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dimanche, octobre 18, 2026
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Industries créatives : Succès de la première masterclass de l’IMIC

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L’Institut de la mode et de l’industrie créative (IMIC), fondé par la créatrice Alexandra Denage, franchit un cap décisif dans la professionnalisation du paysage créatif local. L’établissement vient d’organiser sa toute première masterclass, intitulée « Les Standards du Luxe », au sein d’ARRA Studio Créatif à Ankorondrano. Cet atelier d’immersion a offert à un groupe restreint de couturiers, stylistes et passionnés d’accéder à une transmission technique directe, axée sur les finitions, la précision et l’exigence de la haute couture.

Pour piloter cette première édition, l’IMIC a fait appel à Leïla Meski, actuellement retoucheuse chez Chanel, forte de quinze années d’expérience au sein des maisons internationales les plus prestigieuses, telles que Prada, Valentino, Dolce & Gabbana, Balenciaga, Louis Vuitton et Givenchy. En s’appuyant sur cette expertise pointue ainsi que sur le réseau professionnel d’Alexandra Denage, l’initiative entend bâtir des ponts durables entre les savoir-faire malgaches et les exigences du marché mondial.

Cette première session a permis de dresser un constat lucide sur l’état du secteur. Comme le souligne Alexandra Denage, « la rencontre a confirmé un engouement fort et un potentiel créatif indéniable, tout en mettant en lumière des lacunes structurelles : une méconnaissance des différents maillons de la chaîne de production, un besoin accru de formation sur des compétences techniques clés comme le patronage ou le stylisme, ainsi qu’un manque de standardisation dans le sourcing des matières premières ». Alors que de nouveaux ateliers courts sont déjà en préparation, la structure ambitionne, à terme, de développer des cursus longs reconnus par les autorités ministérielles, affirmant ainsi la mode comme un véritable levier d’emplois et de rayonnement culturel pour Madagascar.

Zo Toniaina

Madagascar Film Festival – ISSM Awards : Talents et création à l’honneur

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La deuxième édition du Madagascar Film Festival – ISSM Awards s’est clôturée sur une note festive, dimanche, à l’Havoria Anosy. L’événement a mis en lumière l’énergie de la jeune création cinématographique et audiovisuelle malgache, en réunissant artistes, réalisateurs et professionnels du secteur.

Les trophées ont été remis aux différents lauréats lors de la cérémonie. Cette initiative vise à valoriser le travail des créateurs qui enrichissent le paysage culturel national à travers la photographie, la vidéo et le cinéma.

L’Ivon-toeran’ny Sarimihetsika sy ny Sarimiaina Malagasy (ISSM) a tenu à féliciter l’ensemble des participants pour la qualité des projets présentés, témoignant du potentiel artistique de la Grande île. Fidèle à sa mission, l’ISSM entend poursuivre ses actions afin d’offrir aux talents locaux un espace d’expression, de favoriser le partage d’expériences et d’accompagner la professionnalisation de la filière audiovisuelle à Madagascar.

Zo Toniaina

Palmarès

Catégorie film d’animation :

1er prix : Fara, réalisé par Louisette Ratsivahiny

Mention spéciale du jury : Omby, réalisé par Kuro Mi

Catégorie documentaire (court métrage) :

1er prix : Harmony, réalisé par Aina Rasamoelina

Mention spéciale du jury : Manjono Fiainana, réalisé par Faneva Rabetsimamanga

Catégorie documentaire (long métrage) :

1er prix : Viavy, réalisé par Gilde Zafitsihadinoina

Mention spéciale du jury : Sampy, réalisé par Zo Hery Rafanomezantsoa

Catégorie fiction (court métrage) :

1er prix : The Encounter, réalisé par Herizo Bashy

Mention spéciale du jury : Decision to live, réalisé par Stacy Raolison

Catégorie fiction (long métrage) :

1er prix : Mandrakizay Doria, réalisé par Franco Clerc

Mention spéciale du jury : Ra-Nenitoa, réalisé par Tovomanana Rabarison

Création de contenu :

1er prix : Éclat Studio Visuel

Mention spéciale du jury : ChriSteph Twins Félicitations particulières : AndrYmage et Lucas Rabenantoandro

Ils ont fait le buzz

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La mort des deux filles découvertes à Ambohimanga n’est qu’une partie du raz-de-marée de la mort qui déferle à Madagascar actuellement.
La mort des deux filles découvertes à Ambohimanga n’est qu’une partie du raz-de-marée de la mort qui déferle à Madagascar actuellement.

Île Rouge d’hémoglobine… Depuis quelques mois et, à croire « Facebook », Madagascar n’a pas autant mérité son surnom d’« île Rouge ». Rouge du sang des innocents, des enfants surtout. Des albinos à l’âge où un ballon fait d’une boule de sachets suffit à combler la journée. Des jeunes demoiselles, coquettes comme des tulipes, qui ont eu le malheureux destin de croiser un ou des « démons » sanguinaires. Ce sang versé mérite une réponse. Celle de la main divine peut toujours venir, mais avant tout celle de la justice. Celle des hommes qui ont étudié la criminologie, celle de ceux qui ont prêté serment après des années de formation dans une école de police ou de gendarmerie. Celle payée par l’argent des contribuables, aussi désemparés que bouleversés par tant de crimes. Cette justice, au regard de ces affaires de meurtres, d’assassinats ou de tueries d’enfants — à 21 ans, une jeune femme restera toujours le petit bébé de son père — se doit d’être implacable. Comme quand ce « démon », pas dans la tradition monothéiste mais étant le symbole du pur mal, compte se revêtir d’immunité politique, financière ou judiciaire, elle poursuit sa mission avec courage et intégrité. Quand ce « démon » use de subterfuges et de privilèges, quand ce « démon » vient d’un autre pays, plus puissant diplomatiquement que Madagascar, cette justice garde sa fermeté, redouble d’efforts même. Qu’elle ne vacille point ni ne recule face à cette adversité nauséabonde. Cette fois-ci, il est temps qu’elle se décharge du vase clos des murs ternes d’un palais de justice. Pour toutes les affaires « facebookisées » liées à l’insécurité de ces derniers mois, voire depuis septembre 2025 sur tout le territoire. Il est primordial d’instaurer le procès public à grande diffusion et en direct sur la télévision nationale et les stations privées. Que des millions de Malgaches, devant leur petit écran, regardent dans les yeux ces « démons ». Que la peur change de camp. Afin que cette justice, forte à partir de ce moment d’une confiance renouvelée, soit digne de cette belle Île Rouge.

Maminirina Rado 

Fitampoha et fisëhaña : Deux branches, une seule racine

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Le Fitampoha des Sakalava du Menabe et le Fisehàna des Antakarana d’Ampasin’Anteñiny se sont déroulés au cours de la même semaine, celle du 20 août. Deux rendez-vous coutumiers, deux territoires séparés par des centaines de kilomètres, mais une même charge symbolique. La coïncidence interpelle. Elle rappelle que les branches peuvent s’éloigner, se ramifier, prendre des directions différentes, sans pour autant perdre le lien avec leur racine.

L’histoire situe le Sud-Ouest de Madagascar comme l’un des berceaux de la formation sakalava. À partir du XVIe siècle, ce groupe humain se constitue progressivement autour de nouvelles dynamiques politiques et territoriales. La monarchie, amorcée sous Andriamisara puis structurée sous Andriandahifotsy, s’est construite dans un contexte d’expansion et de conquête. La tradition orale raconte que le cadet aurait poursuivi son chemin vers de nouveaux espaces, élargissant ainsi l’aire d’influence du pouvoir. C’est dans cette dynamique que se dessine progressivement le royaume du Boina.

L’histoire de la royauté antakarana apparaît, elle, plus complexe. Les conflits de succession et les querelles au sein des lignées royales ont contribué à disperser certains groupes vers le Nord. La tradition rapporte notamment que Kozobe et ses partisans auraient longé la Grande île jusqu’à sa pointe septentrionale. De ce long déplacement naît une autre histoire, un autre territoire politique, une autre identité, construite avec le temps. Les historiens et les sociologues ont beaucoup écrit sur ces itinéraires, sur les migrations, les filiations et les recompositions du monde sakalava. Pourtant, une question demeure : comment expliquer la persistance de certaines pratiques coutumières malgré les divisions, les rivalités et les ruptures provoquées par les règles de succession ? La réponse se trouve peut-être dans le rituel lui-même. Au Menabe comme à Ampasin’Anteñiny, le bain occupe une place centrale. Le corps est plongé dans l’eau, mais le geste dépasse largement le simple acte physique. Il s’agit de laver, de purifier, de renouveler. L’âme aussi doit être lavée. La coutume devient ainsi un langage qui traverse les générations et résiste aux vicissitudes de l’histoire.

Sous un autre angle, ces cérémonies sont des moments de retrouvailles. La grande famille, dispersée dans les différentes régions de Madagascar, se rassemble autour d’un même héritage. Les distances géographiques s’effacent momentanément. Les générations se rencontrent, les récits circulent, les liens se renouent. Cette coïncidence entre le Fitampoha et le Fisehàna n’est donc pas un simple hasard de calendrier. Elle donne à voir une mémoire commune, portée par des peuples que l’histoire a séparés sans parvenir à effacer complètement les traces de leur origine. Les chemins ont divergé. Les royaumes ont changé. Les territoires se sont éloignés. Mais la racine, elle, demeure.

Iss Heridiny

Université de Toliara : La stratégie « Bacc Malio » casse les circuits de la triche

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Mobilisation de toutes les parties prenantes lors de la session 2026.
Mobilisation de toutes les parties prenantes lors de la session 2026.

Face aux dérives qui entachaient le baccalauréat, l’Université de Toliara sort le grand jeu et déclare une guerre totale aux tricheurs. Avec sa stratégie « Bacc Malio », l’institution préfère assumer un taux de réussite en chute libre plutôt que d’accorder un diplôme au rabais.

Le taux de réussite au baccalauréat 2026 à Toliara s’est établi à 39,21%. C’est le niveau le plus faible enregistré depuis 2019, loin des pics exceptionnels de 2023 (66,04%) et 2024 (63,01%). Mais réduire cette session à un simple recul statistique serait une erreur : derrière cette baisse se profile la ferme volonté de l’Université de Toliara de redorer le blason de l’examen national grâce à la stratégie « Bac Malio ». Initiée pour rompre avec les dérives passées (fuites de sujets, fraudes, falsifications), la politique antifraude s’est renforcée en 2026 sous la bannière du « Bacc Malio 2.0 », en partenariat étroit avec le BIANCO. Transport des sujets sous escorte de la gendarmerie, scellage strict, contrôle renforcé des surveillants, respect absolu de l’anonymat des copies : tout a été pensé pour sécuriser le processus. La baisse du taux de réussite reflète ainsi le prix d’une exigence retrouvée, plaçant la valeur réelle du diplôme au-dessus de la course aux chiffres flatteurs.

Transparence

L’épisode de la fuite des résultats sur les réseaux sociaux, survenu juste avant la proclamation officielle, montre toutefois que la bataille n’est pas terminée. Loin de constituer un simple incident de parcours, cet événement s’apparente à une tentative de déstabilisation d’un système en pleine mutation. Les autorités ont immédiatement réagi en portant plainte afin d’identifier les responsables. L’Université de Toliara n’entend pas fléchir. La riposte se prépare déjà avec le futur « Bacc Malio 3.0 ». L’objectif sera de blinder la traçabilité et la protection numérique des données pour fermer définitivement la porte aux fraudes.

Narindra Rakotobe

Concours « Pont chinois » : Taratra Jedidia, étudiante de l’Institut Confucius, décroche le 3e prix mondial

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Inauguration officielle de l’Institut Confucius d’Enseignement Professionnel et Technique, à Fianarantsoa.
Inauguration officielle de l’Institut Confucius d’Enseignement Professionnel et Technique, à Fianarantsoa.

L’Institut Confucius d’Enseignement Professionnel et Technique, hébergé au sein de l’Université de Fianarantsoa, a été officiellement inauguré le 7 août 2026. Désormais centre indépendant, il marque une étape majeure dans la coopération éducative entre Madagascar et la Chine. Fondé en 2016 par le Pr Andry Harinaina Rabearisoa, alors rattaché à l’Université d’Antananarivo, l’institut a franchi de nombreuses étapes pour obtenir son autonomie. Grâce au soutien constant des partenaires chinois et malgaches, notamment le président de l’Université de Fianarantsoa, le Pr Hajalalaina Aimé Richard, ce projet a abouti. Il est le fruit de la collaboration entre trois universités : Jiu Jiang Vocational University, Jiangxi Science & Technology Normal University et l’Université de Fianarantsoa. Premier établissement de ce type à Madagascar et en Afrique, il vise à renforcer l’enseignement professionnel et technique, l’apprentissage de la langue chinoise et l’ouverture de nouvelles perspectives d’emploi pour les étudiants.

Cette dynamique se traduit déjà par des succès concrets. Taratra Jedidia Andriantianamalala, étudiante de l’institut, a brillamment représenté Madagascar au concours mondial de chinois « Pont chinois », destiné aux universitaires. Elle a décroché le troisième prix et obtenu une bourse d’études de six mois en Chine. Organisée depuis 2002 par le Centre d’échange et de coopération linguistique sino-étranger, cette compétition a déjà rassemblé plus de 1,8 million de jeunes issus de plus de 160 pays. Un bel exemple de l’excellence portée par ce nouvel institut.

Heriniaina Samson

Robotex International 2026 : L’équipe CERISE de Fianarantsoa en route pour Séoul

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L’équipe CERISE de l’ENI Fianarantsoa (photo ENI)
L’équipe CERISE de l’ENI Fianarantsoa (photo ENI)

Du 25 au 30 novembre 2026, l’équipe CERISE (Club de l’Électro-Robotique et des Systèmes Embarqués) de l’École Nationale d’Informatique (ENI) portera haut les couleurs de Madagascar lors de Robotex International 2026 à Séoul, en Corée du Sud. Sélectionnée dans la catégorie très disputée LEGO Sumo 3 kg – OPEN, la délégation est composée de cinq étudiants prometteurs en deuxième année de licence : Andotiana Rahandrisoa, Iandraina Rajaonarison, Yakin Ratefison, Romeo Solofo Heriniaiko et Mickaël Fandresena.

Inscrite dans la dynamique globale du Mondial de la Robotique, axée cette année sur la recherche contre les feux de forêt, cette initiative met en pratique les disciplines STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) pour résoudre des défis technologiques complexes. Soutenus par l’Université de Fianarantsoa et l’association STEM For Good Madagascar, ces jeunes inventeurs ont désormais besoin du soutien de tous. Des ressources financières et matérielles restent à consolider pour finaliser leur préparation. Un appel est lancé aux partenaires pour aider ces talents nationaux à briller sur la scène internationale.

Narindra Rakotobe

Emplois : Une nouvelle politique nationale en préparation

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La Grande île veut changer de méthode pour faire face au chômage invisible, alors que la politique précédente avait déjà identifié plusieurs des maux qui frappent actuellement le marché du travail.

Le constat dressé dans les termes de référence du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement), dans le cadre du recrutement d’un cabinet chargé d’élaborer la nouvelle Politique nationale de l’emploi (PNE) et son plan de mise en œuvre 2025-2030, est sans détour. Le chômage des jeunes est proche de 30%, plus de 70% de la population active sont en situation de sous-emploi ou d’emploi précaire, tandis que le secteur formel ne représente qu’environ 10% de l’emploi total. À cela s’ajoutent les inégalités d’accès à l’emploi, l’urbanisation, les crises et, désormais, les mutations liées au numérique, à l’intelligence artificielle et à l’automatisation.

Vieux problèmes

Le paradoxe est là. La Politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle (PNEFP), adoptée en 2015, avait déjà pour ambition d’améliorer l’employabilité et de favoriser la création d’emplois dans le pays. Elle avait également été conçue dans une démarche de concertation avec les acteurs publics, privés et régionaux. Pourquoi faut-il donc recommencer ? La nouvelle PNE devra tirer les leçons de cette expérience et expliquer pourquoi les instruments précédents n’ont pas permis de réduire suffisamment l’informalité, le sous-emploi et les difficultés d’insertion.

Territoire

De ce que l’on peut tirer du document de cette agence des Nations unies, les parties prenantes affichent une nouvelle démarche, avec une ambition différente. En effet, le futur plan d’action doit être budgétisé et territorialement ancré, avec des consultations régionales et un renforcement des capacités au niveau local. Cette territorialisation est essentielle dans la mesure où les besoins d’Antananarivo ne sont pas ceux de Toamasina, de Toliara ou de Sambava. Services, industrie, port et logistique, pêche, tourisme, agriculture ou transformation agroalimentaire ne présentent ni les mêmes besoins en compétences ni les mêmes possibilités d’embauche. La réussite de la nouvelle politique se mesurera donc moins au nombre de formations organisées qu’au nombre d’emplois réellement créés, durables et rémunérateurs dans les territoires.

Exécution

Le véritable test sera l’exécution. Le plan d’action devrait s’étaler sur cinq ans, assorti d’un cadre de financement et de suivi-évaluation. C’est probablement là que se jouera la différence avec le passé. Madagascar n’a pas seulement besoin d’une nouvelle politique de l’emploi. Il a besoin d’un instrument capable de relier formation, investissement, entreprises, territoires et revenus. La nouvelle PNE changera réellement de méthode si elle parvient à répondre à la simple question : où seront créés les emplois de demain, par qui, pour qui et à quel revenu ?

José Belalahy

Nécrologie du 24 août 2026

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Boxe française Savate – Championnat national : Analamanga écrase la concurrence

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Le gymnase Ankoay Ankorondrano était en effervescence vendredi et samedi derniers lors du Championnat national de boxe française savate. Plus de cent combattants issus de six ligues régionales – Analamanga, Haute Matsiatra, Itasy, Vatovavy, Diana et Atsimo Andrefana – se sont affrontés dans toutes les catégories. La suprématie d’Analamanga s’est imposée sans contestation : 43 médailles d’or raflées, loin devant Haute Matsiatra (5), Atsimo Andrefana (4), Vatovavy (3), Itasy (2) et Diana (1). Une domination qui confirme la puissance de ses clubs et la qualité de son encadrement. Au-delà du palmarès, ce rendez-vous national avait une portée stratégique : préparer la Coupe du monde de boxe française savate prévue en novembre à Dakar. Les meilleurs tireurs seront sélectionnés pour représenter Madagascar et tenter de décrocher des médailles internationales. La fédération a également ouvert la compétition aux jeunes dès 12 ans, signe d’une volonté de bâtir une relève solide. Dans un contexte où la fédération prépare ses élections internes, ce championnat marque une étape clé : relancer la discipline, fédérer les ligues et porter haut les couleurs malgaches sur la scène mondiale.

Heriniaina Samson