopée malgache s’appuie sur une biodiversité végétale exceptionnelle pour soigner les maux du quotidien, aussi bien dans les campagnes reculées que dans les centres urbains. Loin d’être une simple pratique du passé, cette médecine ancestrale s’inscrit aujourd’hui dans une démarche de modernisation et de reconnaissance scientifique. Les tradipraticiens et les chercheurs collaborent de plus en plus afin de valoriser les plantes médicinales du pays et de garantir leur sécurité d’emploi. L’objectif consiste à intégrer harmonieusement ces connaissances séculaires au système de santé publique.

La célébration de la Journée africaine de la médecine traditionnelle au Plan Anosy témoigne de cette dynamique de progrès. Cet événement met en avant la recherche, l’évaluation des principes actifs et la protection de la biodiversité nationale. En alliant les savoirs transmis par les ancêtres aux exigences de la science contemporaine, Madagascar affirme la valeur de son patrimoine naturel pour offrir une alternative thérapeutique accessible, durable et efficace à l’ensemble des citoyens.

Narindra Rakotobe

Mini-réseaux : Vers une tarification adaptée aux réalités malgaches

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Atelier de formation sur la tarification de l’électricité produite par les mini-réseaux, au Carlton Anosy.
Atelier de formation sur la tarification de l’électricité produite par les mini-réseaux, au Carlton Anosy.

Trouver le juste équilibre entre l’accessibilité de l’électricité pour les ménages et la viabilité des investissements : c’est l’un des enjeux de la tarification des mini-réseaux électriques, appelés à jouer un rôle croissant dans l’électrification des zones encore éloignées des grands réseaux. Un atelier de formation consacré à la tarification de l’électricité produite par les mini-réseaux s’est ouvert le 24 août au Carlton Anosy. Organisée en collaboration avec le COMESA, la rencontre s’étalera sur cinq jours. Elle réunit des représentants des institutions publiques, des acteurs des énergies renouvelables et du secteur privé, ainsi que des universitaires et des chercheurs. L’objectif est de renforcer leurs compétences sur les mécanismes de fixation des tarifs, tout en approfondissant les dimensions techniques et financières qui conditionnent leur application. Les travaux devront notamment contribuer à l’élaboration d’un modèle de tarification adapté aux réalités de Madagascar. Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures, Dr Jinot Razafimamonjy, cette formation doit permettre de disposer d’une approche plus claire et mieux adaptée au contexte national. L’enjeu est également de soutenir le développement des mini-réseaux alimentés par les énergies renouvelables. Ces installations constituent une solution particulièrement importante dans les zones où l’accès à l’électricité nécessite encore des efforts considérables.

Antsa R.

Changement climatique et nutrition : Mobilisation des ONG par le programme DEFIS

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Mieux préparer les producteurs aux effets du changement climatique tout en améliorant les systèmes alimentaires et la nutrition. C’est l’objectif d’un appel à manifestation d’intérêt lancé par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire (MiASA), à travers le programme DEFIS, financé par le FIDA. En effet, les ONG et associations sont appelées à contribuer au renforcement des capacités des producteurs dans les régions Atsimo-Atsinanana, Vatovavy et Fitovinany. La mission, prévue pour une durée de trois mois, consistera à organiser, accompagner et encadrer des visites d’échange d’expériences entre agriculteurs. Ces rencontres devront permettre le partage de bonnes pratiques, notamment en matière d’adaptation au changement climatique et d’amélioration des systèmes de production alimentaire favorisant une meilleure nutrition.

Antsa R.

Assemblée nationale : Sept projets de loi au menu de la session extraordinaire

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Ouverture de la session parlementaire extraordinaire, hier à Tsimbazaza.
Ouverture de la session parlementaire extraordinaire, hier à Tsimbazaza.

Cybercriminalité, numérique, nucléaire, jeux d’argent ou encore coopération financière au sein de la SADC figurent parmi les sujets abordés durant la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, ouverte hier à Tsimbazaza.

Cette session extraordinaire s’annonce particulièrement dense, avec sept projets de loi inscrits à l’ordre du jour. Convoquée par le décret n°2026-1691, elle a officiellement débuté hier à l’Assemblée nationale, marquant le retour des députés dans les travées de Tsimbazaza. Après la cérémonie d’ouverture, le Bureau permanent devait se réunir afin d’arrêter l’agenda et d’organiser le déroulement des travaux parlementaires. Au moment de mettre sous presse, le calendrier détaillé des séances n’avait pas encore été rendu public.

Sept textes

Plusieurs domaines stratégiques seront au cœur des discussions. Les députés auront notamment à examiner le projet de loi n°016/2026 autorisant la ratification du protocole sur la finance et l’investissement au sein de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Le projet de loi n°019/2026 porte, pour sa part, sur la réglementation des activités liées aux jeux d’argent et des établissements de jeux. Un autre texte, le n°038/2026, prévoit de modifier et de compléter certaines dispositions du statut général des militaires. Les enjeux technologiques occupent également une place importante dans cette session. Le projet n°039/2026 concerne ainsi l’utilisation sûre, sécurisée et pacifique des technologies nucléaires à Madagascar. Le texte n°040/2026 porte sur les communications électroniques et les infrastructures numériques. En outre, la lutte contre la cybercriminalité fera l’objet de deux dossiers majeurs. Le projet de loi n°042/2026 prévoit une refonte de la loi de 2014 sur la lutte contre la cybercriminalité. À celui-ci s’ajoute le projet n°043/2026 autorisant la ratification de la Convention des Nations Unies contre la cybercriminalité, dite « Convention de Hanoï », adoptée à Hanoï, au Vietnam, le 25 octobre 2025.

Agenda

Après l’ouverture officielle, la prochaine étape revient au Bureau permanent, chargé de coordonner les travaux parlementaires et d’en organiser le déroulement. L’institution rappelle d’ailleurs que cet organe dirige et coordonne les activités de l’Assemblée nationale. Cette session extraordinaire devrait ainsi concentrer, en un temps resserré, des débats touchant aussi bien à l’intégration économique régionale qu’à la transformation numérique, à la sécurité juridique et aux nouvelles technologies, des sujets dont les implications dépassent largement le seul cadre législatif.

Antsa R.

Nécrologie du 25 août 2026

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Devises : Vers un retour à la dépréciation de l’ariary

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L’ariary pourrait de nouveau se déprécier.
L’ariary pourrait de nouveau se déprécier.

Le premier semestre 2026 a été marqué par une appréciation sensible de l’ariary sur le marché interbancaire des devises (MID). Mais la tendance pourrait se renverser sous l’effet de la reprise des importations pour les six derniers mois de l’année. Un retour à la dépréciation de l’ariary n’est pas à écarter.

Selon les données de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), l’ariary a enregistré une appréciation notable au cours des six premiers mois de l’année. De fin décembre 2025 à fin juin 2026, la monnaie nationale s’est appréciée de 7,0% face au dollar américain et de 9,3% face à l’euro. Cette évolution traduit notamment une situation favorable des flux de devises sur la période.

Besoins non satisfaits

Une tendance qui ne signifie pour autant pas que les tensions ont disparu sur le marché des changes. Selon les éléments présentés dans la décision de politique monétaire de la BFM, les demandes de devises restent supérieures aux offres, avec des besoins non satisfaits qui demeurent importants. Leur montant moyen journalier est estimé à 15,4 millions de dollars et a atteint 24,3 millions de dollars pour le seul secteur pétrolier, le 20 juillet 2026. Au final, les prochains mois s’annoncent comme une période de transition pour le marché des changes malgache. « Après une première moitié d’année marquée par une appréciation significative de la monnaie nationale, le second semestre pourrait être davantage dominé par la reprise des besoins en devises », estiment les observateurs. Ainsi, la reprise progressive des importations devrait modifier la configuration du marché interbancaire des devises.

Acheteur

En effet, après une période marquée par une appréciation de l’ariary, la demande de devises devrait progressivement se renforcer, notamment pour financer les achats de biens et de services à l’extérieur. Le marché pourrait ainsi devenir davantage « acheteur », c’est-à-dire caractérisé par une demande plus importante de devises de la part des opérateurs économiques. Cette évolution sera déterminante pour la trajectoire future de l’ariary. La BFM souligne cependant que les cours dépendront avant tout de l’équilibre entre les flux d’offre et de demande de devises. Autrement dit, une hausse des importations ne conduira pas nécessairement, à elle seule, à une dépréciation de l’ariary : l’ampleur des recettes d’exportation et des autres entrées de devises constituera un facteur déterminant.

R.Edmond.