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dimanche, octobre 18, 2026
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Éliminatoires CAN 2027 : Madagascar recevra la Tanzanie au Maroc

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Madagascar Team picture during the 2025 Africa Cup of Nations Qualifiers match between Madagascar and Tunisia at Loftus Stadium in Johannesburg on 14 November 2024 ©Samuel Shivambu/BackpagePix
Madagascar Team picture during the 2025 Africa Cup of Nations Qualifiers match between Madagascar and Tunisia at Loftus Stadium in Johannesburg on 14 November 2024 ©Samuel Shivambu/BackpagePix

Madagascar se trouve dans un groupe à la fois ambitieux et atypique pour les éliminatoires de la CAN 2027. La Tanzanie, coorganisatrice de la compétition avec le Kenya et l’Ouganda, est d’ores et déjà qualifiée, quel que soit son parcours. La bataille pour le second billet se jouera donc entre les Barea, le Nigeria et la Guinée-Bissau. La campagne s’ouvrira par un déplacement exigeant au Nigeria, programmé entre le 21 septembre et le 6 octobre 2026. Ce premier choc constituera un test grandeur nature pour l’équipe de Corentin Martins. Pour la deuxième journée, Madagascar accueillera la Tanzanie… au Maroc. Depuis que le Kianja Barea de Mahamasina n’a pas obtenu son homologation, les Barea disputent quasiment tous leurs matchs « à domicile » sur le sol marocain. En novembre, une double confrontation face à la Guinée-Bissau est au programme, avant les deux dernières journées prévues en mars 2027. Côté effectif, aucun nouveau nom, expatrié ou local, ne circule pour l’instant. Le sélectionneur pourrait toutefois jeter un œil du côté du championnat national : le CFFA et le FC Rouge disputeront des rencontres interclubs de la CAF avant les matchs de septembre. Ces joueurs locaux arriveront ainsi avec du rythme et pourraient intégrer le groupe des Barea.

Heriniaina Samson

Échecs – Championnat du monde des jeunes : 12 places pour Madagascar, frais à la charge des participants

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Il faudra notamment prévoir environ 210 euros par joueur pour les frais d’inscription et d’entrée FIDE, auxquels s’ajoutent le billet d’avion entre Madagascar et l’Espagne, ainsi que les frais liés aux démarches de visa.

La Fédération malagasy du jeu d’échecs (FMJE) annonce la participation de la relève malgache au Championnat du monde des jeunes FIDE 2026, prévu du 13 au 21 octobre à Roquetas de Mar, en Espagne. Douze places sont réservées à Madagascar, avec un représentant dans chacune des six catégories, chez les garçons comme chez les filles.

La jeunesse malgache du jeu d’échecs aura une nouvelle occasion de se mesurer à l’élite mondiale. Le Championnat du monde des jeunes FIDE 2026 se tiendra à Roquetas de Mar, en Espagne, du 13 au 21 octobre prochain. À cette occasion, Madagascar dispose de douze places, soit une par catégorie d’âge en open et chez les filles.

Les catégories concernées vont des moins de 7 ans aux moins de 17 ans. Sont ainsi éligibles les jeunes nés à partir du 1er janvier 2019 pour les U7, du 1er janvier 2017 pour les U9, du 1er janvier 2015 pour les U11, du 1er janvier 2013 pour les U13, du 1er janvier 2011 pour les U15 et du 1er janvier 2009 pour les U17.

La compétition se déroulera en onze rondes, selon le système suisse, avec une cadence de 45 minutes auxquelles s’ajoutent 30 secondes par coup. Une formule qui mettra à rude épreuve la concentration, la préparation et la régularité des jeunes participants.

Hébergement

La FMJE souligne un avantage particulièrement intéressant pour les douze joueurs invités à représenter Madagascar. Leur hébergement en pension complète, à l’hôtel officiel quatre étoiles, sera pris en charge du 13 au 21 octobre.

Certaines dépenses restent toutefois à la charge des familles. Il faudra notamment prévoir environ 210 euros par joueur pour les frais d’inscription et d’entrée FIDE, auxquels s’ajoutent le billet d’avion entre Madagascar et l’Espagne, ainsi que les frais liés aux démarches de visa. La date limite fixée par la FIDE est le 14 septembre 2026. Cette échéance concerne l’ensemble des démarches, notamment l’inscription, la réservation de l’hôtel, le transport et la constitution du dossier de visa.

Pour les jeunes échiquiers malgaches, ce rendez-vous constitue une belle opportunité de porter haut les couleurs nationales et de se confronter aux meilleurs de leur génération sur la scène mondiale.

T.H

PadelCube : Le padel malgache passe au numérique

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Une application locale veut accompagner la croissance de la discipline et fédérer joueurs, clubs et acteurs autour d’un même écosystème.

Le padel poursuit son développement à Madagascar. De plus en plus de joueurs s’intéressent à cette discipline, tandis que les clubs et les acteurs qui l’accompagnent se multiplient. Avec cette croissance apparaît un nouveau défi : disposer d’outils capables de suivre et de structurer cette évolution. C’est dans cette dynamique que s’inscrit PadelCube, une application mobile malgache développée depuis près de deux ans. Son objectif : réunir progressivement, sur une même plateforme, les principaux usages liés au padel.

Déjà plus de 5 000 réservations

Réservation de terrains, recherche de partenaires ou de sparring, actualités, événements, communauté et produits liés au padel : l’application entend simplifier le quotidien des pratiquants tout en rapprochant les joueurs des clubs. Les premiers chiffres témoignent d’une adoption déjà concrète. PadelCube compte aujourd’hui près de 700 utilisateurs actifs, plus de 1 200 téléchargements, plus de 5 000 réservations effectuées et cinq clubs partenaires. Pour les concepteurs de l’application, l’enjeu dépasse toutefois la simple réservation d’un terrain. Il s’agit de créer progressivement un espace numérique commun au padel malgache, où joueurs, clubs et différents acteurs de la discipline peuvent se retrouver.

Digitaliser avant de changer d’échelle

Alors que le padel reste encore une discipline relativement jeune à Madagascar, PadelCube veut profiter de cette période de croissance pour poser, dès maintenant, ses fondations numériques. L’objectif est multiple : simplifier la pratique, faciliter les rencontres entre joueurs, centraliser les informations, améliorer la visibilité des clubs et des événements, et accompagner l’arrivée de nouveaux pratiquants. Cette démarche permettrait également aux clubs de disposer d’un environnement numérique commun avec leur communauté. Pensée et développée à Madagascar, PadelCube affiche une ambition à long terme : contribuer à faire du padel l’un des sports les mieux digitalisés du pays. La plateforme prévoit ainsi de continuer à évoluer avec les besoins de la communauté, en développant notamment les volets communauté, marketplace et digitalisation des clubs. Avec près de deux ans de développement, cinq clubs partenaires et plusieurs milliers de réservations déjà réalisées, PadelCube entend ainsi accompagner une discipline qui gagne chaque jour de nouveaux adeptes. L’ambition est désormais de passer d’une simple application de réservation à un véritable écosystème numérique national du padel malgache.

Manjato Razafy

Motocross MXoAN : Départ de la délégation malgache ce mercredi

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Les pilotes malgaches, encadrés par le coach français Maxime Obelisco, ultime préparation avant le MXoAN en Namibie.
Les pilotes malgaches, encadrés par le coach français Maxime Obelisco, ultime préparation avant le MXoAN en Namibie.

Le motocross malgache s’apprête à vivre un moment fort. Les 29 et 30 août prochains, le Motocross of African Nations (MXoAN) se déroulera sur le circuit de Gallina Motocross Park, à Windhoek, en Namibie. La Grande île y sera représentée par six pilotes, déterminés à défendre les couleurs nationales face à plus de 180 concurrents issus de neuf nations africaines. En catégorie élite MX1, Claudio Tida (Fantic 450) et Mathias Plantive (Husqvarna 450) mèneront la charge. Du côté du MX2, Steven Karnezis (Fantic 250) et Jeremy Rakotoarimanana (KTM 250) tenteront de se frayer un chemin parmi les meilleurs. Enfin, la relève sera incarnée par Sincère Leung Yen et Lucas Szmurlo, tous deux engagés en 125 cc sur KTM 125. Le départ de la délégation malgache est prévu ce mercredi 26 août. Elle comptera 14 personnes, dont les six pilotes et deux mécaniciens, soutenus par la Fédération malgache de motocyclisme (FMaM), les parents et plusieurs sponsors.

Stage de préparation

En amont, un stage intensif s’est tenu à Antananarivo sous la houlette du coach français Maxime Obelisco, de l’école Obesli’school. Il a été financé par Dadou, figure emblématique du motocross malgache et Jao. Cinq des six pilotes y ont participé, seul Claudio Tida ayant été retenu à Tamatave. Cette préparation finale illustre la volonté des jeunes talents malgaches de se mesurer aux meilleurs du continent. Entre passion, discipline et solidarité, la délégation part avec l’ambition de faire briller Madagascar sur la scène africaine.

Heriniaina Samson

Enquête rigoureuse

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Le décès tragique de Stéphanie et Haingotiana suscite une forte émotion au sein de l’opinion publique malgache. Après leur disparition vendredi et plusieurs jours de recherches, les deux jeunes femmes ont été retrouvées mortes dans un ravin à Ambohimanga Rova.

Enquête rigoureuse

Si les circonstances exactes de leur mort restent encore inconnues, l’affaire prend désormais une dimension judiciaire et sociale importante. La visite de la ministre de la Population, Voahanginirina Cathia Rakotoniaina, auprès des familles des victimes constitue d’abord un geste de solidarité institutionnelle. En présentant ses condoléances et en apportant son soutien aux proches des victimes, la ministre cherche également à appeler au calme dans un contexte marqué par une importante mobilisation populaire et de nombreuses interrogations. Son appel à la sérénité et à la patience revêt une importance particulière. Dans ce type d’affaire, l’émotion collective peut rapidement favoriser la circulation de rumeurs ou d’hypothèses non vérifiées. L’attente des résultats de l’enquête apparaît donc comme une condition essentielle pour distinguer les faits établis des spéculations.

Cette affaire révèle également une inquiétude plus large au sein de la société. La disparition de deux jeunes femmes, suivie de leur découverte mortes dans des circonstances encore inexpliquées, nourrit un sentiment d’insécurité et pousse la population à rechercher des explications. Par ailleurs, les réseaux sociaux jouent ici un double rôle. Ils permettent de diffuser rapidement des appels à témoins et de mobiliser la population, mais ils peuvent également accélérer la propagation de rumeurs, d’accusations ou d’informations non vérifiées. La communication officielle des autorités sera donc déterminante pour maintenir la confiance du public et éviter les conclusions hâtives.

Le silence choisi par la famille de Haingotiana, alors que la dépouille se trouve encore au village, doit également être respecté. Dans un contexte aussi douloureux, le respect du deuil est fondamental. Pour les autorités, la priorité est aussi la manifestation de la vérité, qui implique une enquête rigoureuse, indépendante des pressions de l’opinion, ainsi qu’une communication officielle suffisamment claire pour informer la population sans compromettre les investigations.

R.Edmond

Africa Business Investment Summit : Le capital mondial à la rencontre des opportunités africaines

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Les organisateurs de l’Africa Business Investment Summit prévoient d’atteindre un objectif d’engagement de 500 millions USD pour développer les secteurs stratégiques.

Washington se prépare à accueillir, les 27 et 28 août 2026, l’Africa Business Investment Summit (ABIS). Les organisateurs affichent un objectif de 500 millions de dollars d’engagements structurés en capitaux à l’issue du processus.

Investisseurs, décideurs publics et dirigeants d’entreprises se retrouveront autour d’un objectif concret : rapprocher les capitaux des projets africains prêts à être financés.

Dans le cadre de l’Africa Business Investment Summit 2026, qui se tiendra au MGM National Harbor, dans la région de Washington D.C., l’Afrique parlera investissements, mais surtout transactions. Organisé par la Millennium Excellence Foundation, le sommet constitue le principal rendez-vous économique de la Millennium Excellence Week America 2026. Il se déroule sous le haut patronage d’Otumfuo Osei Tutu II, Asantehene, souverain du Royaume ashanti du Ghana. La particularité de l’ABIS tient surtout à son positionnement. Il s’agit de promouvoir l’Afrique comme destination d’investissement et, surtout, de mettre autour d’une même table les porteurs de projets africains, les investisseurs institutionnels américains et internationaux, les institutions de financement du développement ainsi que les décideurs publics.

Des projets concrets

Les opportunités présentées couvrent plusieurs secteurs stratégiques : infrastructures, énergie, agriculture, mines, nouvelles technologies et tourisme. Le portefeuille mis en avant comprend notamment un système de transport sur le lac Volta estimé à 620 millions de dollars, des parcs industriels et pharmaceutiques de 500 millions de dollars, un complexe agro-industriel de 350 millions de dollars, ou encore trois centrales solaires totalisant 200 MW pour un investissement estimé à 150 millions de dollars. Le programme traduit également cette volonté de passer rapidement de la discussion aux affaires. La première journée sera consacrée au paysage de l’investissement en Afrique, aux institutions de financement et à des présentations sectorielles. Le 28 août fera davantage place aux « deal rooms », aux rencontres bilatérales structurées, à une cérémonie de signature de protocoles d’accord et aux mécanismes permettant de mobiliser les capitaux de la diaspora. Derrière l’ABIS se pose finalement une question centrale pour les économies africaines : comment transformer un potentiel régulièrement vanté en projets suffisamment structurés pour attirer effectivement les capitaux ? À Washington, pendant deux jours, l’Afrique entend apporter des dossiers, des investisseurs et, surtout, rechercher des engagements concrets.

Antsa R.

Ambohitrandriamanitra : Un projet de centrale solaire en préparation

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Une centrale solaire pourrait prochainement voir le jour dans la commune rurale d’Ambohitrandriamanitra, dans le district de Manjakandriana. Les premières démarches sont engagées en vue de concrétiser ce projet destiné à renforcer l’accès à l’électricité dans cette localité et ses environs.

Le potentiel des énergies renouvelables continue d’être exploré dans les communes rurales. Une délégation du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures (MEH), conduite par le secrétaire général, Dr Adolphe Rakotonandrasana, s’est rendue le 22 août dernier à Ambohitrandriamanitra, dans le district de Manjakandriana. La mission a également vu la participation de la Direction régionale de l’Énergie et des Hydrocarbures (DREH) Analamanga. Cette descente sur le terrain avait notamment pour objectif de présenter aux autorités locales les perspectives du ministère concernant l’installation d’une centrale de production d’électricité à partir de l’énergie solaire dans la commune. Le projet devrait permettre, à terme, d’alimenter Ambohitrandriamanitra ainsi que plusieurs localités environnantes, contribuant ainsi à améliorer l’accès des ménages et des activités économiques à l’électricité.

Cinq hectares

a question foncière figure désormais parmi les premières étapes à franchir. Selon les échanges tenus sur place, une superficie d’environ cinq hectares est nécessaire pour accueillir les infrastructures prévues. Les responsables communaux ont ainsi été invités à identifier un terrain répondant aux besoins techniques du projet. Le maire d’Ambohitrandriamanitra et ses collaborateurs ont manifesté leur volonté d’accompagner la démarche. Ils se sont engagés à rechercher rapidement un site approprié. Une fois le terrain identifié, sa mise à disposition du MEH devra être formalisée par une délibération communale. Cette collaboration entre l’administration centrale et les autorités locales constitue une étape préparatoire importante avant les études et procédures nécessaires à la réalisation effective de la centrale. Elle s’inscrit également dans l’orientation visant à valoriser davantage les ressources énergétiques renouvelables disponibles dans le pays. Pour les localités rurales encore confrontées à un accès limité à l’électricité, le développement du solaire représente en effet une alternative permettant d’étendre progressivement la couverture électrique tout en réduisant la dépendance aux sources d’énergie conventionnelles.

AntsaR.

Investissements publics : Renforcement de la préparation et de la sélection des projets pour plus d’impacts

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Au-delà de la préparation du Budget 2027, une évolution plus profonde de la gestion des investissements publics se dessine : moins de dispersion, davantage de priorisation et une exigence accrue d’impacts économiques et sociaux mesurables.

Financer davantage ne suffit plus. Le véritable défi est désormais de s’assurer que chaque investissement public réponde à un besoin réel, soutienne l’activité économique et produise des effets perceptibles dans la vie quotidienne. C’est dans cette logique que le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) renforce la préparation, la sélection et le suivi des projets, en mettant davantage les priorités régionales au cœur de la programmation budgétaire. L’orientation indiquée vise désormais des projets qui partent des besoins du terrain et non plus seulement des arbitrages effectués depuis la capitale. Cette orientation se dessine à travers les Conférences budgétaires régionales (CBR) 2026, officiellement lancées vendredi dernier à Miarinarivo, dans la région Itasy, et qui se poursuivront dans les différentes régions de la Grande Île. Selon les informations, l’objectif est de faire remonter les besoins et les priorités des Régions afin qu’ils soient effectivement pris en compte dans la préparation du Budget de l’État 2027. Le MEF présente cette démarche comme un moyen d’améliorer la programmation des investissements publics en tenant davantage compte des besoins de développement local. En effet, l’enjeu ne consiste pas simplement à multiplier les projets ou à allonger la liste des infrastructures à financer. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Herinjatovo Aimé Ramiarison, la décentralisation budgétaire doit être indissociable de la bonne gouvernance et d’une meilleure qualité de la dépense publique.

Des résultats impératifs

Le message du ministre met ainsi l’accent sur les investissements capables de générer un véritable effet d’entraînement sur l’économie. Les ressources publiques doivent prioritairement aller vers les secteurs qui favorisent la production, créent des emplois et améliorent directement les conditions de vie de la population. Les infrastructures économiques et l’énergie figurent, à cet égard, parmi les priorités, en raison de leur rôle dans le développement des Régions, mais également dans l’amélioration de l’environnement du secteur privé. Ce changement d’approche est important. Derrière la question du volume des investissements apparaît désormais celle, plus déterminante encore, de leur pertinence. Un projet insuffisamment préparé, mal dimensionné ou ne répondant pas aux véritables priorités territoriales risque, en effet, de mobiliser des ressources importantes sans produire les résultats attendus. C’est dans ce contexte que le MEF participe également aux travaux préparatoires de la Politique nationale des investissements publics (PNIP), initiés par la Primature. L’objectif annoncé est notamment d’établir un diagnostic des investissements publics, de définir les démarches et le calendrier d’élaboration de cette politique et, à terme, de mieux sécuriser les investissements sur le long terme.

Mieux préparer avant de financer

Plusieurs dossiers suivis par le ministère au cours de la semaine écoulée illustrent d’ailleurs cette volonté de renforcer l’analyse en amont. Le MEF a notamment travaillé sur le montage juridique d’un projet de pôle énergétique portuaire intégré, analysé le modèle financier d’un projet de centre hospitalier et poursuivi l’étude de plusieurs projets dans les secteurs de l’énergie et des télécommunications. Le ministère poursuit également les démarches liées au projet de loi sur les partenariats public-privé, appelé à mieux encadrer le recours aux financements privés pour certains investissements.

La réflexion s’étend ainsi de l’identification des besoins jusqu’au montage financier et juridique des projets. Autrement dit, il ne s’agit plus uniquement de savoir combien investir, mais également où investir, pourquoi et avec quels résultats attendus. Cette exigence s’accompagne cependant d’une responsabilisation accrue des collectivités territoriales. Le ministre a appelé les Régions et les Communes à développer davantage leurs propres ressources au lieu de dépendre exclusivement des transferts de l’État. La mobilisation fiscale locale devient ainsi l’un des éléments de cette nouvelle dynamique de développement territorial.

Antsa R.

Africa Business Investment Summit : Le capital mondial à la rencontre des opportunités africaines

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Washington se prépare à accueillir, les 27 et 28 août 2026, l’Africa Business Investment Summit (ABIS). Les organisateurs affichent un objectif de 500 millions de dollars d’engagements structurés en capitaux à l’issue du processus.

Investisseurs, décideurs publics et dirigeants d’entreprises se retrouveront autour d’un objectif concret : rapprocher les capitaux des projets africains prêts à être financés.

Dans le cadre de l’Africa Business Investment Summit 2026, qui se tiendra au MGM National Harbor, dans la région de Washington D.C., l’Afrique parlera investissements, mais surtout transactions. Organisé par la Millennium Excellence Foundation, le sommet constitue le principal rendez-vous économique de la Millennium Excellence Week America 2026. Il se déroule sous le haut patronage d’Otumfuo Osei Tutu II, Asantehene, souverain du Royaume ashanti du Ghana. La particularité de l’ABIS tient surtout à son positionnement. Il s’agit de promouvoir l’Afrique comme destination d’investissement et, surtout, de mettre autour d’une même table les porteurs de projets africains, les investisseurs institutionnels américains et internationaux, les institutions de financement du développement ainsi que les décideurs publics.

Des projets concrets

Les opportunités présentées couvrent plusieurs secteurs stratégiques : infrastructures, énergie, agriculture, mines, nouvelles technologies et tourisme. Le portefeuille mis en avant comprend notamment un système de transport sur le lac Volta estimé à 620 millions de dollars, des parcs industriels et pharmaceutiques de 500 millions de dollars, un complexe agro-industriel de 350 millions de dollars, ou encore trois centrales solaires totalisant 200 MW pour un investissement estimé à 150 millions de dollars. Le programme traduit également cette volonté de passer rapidement de la discussion aux affaires. La première journée sera consacrée au paysage de l’investissement en Afrique, aux institutions de financement et à des présentations sectorielles. Le 28 août fera davantage place aux « deal rooms », aux rencontres bilatérales structurées, à une cérémonie de signature de protocoles d’accord et aux mécanismes permettant de mobiliser les capitaux de la diaspora. Derrière l’ABIS se pose finalement une question centrale pour les économies africaines : comment transformer un potentiel régulièrement vanté en projets suffisamment structurés pour attirer effectivement les capitaux ? À Washington, pendant deux jours, l’Afrique entend apporter des dossiers, des investisseurs et, surtout, rechercher des engagements concrets.

Antsa R.

Devises : Vers un retour à la dépréciation de l’ariary

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L’ariary pourrait de nouveau se déprécier.
L’ariary pourrait de nouveau se déprécier.

Le premier semestre 2026 a été marqué par une appréciation sensible de l’ariary sur le marché interbancaire des devises (MID). Mais la tendance pourrait se renverser sous l’effet de la reprise des importations pour les six derniers mois de l’année. Un retour à la dépréciation de l’ariary n’est pas à écarter.

Selon les données de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), l’ariary a enregistré une appréciation notable au cours des six premiers mois de l’année. De fin décembre 2025 à fin juin 2026, la monnaie nationale s’est appréciée de 7,0% face au dollar américain et de 9,3% face à l’euro. Cette évolution traduit notamment une situation favorable des flux de devises sur la période.

Besoins non satisfaits

Une tendance qui ne signifie pour autant pas que les tensions ont disparu sur le marché des changes. Selon les éléments présentés dans la décision de politique monétaire de la BFM, les demandes de devises restent supérieures aux offres, avec des besoins non satisfaits qui demeurent importants. Leur montant moyen journalier est estimé à 15,4 millions de dollars et a atteint 24,3 millions de dollars pour le seul secteur pétrolier, le 20 juillet 2026. Au final, les prochains mois s’annoncent comme une période de transition pour le marché des changes malgache. « Après une première moitié d’année marquée par une appréciation significative de la monnaie nationale, le second semestre pourrait être davantage dominé par la reprise des besoins en devises », estiment les observateurs. Ainsi, la reprise progressive des importations devrait modifier la configuration du marché interbancaire des devises.

Acheteur

En effet, après une période marquée par une appréciation de l’ariary, la demande de devises devrait progressivement se renforcer, notamment pour financer les achats de biens et de services à l’extérieur. Le marché pourrait ainsi devenir davantage « acheteur », c’est-à-dire caractérisé par une demande plus importante de devises de la part des opérateurs économiques. Cette évolution sera déterminante pour la trajectoire future de l’ariary. La BFM souligne cependant que les cours dépendront avant tout de l’équilibre entre les flux d’offre et de demande de devises. Autrement dit, une hausse des importations ne conduira pas nécessairement, à elle seule, à une dépréciation de l’ariary : l’ampleur des recettes d’exportation et des autres entrées de devises constituera un facteur déterminant.

R.Edmond.